« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 4 janvier 2022

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 240 – Décembre 2021, Les structures du travail

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 240 – Décembre 2021, Les structures du travail

Seuil

2022

 

Présentation de l'éditeur

 Ce numéro propose un renouvellement de la sociologie du travail et des professions. Il repose sur deux arguments majeurs : d’une part, il fait sociologiquement peu de sens de séparer l’analyse du travail – en tant que type de pratiques –, de celle des ensembles organisés que sont les professions. D’autre part, les travailleurs et travailleuses étant également des agent.e.s inscrit.e.s au sein du macrocosme social, leurs positions et pratiques doivent être replacées dans des rapports sociaux qui dépassent leurs espaces professionnels.
Les articles réunis dans ce numéro montrent que la matrice théorique de Bourdieu permet de repenser des concepts phares comme celui d’autonomie professionnelle, en inscrivant la réflexion dans celle, plus large, de la différenciation sociale, tout en étant attentif aux trajectoires sociales comme professionnelles des individus.
Ce retour à une sociologie générale permet ainsi de mettre en lumière ce qui se joue au sein des espaces professionnels comme ce qui, alentour, participe à en déterminer la structuration, les enjeux, et les divisions. La puissance heuristique d’une telle approche tient au fait qu’elle permet de rendre compte de la relation entre les structures mentales des travailleurs et travailleuses – leurs dispositions professionnelles –, et la structuration de leurs espaces professionnels.

 

 

Pour une sociologie structurale du travail
David Pichonnaz et Kevin Toffel

L’engagement enseignant des soixante-huitards
Lilian Mathieu

L’expérience comme ressource alternative
pour des femmes des classes populaires ?
Passer le diplôme d’État d’aide-soignante par VAE
Anne-Marie Arborio

Note de lecture
Taylor, la division du travail et les « espèces humaines »
Nicolas Jounin

Les passeurs de l’entrepreneuriat à l’université
Olivia Chambard et Hélène Stevens

HORS THÈME
Les neurosciences non sociales ?
À propos du traitement de la socialité dans l’étude
expérimentale du cerveau
Wilfried Lignier

 

 

vendredi 26 février 2016

en poche: Nicolas Jounin, Voyage de classes. Des étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiers

Nicolas Jounin
Voyage de classes
Des étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiers
La Découverte
Poche / Essais 
2016

Présentation de l'éditeur
Une demi-heure de métro sépare les quartiers parmi les plus pauvres de France de ses zones les plus riches. Partis de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, une centaine d’étudiants ont enquêté sur trois quartiers bourgeois du 8e arrondissement de la capitale. Pour s’initier à la démarche sociologique, ils ont dû se familiariser avec un monde nouveau et étrange, dont les indigènes présentent des coutumes et préoccupations insolites, mais aussi encaisser l’humiliation des multiples rappels à l’ordre social que suscitait leur démarche.
Des premières incursions anonymes et timides jusqu’aux face-à-face sans échappatoire, ce livre raconte de manière crue et joyeuse les batailles livrées pour mieux connaître un monde social dominant. L’enjeu : renverser l’habitude qui veut que ce soit « ceux d’en haut » qui inspectent l’existence de « ceux d’en bas ». 
Nicolas Jounin, sociologue, a enseigné pendant sept ans à l’université Paris-8-Saint-Denis. Il est l’auteur, à La Découverte, de Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du bâtiment (Poche 2009), et, avec Pierre Barron, Anne Bory, Sébastien Chauvin et Lucie Tourette, de On bosse ici, on reste ici ! La grève des sanspapiers : une aventure inédite (2011).


lundi 15 février 2016

Claire Braud (d'après une enquête de Nicolas Jounin), Chantier interdit au public

 
Claire Braud 
d'après une enquête de Nicolas Jounin
Chantier interdit au public
Casterman
Sociorama
2016 


Présentation de l'éditeur
Que se passe-t-il derrière les palissades d'un chantier de construction ? Avec Hassane, ferrailleur novice et maladroit, et Soleymane, coffreur expérimenté sans papiers, découvrez les coulisses du bâtiment. Ou comment faire son trou dans l'intérim et la sous-traitance quand on est sans papiers, affronter la benne à béton qui arrive maintenant tout de suite alors qu'est-ce que vous foutez !!, encaisser les plaisanteries racistes à moins que ce ne soient pas des plaisanteries, tenir les cadences tout en faisant semblant de respecter la sécurité... Une BD sans garde-fou !
Claire Braud, née en 1981, a remporté le prix Artemisia en 2012 avec son album Mambo, à L'Association. Toujours chez le même éditeur, Alma, paru en 2014, et immédiatement repéré par la critique, l'a confirmée en tant que nouvelle auteur à suivre de très près. Elle vit et travaille à Paris. 

vendredi 17 avril 2015

Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, Sous la direction de Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies, Laurent Vogel et Serge Volkoff

Les risques du travail 
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner 
Sous la direction de
Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies
Laurent Vogel et Serge Volkoff
La Découverte
2015

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 1990, les conditions de travail se sont peu à peu imposées dans le débat social. Néanmoins, la situation reste critique. Les risques traditionnels n’ont pas disparu : les manutentions lourdes, l’exposition professionnelle aux cancérogènes, au bruit ou aux vibrations demeurent répandues… De plus, certaines « améliorations » n’ont fait que déplacer et dissimuler les problèmes, telle l’externalisation des risques grâce à la sous-traitance. Dans le même temps, les transformations du travail et des modalités de gestion de la main-d’œuvre ont fragilisé les collectifs et accru l’isolement des salariés, conduisant à une montée visible de la souffrance psychique.
Face à ces évolutions, il est plus que jamais nécessaire que tous les acteurs concernés, en particulier les salariés eux-mêmes et leurs représentants, s’approprient les connaissances indispensables pour améliorer la protection de la santé sur les lieux du travail. Tel est le but de ce livre, qui renouvelle intégralement sa première édition de 1985, laquelle avait fait date. Trente ans après, cette refonte s’imposait : cet ouvrage présente de manière accessible à un large public les connaissances les plus récentes sur les risques du travail, dans tous les secteurs. Mobilisant une équipe internationale de spécialistes et prenant en compte des expériences conduites dans de nombreux pays, il constitue à la fois une référence incontournable pour réfléchir à l’avenir de la prévention et un outil pratique proposant des pistes d’action.
Reprendre la main sur son propre travail, c’est aussi commencer à reprendre la main sur le monde. 
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris-13. Elle est aussi partie prenante ailleurs porte-parole de réseaux citoyens de lutte pour la santé contre les risques industriels. Elle est l'auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte/Poche 2008).
Philippe Davezies est enseignant-chercheur en médecine et santé du travail à l'université Claude-Bernard Lyon 1.  
Laurent Vogel est juriste, chercheur en santé au travail à l'Institut syndical européen (ETUI). 
Serge Volkoff, est statisticien, ergonome, chercheur invité au Centre d'études et de l'emploi, ancien directeur du CREAPT.

samedi 4 octobre 2014

écouter: Monique Pinçon-Charlot & Michel Pinçon, pour Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ? et Nicolas Jounin, pour Voyage de classes. Des étudiants de banlieue découvrent les étranges us et coutumes des beaux quartiers



écouter: Monique Pinçon-Charlot & Michel Pinçon, pour Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ? et Nicolas Jounin, pour Voyage de classes. Des étudiants de banlieue découvrent les étranges us et coutumes des beaux quartiers
Comme un bruit qui court, par Giv Anquetil, Charlotte Perry et Antoine Chao, 03.10.2014


Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon
Illustrations par Étienne Lécroart 
Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?
Mon premier manuel de pensée critique
La ville brûle
2014

Présentation de l'éditeur
Parce qu'il n'est jamais trop tôt pour questionner la société et ses inégalités, les sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, passés maîtres dans l'art de décortiquer les mécanismes de la domination sociale, s'adressent pour la première fois aux enfants à partir de 10 ans. Avec clarté et pédagogie, ils leur expliquent les mécanismes et les enjeux du monde social dans lequel ils vont grandir et devenir adulte.
Une opération de dévoilement qui permet aux jeunes lecteurs de dépasser le stade du ressenti : les riches, les pauvres oui, c'est injuste... mais pas seulement !
Classes sociales, reproduction sociale, capital financier, capital social, capital culturel, richesse, pauvreté et inégalités... 20 questions-réponses illustrées avec finesse et humour par Étienne Lécroart, pour aiguiser l'esprit critique et donner envie de changer le monde !

Nicolas Jounin
Voyage de classes
Des étudiants de banlieue découvrent les étranges us et coutumes des beaux quartiers
La Découverte
2014

Présentation de l'éditeur
Une demi-heure de métro sépare les quartiers parmi les plus pauvres de France de ses zones les plus riches. Partis de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, une centaine d'étudiants ont enquêté sur trois quartiers bourgeois du VIIIe arrondissement de la capitale. Pour s'initier à la démarche sociologique, ils ont dû se familiariser avec un monde nouveau et étrange, dont les indigènes présentent des coutumes et préoccupations insolites.
Boire un café dans un palace pour observer ce qui s'y passe (et être traité comme un client illégitime), stationner dans les boutiques de luxe pour décrire leur organisation (et se faire mettre dehors), apprendre à manger un mille-feuille à 14 euros avec des « bourgeoises », approcher des institutions prestigieuses où les femmes n'ont pas le droit de vote, se faire expliquer le Bottin mondain et l'arrangement des mariages, interviewer dans son hôtel particulier un grand dirigeant qui « fait partie de ces familles qui ont des châteaux un peu partout » : ce sont quelques-unes des expériences que ces étudiants du 93 ont vécues. En même temps qu'il leur a fallu dompter l'exotisme pour bien comprendre le milieu dans lequel ils pénétraient, ils ont dû encaisser l'humiliation des multiples rappels à l'ordre social que suscitait leur démarche.
Des premières incursions anonymes et timides jusqu'aux face-à face sans échappatoire, ce livre raconte de manière crue et joyeuse les batailles livrées pour mieux connaître un monde social dominant. L'enjeu : renverser l'habitude qui veut que ce soit « ceux d'en haut » qui inspectent l'existence de « ceux d'en bas ».   
Nicolas Jounin, sociologue, a enseigné pendant sept ans à l’université Paris-8-Saint-Denis. Il est l’auteur, à La Découverte, de Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du bâtiment (Poche 2009), et, avec Pierre Barron, Anne Bory, Sébastien Chauvin et Lucie Tourette, de On bosse ici, on reste ici ! La grève des sanspapiers : une aventure inédite (2011).

vendredi 5 juillet 2013

video: Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky, Histoire des mouvements sociaux en France: De 1814 à nos jours


Histoire des mouvements sociaux en France 
De 1814 à nos jours
Sous la direction de
Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky
La Découverte avec Le Mouvement social
2012

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage vient à son heure combler une lacune et relever un défi. Après que l'évanouissement des horizons d'attentes a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient donner un sens aux mobilisations collectives, il semble désormais possible et nécessaire d'en entreprendre l'histoire hexagonale. Possible, car les travaux existent qui permettent d'en renouveler l'approche comme d'en explorer des aspects inédits. Nécessaire, parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée dans ses causes et ses manifestations, revient en force sur le devant de la scène publique, en quête d'interprétations, de relais, de connexions et de solutions.
L'histoire développée ici s'attache, du XIXe siècle à nos jours, à tous les types de mouvements sociaux - révolutions, rébellions, émeutes, grèves, campagnes électorales, pétitions, etc. - et quels qu'en soient les acteurs - ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n'en ignore pas les interactions coloniales et internationales. Attentive à cerner l'articulation du social avec le politique, le culturel, l'idéologique et le religieux, elle entend réintégrer les mobilisations collectives dans une histoire globale dont elles furent et demeurent des moments essentiels.
Michel Pigenet est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-I et directeur du Centre d'histoire sociale du XXe siècle.
Danielle Tartakowsky est professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIII.

vendredi 8 avril 2011

On bosse ici, on reste ici ! La grève des sans-papiers : une aventure inédite, Barron, Bory, Tourette, Chauvin et Jounin

On bosse ici, on reste ici !
La grève des sans-papiers : une aventure inédite

Pierre BARRON, Anne BORY, Lucie TOURETTE, Sébastien CHAUVIN, Nicolas JOUNIN
Collection : Cahiers libres
La Découverte
2011

Présentation de l'éditeur
Le 15 avril 2008, trois cents travailleurs sans papiers se mettent en grève et occupent leurs entreprises, en région parisienne. Ils seront bientôt des milliers. Ce mouvement est inédit : il lie un mode d'action traditionnel du mouvement ouvrier, une grève avec occupation des lieux de travail, à la revendication centrale de la lutte des sans-papiers, la régularisation. S'ouvrent alors deux années de lutte, tantôt souterraine, tantôt médiatisée, dont ce livre retrace l'histoire de façon très vivante.
Ces grèves révèlent que des pans entiers de l'économie (construction, nettoyage, restauration, confection, aide à la personne...), des petites aux grandes entreprises, du traiteur du coin aux familiers du pouvoir, de l'intérim aux ministères, reposent sur le recours à une main-d'œuvre qui, privée de titre de séjour, devient la proie et l'instrument du dumping social. En contestant cette situation, des milliers de grévistes sans papiers ont pointé les contradictions de la politique de l'« immigration choisie » promue par Nicolas Sarkozy.
Fruit d'une enquête collective, réalisé à partir d'observations directes (sur des piquets de grève, lors de manifestations, réunions, assemblées générales de grévistes...), de la collecte d'archives (tracts, dossiers de grévistes, protocoles de fin de conflit, circulaires ou notes des ministères), mais aussi d'une centaine d'entretiens avec des grévistes, des syndicalistes ou associatifs soutenant ou encadrant le mouvement, des employeurs, des agents de l'État à un niveau local et national, ce livre raconte au plus près les péripéties de ce mouvement, et en analyse les enjeux économiques, syndicaux et politiques.

Pierre Barron est sociologue, expert auprès des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sur les questions de santé au travail.
Anne Bory est sociologue au Centre lillois d’études et de recherches économiques (CLERSE), maître de conférences à l’université Lille-I, associée au Centre d’études de l’emploi  
Lucie Tourette est journaliste.  
Sébastien Chauvin est sociologue, professeur assistant à l’université d’Amsterdam, auteur de Les agences de la précarité, journaliers à Chicago (Seuil, 2010).
Nicolas Jounin est maître de conférences en sociologie à l’université Paris-VIII et chercheur au laboratoire URMIS (Unité de recherches Migrations et société). En 2009, il a reçu pour Chantier interdit au public (La Découverte, 2008),le prix « La Ville à lire », créé par France Culture et la revue Urbanisme.

jeudi 7 avril 2011

en ligne: revue Savoir/Agir n° 12, Luttes au travail

Savoir/Agir n° 12




revue Savoir/Agir n° 12, Luttes au travail
 Le dossier : Luttes au travail a été coordonné par Annie Collovald, Nathalie Ethuin et Laurent Willemez.
Éditions du Croquant







Sommaire
Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier

Luttes au travail, coordonné par Annie Collovald, Nathalie Ethuin et Laurent Willemez
Restriction du droit de grève et stratégies syndicales dans les transports publics, par Sophie Béroud et Baptiste Giraud
L’Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom : logiques et modes d’action d’une structure originale, par Corinne Delmas, Jean-Robin Merlin
L’intérim en grève : la mobilisation des travailleurs sans papiers intérimaires, par Pierre Barron, Anne Bory, Sébastien Chauvin, Nicolas Jounin et Lucie Tourette
Quelle syndicalisation des travailleurs de l’intérim ?, par Sébastien Grollier
La toge, la paillasse et le mégaphone, par Bertrand Geay
Luttes de classes, conflits de genre : les ouvrières de Chantelle à Nantes, par Ève Meuret-Campfort

Grand entretien

Reportage en précarité, un entretien avec Florence Aubenas
Paroles
« T’as toujours cette image là qui te retombe sur le dos »
Chronique de la gauche de gauche
Après les régionales, quel Front de gauche ?, par Louis Weber
Alterindicateurs
Les conséquences sociales de la crise mondiale : quelques réflexions à partir de données récentes, par Frédéric Lebaron
Actualité
Une nouvelle méritocratie, par Gérard Mauger
Europe
La grève « européenne » du lait de 2009 : réorganisation des forces syndicales sur fond de forte dérégulation du secteur, par Élise Roullaud
Politiques d’ailleurs
Le Mouvement vert en République islamique d’Iran, par Fariba Adelkhah
Culture
Venise, Biennale 2009, par Éveline Pinto,
Ruban comme le fil du récit, blanc comme un trou de mémoire, « Le ruban blanc », par Renée Falson

[Pour commander la version papier]
 

jeudi 30 décembre 2010

écouter et lire en ligne: Choukri Hmed et Sylvain Laurens à propos de Agone 40 « L’invention de l’immigration »

écouter: Choukri Hmed et Sylvain Laurens à propos de Agone 40 « L’invention de l’immigration »
Approches Cultures & Territoires, 19 novembre 2008


lire en ligne:
Agone40_une
Sous la direction de Choukri Hmed et Sylvain Laurens
En nous rejoignant, vous rejoignez une longue histoire, une langue présente sur les cinq continents, de nombreuses pages de gloire et hélas quelques épisodes sombres.
Vous rejoignez un pays qui est né à l’ombre des grandes cathédrales – et je trouve particulièrement émouvant que cette maison, cette préfecture de police, soit dressée si près de Notre-Dame-de-Paris – mais qui respecte les autres croyances et philosophies.
Vous rejoignez un pays de mers et de montagnes, de villes et de campagnes, de monuments anciens et récents, qui disent sa gloire et sa grandeur.
Et désormais vous appartiennent – comme à nous – Chartres et Versailles, la tour Eiffel et Chambord, le mont Saint-Michel et le Louvre, Victor Hugo et Debussy, Delacroix et Rodin.
Soyez fiers d’être désormais français, comme nous sommes heureux de vous recevoir parmi nous.
(Extrait du discours de M. Builly, sous-directeur de la citoyenneté, lors d’une cérémonie de remise des décrets de naturalisations à la préfecture de police de Paris, 23 février 2006)

jeudi 10 juin 2010

Revue Savoir/agir n°12, Luttes au travail


Revue Savoir/agir n°12
Luttes au travail
Éditions du Croquant
2010



Présentation de l'éditeur
« Luttes au travail », s’efforce d’apporter un éclairage original sur les conflits salariaux de l’année 2009. Il ne s’agit pas de braquer les projecteurs sur les stratégies nationales des organisations syndicales, mais de rassembler des textes issus d’enquêtes empiriques, menées dans divers univers professionnels, qui se distinguent tant sur le plan des activités de travail qu’au niveau de la structuration syndicale. C’est donc une logique du zoom qui est privilégiée et non une vue d’ensemble des mobilisations au travail. La focale est centrée sur les protestations liées aux conditions de travail, sur les modes d’action, les ressources qui peuvent favoriser l’action collective ou au contraire les contraintes qui pèsent sur les salariés dans leur entreprise de contestation. Des enquêtes de terrain permettent de nourrir la réflexion politique sur les conditions de possibilité de mobilisations sur des bases professionnelles et sur les raisons de leurs relatifs succès ou échecs. Sans prétendre à l’exhaustivité, il s’agit d’éclairer des processus généraux en partant d’exemples locaux et circonstanciés de luttes menées par des salariés certes différents, mais dont les revendications et parfois les modes d’action sont proches.
Un article de Sophie Béroud et Baptiste Giraud sur le mouvement des transports en commun lyonnais analyse les effets de la loi sur le service minimum.
Corinne Delmas et Jean-Robin Merlin abordent la façon dont SUD-PTT et la CGC ont appréhendé les questions de « souffrance au travail » à France Télécom, en s’appuyant sur une contre-expertise au sein de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées.
Sébastien Chauvin, Nicolas Jounin et Lucie Tourette présentent une partie de l’enquête qu’ils mènent actuellement auprès des travailleurs sans-papiers en lutte.
Sébastien Grollier éclaire la difficile prise en charge des intérimaires par les syndicats.
Bertrand Geay montre à quel point les conditions de travail étaient au cœur des mobilisations des enseignants-chercheurs de 2009.
Enfin, Eve Meuret-Campfort revient sur la grève des ouvrières de Chantelle à Nantes dans les années 1980 en plaçant les questions de genre au centre de ses analyses.

Éditorial
Vers un mouvement social européen ?
Frédéric Lebaron

Dossier
Luttes au travail
Annie Collovald, Nathalie Éthuin, Laurent Willemez

Restriction du droit de grève et stratégies syndicales dans
les transports publics
Sophie Béroud, Baptiste Giraud

L’intérim en grève : La mobilisation des travailleurs sans papiers intérimaires
Pierre Barron, Anne Bory, Sébastien Chauvin, Nicolas Jounin, Lucie Tourette

Quelle syndicalisation des travailleurs de l’intérim ?
Sébastien Grollier

L’Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom : logiques et modes d’action d’une structure originale
Corinne Delmas, Jean-Robin Merlin

Luttes de classes, conflits de genre : les ouvrières de Chantelle à Nantes
Ève Meuret-Campfort

La toge, la paillasse et le mégaphone
Bertrand Geay

Grand entretien avec Florence Aubenas

Reportage en précarité

Paroles
« T’as toujours cette image-là qui te retombe sur le dos »

La rhétorique réactionnaire
Panne civique
Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche

Après les régionales, quel Front de gauche ?
Louis Weber

Alterindicateurs
Les conséquences sociales de la crise mondiale : quelques réflexions à partir de données récentes
Frédéric Lebaron

Actualité
Une nouvelle méritocratie
Gérard Mauger

Europe
La grève « européenne » du lait de 2009
Élise Roullaud

Politiques d’ailleurs
Le Mouvement vert en République islamique d’Iran
Fariba Adelkhah

Culture
Venise, Biennale 2009
Éveline Pinto
(La version originale et complète de cet article est disponible sur ce blog Eveline Pinto, Venise, été 2009. En revenant de la Biennale)

Ruban comme le fil du récit, blanc comme un trou de mémoire, « Le ruban blanc »
Renée Falson

lundi 31 mai 2010

Nicolas JOUNIN, Chantier interdit au public


Nicolas JOUNIN
Chantier interdit au public
Enquête parmi les travailleurs du bâtiment

Collection : La Découverte Poche / Sciences humaines et sociales n°307
2009



Présentation de l'éditeur
Le secteur de la construction a souvent défrayé la chronique économique ou judiciaire, mais le quotidien des chantiers demeure obscur. C’est ce quotidien qu’explore ce livre. L’auteur, qui s’est immergé durant une année dans le monde du béton armé parisien, en tant qu’ouvrier, retrace ici l’itinéraire de son enquête. Au fil des expériences et des rencontres, il expose les conditions d’emploi et de travail liées au recours croissant à la sous-traitance et à l’intérim : division des collectifs ouvriers, infériorisation et culpabilisation des sous-traitants et des intérimaires, pratiques illégales d’employeurs, contradictions pesant sur la sécurité au travail, recours massif à une main-d’œuvre étrangère fragilisée et parfois sans papiers, racisme et discriminations…
L’enquête ébranle au passage certaines idées reçues et témoigne également des résistances des travailleurs concernés. S’ils s’affrontent rarement à leurs employeurs, ils entretiennent en revanche une révolte souterraine qui peut menacer à l’occasion les constructions et contraindre les employeurs à mettre en œuvre des aménagements. L’implication physique de l’auteur dans son enquête permet une restitution fine des situations rencontrées et offre une immersion impressionnante dans cet univers méconnu du bâtiment.


table des matières
Introduction - Le jeu de l'oppression et de la résistance sur les chantiers - La « pénurie de main-d'oeuvre » : un bon point... de départ si on ne la prend pas trop au sérieux - L'enquête -
1. Les « mamadou » : l’humiliation ordinaire - L’intérim des manœuvres : une discrimination inversée ? - À situation précaire, humiliation stable - « Mamadou » : entre classe et race - Derrière les « Mamadou » : des émigrés et des (dés)illusions - Keïta, prisonnier de son statut - Un apartheid professionnel ?
2. Des « bétonneurs » sans ouvriers ? L’externalisation - L’exemple d’un chantier : sept travailleurs sur huit externalisés - Les travailleurs externalisés : étrangers au cœur de la production - Comment contourner de nouvelles lois en profitant de nouvelles lois : petite histoire de l’externalisation
3. « Toujours à la bourre, les ferrailleurs » - Les éternels fautifs - Fuites et absences - Une externalisation sous le contrôle des donneurs d’ordres -
4. « Je préférerais vendre des savonnettes » : l’intérim - Une organisation de la précarité - Affaiblir des affaiblis - La stabilité dans la précarité - Une gestion discriminatoire de la main-d’œuvre - Un « commerce » si particulier
5. Intérimaires fidélisés contre travailleurs détachés - Les « noyaux » - « Un ouvrier du bâtiment qui vit après soixante-cinq ans, c’est qu’il a été feignant » - Ferrailleurs embauchés et intérimaires : deux mondes étanches mais côte à côte - Et après ? Le ferrailleur polonais
6. Une belle équipe ? - Un patron d’un côté, un employeur de l’autre - Intérimaires et embauchés : divisions et réconciliations toujours à refaire - La peur des mouchards - Le chef de chantier ou la technique du « gueulard » - Discrimination : quand l’anticipation rejoint la réalité - Rendus à l’intérim
7. « Arrêtez, je suis le premier concerné par la sécurité ! » - L’« union sacrée » contre les inspecteurs : la sécurité en représentation - Un affrontement clandestin du danger - Cadence et prudence : des exigences contradictoires portées par une même hiérarchie - Beau temps ou intempéries ? Tout dépend du rapport de forces - Ouvriers coupables, mais pas responsables - La déresponsabilisation en cascade : la sécurité à l’épreuve de l’externalisation
8. L’ouvrier impossible - Aller-retour des qualifications - Un sans-papiers vous manque et tout est désorganisé - Les Portugais : des petits chefs incarnés ethniquement - Être français sur un chantier : soit « con » soit « chef »
Conclusion - Le travail et le travailleur dissociés ? - Logique marchande et logique personnelle - Loyautés incertaines : les travailleurs du bâtiment entre discrimination et précarité - De la liberté du citoyen à celle du travailleur
Annexes
Éléments bibliographiques.




Nicolas Jounin est maître de conférences en sociologie à l’université Paris-VIII et chercheur au laboratoire URMIS (Unité de recherches Migrations et société). En 2009, il a reçu pour Chantier interdit au public (La Découverte, 2008), le prix « La Ville à lire », créé par France Culture et la revue Urbanisme.