« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 14 avril 2016

vidéo: Circulations des sciences sociales entre la France et l'Allemagne : quels héritages et quelles dynamiques aujourd'hui ?



Circulations des sciences sociales entre la France et l'Allemagne : quels héritages et quelles dynamiques aujourd'hui ?

Gisèle Sapiro, sociologue, EHESS
Michel Espagne, germaniste et historien de la culture, ENS
Jakob Vogel, historien, IEP Paris
Rainer Maria Kiesow, juriste, EHESS
Bénédicte Savoy, historienne de l'art, Technische Universität Berlin

Animé par Franziska Humphreys, responsable du programme franco-allemand de la FMSH
15.03.2016
 Le cycle "Éditer les sciences sociales aujourd'hui", inauguré en 2009, propose une réflexion collective sur les conditions, les buts et les problèmes de l’édition en sciences humaines.

Copyright : © EHESS / 2016
(source: Canal-U)

vendredi 17 avril 2015

Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, Sous la direction de Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies, Laurent Vogel et Serge Volkoff

Les risques du travail 
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner 
Sous la direction de
Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies
Laurent Vogel et Serge Volkoff
La Découverte
2015

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 1990, les conditions de travail se sont peu à peu imposées dans le débat social. Néanmoins, la situation reste critique. Les risques traditionnels n’ont pas disparu : les manutentions lourdes, l’exposition professionnelle aux cancérogènes, au bruit ou aux vibrations demeurent répandues… De plus, certaines « améliorations » n’ont fait que déplacer et dissimuler les problèmes, telle l’externalisation des risques grâce à la sous-traitance. Dans le même temps, les transformations du travail et des modalités de gestion de la main-d’œuvre ont fragilisé les collectifs et accru l’isolement des salariés, conduisant à une montée visible de la souffrance psychique.
Face à ces évolutions, il est plus que jamais nécessaire que tous les acteurs concernés, en particulier les salariés eux-mêmes et leurs représentants, s’approprient les connaissances indispensables pour améliorer la protection de la santé sur les lieux du travail. Tel est le but de ce livre, qui renouvelle intégralement sa première édition de 1985, laquelle avait fait date. Trente ans après, cette refonte s’imposait : cet ouvrage présente de manière accessible à un large public les connaissances les plus récentes sur les risques du travail, dans tous les secteurs. Mobilisant une équipe internationale de spécialistes et prenant en compte des expériences conduites dans de nombreux pays, il constitue à la fois une référence incontournable pour réfléchir à l’avenir de la prévention et un outil pratique proposant des pistes d’action.
Reprendre la main sur son propre travail, c’est aussi commencer à reprendre la main sur le monde. 
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris-13. Elle est aussi partie prenante ailleurs porte-parole de réseaux citoyens de lutte pour la santé contre les risques industriels. Elle est l'auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte/Poche 2008).
Philippe Davezies est enseignant-chercheur en médecine et santé du travail à l'université Claude-Bernard Lyon 1.  
Laurent Vogel est juriste, chercheur en santé au travail à l'Institut syndical européen (ETUI). 
Serge Volkoff, est statisticien, ergonome, chercheur invité au Centre d'études et de l'emploi, ancien directeur du CREAPT.

mercredi 18 février 2015

A Revolution of Perception? Consequences and Echoes of 1968. Edited by Ingrid Gilcher-Holtey

A Revolution of Perception?
Consequences and Echoes of 1968 
Edited by Ingrid Gilcher-Holtey
Berghahn Books
2014

Présentation de l'éditeur
The year “1968” marked the climax of protests that simultaneously captured most industrialized Western countries. The protesters challenged the institutions of Western democracies, confronting powerful, established parties and groups with an opposing force and public presence that negated tra­ditional structures of institutional authority and criticized the basic assump­tions of the post-war order. Exploring the effects the protest movement of 1968 had on the political, social, and symbolic order of the societies they called into question, this volume focuses on the consequences and echoes of 1968 from different perspectives, including history, sociology, and linguistics.
Ingrid Gilcher-Holtey, Professor of Contemporary History at Bielefeld University, is an associated member of the Centre de Sociologie Européenne (CSE/EHESS-Paris). She was visiting professor at Sciences Po, Paris, 1999-2000 as well at St Antony’s College, Oxford, 2008-2009. Her main publications include 1968. Eine Zeitreise (Suhrkamp 2008).


vendredi 15 novembre 2013

écouter: Margaret Maruani, Travail et genre dans le monde, l'état des savoir

écouter:
Margaret Maruani 1/4, Travail et genre dans le monde, l'état des savoir
Les Carnets de l'économie par Vincent Lemerre, 11.11.2013
Margaret Maruani 2/4, Travail et genre dans le monde, l'état des savoir
Les Carnets de l'économie par Vincent Lemerre, 12.11.2013
Margaret Maruani 3/4, Travail et genre dans le monde, l'état des savoir
Les Carnets de l'économie par Vincent Lemerre, 13.11.2013
Margaret Maruani 4/4, Travail et genre dans le monde, l'état des savoir
Les Carnets de l'économie par Vincent Lemerre, 14.11.2013
Travail et genre dans le monde
L'état des savoir 
Sous la direction de Margaret Maruani
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 1980, comment a évolué la place des hommes et des femmes dans le monde du travail en Europe, aux États-Unis, en Chine, au Japon, en Amérique latine, en Afrique, en Inde, au Maghreb et au Moyen-Orient ? Peut-on comparer, du point de vue du travail, de l'emploi, du chômage, de la formation, des régions du monde dont les histoires, les cultures et les niveaux de développement sont aussi contrastés ? Mettre en perspective ce qui semble incomparable : tel est le défi que relève cet ouvrage collectif.
Il établit un bilan de ces situations, ainsi qu'un repérage des enjeux et des débats contemporains. À côté des sujets récurrents et nécessaires - écarts de salaire, évolution des métiers, conditions de travail, chômage -, il traite aussi des migrations, de la mondialisation des emplois, de la protection sociale, du harcèlement, des formes de mobilisation, des nouvelles technologies, de la prostitution, etc. Cet ouvrage révèle le poids central du travail dans l'évolution des rapports sociaux de sexe et dans les processus d'émancipation des femmes. Car la question du travail n'est pas un simple domaine des études de genre : c'est une clé pour comprendre la place des femmes et des hommes dans la société.
Réunissant les contributions d'une cinquantaine d'auteur-e-s du monde entier et de plusieurs disciplines, ce livre est un outil de synthèse sans équivalent, ouvert et accessible, qui témoigne de l'internationalisation des débats sur les questions du genre. En dépit de la diversité des thèmes traités, des aires géographiques parcourues et des époques traversées, un leitmotiv chemine dans ces pages : dans le monde du travail, les femmes sont partout, l'égalité nulle part.
Margaret Maruani est sociologue, directrice de recherche au CNRS, rattachée au Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS/CNRS/Université Paris-Descartes). Elle dirige le réseau de recherche international et pluridisciplinaire « Marché du travail et Genre » (MAGE) qu’elle a créé en 1995, ainsi que la revue Travail, genre et sociétés. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages, dont avec Monique Meron, Un siècle de travail des femmes en France (La Découverte, 2012).

vendredi 23 juillet 2010

Franz Schultheis, Berthold Vogel, Michael Gemperle (Hg.), Ein halbes Leben


Franz Schultheis, Berthold Vogel, Michael Gemperle (Hg.)
Ein halbes Leben
Biografische Zeugnisse aus einer Arbeitswelt im Umbruch

UVK
2010



Présentation de l'éditeur
»Arbeit ist das halbe Leben«, sagt man. Sie ist zentraler Bestandteil unseres Alltags, Kernbereich unserer Lebenswelt und bestimmt meist eine lange Wegstrecke unserer biografischen Laufbahn. Doch die Arbeitswelt unterliegt einem raschen und tiefgreifenden Wandel: Finanzkrise und Rezession, Insolvenzen, Massenarbeitslosigkeit und Unsicherheiten der Altersvorsorge sind dabei nicht bloß Schlagworte, sondern betreffen uns inzwischen alle.

Im vorliegenden Band wird die Arbeitswelt in Deutschland, Österreich und der Schweiz auf den Prüfstand gestellt. Berufstätige aus unterschiedlichsten Branchen berichten in Interviews von ihrem Berufsalltag, ihren Schwierigkeiten, Sorgen und Nöten, Hoffnungen und Frustrationen.

Rund 50 SozialwissenschaftlerInnen geben durch diese Interviews denen eine Stimme, die in den Gesellschafts- und Zeitdiagnosen oft keinen Platz finden: den Betroffenen selbst. Es sind Zeugnisse von mehr oder minder dramatischen oder trivialen Veränderungen, mehr oder minder (dis-)kontinuierlichen Entwicklungen, belastenden oder entlastenden Neuerungen, die in den vorgelegten Porträts mittels einer verstehenden Forschungsmethode nachvollzogen und objektiviert werden. Dabei werden biografische Besonderheiten wie berufsweltliche Muster und exemplarische Erfahrungen herausgearbeitet und kritisch reflektiert. Paradox anmutende Entwicklungen treten dabei hervor. Dieses Kaleidoskop der Arbeitswelt schärft den Blick für ihre Entwicklungsdynamiken und Transformationen.


Franz Schultheis ist Professor am Institut für Soziologie der Universität St. Gallen und Präsident der Stiftung Pierre Bourdieu, Genf. Er ist Mitglied des Schweizer Forschungsrates und Präsident der dortigen Gleichstellungskommission, gibt die Reihe Edition discours bei UVK heraus und leitet das europäische Forschungsnetzwerk ESSE (Pour un espace des sciences sociales européen).
Berthold Vogel ist Projektleiter am Hamburger Institut für Sozialforschung im Arbeitsbereich »Die Gesellschaft der Bundesrepublik Deutschland« und Professor (in Vertretung) für Soziologie an der Universität Kassel.
Michael Gemperle ist wissenschaftlicher Assistent am Soziologischen Seminar der Universität St. Gallen und Koordinator des internationalen Korrespondentennetzwerks der Stiftung Pierre Bourdieu.