« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 4 janvier 2016

Savoir/agir n° 34, De la classe ouvrière aux classes populaires

Savoir/agir n° 34
De la classe ouvrière aux classes populaires
éditions du Croquant
2016 
Présentation de l'éditeur
Il fut un temps qui n’est pas si lointain où « la classe ouvrière » était créditée d’un rôle messianique par les uns, d’épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l’effondrement du socialisme « réellement existant », à la désindustrialisation massive, etc., a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais « moyennisée » et/ou « individualisée ». La montée du chômage et de la précarité, le retour de « l’insécurité sociale », le creusement des inégalités, etc., ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s’est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que « les classes populaires » ne sont pas pour autant disparues avec « la classe ouvrière ». Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n’a jamais été ailleurs que dans l’imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s’agira dans ce dossier de cerner « ce que populaire veut dire », de s’interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d’étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s’en échappe, de reposer la question de « la culture populaire ».

Sommaire

Éditorial
Géopolitisations, par Frédéric Lebaron
Dossier : De la classe ouvrière aux classes populaires, coordonné par Gérard Mauger
Portrait statistique des classes populaires contemporaines, par Thomas Amossé
Compter les classes populaires  : où sont les femmes  ?, par Monique Meron
École  : les trois chemins, par Tristan Poullaouec
L’accession à la propriété  : facteur de division des classes populaires  ?, par Violaine Girard
Le retour des classes est «  populaire  » à l’Association française de sociologie, par Jean-Luc Deshayes
De la sociologie de la classe ouvrière à la sociologie des classes populaires. Penser ensemble la condition des ouvriers et des employé-e-s, par Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy, Yasmine Siblot
Pourquoi la gauche a-t-elle perdu les classes populaires  ?, par Stéphane Beaud, Michel Pialoux
Représenter les classes populaires  ?, par Lorenzo Barrault-Stella, Bernard Pudal
Grand entretien avec Thomas Piketty : Pour une approche qui mêle histoire, sociologie, culture… Propos recueillis par Frédéric Lebaron
Paroles
Tuer la contestation dans l’œuf. Histoire d’une implantation syndicale avortée dans la restauration rapide, par Charles Berthonneau
Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche  : toujours la panne, par Louis Weber
L’expérience grecque (III)
«  Un pistolet sur la tempe   », par Gérard Mauger
Chroniques du monde
Le «  prix  » de la Révolution en Tunisie, par Amin Allal
Culture
Représentations du social et positionnement esthétique de deux transfuges. Le cinéma des frères Dardenne, par Cédric Lomba

vendredi 16 janvier 2015

vidéos: Journées d'études sur "Les classes sociales en Europe", 15 et 16 décembre 2014

 

Vidéos: Les classes sociales en Europe

(source: Canal-U)
Programme
Journées d’étude organisées par les réseaux Classes sociales, inégalités, fragmentations, Méthodes, Sociologie des élites et Justice sociale de l’AFS.
Avec le soutien du Ceraps (UMR 8026), du Cresppa (UMR 7217), et de la Maison des Sciences de l’Homme de Lorraine. 15 et 16 décembre 2014
Site CNRS Pouchet, Paris

mardi 16 octobre 2012

Margaret MARUANI, Monique MERON, Un siècle de travail des femmes en France, 1901-2011

Margaret MARUANI
Monique MERON
Un siècle de travail des femmes en France
1901-2011
La Découverte
2012

Présentation de l'éditeur
Compter le nombre de femmes au travail dans la France du XXe siècle et conter l'histoire de ces chiffres, telle est l'ambition de ce livre. Au prix d'une recherche de grande ampleur, les auteures ont rassemblé- pour la première fois - les statistiques du travail, de l'emploi et du chômage des femmes de 1901 à 2011, ces chiffres basiques que l'on peine à retrouver dans le labyrinthe des publications statistiques.
À rebours des idées reçues, cet ouvrage met en évidence le poids indiscutable de l'activité laborieuse féminine dans le fonctionnement économique, sa remarquable constance, en dépit des crises et des récessions, par-delà les périodes de guerre et d'après-guerre. Jamais moins du tiers - et désormais près de la moitié- de la population active : telle est la part des femmes dans le monde professionnel au XXe siècle en France. Telle est la portée de leur force de travail.
Au fil des recensements de la population, les auteures analysent les fluctuations de la division sexuelle du travail, des métiers d'antan aux professions d'aujourd'hui, et décryptent, d'un début de siècle à l'autre, les illusions d'optique statistique. Un livre original et accessible, qui intéressera, au-delà des spécialistes, toutes celles et ceux qui sont attachés à comprendre comment se construisent les stéréotypes sur la place des femmes dans la société.
Margaret Maruani est sociologue, directrice de recherche au CNRS, rattachée au Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS/CNRS/Université Paris-Descartes). Elle dirige le réseau de recherche international et pluridisciplinaire « Marché du travail et Genre » (MAGE) qu’elle a créé en 1995, ainsi que la revue Travail, genre et sociétés.
Monique Meron est statisticienne, administratrice de l’INSEE et affiliée au Laboratoire de sociologie quantitative (LSQ) du Centre de recherche en économie et statistique (CREST). Elle a été responsable d’enquêtes nationales et d’études pour l’analyse du marché du travail et la démographie. Elle coordonne le projet "European socioeconomic groups" (ESEG).