« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 2 mai 2017

écouter: François Héran, Avec l'immigration. Mesurer, débattre, agir


écouter: François Héran, Avec l'immigration. Mesurer, débattre, agir
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 29.04.2017
François Héran 
Avec l'immigration 
Mesurer, débattre, agir 
La Découverte
L'envers des faits
2017

Présentation de l'éditeur
En France, les « problèmes de l’immigration » se succèdent en rafale, dans un débat récurrent attisé par les cycles de la vie politique et en particulier le rythme de la présidentielle : crise des réfugiés, islam et laïcité, droit du sol, double nationalité, regroupement familial, « jungle » de Calais…
François Héran replace les arguments de ce débat dans une perspective démographique et politique. Il revient notamment sur l’ère Sarkozy : neuf années de mainmise sur la politique migratoire de la France, mais pour quel bilan ? Abandon de la politique d’« immigration choisie », persistance de l’immigration dite « subie » mais légale : en fi n de compte, une personne sur quatre vivant en France est immigrée ou enfant d’immigré. Le volontarisme ultra rêve encore, cependant, de faire sauter le verrou des droits fondamentaux.
Soulignant le progrès des connaissances sur l’immigration, l’auteur réfute les erreurs grossières de certains politiques (Marine Le Pen en tête) et essayistes médiatiques (tel Éric Zemmour). Il revisite la question de la citoyenneté : « droit du sang » et « droit du sol » sont en fait deux versions d’un même droit, le droit du temps. Sans occulter les obstacles à l’intégration, il la montre aussi à l’œuvre, comme dans ce gymnase de banlieue où chacun, sans distinction d’origines et de croyances, vient donner son sang, peu importe à qui.
Au final, une approche sereine et réaliste. Ni pour ni contre l’immigration : avec elle, tout simplement
Sociologue et démographe, François Héran a dirigé pendant cinq ans (1993-1998) la division des enquêtes et études démographiques de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), puis pendant dix ans, de 1999 à 2009, l'Ined (Institut national d'études démographiques).

mardi 4 avril 2017

François Héran, Avec l'immigration. Mesurer, débattre, agir

François Héran 
Avec l'immigration 
Mesurer, débattre, agir 
La Découverte
L'envers des faits
2017

Présentation de l'éditeur
En France, les « problèmes de l’immigration » se succèdent en rafale, dans un débat récurrent attisé par les cycles de la vie politique et en particulier le rythme de la présidentielle : crise des réfugiés, islam et laïcité, droit du sol, double nationalité, regroupement familial, « jungle » de Calais…
François Héran replace les arguments de ce débat dans une perspective démographique et politique. Il revient notamment sur l’ère Sarkozy : neuf années de mainmise sur la politique migratoire de la France, mais pour quel bilan ? Abandon de la politique d’« immigration choisie », persistance de l’immigration dite « subie » mais légale : en fi n de compte, une personne sur quatre vivant en France est immigrée ou enfant d’immigré. Le volontarisme ultra rêve encore, cependant, de faire sauter le verrou des droits fondamentaux.
Soulignant le progrès des connaissances sur l’immigration, l’auteur réfute les erreurs grossières de certains politiques (Marine Le Pen en tête) et essayistes médiatiques (tel Éric Zemmour). Il revisite la question de la citoyenneté : « droit du sang » et « droit du sol » sont en fait deux versions d’un même droit, le droit du temps. Sans occulter les obstacles à l’intégration, il la montre aussi à l’œuvre, comme dans ce gymnase de banlieue où chacun, sans distinction d’origines et de croyances, vient donner son sang, peu importe à qui.
Au final, une approche sereine et réaliste. Ni pour ni contre l’immigration : avec elle, tout simplement
Sociologue et démographe, François Héran a dirigé pendant cinq ans (1993-1998) la division des enquêtes et études démographiques de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), puis pendant dix ans, de 1999 à 2009, l'Ined (Institut national d'études démographiques).

mercredi 8 juin 2016

vidéo: Silyane Larcher, L’autre citoyen. L’idéal républicain et les Antilles après l’esclavage




Silyane Larcher
L’autre citoyen
L’idéal républicain et les Antilles après l’esclavage 
Préface d'Etienne Balibar
Armand Colin
Le temps des idées
2014

Présentation de l'éditeur
En 1848, l’abolition de l’esclavage, par la Seconde République, a libéré des chaînes plus de 250 000 esclaves. Par l’application du suffrage universel, ceux des Antilles, de la Guyane et de la Réunion ont, en théorie, été dotés des mêmes droits civils et électoraux que tous les citoyens (masculins) de la métropole. La réalité a été fort différente. Ces citoyens colonisés sont longtemps restés soumis à un régime d’exception. Au Parlement, à Paris, leurs députés votaient des lois qui ne leur étaient pas applicables ! Le pouvoir exécutif et les gouverneurs locaux s’occupaient de leur sort. 
Comment, dans un pays construit sur une citoyenneté que l’on prétend universaliste et abstraite – et qui ne cesse de le répéter – a-t-on pu s’accommoder d’une telle contradiction ? L’histoire que nous raconte ce livre est celle de luttes et de rapports de forces. Une histoire de violences dont les anciens esclaves sont les protagonistes anonymes. Dans une société française dite « postcoloniale », l’auteur invite à méditer les fondements complexes de l’articulation entre citoyenneté, question sociale, histoire et « race ».
Silyane Larcher, politiste et philosophe, est chercheure au CNRS et membre de l'URMIS-Université Paris Diderot.

mardi 17 novembre 2015

Samuel Hayat, Quand la République était révolutionnaire. Citoyenneté et représentation en 1848

Samuel Hayat
Quand la République était révolutionnaire 
Citoyenneté et représentation en 1848 
Seuil
2014

Présentation de l'éditeur
L’insurrection imprévue de février 1848 a fait naître une République. Mais que recouvre exactement le mot ?
Loin de s’enfermer dans des discussions savantes, cette question fait l’objet de débats publics, de manifestations et d’affrontements, en particulier dans les rues de Paris. Deux conceptions opposées de la République se constituent. D’un côté, la République modérée, défendue par la majorité du Gouvernement provisoire puis de l’Assemblée nationale, selon laquelle la République se résume dans l’élection au suffrage « universel » (les femmes en restent exclues). D’un autre côté, la République démocratique et sociale, qui rallie des membres de clubs, des ouvriers, de simples citoyens, pour lesquels la République n’a de sens que si elle permet au peuple de participer directement aux affaires publiques, de garder le contrôle sur ses représentants et d’assurer l’émancipation des travailleurs.
L’échec de l'insurrection de juin permet le triomphe de la République modérée et des institutions du gouvernement représentatif, mais la République démocratique et sociale se maintient, comme horizon révolutionnaire, au sein du mouvement ouvrier naissant.
En retrouvant les discours et les controverses sur le sens de la citoyenneté et de la représentation, cette plongée dans le printemps 1848 laisse entrevoir la possibilité d'une République émancipatrice, non advenue mais dont la puissance révolutionnaire est toujours actuelle.

Samuel Hayat est docteur en science politique de l'Université Paris 8-Saint-Denis et lauréat 2012 du prix Aguirre-Basualdo en Droit et Sciences politiques de la Chancellerie des Universités de Paris. Chercheur au Conservatoire national des arts et métiers, membre des comités de rédaction des revues Tracés et Participations, ses travaux portent sur l’histoire et la théorie de la représentation politique, ainsi que sur la sociologie historique du mouvement ouvrier français.