« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 22 juillet 2016

David Pontille, Signer ensemble. Contribution et évaluation en sciences

David Pontille
Signer ensemble
Contribution et évaluation en sciences 
Economica 
Etudes sociologiques 
2016

Présentation de l'éditeur
L'activité scientifique est traversée d'une tension fondamentale entre les formes organisationnelles du travail collaboratif et les politiques d'évaluation qui consacrent des génies individuels. Cette tension relance régulièrement les débats autour de la signature des articles scientifiques et alimente, depuis les années 1950, la production d'outils nouveaux destinés à recomposer les modes d'attribution des productions scientifiques, dès lors que leurs acteurs sont multiples et leur hiérarchisation âprement discutée.
En se centrant sur les sciences de la vie, la recherche médicale et la physique des particules, David Pontille analyse les transformations concomitantes des modes de contribution scientifique et des formes, matérielles et institutionnalisées, de la signature des articles. Examinant l'expression de l'autorité scientifique, les principes de distribution de l'action et de la décision dans les organisations du travail, il montre combien ces déplacements modifient simultanément les ressorts d'élaboration des subjectivités à l'œuvre en science.
Cet ouvrage engage une vaste réflexion susceptible de soutenir une autre politique d'évaluation du travail scientifique dans l'ensemble des domaines de la recherche.
David Pontille est sociologue, directeur de recherche au CNRS, membre du Centre de Sociologie de l'Innovation (i3 – Mines ParisTech). Il a notamment publié La signature scientifique : une sociologie pragmatique de l'attribution (CNRS Editions, 2004), avec Béatrice Fraenkel, Damien Collard et Gaëlle Deharo, Le travail des huissiers : transformations d'un métier de l'écrit (Octares, 2010), et avec Jérôme Denis, Petite sociologie de la signalétique : les coulisses des panneaux du métro (Presses des Mines, 2010). Il est cofondateur d'un blog scientifique collectif sur les pratiques d'écriture (www.scriptopolis.fr/).




dimanche 30 août 2015

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N° 209, septembre 2015, Classements sportifs


Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N° 209, septembre 2015, Classements sportifs
Seuil, S’abonner

Résumé
Ce numéro entend questionner les différentes logiques à l’œuvre dans les processus d’évaluation des sportifs. Loin d’être un espace qui évaluerait et classerait des performances purement « sportives », l’univers des sports, tout particulièrement celui du sport-spectacle, fait l’objet d’enjeux croissants et multiples. Les articles s’attachent ainsi à montrer les différents ressorts sociaux des logiques économiques, politiques ou encore professionnelles relatives à la production et à la diffusion permanente des évaluations sportives (classements, titres, notes, etc.), en les situant dans les transformations historiques des économies du sport-spectacle du début du XXe siècle à aujourd’hui. En s’appuyant sur des exemples très différenciés (la boxe anglaise, le football et le cyclisme professionnels, la course à pied, etc.), il s’agit d’analyser la concurrence entre les institutions et les agents sociaux de plus en plus nombreux (sportifs, entraîneurs, organisateurs de spectacles, fédérations, sponsors, journalistes, médecins, etc.) qui participent à ces luttes, permettant ainsi d’éclairer des processus d’évaluation également à l’œuvre dans d’autres univers sociaux. Les auteurs du numéro restituent concrètement, à travers des enquêtes de terrain, les conditions sociales et historiques des performances dites « sportives ».
(source: ARSS)

mercredi 11 mars 2015

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales N° 189, Septembre 2011, L'évaluation : contextes et pratiques

en ligne sur Cairn.info:  
Actes de la recherche en sciences sociales N° 189, Septembre 2011, L'évaluation : contextes et pratiques, Seuil

Sandrine Garcia et Sabine Montagne
Pour une sociologie critique des dispositifs d'évaluation

Nicolas Belorgey
« Réduire le temps d'attente et de passage aux urgences »
Une entreprise de « réforme » d'un service public et ses effets sociaux
 
Pascal Martin
Gestion de la file d'attente et invisibilisation des précaires
Mensonge institutionnalisé dans une caisse d'assurance maladie

Sylvie Monchatre
Ce que l'évaluation fait au travail
Normalisation du client et mobilisation différentielle des collectifs dans les chaînes hôtelières

Lectures critiques

Maya Bacache-Beauvallet
Rémunération à la performance
Effets pervers et désordre dans les services publics

Hors thème

Par Géraud Lafarge et Dominique Marchetti
Les portes fermées du journalisme
L'espace social des étudiants des formations « reconnues »
Version HTML


mercredi 8 janvier 2014

Yves Gingras, Les dérives de l'évaluation de la recherche. Du bon usage de la bibliométrie



Yves Gingras
Les dérives de l'évaluation de la recherche
Du bon usage de la bibliométrie
Raisons d'agir
2014

Table des matières
9 Introduction
13 Les origines de la bibliométrie
L¹analyse des citations, outil de gestion des collections de revues,
16. ­ L¹index des citations : l¹informatisation de la recherche bibliographique,
19. ­ La bibliométrie : un outil au service des
politiques scientifiques,
21. ­ L¹évaluation bibliométrique de la recherche et des chercheurs, 25.
27 Ce que la bibliométrie nous apprend de la dynamique des sciences
Le contenu d¹un index des citations,
29. ­ Un outil pour historiens et sociologues des sciences,
32. ­ Compter à différentes échelles,
36. ­ Quelques clichés sur les pratiques de citation,
47. L¹effet du SCI sur les pratiques de citation des chercheurs et des
revues, 50.
53 La multiplication des évaluations
L¹évaluation des publications,
56. ­ L¹évaluation des projets de recherche,
57. ­ L¹évaluation des enseignants-chercheurs,
60. L¹épidémie de l¹indice H,
62. ­ Les mauvais usages du « facteur
d¹impact » des revues,
65. ­ L¹évaluation des départements et des
laboratoires de recherche,
72. ­ Quantifier pour contrôler,
74. Évaluer n¹est pas classer, 78.
81 L¹évaluation de la recherche
Les sources de données,
85. ­ Les limites des indicateurs bibliométriques,
87. ­ Un univers à plusieurs dimensions,
90. ­ Évaluer les indicateurs,
91. ­ Trois propriétés essentielles d¹un bon indicateur,
92. ­ Les habits neufs des universités ? 98.
107 Conclusion
109 Notes

Yves Gingras, Professeur , Département d'histoire, Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Observatoire des sciences et des technologies (OST), UQAM

mercredi 4 décembre 2013

écouter: Angélique del Rey, La tyrannie de l’évaluation

écouter:
Angélique del Rey, La tyrannie de l’évaluation
Europe 1 midi, 30/05/2013

Angélique del Rey, La tyrannie de l’évaluation
Le 5/7 du week-end par Laurence Garcia, 11.05.2013


Angélique del Rey
La tyrannie de l’évaluation
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Dans la vie quotidienne de chacun, jeune ou moins jeune, cadre ou ouvrier, à l'école comme au travail, dans les organisations publiques et privées, au niveau des politiques publiques, etc., les évaluations se font de plus en plus pressantes, diffuses, continues. Rendre des comptes, être visible, mesurable et surtout compétitif devient l'injonction permanente, stressante et très peu mise en cause. Être évalué paraît généralement aller de soi, voire être désirable : « On m'évalue, donc je suis. » Or ces évaluations sont tout à fait paradoxales : au nom de la rétribution au mérite, elles dénient le mérite véritable et engendrent un climat délétère de concurrence et de sauve-qui-peut ; au nom de « plus d'efficacité », elles créent une forme inédite d'inefficacité ; au nom de l'objectivité, elles écrasent les différences, standardisent, normalisent.
De cette omniprésence de l'évaluation et de ses méfaits, ce livre propose une analyse originale, qui, au-delà de la critique, réfléchit aussi à des pistes alternatives en résonance avec une intuition largement répandue : la complexité de la vie sociale n'est pas respectée. Les nouvelles évaluations rendent unidimensionnelle une vie multiple, ignorent les conflits qui font le coeur de l'individu comme de la société et, surtout, prétendent être justes et efficaces en dehors de toute situation réelle, en dehors de toute territorialisation.
Une réflexion essentielle pour ne pas se soumettre à cette « évaluation qui tue ».
Angélique del Rey enseigne la philosophie dans un centre de postcure pour adolescents, en banlieue parisienne. Elle est l’auteure, avec Miguel Benasayag, de Plus jamais seuls. Le phénomène du téléphone portable (Bayard, 2006) et Éloge du conflit (La Découverte, 2007). Elle a également collaboré, avec des membres du Réseau Éducation sans frontières, à l’écriture de La Chasse aux enfants (La Découverte, 2008).



vendredi 23 septembre 2011

Actes de la recherche en sciences sociales N° 189, Septembre 2011, L'évaluation : contextes et pratiques

Actes de la recherche en sciences sociales N° 189, Septembre 2011, L'évaluation : contextes et pratiques

Pour une sociologie critique des dispositifs d’évaluation
Sandrine Garcia et Sabine Montagne
« Réduire le temps d’attente et de passage aux urgences »
Une entreprise de réforme d’un service public et ses effets sociaux
Nicolas Belorgey
Gestion de la file d’attente et invisibilisation des précaires
Mensonge institutionnalisé dans une caisse primaire d’assurance maladie
Pascal Martin
Ce que l’évaluation fait au travail
Normalisation du client et mobilisation différentielle des collectifs dans les chaînes hôtelières
Sylvie Monchatre
Lectures critiques : Rémunération à la performance
Effets pervers et désordre dans les services publics
Maya Bacache-Beauvallet
Hors thème : Les portes fermées du journalisme
L’espace social des étudiants des formations « reconnues »
Géraud Lafarge et Dominique Marchetti