« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 2 janvier 2025

Sur l’État parlementaire. Rencontres avec Bernard Lacroix

 

 

Sur l’État parlementaire

Rencontres avec Bernard Lacroix

Textes rassemblés par 

Antonin Cohen, Philippe Juhem & Philippe Riutort

du Croquant

2025

 

Présentation de l'éditeur

L’État parlementaire est une configuration singulière, au regard de l’histoire sociale et politique comparée dans la longue durée, dont on mesure aujourd’hui les écueils et les fragilités. Tout à la fois entreprise de domination politique visant à l’expression et au contrôle du « peuple » suivant des normes et des formes autorisées, et entreprise de légitimation du « suffrage » face aux pouvoirs temporels et spirituels dominants, l’État parlementaire a connu de nombreuses vicissitudes du XVIIIe au XXIe siècle. Cet ouvrage collectif explore ces processus et bifurcations. Il permet de mieux comprendre les conditions d’institutionnalisation pratique et idéologique de l’État parlementaire, à travers la genèse du parlement lui-même, mais aussi des partis, des élections, ou encore des sciences de la politique. Il permet aussi de comprendre les différents moments de remise en cause de ces institutions, et plus généralement de cette configuration. Cet ouvrage rend ainsi hommage au travail pionnier de Bernard Lacroix qui a forgé ce concept et initié une série de travaux scientifiques qui font encore aujourd’hui référence. 

Introduction. L’État parlementaire : du roman national
à l’ analyse configurationnelle.

Antonin Cohen, Philippe Juhem et Philippe Riutort 5

Chapitre I. La sociologie générale entre « parenté pratique » et travail scientifique « réel ». Autour de Durkheim

Nicolas Sembel 19

Chapitre II. Autopsie d’une discipline : la science politique française au prisme de la Revue française de science politique
des « années Parodi » (1991-2008)

Yves Déloye 43

Chapitre III. Qu’est-ce qu’un constitutionnaliste peut dire
sur le régime parlementaire ? Rien !

Dominique Rousseau 67

Chapitre VI. Dans le silence du droit. La doctrine constitutionnelle et la subordination du Premier ministre

Delphine Dulong 87

Chapitre V. Science(s) politique(s), sociologie politique,
sociologie politique internationale : des relations délicates
en France comme ailleurs

Didier Bigo 117

Chapitre VI. Strindberg parmi des paysans français.
La politisation, entre « le cru et le su »

Laurent Le Gall 135

Chapitre VII. La « politique » dans la France des Lumières. Remarques sur les objectivations concurrentes de l’ordre
politique avant l’État parlementaire

Arnault Skornicki 165

Chapitre VIII. L’ordre parlementaire en 1789

Alain Garrigou 189

Chapitre IX. Le Sénat conservateur et son pouvoir
de nomination (1799-1802)

Franck Duchesne 207

Chapitre X. Comment meurt une Assemblée ?
Le « parlementarisme » impérial

Nicolas Tardits 227

Chapitre XI. Esquisse d’une lutte des places.
Les luttes parlementaires sous la Monarchie de Juillet

Christophe Voilliot 249

Chapitre XII. La construction historique de l’institution parlementaire : processus et configurations

Hervé Fayat et Christophe Le Digol 273

Chapitre XIII. Le fantôme de Napoléon Bonaparte. Sur l’objectivation des « apparitions » politiques

Olivier Ihl 301

Chapitre XIV. Sur trois états du champ politique.
La « parenthèse Vichy » à l’épreuve d’une analyse processuelle

Antonin Cohen 327

Chapitre XV.« 68 », produit du système scolaire et de
ses transformations ?

Christelle Dormoy 373

Chapitre XVI. Y a-t-il une vie (partisane) au-delà de l’État parlementaire (national) ? L’institutionnalisation des Europartis
et les trois « espèces d’espaces » du politique

Francisco Roa Bastos 399

Chapitre XVII. Transnationalisation de l’État par défaut :
une entreprise protéiforme de contrebande institutionnelle

Nadine Machikou Ndzesop et Luc Sindjoun 429

Chapitre XVIII. Genèse et structure d’un champ des
politiques économiques

Frédéric Lebaron 455

Chapitre XIX. Un auxiliaire indispensable et inavouable.
La police politique et la construction de l’État parlementaire
en France au XIXe siècle

Laurent Bonelli 477

Chapitre XX. Le vote comme dispositif disciplinaire

Philippe Juhem 501

Chapitre XXI. Le bureau des élections.
Expertise précontentieuse et traitement de l’injustice
électorale au ministère de l’Intérieur

Thomas Marty 527

Chapitre XXII. Ordre européen et ordre national.
Ce que la transparence nous dit des régimes politiques

Hélène Michel 549

Chapitre XXIII. Les Bérégovoy de papier : Effet Pygmalion, effet Nessus et évaporation symbolique

Érik Neveu 573

Chapitre XXIV.« Se qualifier ». L’élaboration de
la candidature d’Éric Zemmour à l’élection présidentielle
de 2022

Pierre Leroux et Philippe Riutort 601

Bibliographie de Bernard Lacroix 631

 

mardi 3 septembre 2024

Actes de la recherche en sciences sociales, n°253-254. Le champ des relations internationales

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n°253-254

Le champ des relations internationales

Seuil

2024

 

 Présentation de l'éditeur

L’analyse des « relations internationales » et « les études européennes » sont des domaines de recherche qui ont longtemps constitué des spécialités assez fermées. Depuis les années 1990, elles se sont renouvelées, s’inscrivant pleinement dans les sciences sociales, avec l’idée que le fait de passer les frontières, de raisonner à un niveau international, n’était pas une raison de quitter le territoire des sciences sociales « normales » et leurs méthodes. Les institutions internationales sont, par exemple, peuplées d’individus qui, – comme dans les institutions nationales ou locales – ont des propriétés sociales, sont pris dans des systèmes de relations et de contraintes… Ce renouvellement, replacé dans une longue perspective, est un retour aux fondateurs de la sociologie qui, comme le montrent les exemples de Durkheim, de Weber, de Simmel, de Mauss ou d’Elias, travaillaient indifféremment sur le national et l’international, considérant qu’une continuité liait le premier au deuxième.

Ce numéro d’Actes de la recherche en sciences sociales entend rendre compte de ce retour aux sources. Il rassemble des analyses qui prennent les relations internationales, les institutions européennes et les échanges culturels entre pays comme des objets sociologiques ordinaires. Les différents articles mobilisent, en particulier, la sociologie des champs qui a initialement été forgée sur des objets nationaux. Mais si ce numéro entreprend de montrer la fécondité des outils des sciences sociales pour actualiser notre regard sur les objets internationaux, il aspire aussi à montrer que l’exploration de ces objets est un facteur de renouvellement sociologique. Il ne s’agit donc pas seulement de sociologiser les relations internationales, mais aussi d’étudier ce que l’analyse de phénomènes dits « internationaux » fait, dans une sorte d’« effet boomerang », aux concepts ou aux pratiques des sociologues.

 

vendredi 23 février 2018

Le Parlement européen au travail. Enquêtes sociologiques Sous la direction de Sébastien Michon

Le Parlement européen au travail
Enquêtes sociologiques
Sous la direction de Sébastien Michon
P.U.Rennes
Res Publica
2018


Présentation de l'éditeur
LEeParlement européen serait une institution sans intérêt, dominée et délaissée par des députés peu impliqués et peu présents. Pourtant, lors des sessions parlementaires, un tout autre sentiment domine : le bâtiment ressemble à une ruche. 
Dans cet ouvrage, il s’agit de restituer un ensemble de logiques de production du travail parlementaire européen à partir d’enquêtes sur ceux qui le produisent : les élus mais aussi un ensemble d’agents du Parlement européen (administrateurs, assistants parlementaires...) ou extérieurs à l’institution (agents des groupes d’intérêt...). 
Contribution originale aux études parlementaires, l’ouvrage pose les jalons d’une sociologie du Parlement européen au travail à partir de deux grilles d’analyse : d’une part l’analyse d’un espace de pratiques des parlementaires ; d’autre part une analyse de la co-production du travail parlementaire par un ensemble de « permanents » du champ de l’Eurocratie en concurrence pour faire advenir la législation européenne.

Les auteurs 




jeudi 18 février 2016

Dictionnaire des acteurs de l'Europe, Sous la direction de Elisabeth Lambert Abdelgawad et Hélène Michel

Dictionnaire des acteurs de l'Europe
Sous la direction de
Elisabeth Lambert Abdelgawad
Hélène Michel
Larcier
Dictionnaires Larcier
2014


Présentation de l'éditeur
Si l’Europe est désormais une réalité incontournable, elle reste malheureusement trop souvent appréhendée à travers ses institutions, qu’il s’agisse de celles de l’Union européenne (Commission européenne, Parlement européen, Cour de Justice de l’UE, Banque centrale européenne…) ou de celles du Conseil de l’Europe (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Cour européenne des droits de l’homme…).
L’originalité de ce dictionnaire est de donner à voir l’Europe à travers ses acteurs, ceux qui travaillent au sein de ses institutions ou en constantes relations avec elles, ceux qui sont les destinataires des actions européennes, ceux au nom de qui des réformes sont menées, ceux qui promeuvent l’Europe ou encore ceux qui la combattent. Pour ce faire, il adopte une perspective large, interdisciplinaire, tenant ensemble ce qui est classiquement séparé, l’Union européenne et le Conseil de l’Europe.
Ce dictionnaire réunit les meilleurs spécialistes sur chacune des entrées du dictionnaire qui livre un état des connaissances et des questionnements les plus actuels sur les acteurs de l’Europe. Il s’adresse aux étudiants, enseignants et chercheurs intéressés par l’Europe qui trouveront avec ce dictionnaire un précieux outil de référence et de réflexion pour apprendre sur l’Europe et sortir des routines de pensée sur cet objet. Il s’adresse aussi aux « professionnels de l’Europe » qui trouveront un ouvrage indispensable à la compréhension de leur environnement européen et plus largement à tout lecteur soucieux de comprendre l’Europe à travers ses acteurs.
Elisabeth Lambert Abdelgawad
Directrice de recherche C.N.R.S., Senior Expert pour l'Agence des droits fondamentaux.
Hélène Michel est professeure des universités en science politique à l’Université de Strasbourg, membre de l’Institut Universitaire de France et directrice de l’UMR SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe). Elle dirige le Master Politiques  européennes de l’IEP de Strasbourg.

mercredi 17 février 2016

Festival Raisons d’agir 2016, « L’Europe et ses pouvoirs », Du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2016, à Poitiers

 

Festival Raisons d’agir 2016 

« L’Europe et ses pouvoirs »

11e édition du Festival Raisons d’agir – Du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2016 à l’Espace Mendès-France, à l’UFR sciences et arts de l’université de Poitiers, au cinéma TAP-Castille et Plan B, Poitiers

Présentation par le Festival Raisons d’agir 
Le traitement imposé à la Grèce, au printemps 2015, a comme valeur d’exemple : suffrage universel bafoué, sentiment national humilié, classes les plus pauvres ruinées, le tout au nom de l’Union européenne et de ses banques. Comment un tel scenario a-t-il été possible ? Comment les tenants du libéralisme économique sont-ils parvenus à imposer un ensemble d’institutions et de politiques publiques essentiellement centrées sur les modalités de la compétition économique et sur l’austérité budgétaire, y compris s’il le faut, sous une forme autoritaire ? L’idée européenne, les institutions européennes se réduisent-elles à cela ? Ne peuvent-elles produire que cela ?
Face au reste du monde, l’Europe présente aujourd’hui un singulier visage : celui de murs et de barbelés qui se dressent partout le long de ses frontières pour refouler des centaines de milliers de réfugiés politiques et économiques. Là encore, on semble loin de la promesse d’un continent pacifique, rayonnant dans le monde par son attachement aux droits et à la tolérance. Comment l’Union européenne peut-elle être aussi impuissante ? Quels recours ont les citoyens ?
Au fond, nous connaissons mal l’Europe. D’ailleurs, les élections européennes sont celles où le taux d’abstention atteint souvent des taux record. Selon que l’on parle de l’industrie, de l’agriculture, de l’environnement, de l’éducation ou des droits de l’homme, le fonctionnement des institutions européennes est en réalité assez varié. Et les prérogatives des différentes institutions européennes restent floues et mal connues. Quelques symboles tentent de donner corps à l’Europe : l’Eurovision, la ligue des champions ou encore les étudiants d’Erasmus. Mais le sentiment d’une communauté européenne et un espace de délibération à l’échelle du sous-continent peinent à se constituer.
De leur côté, ceux qui font l’Europe, euro-fonctionnaires, parlementaires, experts, représentants de groupes d’intérêt, journalistes, vivent repliés sur eux-mêmes. Le quartier européen de Bruxelles est le lieu rêvé des lobbies qui veulent défendre leurs intérêts financiers.  Ce monde du pouvoir européen a même ses chercheurs en sciences sociales, qui développent eux aussi leurs propres outils d’analyse, selon des schémas qui justifient le discours des technocrates sur l’importance d’une certaine intégration européenne.
Se réapproprier la connaissance de ce qui fait l’Europe au quotidien, dans ses règles de fonctionnement comme dans ses réalités sociales, est donc un enjeu particulièrement important. Les chercheurs en sciences sociales et tous ceux qui veulent peser sur la situation actuelle doivent trouver les leviers pour repenser les enjeux européens, pour dévoiler les mécanismes à l’œuvre et penser les alternatives possibles.
Fidèle à sa formule, le festival Raisons d’Agir associera le regard des chercheurs à celui des artistes, des militants et des étudiants, afin de mener une réflexion collective sur les débats politiques contemporains et ainsi d’y prendre part. Il s’agira de croiser, sur ces questions difficiles, les expériences individuelles et collectives, les savoirs et l’approche sensible des faits.

Informations pratiques

Programme



 (source: Festival Raisons d’agir)

 

jeudi 22 octobre 2015

Nouveau manuel de science politique, Sous la direction de Bernard Lacroix, Antonin Cohen, Philippe Riutort (Nouvelle édition revue et augmentée)


Nouveau manuel de science politique
Sous la direction de Bernard Lacroix, Antonin Cohen, Philippe Riutort
Nouvelle édition revue et augmentée
La Découverte
Grands Repères Manuels
2015 



Présentation de l'éditeur
Cette nouvelle édition propose une présentation, entièrement revue et augmentée, des connaissances disponibles en science politique. Unique manuel collectif en langue française, mobilisant l’expertise de plus de 80 auteurs, il réunit les meilleurs spécialistes des nombreux thèmes abordés.
La diversité de ces thèmes, des objets les plus classiques de la discipline aux thèmes les plus contemporains, le traitement novateur de certaines questions, l’attention particulière accordée aux relations transnationales et à la politique comparée, la discussion des auteurs de sociologie, l’historicisation des processus sociaux qui ont donné corps à la politique moderne font de cet ouvrage un outil de travail indispensable et incomparable.
Il s’adresse aux étudiants en science politique et aux étudiants de droit, histoire, sociologie, économie ayant des options de science politique au programme dans le cadre de leur cursus LMD, au sein des universités comme des instituts d’études politiques, en France et dans les pays francophones. Par sa clarté pédagogique et son exhaustivité thématique et bibliographique, il est destiné aux étudiants de tous niveaux, de la L1 au M2 (incluant la préparation aux concours). 
Avant-propos
Chapitre introductif : L'analyse des phénomènes politiques
Introduction
1. Qu’est-ce que la politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort

1. Une question de définition
2. Un point de vue wébérien
L’anthropologie politique, par Alban Bensa
2. Qu’est-ce que la science politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort
1. La quête illusoire des origines
2. Une lente et partielle autonomisation académique
3. Une « vraie » science
I / Genèses des groupements politiques
Introduction
1. Vie et mort des groupements et des formes politiques, par Xavier Landrin

1. La construction de l’ordre féodal
2. L’invention du passé national
2. Genèses et constructions de l’État moderne, par Bernard Lacroix
1. La monopolisation : conquête des monopoles et conquête territoriale
2. La puissance publique : serviteurs de l’État et raison d’État
3. Constructions pratiques et symboliques des frontières politiques, par Arnault Skornicki
1. Borner, mesurer, compter l’État
2. Représenter l’État
II / Figures historiques de l'État parlementaire
Introduction
1. La division du travail en politique, par Éric Phélippeau

1. Mandants et mandataires : la différenciation de rôles politiques
2. L’autonomisation et laspécialisation de la politique moderne
3. La professionnalisation des auxiliaires du travail politique
2. L’apprivoisement du suffrage universel, par Alain Garrigou
1. Politisation et démocratisation
2. Émancipation et domestication des dominés
3. Vote et science de la politique
3. La genèse de la concurrence pour la ratification : les partis politiques, par Hervé Fayat
1. Une question de définition et de méthode
2. Sociogenèse des partis et configuration des rapports de représentation
3. L’établissement d’une concurrence partisane
III / Différenciations des formes de pouvoir
Introduction
1. Concurrence entre élites et champ du pouvoir, par Christophe Charle

1. Bilan historiographique
2. Modèle napoléonien et modèle prussien
3. L’impossible modèle anglais
4. Le compromis républicain
5. Une spécificité française : la bourgeoisie de robe
6. Les nouveaux conflits de légitimité
2. Les formes de concurrence non démocratique
2.1 Le fascisme et le nazisme, par Enzo Traverso

1. Aux origines du fascisme
2. L’idéologie fasciste
3. Fascisme italien et nazisme allemand : quelles différences ?
2.2 Le soviétisme, par Bernard Pudal

1. Une fausse piste : le concept de totalitarisme
2. La matrice soviétique
3. La question de la bureaucratie
4. Dictatures, violences politiques et reproduction du régime politique
3. Les concurrences « ailleurs »
3.1 La Chine, par Stéphanie Balme

1. Que faire de la géographie et de l’Histoire ?
2. Le triptyque institutionnel : État, Parti, Armée
3. Conflits de légitimité : le droit au cœur du politique
3.2 L’Inde, par Roland Lardinois
1. Religions, castes et langues
2. Société et politique
3.3 La Russie, par Marie Mendras
1. Le conflit inégal, nerf du régime
2. L'affaiblissement des institutions publiques et le « contrat social »
3. La radicalisation dans un contexte de récession
3.4 Le monde arabe, par Bernard Rougier
1. Concurrences régionales et pluralisme politique
2. La gestion volontaire de la conflictualité sociale
3. Les contradictions internes du bloc autoritaire
4. Les concurrences au sein de l’État corporatiste
5. Les concurrences au sein de l’espace religieux
3.5 L’Afrique, par Luc Sindjoun
1. La concurrence politique comme concurrence guerrière
2. La concurrence politique comme concurrence pacifique
4. Les transitions démocratiques
4.1 La transitologie, par Frédéric Zalewski
4.2 L'Amérique latine, par David Garibay

Des transitions paradigmtiques
Des changements politiques en quête de légitimation
4.3 En Europe centrale et orientale, par Frédéric Zalewski
1. Une variété de voies de sorties du communisme
2. Les enjeux du postcommunisme
4.2 En Afrique, par Mamoudou Gazibo
1. La dynamique de la transition en Afrique
2. La problématique de la consolidation des transitions africaines
IV / Le champ du pouvoir
Introduction
1. Le pouvoir de la force
1.1 Les forces armées, par Jean Joana

1. Genèses de l’administration militaire
2. Pouvoir militaire et pouvoir politique : quelles relations ?
1.2 Les forces de police, par Laurent Bonelli
1. Police des villes, police de l’État
2. Les métiers policiers
2. Le pouvoir judiciaire, par Antoine Vauchez
1. Justice et Politique
2. Sociologie politique de la judiciarisation
3. Le pouvoir économique
3.1 Les groupes d’intérêt, par Hélène Michel

1. Genèse et pérennisation des groupes d’intérêt
2. Les groupes d’intérêt dans des configurations étatiques
3. Pratiques de défense et enjeux de l’action collective
3.2 Les grands patrons et la politique, par François-Xavier Dudouet, Hervé Joly et Antoine Vion
1. L'engagement des patrons en politique
2. Le soutien patronale aux entreprises poliques
3. La circulation des dirigeants entre l'État et l'entreprise
4. Le pouvoir religieux et l’État en France, par Yann Raison du Cleuziou
1. Deux universalismes concurrents
2. Entre émancipation et dépendance
3. Un espace de socialisation politique paradoxal
4. Recompositions du « croire » et recompositions politiques
5. La politique religieuse et l’impensé de la laïcité
6. Les enjeux du symbolique
V. La domination bureaucratique
Introduction
1. Les hauts fonctionnaires et la politique, par Françoise Dreyfus

1. Élite administrative, élite sociale ?
2. Des nominations politisées ?
3. L’élite administrative en politique
4. Les hauts fonctionnaires, acteurs des politiques publiques ?
2. Administration et pouvoir local, par Christian Le Bart

1. Le temps des notables et de l’administration locale
2. Le temps des entrepreneurs politiques
3. L’action publique, par Vincent Dubois
1. Les héritages d’une discipline appliquée
2. Les configurations sociales de l’action publique
3. De la construction des problèmes publics aux modes de gouvernement
VI / Le champ politique
Introduction
1. Le recrutement social des professionnels de la politique, par Nicolas Hubé

1. Classe, élite(s), oligarchie ? Les professionnels de la politique
2. La politique comme profession
3. La sélection sociale du personnel politique
2. Les institutions politiques, par Delphine Dulong
1. La fondation des institutions
2. La socialisation institutionnelle
3. La légitimation des institutions politiques
3. Les rapports ordinaires à la politique, par Pierre Lefébure
1. L’enjeu d’une définition extensive du rapport au politique
2. Les propriétés sociales comme sources des rapports ordinaires au politique
3. Les situations et les contextes dans l’activation des rapports ordinaires au politique
4. Apports interdisciplinaires pour saisir les rapports ordinaires au politique
VII / Le phénomène électoral
Introduction
1. L’opération électorale, par Christophe Voilliot

1. Genèse de l’opération électorale
2. Le vote en actions et en représentations
3. Les aléas d’un modèle
2. Le travail de mobilisation électorale, par Rémi Lefebvre
1. L’invention des campagnes électorales
2. Professionnalisation des campagnes et bricolages électoraux
3. Transformations et continuité de la mobilisation électorale
3. Les explications du vote, par Patrick Lehingue
1. André Siegfried : le précurseur en France
2. Lazersfeld et l’École de Columbia : la naissance des grandes enquêtes
3. Un héritage controversé
4. Variables sociales objectives et subjectives
VIII / L’entreprise partisane
Introduction
1. Partis et configurations partisanes, par Michel Offerlé

1. Typologies et travaux de terrain
2. Définir les partis politiques
3. Configurations partisanes
4. Les partis comme relation sociale
5. Caractéristiques partisanes
2. Le leadership partisan, par Julien Fretel
1. L’institutionnalisation du leadership partisan
2. Devenir dirigeant de parti
3. Ce que gouverner un parti veut dire
3. Investissements et désinvestissements partisans, par Philippe Juhem
1. L’investissement au sein des partis de gestion gouvernementale
2. Flux et reflux des investissements partisans amateurs
IX / Les mobilisations
Introduction
1. Répertoires d’action des mobilisations, par Erik Neveu

1. Le modèle de Tilly
2. Le répertoire comme mobilisation de ressources
3. Varier les répertoires
4. Un répertoire de troisième génération ?
2. Émergence et développement des mobilisations, par Olivier Fillieule
1. Structures et infrastructures du mécontentement
2. Dynamiques de la mobilisation
3. Dynamiques et effets des mobilisations, par Erik Neveu
1. Les dispositifs de filtrage et d’accueil
2. Identifier des impacts
3. Des mobilisations aux révolutions
4. Les effets des mouvements sur les groupes mobilisés
X / Le travail de mise en forme symbolique de la politique
Introduction
1. Mises en scène du pouvoir politique, par Philippe Riutort

1. Récits du pouvoir et pouvoir du récit : les mises en forme de l’autorité politique
2. Le pouvoir politique et ses contestations symboliques
2. Intellectuels et politique, par Frédérique Matonti
1. Les intellectuels avant les « intellectuels »
2. Les intellectuels et leurs engagements politiques
3. Médias et politique, par Philippe Riutort
1. La lancinante question des effets : médias et comportements politiques du public
2. L’activité politique sous contrainte médiatique
XI / La construction européenne
Introduction
1. Construction des espaces de pouvoir transnationaux en Europe, par Antonin Cohen

1. La dynamique des concurrences entre États européens
2. La genèse de l’espace de pouvoir transnational européen
3. Institutionnalisation des espaces de pouvoir transnationaux européens
2. La dynamique endogène des institutions européennes, par Antonin Cohen
1. Les transformations politiques et sociales des institutions
2. La formation d’un « milieu communautaire »
3. La fabrique de la décision supranationale
3. L’Europe au quotidien, par Romain Pasquier et Julien Weisbein
1. L’Europe au quotidien : quels acteurs ?
2. L’Europe au quotidien : les mécanismes de changements
3. L’Europe au quotidien : quels effets ?
XII / Les relations internationales
Introduction
1. La théorie des relations interétatiques, par Dario Battistella

1. Les relations interétatiques comme rapports de puissance : la théorie (néo)réaliste
2. Les relations interétatiques comme rapports de coopération : l’antithèse (néo)libérale
3. Les relations interétatiques comme rapports d’identité : la tentative de synthèse constructiviste
2. Espaces de pouvoirs nationaux, espaces de pouvoir internationaux, par Yves Dezalay et Mikael Rask Madsen
1. Des réseaux transnationaux sans ancrage national
2. World Society et dynamique de découplage
3. Les flux internationaux : ordre politique et changement social, par Didier Bigo
1. Flux, État, ordre et changement
2. La gestion des flux par les États : le récit réaliste de l’ordre gouvernemental
3. Penser les flux et le changement : liquidité et/ou lignes de fuite ? Sociologie politique de l'international
Conclusion. Le rapport savant à la politique
Bibliographie
Lexique
Index des noms
Index des notions
Les directeurs
Les auteurs.

Bernard Lacroix est professeur émérite de sciences politiques à l'université de Paris-X-Nanterr et membre senior honoraire de l'Institut universitaire de France. Il a publié notamment L'utopie communautaire (PUF, 2eédition 2006), et Durkheim et le politique (PFSP, 1981), ainsi qu'en collaboration Le président de la République. Usages et genèses d'une institution avec Jacques Lagroye (PFNSP, 1992) et Norbert Elias, la politique et l'histoire avec Alain Garrigou (1997).
Antonin Cohen est professeur agrégé des universités en science politique. Il enseigne àl'université de Rennes-I et est membre de recherches de l'action politique en Europe (Crape/CNRS). Il a codirigé le Nouveau manuel de science politique aux Éditions La Découverte (2009 ; 2015).
Philippe Riutort est professeur de chaire supérieure en sciences sociales au lycée Henri-IV à Paris et membre du Laboratoire communication et politique (LCP/IRISSO/CNRS). Il a codirigéLes Formes de l’activité politique (PUF, 2006), Nouveau manuel de science politique (avec A. Cohen et B. Lacroix, La Découverte, "Grands Repères/manuels", 2009), et est l’auteur du Précis de sociologie (PUF, 2004).

mardi 2 juin 2015

Pratiques de la représentation politique, Sous la direction de Alice Mazeaud

Pratiques de la représentation politique
Sous la direction de Alice Mazeaud
P.U.Rennes
Res Publica
2014


Présentation de l'éditeur
SUCCÈS du Front National, recul des partis de gouvernement, niveau élevé de l’abstention, la « crise de la représentation » fut de nouveau un point de passage obligé de l’exégèse électorale des élections municipales et européennes de 2014. Cet ouvrage entend rompre avec les jugements de valeurs qui alimentent cette thématique récurrente du débat public pour éclairer les pratiques de la représentation politique. Le parti pris est ici de ré-insèrer la représentation politique issue du suffrage universel dans l’espace de la compétition permanente pour la représentation des intérêts sociaux. L’élection est ainsi envisagée comme une modalité et une temporalité, spécifique mais non exclusive, de désignation des représentants et de légitimation des groupes qu’ils prétendent représenter. 
Ainsi, cet ouvrage construit sur la base de trois parties thématiques – la représentativité de l’élu : discours et pratiques ; l’organisation du travail de la représentation politique ; la mise en forme des intérêts et des groupes sociaux – offre une analyse globale et actualisée de la représentation politique telle qu’elle se pratique face aux demandes sociales et aux logiques de la concurrence politique. Si les travaux sont centrés sur le cas français, l’attention accordée aux échelles multiples (locale, nationale, européenne) de la représentation politique, les contrepoints apportés par des cas étrangers et la variété des terrains et des méthodes d’enquête (travaux quantitatifs, suivi embarqué d’élus...) permettent un éclairage plus large des « rouages de la représentation politique ».

vendredi 3 octobre 2014

Les médiations de l'Europe politique, Sous la direction de Philippe Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard

Les médiations de l'Europe politique
Sous la direction de Philippe Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard
P.U.Strasbourg
2014

Présentation de l'éditeur
Comment l'Europe fabrique-t-elle sa légitimité politique? L’analyse est trop souvent réduite aux commentaires qui, après chaque scrutin européen, vitupèrent contre la «mauvaise» politique de communication de ses institutions. À rebours de cette antienne, cet ouvrage se propose d’examiner l’enracinement de l’idée européenne à travers les nombreuses médiations qui ont été historiquement construites entre l’Union européenne et les Européens.
Les textes réunis étudient au concret les cadres et la genèse des débats autour du «problème» de l’opinion, ainsi que les différentes catégories d’acteurs qui y sont engagés. En portant le regard sur l’historicité du processus, sur les gestes professionnels, les productions symboliques, les conditionnalités politiques et les expérimentations participatives de la politique européenne de l’opinion, les contributeurs apportent un éclairage original sur la pluralité des médiateurs de la cause européenne. En observant les concurrences et les coopérations entre des agents situés dans diverses arènes (administrations, académies, représentations d’intérêt, collectivités territoriales, médias, organisations politiques, etc.), ce livre désingularise cette politique européenne pour l’appréhender en tant que pièce d’un jeu qui se déploie simultanément sur plusieurs échelles du politique.

mardi 23 septembre 2014

La fabrique du sens syndical. La formation des représentants des salariés en France (1945-2010), Sous la direction de Nathalie Ethuin et Karel Yon


Sous la direction de Nathalie Ethuin et Karel Yon 
La fabrique du sens syndical
La formation des représentants des salariés en France (1945-2010)
éditions du Croquant
2014

Présentation de l'éditeur
Chaque année, des dizaines de milliers de salariés suivent des stages de formation syndicale. Les profils sont variés, à la mesure d’un droit à la formation sociale et syndicale qui s’est étoffé au nom de la démocratie sociale mais qui reste fragile et menacé. Ce livre propose un éclairage historique et sociologique sur les dispositifs de formation syndicale en France, largement méconnus. Grâce aux archives et témoignages, l’histoire des stages destinés aux syndicalistes, leurs contenus et méthodes, en perpétuelle évolution, sont mis en lumière. Grâce à l’observation de ce qui se passe en formation (à la CGT, à FO, à la CFDT, à la CFE-CGC, à SUD) sur des thèmes différents, ce livre explore les usages variés des savoirs et savoir-faire produits dans ces espaces militants. Trois fils directeurs traversent l’ouvrage. La formation syndicale est tout d’abord une école de la démocratie : des salariés acquièrent des compétences civiques et s’accordent sur une définition du vivre-ensemble. Elle est aussi un observatoire de la professionnalisation du syndicalisme, entendue comme la reconnaissance sociale des savoirs acquis dont dépendent l’autonomie des représentants syndicaux et leur marge de manœuvre. Elle révèle aussi des enjeux idéologiques plus larges : les frontières de l’action syndicale, son rapport légitime à la vie de la cité et au monde politique.
Nathalie Ethuin est maître de conférences en science politique à l’université Lille 2 et chercheure au Centre de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Ses travaux portent sur la formation des militants, au PCF et à la CGT.
Karel Yon est chercheur CNRS, sociologue au CERAPS. Ses travaux croisent l’étude du syndicalisme, des mouvements sociaux et des relations professionnelles en France et aux États-Unis.
Ils ont coordonné avec Yasmine Siblot un dossier pour la revue Le Mouvement social : « Les frontières de la formation syndicale » (n° 235, 2011).
Les auteurs :
Thomas Brugnot, Nicolas Bué, Paula Cristofalo, Corinne Delmas, Nathalie Ethuin, Ismail Ferhat, Maïlys Gantois, Baptiste Giraud, Cécile Guillaume, Simone Horat, Jean-Robin Merlin, Hélène Michel, Emmanuel Porte, Yasmine Siblot, Anne-Catherine Wagner, Karel Yon

samedi 12 avril 2014

Le Parlement européen, pour faire quoi ? Bernard Cassen, Hélène Michel, Louis Weber

Le Parlement européen, pour faire quoi ? 
Bernard Cassen
Hélène Michel
Louis Weber
éditions du croquant
2014

Ptésentation de l'éditeur
Le Parlement européen est élu au suffrage universel direct dans les États membres de l’Union européenne (UE) depuis 1979. Trente-cinq ans après, les enquêtes d’opinion montrent toujours une méconnaissance générale de la signification de ce scrutin, comme d’ailleurs de l’ensemble des institutions européennes. L’abstention, considérable, traduit-elle cette ignorance, comme le croient nombre d’observateurs de l’UE ? Ou le rejet des politiques européennes mises en œuvre dans chaque État membre ? Ou les deux ?
Dans ce livre, écrit dans une perspective d’éducation populaire, les auteurs présentent cette assemblée dont les pouvoirs sont loin d’être négligeables. Ils décrivent un fonctionnement où la recherche permanente du consensus et le partage des postes entre les deux groupes politiques dominants – conservateur et social-démocrate – conduisent le plus souvent à dépolitiser la prise de décision.
Ils plaident pour une refondation démocratique de la construction européenne dans laquelle les pouvoirs du Parlement européen s’articuleraient avec ceux des parlements nationaux et avec les forces politiques ancrées dans les sociétés des États membres. Une telle démarche implique une rupture radicale avec le carcan néolibéral des traités actuels et avec les partis politiques qui s’en accommodent.
Bernard Cassen est professeur émérite de l’Institut d’études européennes de l’université Paris 8 et secrétaire général de l’association Mémoire des luttes.
Hélène Michel est professeure de science politique à l’université de Strasbourg, membre du comité éditorial de la collection et de la revue Savoir/agir.
Louis Weber coordonne la rédaction de la revue Savoir/agir et participe aux activités d’Espaces Marx et de la Fondation Copernic. 

samedi 22 juin 2013

Hélène MICHEL (dir.), Représenter le patronat européen. Formes d'organisation patronale et modes d'action européenne


Hélène MICHEL (dir.)
Représenter le patronat européen 
Formes d'organisation patronale et modes d'action européenne 
P.I.E. Peter Lang
2013

Présentation de l'éditeur
L’emprise des milieux d’affaires sur le cours de la construction européenne est un fait tellement bien admis qu’il a conduit les observateurs à ne voir dans les organisations patronales que des groupes de pression et à délaisser l’histoire et la sociologie du syndicalisme patronal européen. Or ce syndicalisme patronal, qui plus est européen, ne va pas de soi. 
Comment les intérêts patronaux peuvent-ils être représentés et défendus comme « européens » alors qu’ils sont très hétérogènes et qu’ils ne sont pas également affectés par la construction européenne ? Comment des organisations parviennent-elles à faire entendre la voix d’un patronat européen ? Comment cette représentation s’articule-t-elle avec des formes nationales et internationales de représentation ? Comment les représentants patronaux participent-ils à la politique européenne ? 
Les neuf chapitres de l’ouvrage collectif répondent à ces questions en étudiant les histoires tout à la fois nationales et européennes d’organisations (Businesseurope, CEEP, UEAPME, CNPF/Medef) et les différentes formes de représentation des entreprises et des patrons européens. L’étude de la genèse et de la structuration d’organisations patronales européennes montre le rôle qu’elles jouent dans l’histoire de la construction européenne et la place qu’elles ont acquises dans le fonctionnement de l’Union européenne. 
Hélène Michel est professeure de science politique à l’IEP de Strasbourg, membre junior de l’IUF et directrice du laboratoire CNRS/Université de Strasbourg SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe) UMR 7363. Spécialiste de sociologie politique européenne, ses travaux portent sur les groupes d’intérêt et les relations entre mondes économiques et mondes politiques. 

mardi 5 février 2013

Didier Georgakakis & Marine de Lassalle (eds.) The Political Uses of Governance. Studying an EU White Paper


Didier Georgakakis 
Marine de Lassalle (eds.)
The Political Uses of Governance
Studying an EU White Paper
Barbara Budrich
2012

Présentation de l'éditeur
The term “governance” and the way it has been used byEuropean institutions have elicited much interest in theacademic world. However, the notion and its uses have of-ten been studied only in terms of intellectual developmentor network analysis. Such research leaves us in the darkabout some key questions: Which meaning does the con-cept of governance actually hold for the actors involved?To what degree do they share a single definition of theterm? Does “European governance” work as a self - fulfillingprophecy, structuring the space of the EU and the practicesof its actors? 
The authors focus on the White Paper on EU Governance launched by the European Commission (EC) in 2001. They explain the different positions on governance as well as on the series of new policy tools promoted by the EC (impact assessment, consultation, etc.) and taken up by Member States, EU institutions and stake-holders. Shedding some new light on these currently dominant instruments, the contributors explore the me-aning of governance and how EU consultations really work. 

Sommaire

The editors: 
Prof. Dr. Didier Georgakakis Professor of political science at the Pantheon - Sorbonne University, Paris Dr. Marine de Lassalle Senior lecturer in political science at Sciences - Po Strasbourg

jeudi 3 janvier 2013

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales N° 178, Juin 2009, Interrogatoire

en ligne:  Actes de la recherche en sciences sociales N° 178, Juin 2009, Interrogatoire

SOMMAIRE

Page 4 à 11
Laurence Proteau   Interrogatoire. Forme élémentaire de classification
Page 12 à 27
Laurence Proteau   L'économie de la preuve en pratique Les catégories de l'entendement policier
Page 28 à 49
Vincent Dubois   Le paradoxe du contrôleur Incertitude et contrainte institutionnelle dans le contrôle des assistés sociaux
Page 50 à 61
Hélène Michel et Laurent Willemez   Le monde du travail comme jugement et représentation Les conseillers prud'hommes en audience
Page 62 à 79
Bertrand Geay et al.   La remise en ordre symbolique de l'institution Les conseils de discipline dans l'enseignement secondaire
Page 80 à 87
Romuald Bodin   Les signes de l'élection Repérer et vérifier la conformation des dispositions professionnelles des élèves éducateurs spécialisés
Page 88 à 97
Rémy Caveng   Inversement des positions et ré-enchantement de l'interaction La relation d'enquête dans les sondages et les études de marchés
Page 100 à 113
Bertrand Réau   Les modalités de l'embauche dans une multinationale des loisirs
Résumé ]Version HTML ]Version PDF ]

mercredi 2 janvier 2013

en ligne: Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent

en ligne: Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent

Éditorial

La fin de la démocratie européenne ? par Frédéric Lebaron

Dossier

Comment les dominants dominent ?, présentation par Frédéric Lebaron et Hélène Michel
Sur la domination, par Gérard Mauger
Pourquoi « occuper la Défense » ?, par Olivier Godechot
L’art de domestiquer l’impôt, par Alexis Spire
L’avocat d’affaires : un professionnel de la classe dirigeante ?, par Antoine Vauchez
Quel pouvoir de « l’eurocratie » ?, par Didier Georgakakis
Les métamorphoses de la domination sociale, par Sylvie Tissot

Grand entretien avec Monique de Saint-Martin

Reconversions et reproduction, des stratégies ouvertes

Paroles

« Comme en famille », par Benoît Coquard

La rhétorique réactionnaire

Mondialisation, altermondialisme, démondialisation, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche

Présidentielle 2012 : bipolarisation et vote utile, par Louis Weber

Alterindicateurs

L’abstention est-elle une « pathologie sociale » ?, par Frédéric Lebaron

Europe

Vaclav Havel : portrait de l’homme politique en prophète, par Magdaléna Hadjiisky

Idées

Bourdieu et l’État, par Rémi Lenoir

samedi 3 mars 2012

Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent

 Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent, éditions du Croquant

Présentation
Le dossier de ce numéro est consacré aux élites. Pour les auteurs, il ne s’agit pas seulement de contribuer aux descriptions des inégalités croissantes, des pratiques des classes dominantes et de la violence de la domination d’une oligarchie. De nombreux discours contribuent à justifier les inégalités entre catégories sociales et à consolider la légitimité des élites. Qu’elles invoquent le « don » et aujourd’hui « l’excellence » des nantis, le « travail acharné » de ceux qui réussissent, ou encore la « chance » qu’ils ont su saisir, ces sociodicées rendent compte d’un ordre des choses largement intériorisé. Mêlant résignation face à un destin contre lequel on ne pourrait rien et volonté de réussir « à la force du poignet », ces discours multiformes contribuent à rendre acceptable la reproduction de la domination. Les auteurs qui ont contribué à ce dossier se sont focalisés sur ce qui fait les « élites » et comment elles réussissent à être ce qu’elles sont. En se demandant « comment les dominants dominent », ils veulent rendre compte des processus qui rendent la domination possible et qui empêchent sa remise en cause.

Éditorial

La fin de la démocratie européenne ? par Frédéric Lebaron

Dossier

Comment les dominants dominent ?, présentation par Frédéric Lebaron et Hélène Michel
Sur la domination, par Gérard Mauger
Pourquoi « occuper la Défense » ?, par Olivier Godechot
L’art de domestiquer l’impôt, par Alexis Spire
L’avocat d’affaires : un professionnel de la classe dirigeante ?, par Antoine Vauchez
Quel pouvoir de « l’eurocratie » ?, par Didier Georgakakis
Les métamorphoses de la domination sociale, par Sylvie Tissot

Grand entretien avec Monique de Saint-Martin

Reconversions et reproduction, des stratégies ouvertes

Paroles

« Comme en famille », par Benoît Coquard

La rhétorique réactionnaire

Mondialisation, altermondialisme, démondialisation, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche

Présidentielle 2012 : bipolarisation et vote utile, par Louis Weber

Alterindicateurs

L’abstention est-elle une « pathologie sociale » ?, par Frédéric Lebaron

Europe

Vaclav Havel : portrait de l’homme politique en prophète, par Magdaléna Hadjiisky

Idées

Bourdieu et l’État, par Rémi Lenoir