Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 31 mai 2012

Valérie Aucouturier, Qu’est-ce que l’intentionalité?

 

Valérie Aucouturier
Qu’est-ce que l’intentionalité? 
Vrin
2012

Présentation de l'éditeur
Partant des diverses façons dont se décline le problème de l’intentionalité – celui de la nature des objets intentionnels (Comment est-il possible d’avoir quelque chose à l’esprit, de voir ou de penser à quelque chose sans que cette chose soit “matériellement” présente dans notre esprit?) et celui de la nature de l’esprit (Comment caractériser cette capacité spécifique de l’esprit à se rapporter à quelque chose?) –, cet ouvrage vise à comprendre cette spécificité du mental sans retomber dans un dualisme cartésien. Faut-il alors naturaliser l’intentionalité, c’est-à-dire l’envisager comme un phénomène naturel dont nous devons spécifier la nature et les lois qui le régisse? Ne peut-on appréhender l’intentionalité autrement, comme constituée par la relation téléologique d’un être vivant (et pas seulement d’un esprit) à son environnement? 



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