« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Naudier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Naudier. Afficher tous les articles

jeudi 25 juillet 2019

en ligne: Bourdieu et le travail, Maxime Quijoux (dir.)


Bourdieu et le travail
Maxime Quijoux (dir.)
P.U.Rennes
Le Sens social 
2015

en ligne sur OpenEdition Book, 2019




 
Maxime Quijoux
Préambule

Première partie. Bourdieu et le travail, une introduction

Maxime Quijoux
Introduction
Maxime Quijoux
Conclusions



mercredi 4 octobre 2017

Du genre dans la critique d’art / Gender in art criticism, Sous la direction de / Edited by Marie Buscatto, Mary Leontsini & Delphine Naudier

Du genre dans la critique d’art / Gender in art criticism
Sous la direction de / Edited by Marie Buscatto, Mary Leontsini & Delphine Naudier
Archives contemporaines
2017

Présentation de l'éditeur
Pas une œuvre d’art, pas un-e artiste ne peut échapper au jugement critique! Que les artistes soient oublié-e-s, dénigré-e-s, invisibilisé-e-s, encensé-e-s, ou transformé-e-s en légendes, leur destinée dépend amplement du travail de sélection, de classement et de hiérarchisation opéré quotidiennement par les critiques d’art.
Cet ouvrage interroge à nouveaux frais un point aveugle des analyses de la réception critique: celui du genre. S’appuyant sur divers terrains – musique, danse, littérature et arts plastiques – menés dans différents pays – Allemagne, Argentine, Canada, États-Unis, Espagne, France, Grèce –, il saisit, dans leur diversité et leur complexité, les manières dont le genre opère au sein de cette institution communément appelée «critique d’art».
Sous quelles formes les artistes accèdent-ils et elles aux colonnes des journaux et des revues? Quels sont les discours genrés mobilisés pour catégoriser, hiérarchiser, distinguer les œuvres, les lectorats, ou les artistes? En quoi l’appartenance sexuée des critiques d’art contribue-t-elle, ou non, à la bicatégorisation sexuée de la réception critique? Quels sont les ressorts sociaux des transgressions genrées observées dans la critique d’art à l’aube du XXIe siècle?


mardi 15 septembre 2015

Bourdieu et les sciences sociales. Réceptions et usages, avec un inédit de Pierre Bourdieu. Sous la direction de Catherine Leclercq, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens

Bourdieu et les sciences sociales
Réceptions et usages
avec un inédit de Pierre Bourdieu
Sous la direction de 
Catherine Leclercq 
Wenceslas Lizé 
Hélène Stevens
La Dispute
2015


Présentation de l'éditeur 
L'oeuvre de Pierre Bourdieu a exercé une influence profonde sur la recherche scientifique, bien au-delà de la sociologie. Du fait de sa formation de philosophe, de ses incursions en anthropologie et en linguistique, de son souci constant d'analyser la dimension historique des faits sociaux, de son regard critique sur la science politique et le droit, de ses emprunts au vocabulaire économique, ainsi que de son intérêt marqué pour l'art et la littérature, Bourdieu n'a cessé de dialoguer mais aussi parfois de "ferrailler" avec différentes disciplines des sciences sociales.
Cet ouvrage collectif rend compte de manière inédite de l'étendue des réceptions et appropriations des travaux de Pierre Bourdieu dans les diverses sciences sociales. Il propose un éclairage original sur les usages du travail de Bourdieu en sociologie, anthropologie, histoire, philosophie, science politique, économie, droit, études littéraires et sciences de l'information et de la communication. Il permet ainsi d'entrer dans le laboratoire des sciences sociales qui font usage de Bourdieu et donne à voir la manière dont ses concepts et ses méthodes peuvent être déplacés et employés au-delà de l'univers disciplinaire dans lequel ils ont été forgés ; les luttes autour des frontières disciplinaires ; les obstacles à la réception de Bourdieu ou au contraire les conditions qui la favorisent.
Fenêtre ouverte sur le renouvellement des études bourdieusiennes, I'ouvrage fait également dialoguer plusieurs générations de chercheurs, au-delà du premier cercle des "héritiers". Il permet ainsi de mieux connaître ou de découvrir des recherches contemporaines qui, dans le sillage de celles de Pierre Bourdieu, contribuent à la construction d'une connaissance décloisonnée, réflexive et critique du monde social.

mardi 5 mai 2015

Brokerage and Production in the American and French Entertainment Industries. Invisible Hands in Cultural Markets, Edited by Violaine Roussel and Denise Bielby

Brokerage and Production in the American and French Entertainment Industries
Invisible Hands in Cultural Markets
Edited by 
Violaine Roussel and Denise Bielby 
Lexington Books
2015

Présentation de l'éditeur
Invisible Hands in Cultural Markets shines unprecedented light on the activity of talent representatives and production professionals in the American and French film and television industries. Agents and other talent brokers, studio executives, independent producers, casting directors, and film offices—all operate and interact behind the scenes in ways that are consequential to the making of artistic careers and cultural products. But even as these professionals play a crucial role in the entertainment industry, their activity is usually invisible and relatively unknown. This collection of empirically grounded contributions by established and up-and-coming American and French scholars reveals their day-to-day reality. It presents how entertainment industry professionals work and what they experience, demonstrates the ways in which they build relationships with artists and other counterparts, and examines the role they play in shaping the content of film and television projects. Taken together, the chapters put the brokerage of talent and content in comparative perspective. They also challenge taken-for-granted approaches to the study of cultural industries and explore the complex intertwining between commercial and artistic logics.
Violaine Roussel is professor of sociology at the University of Paris VIII. Denise Bielby is professor of sociology at the University of California, Santa Barbara.
 

jeudi 19 mars 2015

Bourdieu et le travail, Sous la direction de Maxime Quijoux


Bourdieu et le travail
Sous la direction de Maxime Quijoux
P.U.Rennes
2015

Présentation de l'éditeur
P LUS de dix ans après sa disparition, Pierre Bourdieu demeure toujours l’auteur des sciences sociales le plus cité au monde. Si ses concepts, sujets de débats permanents, expliquent probablement ce succès, son aptitude à explorer l’ensemble des domaines du social y a aussi grandement contribué : la socialisation, l’école, les classes sociales, le célibat, la culture, l’art, l’État, la politique, etc., peu d’objets semblent en effet s’être soustraits à l’examen du sociologue, et sur lesquels, en retour, il n’a pas été discuté. Il en existe pourtant un et non des moindres : le travail. Après des travaux liminaires sur la question dans le contexte de la guerre d’Algérie, Bourdieu paraît en effet définitivement s’en désintéresser. Cette désaffection correspond alors à une indifférence équivalente des sociologues du travail à l’égard de son oeuvre. Durant quarante ans, Bourdieu et « le travail » donnent l’impression de s’ignorer superbement.
À l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, c’est cette double défection – le travail dans la sociologie de Bourdieu, et Bourdieu dans la sociologie du travail – que nous avons voulue questionner : le travail est-il vraiment absent dans l’oeuvre de Pierre Bourdieu ? Comment l’aborde-t-il, en particulier après son époque algérienne ? Enfin, dans quelle mesure ses concepts peuvent-ils contribuer à l’analyse du travail, d’hier et d’aujourd’hui ?
Réunissant plus d’une vingtaine de contributions, entre exégèses, analyses historiques et enquêtes de terrain, ce livre souhaite montrer l’apport mutuel du sociologue et de l’objet « travail ». Une réconciliation scientifique en somme.
Avec le concours du conseil régional d’Île-de-France et son programme DIM-GESTES.
Préambule
Maxime Quijoux est chargé de recherche en sociologie au CNRS, membre du laboratoire PRINTEMPS à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste du travail et des mobilisations, il est l’auteur de Néolibéralisme et autogestion, l’expérience argentine (éditions de l’IHEAL, 2011) et a récemment dirigé un double dossier sur « les conflits du travail dans le monde » paru dans la revue Critique internationale (nos 64 et 65, 2014, Presses de Sciencespo).

jeudi 6 novembre 2014

La culture et ses intermédiaires. Dans les arts, le numérique et les industries créatives, Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff

La culture et ses intermédiaires
Dans les arts, le numérique et les industries créatives
Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff
Editions des archives contemporaines
2014

Présentation de l'éditeur
Qui sont les protagonistes des « fonctions » d’intermédiation en pleine expansion actuellement ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
Amazon, iTunes, Netflix, YouTube, etc. : la liste serait longue des nouvelles formes controversées d’accès à la culture. À côté de ces grands noms d’entreprises transnationales, c’est en réalité l’ensemble des activités d’intermédiaires dans les arts et les industries créatives qui s’expose aujourd’hui et semble croître, en nombre, en taille et en puissance. Qui sont les protagonistes de ces activités en pleine expansion?
Que font-ils ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
À travers une vingtaine d’enquêtes conduites en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sur des individus et des entreprises qui font exister l’offre et la demande de travail artistique ou de biens culturels, les auteurs de ce livre répondent pour la première fois à ces questions de manière plurisectorielle : dans les arts visuels, la musique, le cinéma, la mode, la bande-dessinée et les industries numériques. La plupart des « fonctions » d’intermédiation sont ainsi abordées, depuis le soutien à la production jusqu’aux palmarès en passant par la sélection des talents, le développement de carrières, le montage des équipes et des budgets et, bien entendu, la distribution et la promotion des œuvres.
La perspective adoptée met en avant les luttes incessantes pour la conquête des créations ayant lieu aux frontières de « territoires » d’activité professionnalisés ou plus informels. L’ouvrage constitue un plaidoyer pour une sociologie des systèmes d’intermédiation : méthode d’analyse pertinente des reconfigurations économiques actuelles, irréductibles au discours enchanté des investisseurs comme au schème critique globalisant de la marchandisation de la culture ; instrument privilégié d’une écologie sociale indispensable à une compréhension réaliste du travail artistique. Au terme du parcours, les débats sur la reconnaissance déclinante des créateurs et la répartition inégale des risques et des bénéfices au sein du capitalisme dit « culturel » devraient apparaître sous un jour inédit.

Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff avec des contributions d’Olivier Alexandre, Pierre-Jean Benghozi, Célia Bense Ferreira Alves, Christian Bessy, Laura Braden, Vincent Bullich, Pierre-Marie Chauvin, Diana Crane, Timothy J. Dowd, Thomas Guignard, Karim Hammou, Wenceslas Lizé, Audrey Mariette, Jean-Matthieu Méon, Bernard Miège, Delphine Naudier, Keith Negus, Thomas Paris, Violaine Roussel, Mathieu Trachman, Laure de Verdalle, Julie Verlaine et Pierre-Édouard Weill.

mercredi 5 novembre 2014

Les stratèges de la notoriété. Intermédiaires et consécration dans les univers artistiques, Ouvrage dirigé par Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio

Les stratèges de la notoriété
Intermédiaires et consécration dans les univers artistiques

Ouvrage dirigé par Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio
Editions des archives contemporaines
2014

Présentation de l'éditeur
Dans quelle mesure et de quelles manières les intermédiaires contribuent-ils à la fabrication du succès des artistes et à leur accès à la consécration ?
L'activité artistique professionnelle est collective et repose, in fine, sur la commercialisation d'oeuvres, de spectacles, de disques ou de films dont la vocation est d' atteindre un public. Dans cette entreprise, la notoriété est à la fois une fin en soi et un outil qu'un certain nombre de professionnels s’emploient à fabriquer. En d’autres termes, l’accès des artistes à l’espace public suppose l’intervention d' intermédiaires culturels qui s'efforcent, au moyen de stratégies encore peu étudiées par les sciences sociales, de sortir de l'anonymat et de promouvoir des artistes ou des oeuvres.
A partir d'un ensemble d'enquêtes et de recherches collectives, ce livre a pour but de lever le voile sur ces acteurs clés des mondes de l'art, sur leurs pratiques et sur les conséquences de celles-ci en termes à la fois économiques et symboliques. La construction de la valeur des artistes et des oeuvres est ici conçue comme la principale tâche des intermédiaires culturels. Au-delà de leur présentation emphatique comme « faiseurs de stars » ou « briseurs de carrières », dans quelle mesure et de quelles manières les intermédiaires contribuent-ils à la fabrication du succès des artistes et à leur accès à la consécration ?
Répondant à cette question décisive à travers plusieurs études de cas, ce livre éclaire les processus de construction sociale de (l'accès à) la notoriété dans différents secteurs de la production culturelle : édition, musique, arts du spectacle, cinéma, arts plastiques et diffusion en ligne. Ainsi, il s'adresse aussi bien aux professionnels de la culture ou des arts qu'aux étudiant-e-s, enseignant-e-s et chercheur-e-s.
Ouvrage dirigé par Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio, avec des contributions de Vincent Dubois, Luca Pareschi, Kaoutar Harchi, Dominique Sagot-Duvauroux, Gérôme Guibert, Laure de Verdalle, Pierre-Edouard Weill, Jean-Samuel Beuscart, Maxime Crepel, Olivier Roueff.



mardi 9 juillet 2013

Le Mouvement Social, n°243 avril-juin 2013, Intermédiaires culturels, territoires professionnels et mobilisations collectives dans les mondes de l'art

Le Mouvement Social,  n°243 avril-juin 2013, Intermédiaires culturels, territoires professionnels et mobilisations collectives dans les mondes de l'art,
Sous la direction d'Olivier Roueff et Séverine Sofio
La Découverte
2013


Page 3 à 7
Éditorial
Olivier Roueff et Séverine SofioIntermédiaires culturels et mobilisations dans les mondes de l'art

Page 9 à 18
Angèle David-Guillou L'organisation des musiciens dans la Grande-Bretagne du XIXe siècle : vers une nouvelle définition de la profession

Page 19 à 30
Vincent Cardon et Mathieu GrégoireLes syndicats du spectacle et le placement dans l'entre-deux-guerres

Page 31 à 40
Luc Sigalo Santos, Portrait d'un service public en intermédiaire : l'ANPE Spectacle de Paris

Page 41 à 51
Delphine Naudier, La construction sociale d'un territoire professionnel : les agents artistiques

Page 53 à 65
Julie Verlaine, Les associations professionnelles de marchands d'art après 1945 : lobbying et modernisation à Paris et à New York

Page 67 à 77
Marjorie Glas,  Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (SYNDEAC), miroir et moteur des transformations de l'univers théâtral

Page 79 à 89
Laurent Jeanpierre et al.,  Représenter les commissaires d'exposition d'art contemporain en France : une intermédiation collective impossible ?

Page 91 à 103
Caroline Moine, La Fédération internationale des associations de producteurs de films : un acteur controversé de la promotion du cinéma après 1945

Page 105 à 116
Hervé Serry et Josée Vincent, Penser le rôle des foires internationales dans la mondialisation de l'édition L'exemple des éditeurs québécois à la Buchmesse de Francfort

Page 117 à 141
  Notes de lecture

Page 143 à 147
  Informations et initiatives




samedi 25 mai 2013

Le Cinéma. Travail et organisation. Gwenaële Rot et Laure de Verdalle (Sous la direction de)

Le Cinéma
Travail et organisation
Gwenaële Rot et Laure de Verdalle
(Sous la direction de)
La Dispute
2013

Présentation de l'éditeur
L’industrie française du cinéma connaît d’importants bouleversements: redéfinition des règles de financement des films, passage aux techniques numériques pour le tournage, la postproduction et la diffusion en salle… Pour mieux saisir ces transformations et leurs enjeux, cet ouvrage analyse l’évolution des métiers et des circuits de l’industrie cinématographique. Comment se concrétisent les projets de film ? Les contraintes économiques de la production peuvent-elles s’adapter aux choix esthétiques des réalisateurs? De quelle manière s’organise la division du travail qui mobilise tant de métiers différents ?
Les auteurs ont mené une vaste enquête sur les conditions de la fabrication des films aujourd’hui en France. Du documentaire au long métrage de fiction, de la conception d’un film à sa fabrication proprement dite, ils donnent une vision précise de l’organisation du cinéma français. Ils proposent des éclairages inédits sur la contribution centrale de professionnels souvent laissés dans l’ombre (producteurs, distributeurs, agents, techniciens, etc.), ainsi que des pistes de réflexion sur les transformations des métiers de la culture et plus généralement du salariat.
Ce livre intéressera tous ceux qui, sociologues du travail ou de la culture, étudiants ou amateurs de cinéma, professionnels du secteur ou responsables des politiques culturelles, cherchent à mieux saisir la réalité complexe de l’industrie contemporaine du cinéma.
Vincent Cardon, docteur en sociologie, est membre du CESPRA-CNRS.
Adeline Lamberbourg, doctorante en sociologie à l’EHESS, est attachée territoriale à la Ville de Montreuil.
Wenceslas Lizé, maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, est membre du GRESCO.
Audrey Mariette, maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris-VIII Saint-Denis, est membre de l’équipe CSU au sein du CRESPPA-CNRS Paris-VIII.
Delphine Naudier, chargée de recherche en sociologie au CNRS, est membre de l’équipe CSU au sein du CRESPPA-CNRS Paris-VIII.
Olivier Pilmis, docteur en sociologie, est membre du CESPRA-CNRS EHESS.
Gwenaële Rot, maître de conférences HDR en sociologie à l’université Paris-Ouest Nanterre, est membre de l’IDHE-CNRS.
Olivier Roueff, chargé de recherche en sociologie au CNRS, est membre de l’équipe CSU au sein du CRESPPA-CNRS Paris-VIII.
Émilie Sauguet, doctorante en sociologie, est membre de l’IDHE-CNRS Paris-Ouest Nanterre.
Laure de Verdalle, chargée de recherche en sociologie au CNRS, est membre du laboratoire Printemps-CNRS UVSQ.
Antoine Vernet, docteur en sociologie, est chercheur postdoctoral à l’Imperial College Business School, à Londres.


mercredi 26 septembre 2012

Vivre de son art. Histoire du statut de l'artiste XVe-XXIe siècles

Vivre de son art
Histoire du statut de l'artiste XVe-XXIe siècles
Études réunies par Agnès Graceffa 
Préface de Béatrice Joyeux-Prunel
Hermann
2012 

Présentation de l'éditeur
Musicien(ne)s, écrivain(e)s, plasticien(ne)s, acteurs, actrices ou scénaristes… : tous sont des artistes. Depuis l’émergence de cette catégorie au XVe siècle jusqu’à aujourd’hui, ces praticiens de l’art, auteurs comme interprètes, ont dû négocier des statuts spécifiques et des droits particuliers afin de pouvoir, simplement, vivre de leur art. 
Face aux évolutions technologiques et à la constitution d’un marché de l’art, il fallut inventer et renforcer un statut social particulier. Son rôle fut et reste le même : palier l’insécurité et la fragilité souvent liées à la condition de créateur, et l’adapter aux nouvelles pratiques et aux réalités socio-politiques changeantes. 
Comprendre cette histoire longue, ses permanences et ses mutations, telle est l’ambition de cet ouvrage collectif initié par l’association des métiers de la création SMartFr. Des chercheurs de disciplines et d’horizons très divers se sont associés pour lui donner corps, et construire ensemble une approche pluridisciplinaire et croisée. 
En ce début de xxie siècle, personne ne remet plus en question le rôle social du créateur. Mais, une fois encore, des révolutions technologiques imposent de repenser le statut de l’artiste et de son œuvre. C’est à la lumière des expériences passées que nous pourrons, ensemble, inventer les nouvelles formes de protection du travail créatif. 
 Avec les contributions de Jan Blanc, Marie Bouhaïk-Gironès, Émilie Bouvard, Böjrn Olav Dozo, Céline De Potter, Jérôme Giusti, Catherine Gonnard, Agnès Graceffa, Mathieu Grégoire, J.F. « Maxou » Heintzen, Béatrice Joyeux-Prunel, Johannes Landis-Fassler, Sophie-Anne Leterrier, Claire Maingon, Sylvain Maresca, Hélène Marquié, Delphine Naudier, Hyacinthe Ravet, Brigitte Rollet, Séverine Sofio et Martine Watrelot.

vendredi 3 juin 2011

Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagements sous la direction de Delphine NAUDIER et Maud SIMONET


Des sociologues sans qualités ?
Pratiques de recherche et engagements

Sous la direction de Delphine NAUDIER et Maud SIMONET
La Découverte
2011


Présentation de l'éditeur
Les sociologues sont-ils des savants « neutres » détachés des contingences historiques et politiques, échappant aux lois de l’économique et du social ? Tandis qu’ils observent, analysent, mettent en lien toutes ces dimensions de la vie pour expliquer les autres, seraient-ils, de leur côté, tenus d’être des humains sans qualités pour faire une recherche de qualité ?
Jusqu’à présent, la question de l’engagement du sociologue a essentiellement été posée sous l’angle de ses convictions idéologiques, de ses partis pris politiques ou de son militan-tisme, et jugée à l’aune de la « neutralité axiologique », selon laquelle un bon savant ne devrait pas porter de jugement de valeur dans son travail. Les contributions réunies ici permettent au contraire de comprendre comment les sociologues font leur travail alors même qu’ils sont engagés et font partie du monde social qu’ils analysent. Des sociologues de sexe, d’âge et d’école différents apportent une réflexion sur leurs manières concrètes de faire leur métier, en articulant pratiques de recherches et engagements politiques, institutionnels, professionnels, mais aussi biographiques et parfois même intimes.
Loin de la représentation éthérée et asociale du chercheur enfermé dans sa tour d’ivoire, cet ouvrage donne à voir des travailleurs scientifiques immergés dans le monde social qu’ils ont pour « métier et vocation » d’analyser. En dévoilant des expériences vécues de ce travail intellectuel méconnu du grand public, il s’adresse à toutes celles et tous ceux qui veulent comprendre la réalité du métier de chercheur en sciences sociales.

table des matières
Introduction, par Delphine Naudier et Maud Simonet
L’impossible neutralité : les féministes contre Raymond Aron
La réflexivité comme nouvel impératif ?
L’objectivation en pratiques : retour sur les engagements des sociologues
I / Engagements militants et recherche scientifique : quand les sociologues s'engagent politiquement
Une prise de position dans la socio-histoire du communisme et du militantisme, par Bernard Pudal
La configuration héroïque - La deuxième configuration : la mise en cause des « mythes » - Une configuration dissociée - Les militantismes
Ethnographie et engagement politique en Nouvelle-Calédonie, par Alban Bensa
La recherche par la lutte et réciproquement - Critique sociale et critique savante - Enchanter ou réhabiliter - Comprendre et persuader - Raisons d’agir
Féminisme et syndicalisme : peut-on objectiver le savoir militant ?, par Anne-Marie Devreux
Un itinéraire militant et professionnel - La pensée féministe peut-elle produire une pensée scientifique, peut-elle « faire science » ? - Pratique de la recherche « engagée » : réflexions sur les contraintes qu’imposent aux dominé(e)s la minorisation de leur pensée - Pour conclure, quelques réflexions sur l’objectivité
Travail militant et/ou travail sociologique ? Faire de la sociologie des mouvements sociaux en militant, par Xavier Dunezat
Préalable : objet de recherche, méthodologie, terrains - Le militant désenchanté et la sociologie - Quand le chercheur prend le dessus sur le militant - Quand le militant prend le dessus sur le chercheur - Quand le militant doit laisser une place au chercheur - La restitution : une pratique de recherche marquée du sceau des rapports militants - Restitutions - L’activité de restitution chez un militant sociologue
II / Légitimié scientifique et relation au terrain : quand le sociologue est engagé par l'objet
L’acteur et le sociologue. La commission Stasi, par Jean Baubérot
La création de la Commission Stasi - La construction d’un esprit de groupe - L’unité se forge face à un adversaire - De l’esprit de groupe à la constitution d’une idéologie dominante - Un processus de persuasion mutuelle - Mardi 9 et jeudi 11 décembre 2003 : le dernier acte - Et maintenant…
Peut-on enquêter sur l’égalité professionnelle sans intervenir ? Retour sur une recherche en entreprise, par Cécile Guillaume et Sophie Pochic
Enquêter en entreprise : une situation singulière ? - Résister à la commande : la condition sine qua non - Construire la confiance, sur un fil entre distanciation et engagement - La restitution au terrain, épreuve de vraisemblance et de pédagogie - Le don/contre-don : devenir l’expert-maison pour rester sur le terrain
La grande bourgeoisie : un objet de recherche militant ?, par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Un objet impossible - Une sociologie amputée - Les raisons du silence - De la résistance clandestine à la guerre ouverte - Valeur heuristique du scandale - Le moment ou jamais
Un fils de « bourgeois » en terrain ouvrier. Devenir sociologue dans les années 1980, par Stéphane Beaud
S’intellectualiser à la fac… - Le détour par « Sciences Po » et la conversion vers la sociologie - Entre immigrés et ouvriers : hésitations sur le choix de l’objet dans le contexte des années 1980… - Rapport au « terrain » et dispositions sociales
III / Le double « JE » du sociologue : quand le sociologue engage sa personne sur le terrain
L’expérience du sociologue comme voie d’accès au monde des autres, par Daniel Bizeul
Un moyen usuel de compréhension : trouver des équivalents dans ses propres expériences - Mélanie : une figure de voyageuse assimilable à celles de mon milieu d’origine - Alain : le pendant « néo-nazi » de l’un de mes proches amis
Intimité et couleur des choses : du corps à corps au mot à mot. Ethnographie des expériences intimes liées à l’usage de drogues en milieu précaire, par Patricia Bouhnik
Accrocher et comprendre - Une approche compréhensive de la vie avec les drogues illicites - L’espace de la subjectivation et de la compréhension - Toucher l’intime : l’expérience du dédoublement - La passion, l’engagement : forces et limites du « je »
La chair et le texte : l’ethnographie comme instrument de rupture et de construction, par Loïc Wacquant
Prélude calédonien - Le gym, le ghetto et l’État : microsociologie charnelle et macrosociologie analytique - L’ethnographie comme instrument de rupture et de construction théorique - Le corps (du sociologue) comme vecteur de connaissance - Pour une réflexivité épistémique : de la chair au texte
Sociologue et danseur, quand la vocation se fait double, par Pierre-Emmanuel Sorignet
Le culte de la réussite scolaire - Autodidaxie et vocation artistique - Des vocations ancrées dans des univers désargentés - Le rapport de l’enquêteur à son objet : ce que la sociologie doit à la danse… - … et ce que la danse doit à la sociologie - L’accès à la vie d’artiste : une double incorporation
Notices biographiques.

Delphine Naudier est sociologue, chargée de recherches au CNRS, affiliée à l’équipe CSU (Cultures et sociétés urbaines) du Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (laboratoire CRESPPA CNRS/Paris-VIII). Maud Simonet est sociologue, chargée de recherches au CNRS IDHE (Institutions et dy-namiques historiques de l’économie)-Umr 8533-Paris-Ouest-Nanterre.

samedi 30 octobre 2010

Enquêter : de quel droit ? Menaces sur l’enquête en sciences sociales, Coordonné par Sylvain Laurens - Frédéric Neyrat



Enquêter : de quel droit ?
Menaces sur l’enquête en sciences sociales

Coordonné par Sylvain Laurens - Frédéric Neyrat
Éditions Le Croquant
2010

Face aux normes éthiques et aux règles juridiques qui régissent la vie privée ou la propriété intellectuelle, les sociologues, et plus largement tous les chercheurs en sciences sociales, se voient de plus en plus souvent opposés les droits des personnes enquêtées ou d’autres principes supérieurs, jusqu’à voir parfois la réalisation de leur enquête ou sa publication menacées.
Cet ouvrage a pour objet ces tensions entre droit à l’enquête et droits des enquêtés, ce croisement conflictuel entre la légitimité scientifique et différents registres possibles de mise en suspens du droit à l’enquête. Il a pour ambition de créer un espace de confrontation et d’échanges sur des expériences d’enquêtes passées qui ont pu être limitées voire interrompues par la volonté des enquêtés ou des autorités. Il est aussi l’occasion de faire le point sur les droits que peuvent faire valoir les chercheurs en sciences sociales mais aussi sur leurs devoirs face à une judiciarisation croissante des rapports sociaux qui pourraient menacer à terme leur autonomie.
Verra-t-on bientôt en France, comme cela peut être déjà le cas dans certaines universités américaines, des chercheurs faire signer à leurs enquêtés des questionnaires attestant du caractère « non violent » des questions posées ? A l’inverse, le bricolage et les arrangements sur mesure dont s’accommodent généralement les chercheurs peuvent-ils garantir le fonctionnement pérenne d’une recherche en sciences sociales sur le long terme ?

Sylvain Laurens est sociologue, maître de conférences à l’université de Limoges. Il a travaillé sur les hauts fonctionnaires, les politiques migratoires (Une politisation feutrée, Belin, 2009). Ses recherches actuelles portent sur les élites économiques à Bruxelles.
Frédéric Neyrat est sociologue, maître de conférences à l’université de Limoges. Ses recherches portent sur l’éducation permanente et l’enseignement supérieur. Il a publié, en collaboration Universitas Calamitatum (Éditions du Croquant, 2003) et Pour l’éducation permanente (Syllepse, 2005) et a dirigé l’ouvrage collectif La validation des acquis de l’expérience. La reconnaissance d’un nouveau droit. (Éditions du Croquant, 2007).

Liste des auteurs : Carolina Boe, Elisabeth Dugué, Mustapha El Miri, Nicolas Fischer, Isabelle Frechon, Pernelle Issenhuth, Sylvain Laurens, Guillaume Malochet, Philippe Masson, Michaël Meyer, Delphine Naudier, Frédéric Neyrat, Alain Oriot, Nicolas Rafin, Sébastien Roux, Pinar Selek, Isabelle Sommier, Juan Torreiro, Carine Vassy, Géraldine Vivier

Introduction
Le chercheur saisi par le droit : l’enquête et les sciences sociales en procès ?
Sylvain Laurens & Frédéric Neyrat


Première partie
La juridiciarisation de l’enquête

Écriture sociologique et labellisation politique : réflexions autour d’un procès en diffamation
Juan J. Torreiro & Isabelle Sommier

Un rapport qui vise juste mais qui tombe mal ? Vie et destin d’une recherche sur les directeurs de service à la Protection judiciaire de la jeunesse
Élisabeth Dugué & Guillaume Malochet

La restitution aux enquêté-e-s : entre déontologie et bricolages professionnels ?
Delphine Naudier

Éditer des enquêtes en sciences sociales : les risques pour l’éditeur
Entretien avec Alain Oriot, éditeur


Seconde partie
Pratiques d’enquête : comment se négocie in situ le droit des enquêtés ?

L’ethnographe en milieu fermé. Deux enquêtes sur les étrangers en prison et en rétention administrative face à l’expertise associative et aux enjeux de la publication
Carolina Boe & Nicolas Fischer

La transparence du voile. Critique de l’anonymisation comme impératif
déontologique
Sébastien Roux

« Tu veux ma photo ? ». Droit de regard et droit à l’image
dans la sociologie visuelle
Michaël Meyer

Concilier les droits de chacun : une éthique en dynamique.
Enquête auprès de mineurs « protégés »
Pernelle Issenhuth, Géraldine Vivier, Isabelle Frechon

Enquêter sur les conflits judiciaires d’ordre privé, ou comment concilier les déontologies du juriste et du sociologue
Nicolas Rafin

« Je n’allais pas leur donner les noms, c’est une question d’éthique »
Entretien avec Pinar Selek
(sociologue turque et militante féministe), mai 2010


Troisième partie
Les codes de déontologie comme impasse et réponse défensive ?
Réflexions et comparaisons internationales

Contrôles éthiques des recherches en sciences sociales : pratiques anglo-saxonnes et répercussions françaises
Carine Vassy

Une charte de déontologie est-elle utile ?
Mustapha El Miri & Philippe Masson


Conclusion
Plaidoyer en faveur d’un « droit à l’enquête »
…plutôt que pour une éthique à éclipses
Sylvain Laurens & Frédéric Neyrat

lundi 30 novembre 2009

videos: colloque Mai 68 en quarantaine




Colloque co-organisé par les laboratoires Triangle, CEP et l’Equipe CERPHI (UMR 5037) : "Mai 68 en quarantaine"
22 mai 2008 - 23 et 24 mai 2008, à l’ENS LSH
Responsables scientifiques

* Boris Gobille (ENS-LSH/ Triangle ),
* Emmanuel Renault (ENS-LSH/ CERPHI),
* Anne Sauvagnargues (ENS-LSH/ CERPHI).





Jeudi 22 mai 2008

Effets sociaux et politiques de mai 68.
Pratiques, acteurs, représentations