« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 13 avril 2019

Publications de Pierre Bourdieu: L'analyse du changement & inventer et revisiter




Publications de Pierre Bourdieu
L'analyse du changement 
& 
inventer et revisiter



(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure,  G.Q.)
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Voir également:
 
 
 

jeudi 28 mars 2019

audio: Guillaume Gourgues, Pourquoi ont-ils tué Lip? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral (avec Claude Neuschwander)




audio: Guillaume Gourgues, Pourquoi ont-ils tué Lip? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral (avec Claude Neuschwander)
21 mars 2019
Faculté d'Economie et de Gestion d'Aix-Marseille
en partenariat avec les Masters RH de la Faculté d'Economie et de Gestion de l'Université Aix-Marseille, le LEST (Laboratoire d'Economie et de Sociologie du Travail) et le site internet nonfiction.fr

Guillaume Gourgues & Claude Neuschwander
Pourquoi ont-ils tué Lip?
De la victoire ouvrière au tournant néolibéral 
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2018

Présentation de l'éditeur
En 1973, les ouvrières et ouvriers de l’usine horlogère Lip à Besançon s’opposent aux licenciements qu’on leur promet : occupation, confiscation du stock de montres, redémarrage partiel de la production, organisation des premières paies ouvrières. En mars 1974, au terme d’un conflit au retentissement mondial, devenu un véritable mythe du mouvement social, leur entreprise redémarre, relancée par un consortium d’actionnaires emmené par Antoine Riboud et soutenu par l’État. Les licenciements sont évités. C’est la victoire ouvrière.
Mais deux ans plus tard, c’est la faillite. Ceux qui avaient relancé Lip accusent alors Claude Neuschwander, qu’ils avaient placé à la tête de l’entreprise, d’en être le principal responsable. Celui-ci clame pourtant haut et fort que la décision de liquider Lip est un choix politique : le patronat et l’État ont-ils délibérément interrompu la relance ? Ont-ils tué Lip et, si oui, pourquoi ?
Cet ouvrage propose de suivre l’hypothèse d’une mise à mort politique de l’entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l’explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d’archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues, chercheur en science politique, retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l’histoire du capitalisme français qu’a été la relance de Lip.
Considérer la fin de Lip comme le résultat d’une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l’ordre néolibéral actuel qui s’enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l’économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n’ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d’ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.
Guillaume Gourgues est universitaire et politiste. Il s’inté­resse aux questions de résistances syndicales et aux évolutions contemporaines des formes politiques et sociales de démocratie.
Claude Neuschwander est le patron emblématique de la relance de Lip. Chargé en 1974 de redresser l’usine horlogère de Besançon, il est désavoué deux ans plus tard, et la faillite de Lip lui est attribuée, encore aujourd’hui. Il donne ici sa version des faits.


dimanche 25 novembre 2018

Pierre Bourdieu: inventer et revisiter (inventer des modes d'organisation, inventer des structures démocratiques, revisiter ce qu'a fait le mouvement ouvrier au 19e siècle, utopies rationnelles )



Pierre Bourdieu: inventer et revisiter
(inventer des modes d'organisation, inventer des structures démocratiques, revisiter ce qu'a fait le mouvement ouvrier au 19e siècle, utopies rationnelles




Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 08.11.2020, Gilbert Quélennec
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voir également:

Bourdieu, à propos des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques 

 

Pierre Bourdieu: "La précarité s'inscrit dans un mode de domination d'un type nouveau, fondé sur l'institution d'un état généralisé et permanent d'insécurité visant à contraindre les travailleurs à la soumission, à l'acceptation de l'exploitation . Pour caractériser ce mode de domination qui, bien que dans ses effets, il ressemble de très près au capitalisme sauvage des origines, est tout à fait sans précédent, quelqu'un a proposé ici le concept à la fois très pertinent et très expressif de flexploitation." 

Pierre Bourdieu: "J'ai dit aux gens qui sont dominants: (..) vous allez être, comme en Californie, dans des espèces de ghettos dorés avec des vigiles, vous ne pourrez pas sortir, il faudra des chiens de garde, il faudra des systèmes de défense partout, vous allez être dans une espèce de forteresse assiégée, entourés par une violence que vous aurez produite vous même ».
 

"La philosophie libérale demande que l’on abatte les frontières, et elle préconise l’affaiblissement de l’État, l’abaissement des barrières douanières, l’abaissement de tous les obstacles à la circulation des capitaux, à l’investissement à l’étranger. Les États nationaux sont gênants parce qu’ils peuvent faire des politiques indépendantes des forces économiques, ils peuvent encourager le développement des marchés intérieurs. Cela en élevant les salaires, en faisant des réformes agraires qui pourraient élever le pouvoir d’achat des paysans, etc. Cela ne plaît pas du tout aux gens qui parlent de mondialisation."
en ligne: Pierre Bourdieu, Mondialisation et domination : de la finance à la culture (entretien avec B. Chung au Collège de France, 26 janvier 2000)

Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien au mouvement des chômeurs et des travailleurs précaires
 

lundi 4 juin 2018

Guillaume Gourgues & Claude Neuschwander, Pourquoi ont-ils tué Lip? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral

Guillaume Gourgues & Claude Neuschwander
Pourquoi ont-ils tué Lip?
De la victoire ouvrière au tournant néolibéral 
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2018

Présentation de l'éditeur
En 1973, les ouvrières et ouvriers de l’usine horlogère Lip à Besançon s’opposent aux licenciements qu’on leur promet : occupation, confiscation du stock de montres, redémarrage partiel de la production, organisation des premières paies ouvrières. En mars 1974, au terme d’un conflit au retentissement mondial, devenu un véritable mythe du mouvement social, leur entreprise redémarre, relancée par un consortium d’actionnaires emmené par Antoine Riboud et soutenu par l’État. Les licenciements sont évités. C’est la victoire ouvrière.
Mais deux ans plus tard, c’est la faillite. Ceux qui avaient relancé Lip accusent alors Claude Neuschwander, qu’ils avaient placé à la tête de l’entreprise, d’en être le principal responsable. Celui-ci clame pourtant haut et fort que la décision de liquider Lip est un choix politique : le patronat et l’État ont-ils délibérément interrompu la relance ? Ont-ils tué Lip et, si oui, pourquoi ?
Cet ouvrage propose de suivre l’hypothèse d’une mise à mort politique de l’entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l’explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d’archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues, chercheur en science politique, retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l’histoire du capitalisme français qu’a été la relance de Lip.
Considérer la fin de Lip comme le résultat d’une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l’ordre néolibéral actuel qui s’enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l’économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n’ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d’ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.
Guillaume Gourgues est universitaire et politiste. Il s’inté­resse aux questions de résistances syndicales et aux évolutions contemporaines des formes politiques et sociales de démocratie.
Claude Neuschwander est le patron emblématique de la relance de Lip. Chargé en 1974 de redresser l’usine horlogère de Besançon, il est désavoué deux ans plus tard, et la faillite de Lip lui est attribuée, encore aujourd’hui. Il donne ici sa version des faits.


mercredi 21 septembre 2016

vidéo: Michèle Riot-Sarcey, Le procès de la liberté. Une histoire souterraine du XIXe siècle



Michèle Riot-Sarcey
Le procès de la liberté
Une histoire souterraine du XIXe siècle 
La Découverte
2016

Présentation de l'éditeur
Dans cet ouvrage, Michèle Riot-Sarcey fait revivre les idées de liberté surgies au cours des expériences ouvrières et des révolutions sociales du XIXe siècle français. Des idées largement oubliées depuis : minoritaires et utopiques, incomprises à leur époque, elles ont été maltraitées par l’histoire devenue canonique. Leur actualité s’impose pourtant aujourd’hui, à l’heure où l’idée de liberté individuelle a été dissociée de la liberté collective et réduite au libéralisme et à l’individualisme.
Ce passé inaccompli est ici revisité à partir de ses traces multiples : publications politiques, archives, romans, poésie, tableau, etc. Avec un souffle singulier, l’auteure restitue l’étonnant parcours de vie de femmes et d’hommes du peuple si nombreux à s’engager dans les chemins de la révolte, révélant ainsi les modalités méconnues de l’effacement de cette histoire. Comme le rôle des idées du « socialiste » Henri de Saint-Simon, qui influença tant de ces acteurs avant de se retrouver au cœur du projet capitaliste et industrialiste du Second Empire. Ou encore celui de Victor Hugo, dont l’immense succès des Misérables contribua à l’oubli de l’esprit de liberté qui avait marqué les insurrections de 1830 et 1848.
Cette fresque audacieuse, aussi excitante à lire qu’elle est remarquablement documentée, démontre la pertinence de la pensée de Walter Benjamin sur la nécessité de « faire exploser les continuités historiques ». Et elle invite à comprendre autrement les symboles aujourd’hui en ruines du XIXe siècle français : philosophie du progrès, contrôle de l’ordre social, « mission civilisatrice » de la république coloniale… Afin de libérer la modernité créatrice de la modernité dévastatrice, ce livre entend ainsi donner à voir sous un jour nouveau les rêves du passé, dont l’actualité prend sens au présent dans la quête d’un avenir radicalement autre. 
Michèle Riot-Sarcey, professeure émérite d’histoire contemporaine et d’histoire du genre à l’université Paris-VIII-Saint-Denis, et historienne du politique et du féminisme, est notamment l’auteure de La Démocratie à l’épreuve des femmes. Trois figures critiques du pouvoir, 1830-1848 (Désirée Véret, Jeanne Deroin, Eugénie Ni-boyet) (Albin Michel, 1994), Le Réel de l’utopie (Albin Michel, 1998), Histoire du féminisme (La Découverte, 2002, 2015), 1848, la révolution oubliée (avec Maurizio Gribaudi, La Découverte, 2008, 2009).


mardi 17 novembre 2015

Samuel Hayat, Quand la République était révolutionnaire. Citoyenneté et représentation en 1848

Samuel Hayat
Quand la République était révolutionnaire 
Citoyenneté et représentation en 1848 
Seuil
2014

Présentation de l'éditeur
L’insurrection imprévue de février 1848 a fait naître une République. Mais que recouvre exactement le mot ?
Loin de s’enfermer dans des discussions savantes, cette question fait l’objet de débats publics, de manifestations et d’affrontements, en particulier dans les rues de Paris. Deux conceptions opposées de la République se constituent. D’un côté, la République modérée, défendue par la majorité du Gouvernement provisoire puis de l’Assemblée nationale, selon laquelle la République se résume dans l’élection au suffrage « universel » (les femmes en restent exclues). D’un autre côté, la République démocratique et sociale, qui rallie des membres de clubs, des ouvriers, de simples citoyens, pour lesquels la République n’a de sens que si elle permet au peuple de participer directement aux affaires publiques, de garder le contrôle sur ses représentants et d’assurer l’émancipation des travailleurs.
L’échec de l'insurrection de juin permet le triomphe de la République modérée et des institutions du gouvernement représentatif, mais la République démocratique et sociale se maintient, comme horizon révolutionnaire, au sein du mouvement ouvrier naissant.
En retrouvant les discours et les controverses sur le sens de la citoyenneté et de la représentation, cette plongée dans le printemps 1848 laisse entrevoir la possibilité d'une République émancipatrice, non advenue mais dont la puissance révolutionnaire est toujours actuelle.

Samuel Hayat est docteur en science politique de l'Université Paris 8-Saint-Denis et lauréat 2012 du prix Aguirre-Basualdo en Droit et Sciences politiques de la Chancellerie des Universités de Paris. Chercheur au Conservatoire national des arts et métiers, membre des comités de rédaction des revues Tracés et Participations, ses travaux portent sur l’histoire et la théorie de la représentation politique, ainsi que sur la sociologie historique du mouvement ouvrier français.