Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



dimanche 14 avril 2013

écouter: Yves Gingras, Pour une histoire vraiment sociologique (et une sociologie vraiment historique) des sciences

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Yves Gingras, Pour une histoire vraiment sociologique (et une sociologie vraiment historique) des sciences

   - questions/réponses

(Savoirs en multimédia)

Conférence donnée dans le cadre du séminaire des "Jeudis de l'histoire et de la philosophie des sciences 2012-2013", organisé par le département de philosophie sous la responsabilité de Mathias Girel, Michel Morange, et Sophie Roux.
A partir de deux études de cas - l'une portant sur Einstein et Poincaré, l'autre sur la découverte de l'ADN - on s'interroge sur ce que pourrait être une histoire vraiment sociologique (ou une sociologie vraiment historique) des sciences. On montre en particulier que certaines méthodes bibliométriques, par exemple le relevé de co-citations, permettent de soulever des questions qui n'auraient pas été identifiées sans elles. Ces méthodes donnent donc un cadre théorique dans lequel les éléments les plus traditionnels de l'histoire des sciences prennent un nouveau sens.

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