Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



samedi 18 décembre 2010

à paraître: Agone 45, George Orwell, entre littérature et politique


Agone 45
George Orwell, entre littérature et politique
Agone
À paraître le 15/04/2011 
Numéro issu du premier colloque consacré à George Orwell en France, à l’université de Lille III, en mars 2010 : « videos du colloque  Orwell, une conscience politique du XXe siècle ».

Tout ce que j’ai écrit d’important depuis 1936 a été écrit contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique. Dans une époque comme la nôtre, il me paraît inimaginable que l’on puisse s’abstenir d’aborder ces problèmes. Toute la question est de savoir quel camp on choisit et quelle méthode on adopte. Et plus on a conscience de ses propres partis pris politiques, plus on a de chances d’agir politiquement sans rien renier de sa personnalité esthétique ou intellectuelle. Ce à quoi je me suis le plus attaché au cours de ces dix dernières années, c’est à faire de l’écriture politique un art à part entière. Ce qui me pousse au travail, c’est toujours le sentiment d’une injustice et l’idée qu’il faut prendre parti. C’est toujours là où je n’avais pas de visée politique que j’ai écrit des livres sans vie.
De 1936 à sa mort en 1950, Orwell a inscrit sa réflexion dans une culture politique aujourd’hui largement refoulée, émanant de petits groupes qui ont pris acte, dès les années 1930, du double échec historique du mouvement ouvrier et révolutionnaire sans cesser pour autant de chercher les voies d’une transformation socialiste de la société.
Au sommaire
La gauche hétérodoxe et la réception d’Orwell en France, François Bordes
Russell, Orwell et l’impérialisme britannique, Olivier Estèves
Orwell et la question de la Palestine, Giora Goodman
George Orwell, icône de l’Europe unie, Christophe Le Dréau
Le peuple d’Orwell, John Crowley et S. Romi Mukherjee
Orwell moderniste, Patricia Rae
Orwell et la révolte intellectuelle, Jean-Jacques Rosat
Histoire radicale
Dossier « Ville & écologie. Retour sur Lewis Mumford »
Pour une technologie démocratique, Lewis Mumford
Lewis Mumford : un écologiste nord-américain oublié, Ramachandra Guha

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