« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 19 décembre 2018

en ligne: Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018 Questions d’in-disciplines


Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018
Questions d’in-disciplines
Questions of In-Disciplines
Presses Universitaires de Vincennes 
 

mardi 10 février 2015

écouter: Julie Verlaine, Femmes collectionneuses et mécènes, de 1880 à nos jours


écouter: Julie Verlaine, Femmes collectionneuses et mécènes, de 1880 à nos jours
La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin, 13.10.2014

Julie Verlaine
Femmes collectionneuses et mécènes
De 1880 à nos jours
Hazan
2014

Présentation de l'éditeur
Y a-t-il une manière féminine de collectionner ? Une collection d’art peut-elle avoir un genre ? Cet ouvrage présente la première synthèse historique jamais publiée sur les femmes collectionneuses et mécènes d’art en Occident depuis la fin du xixe siècle jusqu’à nos jours. Il comble les lacunes de la bibliographie consacrée aux collectionneurs en prenant comme grille de lecture principale la notion de genre. Constatant que les pratiques féminines de collection, d’exposition et de mécénat sont profondément méconnues, l’auteur entend à la fois expliquer cette lacune et démonter les a priori culturels et politiques qui aboutissent à occulter le rôle des grandes figures féminines dans le champ artistique. 
Dans la lignée des travaux de Griselda Pollock et Roszika Parker sur les femmes artistes, Julie Verlaine remet en question la construction sexuée des représentations et des pratiques dans le domaine de la collection d’art. En faisant la part belle aux collectionneuses européennes, elle entend par ailleurs reconsidérer la place de premier plan donnée aux collectionneuses américaines, bien connues grâce au récent ouvrage de Dianne Sachko MacLeod (Enchanted Lives, Enchanted Objects: American Women Collectors and the Making of Culture, 1800-1940, 2008). Deux publications allemandes (Britta Jürgs, Sammeln nur um zu besitzen, 2000 ; Uwe Fleckner et al., Kunstsammlerinnen: Peggy Guggenheim bis Ingvild Goetz, 2009) et une britannique (Charlotte Gere et Marina Vaizey, Great Women Collectors, 1999) ont bien esquissé des portraits individuels de collectionneuses d’art, allant de la Renaissance à nos jours, mais sans présenter une vision synthétique de cette histoire au féminin. 
Comparant les pratiques par-delà les frontières, plusieurs chapitres thématiques analysent les principales évolutions du collectionnisme au féminin : la progressive émancipation juridique et économique, le rapport avec la demeure privée, puis avec le musée ouvert au public, les milieux sociaux et les goûts artistiques – du vase chinois à l’art conceptuel en passant par l’étape essentielle du surréalisme. La période considérée s’étend de la fin du xixe siècle, qui voit la fin du modèle aristocratique du mécénat et de la commande, jusqu’à la période contemporaine, où les notions mêmes de collection, d’art et d’Occident paraissent proches de l’éclatement. La progression, chronologique, montre que l’émancipation des femmes dans les sociétés occidentales peut se lire à travers l’histoire de leurs collections d’art, outil puissant de libération culturelle et d’affirmation de soi. 
Alternant avec ces mises au point, plusieurs portraits singuliers retracent l’itinéraire biographique et esthétique de collectionneuses remarquables, parmi lesquelles Nélie Jacquemart, Hélène Kröller-Müller, Helena Rubinstein, Marie Laure de Noailles, Peggy Guggenheim ou encore, plus près de nous, Dominique de Ménil ou Ingvild Goetz. Cette galerie de portraits révèle l’extrême diversité des personnalités et des motivations. 
Abondamment documenté grâce à un recours systématique aux documents d’archives, confrontant approche contextuelle et biographique, cet ouvrage démontre l’impérieuse nécessité de procéder à une réévaluation de l’action des collectionneuses d’art, s’agissant du soutien à la création vivante, du progrès de la connaissance artistique et surtout de la patrimonialisation des chefs-d’œuvre de l’art depuis 1880. 
Historienne de l’art, agrégée d’histoire, Julie Verlaine est depuis 2010 maîtresse de conférences en histoire culturelle contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du Centre d’histoire sociale du XXe siècle. Outre de nombreux articles publiés sur le collectionnisme et le marché d’art, elle a codirigé Le Spectacle de l’histoire (Rennes, 2012) et publié la version remaniée de sa thèse : Les Galeries d’art contemporain à Paris. Une histoire culturelle du marché de l’art (Paris, 2012).

lundi 1 décembre 2014

vidéo: Julie Verlaine, Les Galeries d’art contemporain à Paris. Une histoire culturelle du marché de l’art, 1944-1970


Les galeries d'art contemporain à Paris de la... par CentreHistoireSociale
Julie Verlaine
Les Galeries d’art contemporain à Paris
Une histoire culturelle du marché de l’art, 1944-1970
Publications de la Sorbonne
2013

Présentation de l'éditeur
Que se passe-t-il à l'intérieur des galeries d'art contemporain ? Lieux d'exposition des oeuvres d'art, lieux de rencontre entre artistes et amateurs, lieux de transactions économiques et de reconnaissance symbolique, les galeries sont au coeur du circuit de l'art contemporain, de l'atelier de l'artiste aux salons des collectionneurs et aux cimaises des musées. Faire leur histoire, c'est comprendre comment se construit la valeur artistique, comment les artistes bâtissent leur carrière, comment l'art se diffuse dans la société française.
1944: les marchands parisiens reconstruisent le premier foyer de création artistique mondiale. 1970 : la foire de Bâle sonne le glas de l'hégémonie parisienne, au profit de New York. Pourtant, pendant un quart de siècle, les galeristes défendent pied à pied leurs visions de l'art: certains se passionnent pour des inconnus, qu'ils révèlent au public; d'autres militent au côté des avant-gardes; d'autres encore accompagnent leurs artistes vers la consécration.
Toutes et tous impriment leur marque dans l'histoire de l'art. Fondé sur des archives inédites et une abondante documentation, cet ouvrage propose une histoire sociale et culturelle du marché de l'art parisien pendant les Trente Glorieuses. Les marchands se muent en galeristes: prospecteurs, agents, impresarios, ils se rendent indispensables aux artistes, aux critiques et aux collectionneurs. Adoptant le point de vue de Paris, ce livre met en évidence l'intensification et la diversification des échanges et des circulations entre des métropoles concurrentes.
Il constitue un indispensable complément à l'étude des oeuvres et des artistes, pour qui veut comprendre pleinement l'art du XXe siècle. 
Agrégée d'histoire, ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, Julie Verlaine est maîtresse de conférences en histoire culturelle contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et membre du Centre d'histoire sociale du XXe siècle (UMR 8058). Ses recherches portent sur les rapports entre arts et sociétés à l'époque contemporaine, avec une attention particulière pour le marché de l'art, l'histoire des collections publiques et privées et les processus de patrimonialisation.

jeudi 6 novembre 2014

La culture et ses intermédiaires. Dans les arts, le numérique et les industries créatives, Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff

La culture et ses intermédiaires
Dans les arts, le numérique et les industries créatives
Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff
Editions des archives contemporaines
2014

Présentation de l'éditeur
Qui sont les protagonistes des « fonctions » d’intermédiation en pleine expansion actuellement ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
Amazon, iTunes, Netflix, YouTube, etc. : la liste serait longue des nouvelles formes controversées d’accès à la culture. À côté de ces grands noms d’entreprises transnationales, c’est en réalité l’ensemble des activités d’intermédiaires dans les arts et les industries créatives qui s’expose aujourd’hui et semble croître, en nombre, en taille et en puissance. Qui sont les protagonistes de ces activités en pleine expansion?
Que font-ils ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
À travers une vingtaine d’enquêtes conduites en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sur des individus et des entreprises qui font exister l’offre et la demande de travail artistique ou de biens culturels, les auteurs de ce livre répondent pour la première fois à ces questions de manière plurisectorielle : dans les arts visuels, la musique, le cinéma, la mode, la bande-dessinée et les industries numériques. La plupart des « fonctions » d’intermédiation sont ainsi abordées, depuis le soutien à la production jusqu’aux palmarès en passant par la sélection des talents, le développement de carrières, le montage des équipes et des budgets et, bien entendu, la distribution et la promotion des œuvres.
La perspective adoptée met en avant les luttes incessantes pour la conquête des créations ayant lieu aux frontières de « territoires » d’activité professionnalisés ou plus informels. L’ouvrage constitue un plaidoyer pour une sociologie des systèmes d’intermédiation : méthode d’analyse pertinente des reconfigurations économiques actuelles, irréductibles au discours enchanté des investisseurs comme au schème critique globalisant de la marchandisation de la culture ; instrument privilégié d’une écologie sociale indispensable à une compréhension réaliste du travail artistique. Au terme du parcours, les débats sur la reconnaissance déclinante des créateurs et la répartition inégale des risques et des bénéfices au sein du capitalisme dit « culturel » devraient apparaître sous un jour inédit.

Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff avec des contributions d’Olivier Alexandre, Pierre-Jean Benghozi, Célia Bense Ferreira Alves, Christian Bessy, Laura Braden, Vincent Bullich, Pierre-Marie Chauvin, Diana Crane, Timothy J. Dowd, Thomas Guignard, Karim Hammou, Wenceslas Lizé, Audrey Mariette, Jean-Matthieu Méon, Bernard Miège, Delphine Naudier, Keith Negus, Thomas Paris, Violaine Roussel, Mathieu Trachman, Laure de Verdalle, Julie Verlaine et Pierre-Édouard Weill.

mardi 9 juillet 2013

Le Mouvement Social, n°243 avril-juin 2013, Intermédiaires culturels, territoires professionnels et mobilisations collectives dans les mondes de l'art

Le Mouvement Social,  n°243 avril-juin 2013, Intermédiaires culturels, territoires professionnels et mobilisations collectives dans les mondes de l'art,
Sous la direction d'Olivier Roueff et Séverine Sofio
La Découverte
2013


Page 3 à 7
Éditorial
Olivier Roueff et Séverine SofioIntermédiaires culturels et mobilisations dans les mondes de l'art

Page 9 à 18
Angèle David-Guillou L'organisation des musiciens dans la Grande-Bretagne du XIXe siècle : vers une nouvelle définition de la profession

Page 19 à 30
Vincent Cardon et Mathieu GrégoireLes syndicats du spectacle et le placement dans l'entre-deux-guerres

Page 31 à 40
Luc Sigalo Santos, Portrait d'un service public en intermédiaire : l'ANPE Spectacle de Paris

Page 41 à 51
Delphine Naudier, La construction sociale d'un territoire professionnel : les agents artistiques

Page 53 à 65
Julie Verlaine, Les associations professionnelles de marchands d'art après 1945 : lobbying et modernisation à Paris et à New York

Page 67 à 77
Marjorie Glas,  Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (SYNDEAC), miroir et moteur des transformations de l'univers théâtral

Page 79 à 89
Laurent Jeanpierre et al.,  Représenter les commissaires d'exposition d'art contemporain en France : une intermédiation collective impossible ?

Page 91 à 103
Caroline Moine, La Fédération internationale des associations de producteurs de films : un acteur controversé de la promotion du cinéma après 1945

Page 105 à 116
Hervé Serry et Josée Vincent, Penser le rôle des foires internationales dans la mondialisation de l'édition L'exemple des éditeurs québécois à la Buchmesse de Francfort

Page 117 à 141
  Notes de lecture

Page 143 à 147
  Informations et initiatives