Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 16 octobre 2012

Margaret MARUANI, Monique MERON, Un siècle de travail des femmes en France, 1901-2011

Margaret MARUANI
Monique MERON
Un siècle de travail des femmes en France
1901-2011
La Découverte
2012

Présentation de l'éditeur
Compter le nombre de femmes au travail dans la France du XXe siècle et conter l'histoire de ces chiffres, telle est l'ambition de ce livre. Au prix d'une recherche de grande ampleur, les auteures ont rassemblé- pour la première fois - les statistiques du travail, de l'emploi et du chômage des femmes de 1901 à 2011, ces chiffres basiques que l'on peine à retrouver dans le labyrinthe des publications statistiques.
À rebours des idées reçues, cet ouvrage met en évidence le poids indiscutable de l'activité laborieuse féminine dans le fonctionnement économique, sa remarquable constance, en dépit des crises et des récessions, par-delà les périodes de guerre et d'après-guerre. Jamais moins du tiers - et désormais près de la moitié- de la population active : telle est la part des femmes dans le monde professionnel au XXe siècle en France. Telle est la portée de leur force de travail.
Au fil des recensements de la population, les auteures analysent les fluctuations de la division sexuelle du travail, des métiers d'antan aux professions d'aujourd'hui, et décryptent, d'un début de siècle à l'autre, les illusions d'optique statistique. Un livre original et accessible, qui intéressera, au-delà des spécialistes, toutes celles et ceux qui sont attachés à comprendre comment se construisent les stéréotypes sur la place des femmes dans la société.
Margaret Maruani est sociologue, directrice de recherche au CNRS, rattachée au Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS/CNRS/Université Paris-Descartes). Elle dirige le réseau de recherche international et pluridisciplinaire « Marché du travail et Genre » (MAGE) qu’elle a créé en 1995, ainsi que la revue Travail, genre et sociétés.
Monique Meron est statisticienne, administratrice de l’INSEE et affiliée au Laboratoire de sociologie quantitative (LSQ) du Centre de recherche en économie et statistique (CREST). Elle a été responsable d’enquêtes nationales et d’études pour l’analyse du marché du travail et la démographie. Elle coordonne le projet "European socioeconomic groups" (ESEG).

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