Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 30 mai 2012

Aude Bandini, Wilfrid Sellars et le mythe du donné + videos: Colloque Wilfrid Sellars: Science et métaphysique, Mai 2009

Aude Bandini
Wilfrid Sellars et le mythe du donné
PUF
2012

Présentation de l'éditeur
Sur quoi notre connaissance, et notamment notre connaissance scientifique du monde, est-elle fondée ? Traditionnellement, l’empirisme a répondu à cette question en affirmant que c’est à l’expérience, plus spécifiquement au donné de la perception sensible, que nous devrions recourir pour juger de la validité de nos représentations conceptuelles du réel.
Cependant, en quoi ce donné doit-il consister pour pouvoir jouer ce rôle d’arbitre et de fondement ? S’il n’est qu’un divers de la sensation, comment pourrait-il donner lieu à une connaissance? Et si, au contraire, ce sont des faits qui nous sont donnés, comment expliquer les phénomènes de l’erreur ou de l’illusion ?
La critique par Wilfrid Sellars (1912-1989) du « mythe du donné » vise à établir qu’il n’y a rien qui, en vérité, puisse à la fois nous être simplement donné et en même temps assurer par lui seul une fonction de justification pour la connaissance.
Aude Bandini est enseignante et post-doctorante au département de philosophie de l’Université du Québec à Montréal (Chaire de recherche du Canada en philosophie de la logique et des mathématiques) et membre du Groupe de recherche interdisciplinaire sur la normativité (GRIN) de l’Université de Montréal.
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 videos: Colloque Wilfrid Sellars: Science et métaphysique, Mai 2009




jeudi 28 mai 2009 

Michael Williams, Johns Hopkins University
Inferentialism and Ontology

Aude Bandini, Collège de France
Entre cohérentisme et fondationalisme : la conception sellarsienne de l’expérience

James O’Shea, University College Dublin
Sensing, Seeing, and Categorizing : What is the Myth of the Given ?

Robert Brandom, University of Pittsburgh
Pragmatism, Inferentialism, and Modality in Sellars’s Arguments against Empiricism

vendredi 29 mai 2009

Willem deVries, University of New Hampshire
The Transcendental and the Causal in Experience

Jean-Baptiste Rauzy, Université de Provence
La conception citationnelle de l’abstraction

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