« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 29 juillet 2016

en ligne: Savoir/Agir n° 33, L’urgence écologique

Savoir/Agir n° 33
L’urgence écologique
éditions du Croquant, 2015
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Éditorial

Vers le « retour des intellectuels » ?, par Frédéric Lebaron

Dossier

Présentation, par Laurent Willemez
Les modes de vie populaires au secours de la planète, par Paul Ariès
À propos de la dépossession écologique des classes populaires, par Jean-Baptiste Comby

Propos sur la Grèce

L’expérience grecque (I). « Les cigales et les fourmis », par Gérard Mauger
L’expérience grecque (II). « En chemise, pieds nus et la corde au cou », par Gérard Mauger
Deux ou trois choses que je sais de la dette grecque, par Michel Husson

Grand entretien

Nous vivons dans une démocratie du consensus, avec Roland Gori

Paroles

« Eux, ils n’ont pas besoin de manifester pour avoir tout ce qu’ils ont », par Clément Petitjean

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche, vers l’éparpillement ?, par Louis Weber
Sociogenèse de la gauche de gauche, avec Pierre Larrouturou

Actualité
Classes sur le vif. Retours à l’école les 8 et 9 janvier 2015, par Laurence De Cock et Vincent Casanova

Alterindicateurs

Politique de la ville : que nous révèle la qualité de vie ?, par Thomas Vroylandt

Idées

Thompson contre Althusser, par Louis Pinto

Chronique d’outre-Manche

Élection interne au parti travailliste britannique : la surprise du chef, par Keith Dixon

(source: Savoir/agir)
 

mercredi 17 février 2016

Festival Raisons d’agir 2016, « L’Europe et ses pouvoirs », Du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2016, à Poitiers

 

Festival Raisons d’agir 2016 

« L’Europe et ses pouvoirs »

11e édition du Festival Raisons d’agir – Du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2016 à l’Espace Mendès-France, à l’UFR sciences et arts de l’université de Poitiers, au cinéma TAP-Castille et Plan B, Poitiers

Présentation par le Festival Raisons d’agir 
Le traitement imposé à la Grèce, au printemps 2015, a comme valeur d’exemple : suffrage universel bafoué, sentiment national humilié, classes les plus pauvres ruinées, le tout au nom de l’Union européenne et de ses banques. Comment un tel scenario a-t-il été possible ? Comment les tenants du libéralisme économique sont-ils parvenus à imposer un ensemble d’institutions et de politiques publiques essentiellement centrées sur les modalités de la compétition économique et sur l’austérité budgétaire, y compris s’il le faut, sous une forme autoritaire ? L’idée européenne, les institutions européennes se réduisent-elles à cela ? Ne peuvent-elles produire que cela ?
Face au reste du monde, l’Europe présente aujourd’hui un singulier visage : celui de murs et de barbelés qui se dressent partout le long de ses frontières pour refouler des centaines de milliers de réfugiés politiques et économiques. Là encore, on semble loin de la promesse d’un continent pacifique, rayonnant dans le monde par son attachement aux droits et à la tolérance. Comment l’Union européenne peut-elle être aussi impuissante ? Quels recours ont les citoyens ?
Au fond, nous connaissons mal l’Europe. D’ailleurs, les élections européennes sont celles où le taux d’abstention atteint souvent des taux record. Selon que l’on parle de l’industrie, de l’agriculture, de l’environnement, de l’éducation ou des droits de l’homme, le fonctionnement des institutions européennes est en réalité assez varié. Et les prérogatives des différentes institutions européennes restent floues et mal connues. Quelques symboles tentent de donner corps à l’Europe : l’Eurovision, la ligue des champions ou encore les étudiants d’Erasmus. Mais le sentiment d’une communauté européenne et un espace de délibération à l’échelle du sous-continent peinent à se constituer.
De leur côté, ceux qui font l’Europe, euro-fonctionnaires, parlementaires, experts, représentants de groupes d’intérêt, journalistes, vivent repliés sur eux-mêmes. Le quartier européen de Bruxelles est le lieu rêvé des lobbies qui veulent défendre leurs intérêts financiers.  Ce monde du pouvoir européen a même ses chercheurs en sciences sociales, qui développent eux aussi leurs propres outils d’analyse, selon des schémas qui justifient le discours des technocrates sur l’importance d’une certaine intégration européenne.
Se réapproprier la connaissance de ce qui fait l’Europe au quotidien, dans ses règles de fonctionnement comme dans ses réalités sociales, est donc un enjeu particulièrement important. Les chercheurs en sciences sociales et tous ceux qui veulent peser sur la situation actuelle doivent trouver les leviers pour repenser les enjeux européens, pour dévoiler les mécanismes à l’œuvre et penser les alternatives possibles.
Fidèle à sa formule, le festival Raisons d’Agir associera le regard des chercheurs à celui des artistes, des militants et des étudiants, afin de mener une réflexion collective sur les débats politiques contemporains et ainsi d’y prendre part. Il s’agira de croiser, sur ces questions difficiles, les expériences individuelles et collectives, les savoirs et l’approche sensible des faits.

Informations pratiques

Programme



 (source: Festival Raisons d’agir)

 

mercredi 18 novembre 2015

Savoir/Agir n° 33, L’urgence écologique

Savoir/Agir n° 33
L’urgence écologique
éditions du Croquant, 2015
S’abonner

Présentation de l'éditeur

L’urgence écologique

L’écologie a été et reste aujourd’hui un ensemble aux appellations, dimensions et préoccupations multiples. Le vocabulaire en témoigne : décroissance, écoso­cialisme, croissance verte ou développement humain durable, etc. Et, sous l’influence d’une partie du mou­vement altermondialiste, le buen vivir. Tous ces termes ne sont cependant pas équivalents et donnent lieu à des controverses et constituent autant de manières, souvent contradictoires, parfois complémentaires, de penser « l’urgence écologique ». Pourtant, tous mettent au centre de leur activité la préoc­cupation pour l’écologie et ses diverses déclinaisons : réchauffement climatique, épuisement des énergies fossiles, risque nucléaire, stérilisation des sols, pollu­tions et impacts sur la santé, réduction de la biodiversité, accroissement des inégalités, etc. Ces divergences d’analyse et les différentes solutions préconisées relèvent-elles de querelles de chapelle, comme le mouvement écologiste en a connu beau­coup ? Ou tracent-elles des modèles différents pour la « transition écologique » ? Comment s’organise l’articu­lation entre le social et l’écologique ?

Grèce

Comment la presse a-t-elle rendu compte des événe­ments qui ont marqué les relations de la Grèce avec ses créanciers et avec les institutions européennes depuis la victoire électorale de Syriza en janvier dernier ? À partir d’une étude de ce qui a été publié dans quelques journaux français et étrangers, la question vient à l’esprit : Qu’est-ce que lire les journaux veut dire ? Comment s’organise le récit médiatique ? Qu’est-ce qui a conduit dans le cas de la Grèce à privilégier le lexique de la polémologie et à reprendre les catégories les plus éculées (les fourmis du Nord et les cigales du Sud, etc.)

Sommaire du numéro 33

Éditorial

Vers le « retour des intellectuels » ? par Frédéric Lebaron

Dossier

Présentation, par Laurent Willemez
Les modes de vie populaires au secours de la planète, par Paul Ariès
À propos de la dépossession écologique des classes populaires, par Jean-Baptiste Comby

Propos sur la Grèce

L’expérience grecque (I). « Les cigales et les fourmis », par Gérard Mauger
L’expérience grecque (II). « En chemise, pieds nus et la corde au cou », par Gérard Mauger
Deux ou trois choses que je sais de la dette grecque, par Michel Husson

Grand entretien

Nous vivons dans une démocratie du consensus, avec Roland Gori

Paroles

« Eux, ils n’ont pas besoin de manifester pour avoir tout ce qu’ils ont », par Clément Petitjean

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche, vers l’éparpillement ? Par Louis Weber
Sociogenèse de la gauche de gauche, avec Pierre Larrouturou
Actualité
Classes sur le vif. Retours à l’école les 8 et 9 janvier 2015, par Laurence De Cock et Vincent Casanova

Alterindicateurs

Politique de la ville : que nous révèle la qualité de vie ?, par Thomas Vroylandt

Idées

Thompson contre Althusser, par Louis Pinto

Chronique d’outre-Manche

Élection interne au parti travailliste britannique : la surprise du chef, par Keith Dixon
 

mercredi 13 mai 2015

Michel Husson, Créer des emplois en baissant les salaires ? Une histoire de chiffres


Michel Husson
Créer des emplois en baissant les salaires ?
Une histoire de chiffres
éditions du Croquant
Detox
2015
 
Présentation de l'éditeur
Depuis plus de vingt ans, les baisses de « charges » (et du Smic) sont présentées comme le remède miracle au chômage, et sont mises en oeuvre sans résultat significatif. Les « chiffres » qui légitiment une telle orientation sont obtenus à partir d’études mobilisant les techniques économétriques les plus sophistiquées permettant de les extraire de la « gangue » des données statistiques : « Ça marche, ça crée des emplois […] On a trouvé ça dans les résultats de l’Insee » déclarait Jean-Paul Raffarin en 2002.
Mais ces études sont fragiles et constituent un véritable bric-à-brac méthodologique ­qu’aucune enquête de terrain n’est venue illustrer. Elles sont pourtant à l’origine d’une chaîne de production qui va des modèles théoriques aux recommandations, en passant par les stratégies d’estimation économétrique. 
Ce petit livre se propose d’expertiser ces travaux et de montrer que leur processus de production n’est pas neutre, mais qu’il est marqué par les présupposés théoriques des économistes et par leur insertion dans le champ institutionnel.
Il faut donc en passer par cette discussion technique pour « déblayer le terrain » et réfléchir sur les voies de sortie du chômage de masse.
Michel Husson est un économiste critique (et atterré), chercheur associé à l’IRES (Institut de recherches économiques et sociales). Ses travaux portent notamment sur l’emploi et l’économie de la zone euro. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Le capitalisme en 10 leçons, La Découverte, 2012

mercredi 15 avril 2015

Film: Opération Correa - Episode 1: Les ânes ont soif & On a mal à la dette. Deux films de Pierre Carles (en collaboration avec Nina Faure et Aurore Van Opstal)



Opération Correa - Episode 1: Les ânes ont soif
& On a mal à la dette
Deux films de Pierre Carles
en collaboration avec Nina Faure et Aurore Van Opstal
C-P Productions
2015

Liste des projections

Présentation par C-P Productions
Les ânes ont soif (Opération Correa - 1er épisode)  (54min)
Les grands médias français ont boudé le dernier séjour à Paris du président de gauche équatorien Rafael Correa. C’est pourtant ce petit pays d’Amérique latine, l’Equateur, qui sert de modèle aux militants grecs de Syriza ou aux économistes non-orthodoxes du mouvement espagnol Podemos pour régler le problème de la dette publique. Le gouvernement Correa a déclaré « illégitime » une partie de cette dette pour mener des politiques d’investissement public et de réduction de la pauvreté et des inégalités sociales.
On a mal à la dette (30min)
Les politiques d’austérité et les coupes budgétaires sont-elles les seules solutions pour réduire la dette ? Selon un audit citoyen, 59% de la dette publique française est illégitime.


lundi 8 septembre 2014

Le coût du capital, Sous la direction de Guillaume Etiévant et Nolwenn Neveu

Le coût du capital 
Sous la direction de
Guillaume Etiévant et Nolwenn Neveu
Bruno Leprince
2014

Présentation de l'éditeur
À en croire le gouvernement et les médias, la crise économique que nous traversons serait due au « coût » du travail. Les Français seraient trop payés, ne travailleraient pas assez longtemps et auraient des acquis sociaux trop élevés qui limiteraient la compétitivité des entreprises. Tout dément pourtant cette thèse patronale. Aujourd’hui, lorsque les entreprises font des profits, 80 % sont destinés à rémunérer les actionnaires. Un salarié travaille en moyenne vingt-six jours par an pour les actionnaires, contre neuf jours par an au début des années quatre-vingt. C’est ce coût du capital exorbitant qui détruit l’emploi, qui jette les gens dans la rue, qui ravage la planète. En analysant le coût du capital et ses conséquences, les économistes qui ont contribué à cet ouvrage proposent une critique radicale du capitalisme d’aujourd’hui. Ils permettent ainsi de trouver les formules de son renversement.
Guillaume Etiévant, expert auprès des comités d’entreprise et des organisations syndicales, est secrétaire national du Parti de Gauche à l’Économie et au Travail. Il est membre du bureau de la Fondation Copernic.
Nolwenn Neveu, professeure agrégée de sciences économiques et sociales, est coprésidente de la commission économie du Parti de Gauche.
Laurent Cordonnier, Benjamin Coriat, Michel Husson, Paul Jorion, Jean-Luc Mélenchon et Hadrien Toucel ont également contribué à cet ouvrage. 

jeudi 10 avril 2014

The Deepening Crisis of the European Union: The Case for Radical Change

 
The Deepening Crisis of the European Union
The Case for Radical Change
Editors: Włodzimierz Dymarski, Marica Frangakis, Jeremy Leaman
Poznan University of Economics Press  
2014


From the back cover of the book:
The book is a much needed addition to the literature on Europe’s structural growth weaknesses and the mismanagement of the 'Great recession' at both European and member state level. The critical viewpoint is stressed on the EU basic institutional biases together with suggestion of alternative solutions respectful of social needs and the well-being of citizens.
Nicola Acocella, Professor of Economic Policy, Department of Methods and Models for Economics, Territory and Finance, Faculty of Economics, University of Rome 'La Sapienza'
Criticism of EU institutions and their policies is often rebuffed as unwarranted euro-scepticism; some will say that also this volume belongs to it. It does not; it deals with proper issues and proposes proper remedies. Ten chapters of it present a coherent and persuasive case for a fundamental reassessment of EU priorities and the demand for alternative economic policies to ensure sustainable exit from the on-going crisis and the foundations of a socially and ecologically just and lasting Europe. Clinging to the current economic policies and hysteric savings threatens not only the exit from the crisis but also the very existence of the European Union.
Jože Mencinger, Professor of Economics, Department of Legal and Economic Science, Faculty of Law, University of Ljubljana and European Academy of Sciences and Arts
In the midst of the greatest economic crisis in Europe since the 1930s, the studies in this book provide an excellent guide to the scale of the crisis and the policies that must be adopted to overcome the crisis. They challenge the conventional wisdom that poverty and austerity brings any competitive advantage that is worth having. As they put it, a fairer, more prosperous Europe is possible. The serious and profound insights of its authors will inform and enlighten the open-minded reader and policy-makers.
Jan Toporowski, Professor of Economics and Finance, Department of Economics, The School of Oriental and African Studies, University of London. 

Preface
Włodzimierz Dymarski, Marica Frangakis, Jeremy Leaman

Part I
THE ECONOMIC AND SOCIAL DIMENSIONS OF AN AVOIDABLE DEPRESSION IN THE EUROPEAN UNION
1. Berlin consensus and disintegration. Monetary regime and uneven development in the EU
Joachim Becker and Rudi Weissenbacher
2. The political economy of the 'Euro-system'
Michel Husson
3. Boom and (deep) crisis in the Spanish economy: The role of the EU in its evolution
Miren Etxezarreta, Francisco Navarro, Ramón Ribera-Fumaz and Victòria Soldevila
4. Impact of the global crisis on the economic performance of Central and East European countries
Włodzimierz Dymarski
5. The financial crisis and the restructuring of the EU social model
Mahmood Messkoub

Part II
DISCOURSE AND HEGEMONY IN THE EUROPEAN UNION
6. Crises and capitalist oligarchies: A radical critique of society and its political economy
Judith Dellheim
7. EU governance: democracy as a mere fragment of political discourse
Giovanni Esposito and Tomaso Ferrando

Part III
IN SEARCH OF ALTERNATIVES: THE CASE FOR A TRANSFORMATIVE AGENDA IN A RADICAL EUROPEAN UNION
8. The need for a radical 'growth policy' agenda for Europe at a time of crisis
Peter Herrmann and Marica Frangakis
9. The future of capitalism will be decided in the cities
Mikael Stigendal
10. The preconditions for reducing social inequality in Europe
Jeremy Leaman

(source: The European Economists for an Alternative Economic Policy in Europe)

samedi 26 octobre 2013

video: De quoi parle-t-on donc lorsque l’on parle de capitalisme ? Avec Michel Husson et Stéphane Haber (Séminaire de la Fondation Copernic)

De quoi parle-t-on donc lorsque l’on parle de capitalisme ?
Saison 2013-2014 du Séminaire Copernic-Mouvements : "Gauche et progrès",  22 octobre 2013 
Michel HUSSON, économiste à l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), auteur de Le capitalisme en 10 leçons, Zones, 2012. 
Stéphane HABER, professeur de philosophie à l’Université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, auteur de Penser le néocapitalisme. Vie, capital et aliénation, Les Prairies Ordinaires, 2013. 




vendredi 15 mars 2013

[KE] Magazine Social Sciences (Issue 2-3)

[KE] Magazine Social Sciences (Issue 2-3)
Annual Trilingual Review of Social Research
Editor: Nikos Panagiotopoulos

2013

Résumés

Nikos Panayotopoulos
Introduction à la socioanalyse

L’ article vise à présenter les principes de socioanalyse, de la méthode qui comme, selon Pierre Bourdieu, une accumulation des résultats d’ une réflexivité sur les outils et les acquis de l’ approche à la fois objective ou structurelle et de type clinique, a été mis en oeuvre à une enquéte sur les formes de souffrance que la crise économique et sociale en Grèce, aujourd’hui, produit, dont une partie des résultats est présentée dans ce numéro.


Franz Schultheis
Socioanalyse par-delà les frontières. Pour un espace transnational des sciences sociales

Tandis que le processus de «mondialisation» tel qu’ il se manifeste par exemple dans le monde des finances, avance avec une vitesse fulgurante, accompagné de toute une multitude de signes de crise et d’anomie, la recherche en sciences sociales autour de ces processus quant à elle reste encore largement restreinte aux contextes nationaux respectifs, même si certains grands colloques tout comme la publication de recueil de textes scientifiques internationaux peuvent nourrir l’ illusion qu’ une simple mise ensemble de contributions autour d’ une problématique venant de différents contextes nationaux puisse ouvrir la voie à des perspectives et des diagnostiques transnationaux digne de ce nom. Afin de parvenir à la mise en place d’ une telle stratégie de recherche critique trop longtemps attendée, le sociologue ne peut faire l’ économie d’ aller lui-même sur des terrains d’ investigation au-delà de son contexte social habituel et profiter de son statut et de son habitus d’étranger comme une sorte de ressource heuristique particulière, lui permettant de garder une distance réflexive par rapport au «ca-va-de-soi» du monde quotidien observé, et de profiter de son non-implication directe dans les jeux et les enjeux sociaux en cours comme ressource d’ objectivation sociologique participante.

Nikos Panayotopoulos & Franz Schultheis (dir.)
Claire Andreou, Natassa Kondyli, Ioanna Mikrogiannaki, Aliki Panagi, Eva Papoti, Yiota Psarrou, Michael Gemperle & Patricia Holder

Entretiens

Une jeune femme «vielle»: entretien avec un travailleur en chômage
Un avenir incertain: entretien avec un chômeur
L’économie du besoin: entretien avec une retraitée
Un équilibre très fragile: entretien avec un architecte
Double contrainte: entretien avec un médecin
La société des expectations «disparues»: entretien avec un aide-enseignant
Une vie qui …«s’est envolée»: entretien avec une enseignante de l’éducation spéciale
«L’éthique des affaires» dans la survie de faire des affaires: entretien avec un entrepreneur
La présence absente: entretien avec un étranger
«Les droits fondamentaux de l’homme je veux, rien de plus»: entretien avec deux enseignantes

Nikos Panayotopoulos & Maria Vidali
La misère de la politique
Eléments pour une sociologie de la gestion de nouvelles «classes dangereuses»

Dans cet article une analyse s’est proposée, une analyse de la sociogenèse du processus d’autonomisation d’une nouvelle pratique gestionnaire collective de la protection sociale qui tend à s’établir dans l’état social grec contemporain, a un degré, comme un produit du modus operandi et des fonctions du champ des institutions et des agents qui constituent l’espace de la politique sociale. De cette façon, le présent article est une contribution à l’histoire de l’état social grec contemporain.

Stavros Tombazos
Eléments pour la compréhension de la crise capitaliste

La crise économique mondiale ne résulte pas d’une chute du taux de profit, mais d’un schéma de reproduction du capital, caractérisé par un taux d’exploitation très élevé, qui permettait la réalisation de la valeur à travers une accumulation de dettes insoutenables sans précédent d’une part, et une accumulation de valeurs fictives de l’autre. Dans ce cadre, la dérégulation de la finance était indispensable. La transformation progressive de la crise financière en une crise de la dette publique constitue une tentative du capital de diminuer sa propre dévaluation. Cette tentative cependant conduit à l’érosion de l’acquis social et démocratique et rend la lutte des classes plus aigüe, de sorte que la crise économique se transforme en une crise de civilisation: les impératifs capitalistes s’opposent, actuellement de manière ouverte, aux valeurs explicites ou implicites de la «civilisation occidentale».

François Chesnais
Les cinq premières années de la crise économique et financière mondiale actuelle

Cet article distingue trois phases dans la progression de la crise économique et sociale mondiale à ce jour. Il examine en plus grand détail d’abord la phase initiale de tempête financière liée aux titres hypothécaires subprime et ensuite la crise des banques européennes commencée en 2010 dans laquelle les titres vulnérables sont les titres de dette publique. Mais l’article cherche aussi à comprendre les raisons de la capacité du système à contrecarrer les effets de ses contradictions fondamentales ainsi que des mirages nés du fétichisme de l’argent, à imposer l’austérité quand ce n’est pas la misère, faisant ainsi de la crise un terrain d’application de la doctrine du choc. C’est ainsi que la définition de la financiarisation est élargie. Elle est une époque marquée par une très forte centralisation et concentration tant du capital industriel que du capital porteur d’intérêt. Celle aussi dans laquelle le capital a continuellement accru l’ampleur de son appropriation de valeur et de plus value en établissant une mainmise sur la vie sociale dans un grand nombre de dimensions.

Michel Husson
Economie politique du «système-euro»

Cet article cherche à montrer comment la crise actuelle de la zone euro renvoie aux défauts originels de conception du «système-euro» dont les contradictions, révélées par la crise financière, sont de nature structurelle. Cette démonstration est menée en mobilisant une méthodologie statistique et analytique qui donne à cette étude un caractère «technique». Mais c’est une étape nécessaire pour déboucher sur un diagnostic plus solide sur les issues possibles de la crise actuelle, ou plutôt de sa dimension spécifiquement européenne. Cette crise a des racines plus profondes que le symptôme dans lequel elle s’incarne, à savoir une crise des dettes souveraines. Dès lors, il n’existe que deux issues apportant une réponse adaptée à la nature structurelle de la crise européenne: soit l’éclatement du système-euro, soit sa refondation radicale. Les autres se bornent à étaler les contradictions dans le temps ou à programmer une régression socialement inacceptable.

Christian de Montlibert
Les souffrances de l’émigré-immigré dans l’œuvre d’Abdelmalek Sayad

Abdelmalek Sayad a consacré l’ensemble de ses travaux à l’étude de migrations. Après avoir mené avec Pierre Bourdieu des recherches sur les effets de la colonisation («Le déracinement») A. Sayad étudiera le phénomène de l’immigration dont il montre qu’il est toujours précédé d’une émigration dont il faut comprendre les causes et les caractéristiques. L’émigration-immigration résulte bien souvent de marchandages entre Etats; elle engendre de nombreuses illusions dont celle du «provisoire» et du «retour». En analysant ces situations, Sayad montre quelles sont les souffrances des immigrés liées aux conditions d’existence et aux propriétés des positions sociales qu’occupent les immigrés dans les deux espaces sociaux que sont la société d’accueil et la société de départ. Souvent en porte à faux dans l’une et dans l’autre, les immigrés souffrent d’une «double absence».

Franck Poupeau
Périphéries
Note de recherche sur l’ethnographie des inégalités environnementales à El Alto (Bolivie)

Enquêter sur la question de la justice environnementale dans un contexte urbain très défavorisé se heurte à plusieurs difficultés. L’enquêteur semble en effet condamné à constater que l’inégale capacité des résidents à se protéger des nuisances qui affectent leurs quartiers est liée à leurs mauvaises conditions d’accès à des services urbains et à l’insuffisance, voir l’inexistence, des politiques d’aménagement des territoires. Les inégalités environnementales sont alors pensées comme une simple déclinaison des inégalités sociales. On reviendra sur ce problème à partir d’une enquête menée à la fin des années 2000 sur les inégalités socio-spatiales d’accès à l’eau à El Alto, afin d’engager une réflexion sur les méthodes et les niveaux d’analyse utilisées. 

(merci à Yiota Psarrou pour les résumés en français)

jeudi 6 décembre 2012

écouter: Michel Husson et Stéphanie Treillet, En finir avec la compétitivité. Le contre-rapport

écouter: Michel Husson, Stéphanie Treillet, et le réalisateur François Manceaux, avec des extraits de son film Portugal, La voie de l’incertitude (Paquita Romson Production, 2012)
Emission de radio de la Fondation Copernic sur Fréquence Paris Plurielle, 23.11.2012
En finir avec la compétitivité 
Le contre-rapport 
Les Notes et Documents de la Fondation Copernic
Syllepse
2012
 
Présentation de l'éditeur
Après le rapport Gallois, il fallait un contre-rapport qui parte d'une autre logique que celle du capital. Le voilà!
Le Medef exigeait un « choc » de compétitivité et il se félicite ouvertement du « pacte » adopté par le gouvernement après le rapport Gallois.
Le coût jugé excessif du travail est désigné comme la cause majeure du chômage et de la désindustrialisation de la France. Sont ainsi passées sous silence l’envolée des dividendes – c’est-à-dire ce que coûte le capital –, la faiblesse des investissements consacrés à la recherche et au développement et la surévaluation de l’euro.
En guise de changement, le gouvernement met en place un dispositif qui ne peut qu’aggraver la situation économique et sociale en se ralliant aux dogmes libéraux : comprimer les salaires et la protection sociale, diminuer les dépenses publiques et augmenter la TVA.
Attac et la Fondation Copernic décortiquent minutieusement ces fausses solutions et montrent que pour sortir de la crise, il faut faire cesser la préférence pour les actionnaires et engager dès maintenant un autre mode de développement fondé sur la coopération et non sur la compétitivité.
La Fondation Copernic et Attac ont mis en commun leurs forces pour produire ce contre-rapport.
Thomas Coutrot, économiste, membre du conseil scientifique d’Attac;  Jean-Marie Harribey, économiste, membre d’Attac et de la Fondation Copernic; Norbert Holcblat, économiste, membre de la Fondation Copernic; Michel Husson, économiste, membre de la Fondation Copernic et du conseil scientifique d’Attac; Pierre Khalfa, co-président de la Fondation Copernic, membre du Conseil économique, social et environnemental;
Christiane Marty, ingénieure, membre du conseil scientifique d’Attac; Jacques Rigaudiat, économiste, membre du bureau de la Fondation Copernic; Stéphanie Treillet, économiste, membre de la Fondation Copernic et du conseil scientifique d’Attac.

vendredi 28 septembre 2012

en ligne: Savoir/Agir n°18, L’Europe à vau-l’eau ?

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : L’Europe à vau-l’eau ?

Présentation par Frédéric Lebaron et Louis Weber
Les Six directives, un pas dangereux vers un carcan fédéraliste, par Catherine Mathieu et Henri Sterdyniak
Un policy mix insoutenable, par Frédéric Lebaron
Eurolibéralisme : par où la sortie ?, par Michel Husson
L’Europe de l’est à l’épreuve de l’intégration européenne : du miroir aux alouettes à l’exigence de réaliser les promesses ?, par Catherine Samary
Le mouvement 15-M en Espagne, par Armando Fernandez Steinko
Démocratie, protestation et contestation de la place Syntagma, par Giorgos Tsiridis et Dimitri Papanikolopoulos

Grand entretien

Histoire d’un engagement, avec Robert Guédiguian

Paroles

Entre professionnalisme et esprit militant : l’exemple d’un contrôleur du travail, par Lucille Mourgues

Chronique de la gauche de gauche

L’indignation gagne le monde, par Louis Weber

Actualités

Le G7, le G8, le G20 et après ?, par Nils Andersson

Alterindicateurs

À propos des indicateurs de pauvreté, par Florence Jany-Catrice

Idées

Foucault, Deleuze, Althusser & Marx, par Isabelle Garo

Culture

Quarante-huit heures, par Mustapha Belhocine

mardi 20 mars 2012

video: Michel Husson, Quelles politiques alternatives à la gestion de la crise ?



Michel Husson, Quelles politiques alternatives à la gestion de la crise ?
Séminaire Copernic du mardi 13 mars 2012, avec Michel Husson, économiste, membre de la fondation Copernic et du conseil scientifique d’Attac
Michel Husson, Le capitalisme en 10 leçons. Petit cours illustré d'économie hétérodoxe, Charb (Illustrateur), Zones, 2012

jeudi 8 décembre 2011

Savoir/Agir n°18, Dossier : L’Europe à vau-l’eau ?

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Sommaire Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : L’Europe à vau-l’eau ?

Présentation par Frédéric Lebaron et Louis Weber
Les Six directives, un pas dangereux vers un carcan fédéraliste, par Catherine Mathieu et Henri Sterdyniak
Un policy mix insoutenable, par Frédéric Lebaron
Eurolibéralisme : par où la sortie ?, par Michel Husson
L’Europe de l’est à l’épreuve de l’intégration européenne : du miroir aux alouettes à l’exigence de réaliser les promesses ?, par Catherine Samary
Le mouvement 15-M en Espagne, par Armando Fernandez Steinke
Démocratie, protestation et contestation de la place Syntagma, par Giorgos Tsiridis et Dimitri Papanikolopoulos

Grand entretien

Histoire d’un engagement, avec Robert Guédiguian

Paroles

Entre professionnalisme et esprit militant : l’exemple d’un contrôleur du travail, par Lucille Mourgues

Chronique de la gauche de gauche

L’indignation gagne le monde, par Louis Weber

Actualités

Le G7, le G8, le G20 et après ?, par Nils Andersson

Alterindicateurs

À propos des indicateurs de pauvreté, par Florence Jany-Catrice

Idées

Foucault, Deleuze, Althusser & Marx, par Isabelle Garo

Culture

Quarante-huit heures, par Mustapha Belhocine