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Rien n'est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d'observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n'ont rien pour les soutenir que l'opinion. C'est donc sur l'opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s'étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu'aux plus libres et aux plus populaires
(David Hume in Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aussi in Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.257-258)

vendredi 23 septembre 2011

Actes de la recherche en sciences sociales N° 189, Septembre 2011, L'évaluation : contextes et pratiques

Actes de la recherche en sciences sociales N° 189, Septembre 2011, L'évaluation : contextes et pratiques

Pour une sociologie critique des dispositifs d’évaluation
Sandrine Garcia et Sabine Montagne
« Réduire le temps d’attente et de passage aux urgences »
Une entreprise de réforme d’un service public et ses effets sociaux
Nicolas Belorgey
Gestion de la file d’attente et invisibilisation des précaires
Mensonge institutionnalisé dans une caisse primaire d’assurance maladie
Pascal Martin
Ce que l’évaluation fait au travail
Normalisation du client et mobilisation différentielle des collectifs dans les chaînes hôtelières
Sylvie Monchatre
Lectures critiques : Rémunération à la performance
Effets pervers et désordre dans les services publics
Maya Bacache-Beauvallet
Hors thème : Les portes fermées du journalisme
L’espace social des étudiants des formations « reconnues »
Géraud Lafarge et Dominique Marchetti