Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



dimanche 27 juin 2010

à paraître: Alban Bensa, Après Lévi-Strauss, pour une anthropologie à taille humaine

Alban Bensa
Après Lévi-Strauss
Pour une anthropologie à taille humaine

Textuel
(22 septembre 2010)

Présentation de l'éditeur
Contre une posture surplombante de l’ethnologue comme divin interprète des choses humaines, Alban Bensa défend une anthropologie radicalement empathique et politique qui rende la parole aux sans voix. Parce que comprendre les raisons de l’autre, en ces temps de peurs et de crispations identitaires, ce n’est pas l’étiqueter, le réduire, l’assigner mais bien prendre langue avec lui et, osons le mot, l’aimer et lui donner la parole.

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