« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est sciences. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sciences. Afficher tous les articles

vendredi 30 septembre 2016

Filles + sciences = une équation insoluble ? Enquête sur les classes préparatoires scientifiques, Marianne BLANCHARD, Sophie ORANGE et Arnaud PIERREL

Filles + sciences = une équation insoluble ? 
Enquête sur les classes préparatoires scientifiques
Marianne BLANCHARD, Sophie ORANGE et Arnaud PIERREL
Préface de Christian Baudelot
Rue d'Ulm
CEPREMAP
2016


Présentation de l'éditeur
Les filles constituent quasiment la moitié des bacheliers scientifiques et réussissent mieux à cet examen que les garçons. Pourtant les grandes écoles d’ingénieurs – qui représentent plus que jamais la voie d’accès aux positions de pouvoir – demeurent aujourd’hui des bastions masculins. C’est cette énigme apparente qu’il s’agit de résoudre : comment rendre compte de cette « disparition » des filles ? Où sont-elles passées ?
En mobilisant un large spectre de sources statistiques et une enquête conduite auprès d’élèves de classes préparatoires scientifiques à la demande de la direction de l’École normale supérieure, ce livre propose une approche originale en considérant cette disparition comme un fait social à part entière. Comment certains parcours scolaires et certaines destinées professionnelles en viennent-ils à être reconnus comme ouverts aux femmes ? Quels mécanismes d’incitation poussent les uns plus que les autres à se sentir à leur place dans ces parcours scolaires d’excellence scientifique ? Comment les rapports aux savoirs qui y ont cours participent-ils au maintien de ces bastions masculins ?
Cette étude pourra intéresser un large public : élèves, enseignants, parents d’élèves, conseillers d’orientation, mais aussi responsables politiques ou associatifs en charge de la promotion des carrières scientifiques féminines, ainsi que sociologues et économistes spécialistes des questions scolaires et/ou de genre. 

Ancienne élève de l’ENS, Marianne BLANCHARD est maître de conférences en sociologie à l’Université de Toulouse 2/ESPE Midi-Pyrénées et chercheuse au Certop. Ses recherches portent sur la formation des élites, du point de vue des publics comme des institutions. Elle a publié Les Écoles supérieures de commerce. Sociohistoire d’une entreprise éducative en France (Garnier, 2015) et Sociologie de l’école (avec J. Cayouette Remblière, La Découverte, 2016).
Sophie ORANGE est maître de conférences à l’Université de Nantes et chercheuse au CENS. Ses travaux concernent principalement la construction des choix scolaires, le processus d’orientation des bacheliers et la segmentation de l’enseignement supérieur. Elle a publié L’Autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires (PUF, 2013) et L’Université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues (avec R. Bodin, Éditions du Croquant, 2013).
Arnaud PIERREL est doctorant en sociologie au laboratoire Gresco à l’Université de Poitiers. Agrégé de sciences économiques et sociales, il s’intéresse aux transformations à l’œuvre au sein de l’espace de l’enseignement supérieur et aux publics étudiants. Il a notamment publié, en 2015, « Réussite scolaire, barrière économique. Des boursiers et leur famille face aux frais de scolarité des grandes écoles de commerce » dans la revue Sociologie. 
 

mardi 2 février 2016

Anne Marcovich and Terry Shinn, Toward a New Dimension. Exploring the Nanoscale

Anne Marcovich and Terry Shinn
Toward a New Dimension
Exploring the Nanoscale
Oxford University Press
2014

Présentation de l'éditeur
Over the course of the last thirty years, the investigation of objects at the nano scale has rocketed. Nanoscale scientific research has not only powerfully affected the amount and orientation of knowledge, it has perhaps even more significantly redirected the ways in which much research work is carried out, changed scientists' methodology and reasoning processes, and influenced aspects of the structure of career trajectory and the functioning of scientific disciplines.
This book identifies key historical moments and episodes in the birth and evolution of nanoscience, discusses the novel repertory of epistemological concerns of practitioners, and signals sociological propensities. As Galileo's telescope explored the moon's surface four hundred years ago, nano instrumentation now makes it possible to see the surface of single molecules. Moreover, practitioners are able to manipulate individual atoms and molecules at will to produce pre-designed synthetic materials, non-existent in nature. The combinatorial of heightened observational capacity and the tailoring of synthetic artificial materials exhibiting hitherto novel physical properties has widened and transformed the worlds of scientific knowledge and technical artefact. This book invites the question: to what extent does nanoscale scientific research constitute a kind of 'scientific revolution'?
Anne Marcovich is a historian and sociologist of science and medicine based at the Paris Maison des Sciences de l'Homme. Her research work entails studies of the relations between human body representations and representations of the social body; the history of ideas and theories concerning cancer, the human brain, and the processes and mechanisms of the mental development of children; the diffusion of Chinese medicine in the French medical context; and form and internal structure as invariants in the organisation and evolution of society.
Terry Shinn is a historian and sociologist of science based at the Maison des Sciences de l'Homme. His research covers themes such as relations between social structure and educational hierarchy in the sciences; linkage between the organisation of research work and the structure of scientific disciplines; correlations between research question, reasoning modes, and intra-laboratory hierarchy and research function; the place of "generic instrumentation" in the growth of 20th century scientific knowledge in the physical sciences; and transversality in the circulation of knowledge between scientific fields.

vendredi 13 novembre 2015

vidéo: Daniel Roche, Lumières, sociétés, sciences au XVIIIᵉ siècle


"Mélasse optique" d'atomes de sodium refroidis par la lumière de faisceaux laser (Photographie : W. D. Phillips, NIST) 
Colloque de rentrée du Collège de France, Lumière, lumières
jeudi 15 octobre 2015 vendredi 16 octobre 2015
16 octobre 2015



lundi 13 juillet 2015

vidéo: Yves Gingras, Comment ne pas faire une communication scientifique


Yves Gingras, Comment ne pas faire une communication scientifique
Atelier de formation, CIRST, Faculté des sciences humaines de l'UQAM
27 mars 2015

lundi 8 décembre 2014

Steven Shapin, Une histoire sociale de la vérité. Science et mondanité dans l'Angleterre du XVIIe siècle

Steven Shapin
Une histoire sociale de la vérité 
Science et mondanité dans l'Angleterre du XVIIe siècle
La Découverte
2014

Présentation de l'éditeur
Quelles sont les conditions nécessaires à l'existence d'un bien collectif comme le savoir ? Comment distinguer le vrai du faux ? Selon quels critères accorder sa confiance ? Dans Une histoire sociale de la vérité, Steven Shapin raconte comment la notion de « vérité scientifique » s'est constituée dans l'Angleterre du XVIIe siècle. Il recrée avec élégance l'univers des gentilshommes philosophes (Francis Bacon et Robert Boyle en tête) à une époque cruciale pour la science moderne. Il livre un tableau très vivant des relations entre culture mondaine et pratique scientifique. Les codes de conduite des gentilshommes d'alors prônant la confiance, la courtoisie, l'honneur et l'intégrité ont en effet fourni des solutions efficaces aux problèmes de crédibilité de la science, et garanti la fiabilité des connaissances sur le monde.
À partir de ce récit historique détaillé, Steven Shapin discute plus largement de l'établissement du savoir factuel en science, mais aussi dans la vie quotidienne. Sa peinture des moeurs des gentilshommes philosophes lui permet d'illustrer l'affirmation selon laquelle la confiance est impérative dans la constitution de tout savoir, qui reste avant tout une entreprise collective. Un ouvrage devenu l'une des références internationales incontournables de la sociologie des sciences et des sciences sociales dans leur ensemble. 
Steven Shapin, né en 1943, historien et sociologue des sciences américain, est professeur à Harvard. Ses recherches lui ont valu de nombreux prix. Il est notamment l'auteur (avec Simon Schaffer) de Leviathan et la pompe à air (La Découverte, 1993)

jeudi 11 septembre 2014

écouter: Yves Gingras, présentation du livre Controverses. Accords et désaccords en sciences humaines et sociales


écouter: Yves Gingras, présentation du livre Controverses. Accords et désaccords en sciences humaines et sociales
commentaires de Jean-Guy Prévost (Science politique, UQAM) et Vincent Guillin (Philosophie, UQAM).
CIRST, UQAM, 05.09.2014

Controverses
Accords et désaccords en sciences humaines et sociales 
(Sous la direction de Yves Gingras)
Culture & Société
CNRS
2014

Présentation de l'éditeur
Statistiques ethniques contestées par les sociologues, disputes homériques entre historiens sur Aristote au Mont-Saint-Michel, tirs croisés contre Galilée hérétique et Galilée courtier, polémiques cristallisées par Black Athena, ouvrage prétendant revisiter l’histoire de l’Égypte antique… Les chercheurs en sciences sociales raffolent des controverses qui donnent du piquant à une vie académique souvent monotone.
Ces débats font-ils pour autant avancer la connaissance ? Ne seraient-ils que des dialogues de sourds entre spécialistes défendant leur part de vérité ? En revenant sur ces querelles emblématiques, les études réunies dans cet ouvrage semblent confirmer le jugement de Schopenhauer : « En règle générale, celui qui débat ne se bat pas pour la vérité mais pour sa thèse… »
Professeur au département d’histoire à l’université du Québec à Montréal (UQAM), titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences, Yves Gingras est notamment l’auteur d’Éloge de l’homo techno-logicus (2005) et de Sociologie des sciences (2013).


vendredi 8 novembre 2013

Bachelard hors les murs - Retours d'expériences. Revue de Synthèse - Tome 134 / Numéro 3, 2013

Bachelard hors les murs - Retours d'expériences 
Revue de Synthèse - Tome 134 / Numéro 3, 2013
Springer

Présentation de l'éditeur
En 2012, au cinquantenaire de la mort de Gaston Bachelard, philosophe si influent en France comme ailleurs, la Revue organisa un grand colloque à Paris. Il fut l'occasion de collecter, en marge de la réunion, la série d'articles qui forment ce numéro. Chacun restitue, à la manière d'expérimentation, un itinéraire de l'oeuvre, singulier et méconnu, hors des lieux où elle s'était d'abord implantée. Du vaste monde sillonné, les sciences, les arts, le langage nous reviennent éclairés de manière inattendue.
  • Gaston Bachelard est sans doute l'un des philosophes des sciences les plus influents du XXe siècle, en France comme à l'étranger par le biais de la circulation des travaux qu'il a inspirés
  • Les articles qui forment ce numéro rendent compte d'itinéraires singuliers et de circulations très diverses, entre la philosophie, les sciences, le langage et les arts
  • Des lectures rigoureuses de l'oeuvre depuis les langues anglaises ou allemandes, un détour éclairant par la philosophie des sciences du début du XXe siècle, des confrontations artistiques fécondes, des cheminements qui passent dans la part orientale de l'Europe où comptent les travaux conçus en France

Sommaire  



  •  Pages 313-315 


    Articles

    Que Veut Dire Bachelard par « Rationalisme Appliqué »? 

    Mary Tiles Pages 317-32

    Vasile Tonoiu et l’Esprit Scientifique Moderne une Approche Roumaine de Gaston Bachelard

    Ionel Buse Pages 329-342 

    Bachelard et Brunschvicg la Logique Interne du Discours Scientifique

    Yvon Gauthier Pages 343-353 

    Gaston Bachelard et Albert Flocon la Rencontre d’un Philosophe Avec un Graveur

    Hans-Jörg Rheinberger Pages 355-372

    Une Lecture Matérielle d’un Poète Japonais: Kenji Miyazawa

    Osamu Kanamori Pages 373-389

  • Revue Critique

    L’école Normale de L’an III et la Reconfiguration des Savoirs Sous la Révolution

    Jean-Pierre Schandeler Pages 391-398 


    Comptes Rendus

    Enquêtes sur les Sciences

    Nathalie Richard, Sabine Reungoat, Caroline Ehrhardt, Baptiste Mélès Pages 399-414
 

samedi 27 juillet 2013

écouter: Yves Gingras, Sociologie des sciences

écouter:
Yves Gingras, Sociologie des sciences
La  tête au carré, 06.05.2013

Yves Gingras
Sociologie des sciences
PUF
2013

Présentation de l'éditeur
Comment le savoir scientifique se constitue-t-il ? Y a-t-il des facteurs sociaux et culturels qui favorisent le développement des sciences ? Quelles institutions accompagnent ou freinent ce développement ? Comment travaillent les savants ? Comment valident-ils leurs connaissances ? Pourquoi y a-t-il des controverses ?
En se penchant sur les rapports entre science et société, les sociologues des sciences ont interrogé la manière dont la connaissance scientifique se construit. Loin de la figure, tantôt fascinante, tantôt inquiétante, du savant travaillant seul dans son laboratoire, ils nous donnent à voir la recherche en sciences dures d’aujourd’hui comme étant essentiellement une entreprise collective, souvent transnationale.
Yves Gingras est professeur au Département d’histoire de l’université du Québec à Montréal (UQAM), titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences et directeur scientifique de l’Observatoire des sciences et des technologies (OST).

vendredi 26 juillet 2013

video: Caroline Ehrhardt, Évariste Galois. La fabrication d’une icône mathématique

Votre navigateur doit être équipé du plugin flash pour pouvoir lire la vidéo en ligne.
Si ce n'est pas le cas, cliquez ici pour l'obtenir.


Conférence dans le cadre du cycle « Lire la science ».Enssib, 9 Avril 2013

dimanche 14 avril 2013

écouter: Yves Gingras, Pour une histoire vraiment sociologique (et une sociologie vraiment historique) des sciences

écouter:
Yves Gingras, Pour une histoire vraiment sociologique (et une sociologie vraiment historique) des sciences

   - questions/réponses

(Savoirs en multimédia)

Conférence donnée dans le cadre du séminaire des "Jeudis de l'histoire et de la philosophie des sciences 2012-2013", organisé par le département de philosophie sous la responsabilité de Mathias Girel, Michel Morange, et Sophie Roux.
A partir de deux études de cas - l'une portant sur Einstein et Poincaré, l'autre sur la découverte de l'ADN - on s'interroge sur ce que pourrait être une histoire vraiment sociologique (ou une sociologie vraiment historique) des sciences. On montre en particulier que certaines méthodes bibliométriques, par exemple le relevé de co-citations, permettent de soulever des questions qui n'auraient pas été identifiées sans elles. Ces méthodes donnent donc un cadre théorique dans lequel les éléments les plus traditionnels de l'histoire des sciences prennent un nouveau sens.

lundi 11 février 2013

Yves Gingras, Sociologie des sciences

Yves Gingras
Sociologie des sciences
PUF
2013

Présentation de l'éditeur
Comment le savoir scientifique se constitue-t-il ? Y a-t-il des facteurs sociaux et culturels qui favorisent le développement des sciences ? Quelles institutions accompagnent ou freinent ce développement ? Comment travaillent les savants ? Comment valident-ils leurs connaissances ? Pourquoi y a-t-il des controverses ?
En se penchant sur les rapports entre science et société, les sociologues des sciences ont interrogé la manière dont la connaissance scientifique se construit. Loin de la figure, tantôt fascinante, tantôt inquiétante, du savant travaillant seul dans son laboratoire, ils nous donnent à voir la recherche en sciences dures d’aujourd’hui comme étant essentiellement une entreprise collective, souvent transnationale.
Yves Gingras est professeur au Département d’histoire de l’université du Québec à Montréal (UQAM), titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences et directeur scientifique de l’Observatoire des sciences et des technologies (OST).

dimanche 12 février 2012

Pierre Bourdieu, à propos de Bachelard et de Koyré


Pierre Bourdieu, à propos de Gaston Bachelard et d'Alexandre Koyré





(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 19.02.2017,  Gilbert Quélennec)
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------



à propos de Bachelard 


Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques, avec Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Co-éditeur Mouton de Gruyter, 2005 (1968)

Esquisse d'une théorie de la pratique, Droz, 1972 et Seuil, Points essais, 2000, p.322

L'ontologie politique de Martin Heidegger, Actes de la recherche en sciences sociales, 1975, Numéro 5-6, pp. 109-156, aussi L'ontologie politique de Martin Heidegger, Minuit, 1988, p.97n

La distinction, Minuit, Le sens commun, 1979, p.21n, 103

Le sens pratique, Minuit,  Le sens commun, 1980, p.158

Questions de sociologie, Minuit, 1980, p.22

Ce que parler veut dire, Fayard, 1982, p.172, 181

Leçon sur la leçon, Minuit, 1982, p.39, 48

Sociologie générale, Vol. 1. Cours au Collège de France, 1981-1983, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2015, p.81, 194, 212, 270, 281, 312, 372, 423, 442, 490-491, 510, 537, 595-596

Sociologie générale, Vol. 2. Cours au Collège de France, 1983-1986, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2016, p.29-30, 96, 156, 176, 296, 388, 453, 772-773, 995, 1134

Choses dites, Minuit, Le sens commun, 1987, p.13, 53, 166

La Noblesse d'Etat, Minuit, Le sens commun, 1989, p.409

Invitation à la sociologie réflexive (avec Loïc Wacquant) , deuxième édition, traduction intégrale, corrigée et augmentée, (première édition en 1992 au Seuil dans une version abrégée), Seuil,  Liber, 2014, p.116-117, 118, 229, 232, 236, 251, 293, 311

Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, Cours & Travaux, 2012, p.22, 93, 253, 399, 425, 563

Les règles de l'art. Genèse et structure du champ littéraire, Seuil, 1992, Points Essais, 1998, p.298n, 494n

Raisons pratiques, Seuil,  1994, Points Essais, 1996, p.9, 16

Méditations pascaliennes, Seuil, Liber,  1997, et Points Essais, 2003, p.60, 62, 77, 139, 171, 365n

Manet: Une révolution symbolique. Cours au Collège de France (1998-2000), suivis d'un manuscrit inachevé de Pierre et Marie-Claire Bourdieu, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2013, p.70, 98, 106, 206, 340, 341, 364, 577

Langage et pouvoir symbolique,Seuil,  Points Essais, 2001, p.356

Science de la science et réflexivité, éd Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2001, p.9, 12, 43, 56, 80, 82, 147, 169-170, 180, 207, 208, 218

Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002, p.97, 112-113, 180

Esquisse pour une auto-analyse, éd. Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2004, p. 22, 23, 24-25, 41

Esquisses algériennes, Seuil, Liber, 2008, P.184n


à propos de Koyré
Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques, avec Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Co-éditeur Mouton de Gruyter, 2005 (1968), p. 56, 56n, 72, 72n

Choses dites, Minuit, Le sens commun, 1987, p.13-14

Invitation à la sociologie réflexive (avec Loïc Wacquant) , deuxième édition, traduction intégrale, corrigée et augmentée, (première édition en 1992 au Seuil dans une version abrégée), Seuil,  Liber, 2014, p.121, 174

Méditations pascaliennes, Seuil,  Liber, 1997, Points Essais, 2003, p.60

Science de la science et réflexivité, éd Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2001, p.9, 204, 208

Esquisse pour une auto-analyse, éd. Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2004, p.22, 41

Le Bal des célibataires. Crise de la société paysanne en Béarn, Seuil, Points Essais, 2002, p.221



-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


voir également:

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la science (champ scientifique, science de la science, réflexivité, livres)


Publications de Pierre Bourdieu: Sur la Philosophie et la théorie (projet de Thèse, contributions théoriques dans des incises ou des notes, contribution à la philosophie analytique, sociologie, champ, à propos des philosophes, livres)

 

vendredi 3 février 2012

Pierre Singaravélou, PROFESSER L'EMPIRE. Les "sciences coloniales" en France sous la IIIè République


Pierre Singaravélou
PROFESSER L'EMPIRE
Les "sciences coloniales" en France sous la IIIè République
Préface de Christophe Charle
Publications de la Sorbonne
2011

Présentation de l'éditeur
A partir des années 1880, la conjonction du scientisme et du renouveau de l'expansion ultramarine se traduit par l'institutionnalisation des savoirs sur les colonies et les populations colonisées, qui prennent la forme de nouvelles disciplines, les " sciences coloniales " (" histoire et géographie coloniales ", " législation et économie coloniales ", " psychologie indigène "), enseignées dans les universités et les grandes écoles françaises.
Les enseignants, universitaires et experts coloniaux, promeuvent une formation, tantôt pratique tantôt théorique, qui instruit les étudiants sur les colonies et justifie le projet impérial. Ces nouveaux spécialistes de la colonisation animent la " République des lettres coloniales ", une nébuleuse d'associations, de sociétés savantes, de musées et de maisons d'éditions, spécialisés dans les questions coloniales.
Toutefois cette adhésion du monde savant à la colonisation prend des formes très diverses, parfois contradictoires, irréductibles à un seul et même " discours colonial ". L'objet colonial et le terrain ultramarin induisent un décentrement épistémologique conduisant les savants à élaborer de nouvelles méthodes et catégories d'analyse. La marginalité des savants coloniaux et leur polyvalence professionnelle les incitent à franchir les frontières disciplinaires en défrichant des domaines inédits - histoire orale, " colonisation comparée ", science de l'aménagement, anthropologie juridique... 
Pierre Singaravélou, maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur à l'UMR IRICE (CNRS/Paris 1/Paris 4), travaille sur l'histoire des Empires coloniaux français et britannique aux XIXe et XXe siècles.
Il a récemment publié L'Empire des géographes. Géographie, exploration et colonisation (Belin, 2008), Au sommet de l'Empire. Les élites européennes dans les colonies du 16e au 20e siècle (avec C. Laux et F.-J. Ruggiu, Peter Lang, 2009), L'Empire des sports. Une histoire de la mondialisation culturelle (avec J. Sorez, Belin, 2010) et Territoires impériaux. Une histoire spatiale du fait colonial (avec H. Blais et F.
Deprest, Publications de la Sorbonne, 2011).
 

mardi 27 décembre 2011

Pierre Bourdieu, à propos de Georges Canguilhem

"J'étais frappé de voir que sa pensée et sa parole ne connaissaient pas ces chutes de tension, pour moi si décevantes, que j'observais chez tant d'autres philosophes de ma connaissance (certains fort éblouissants et profonds quand il parlaient de Kant ou de Malebranche), lorsque l'on passait des sujets les plus techniques de la philosophie ou de la science aux questions triviales de la vie. Il disait, avec un bonheur extraordinaire d'expression, des choses qui me paraissaient d'une grande liberté et d'une profonde sagesse" (Pierre Bourdieu, in Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2004, p.43) 


Pierre Bourdieu
à propos de Georges Canguilhem
 




Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 02.12.2024,  Gilbert Quélennec
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques, avec Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Co-éditeur Mouton de Gruyter, 2005 (1968), p. 11 n.1, 39 n.1, 76 et n.2, 85 et n.3, 109-116, 180-184, 265-272, 296-301

Ce que parler veut dire, Fayard, 1982, p.239

Leçon sur la leçon, Minuit, 1982, p.10

Sociologie générale, Vol. 1. Cours au Collège de France, 1981-1983, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2015, p.461, 548

Sociologie générale, Vol. 2. Cours au Collège de France, 1983-1986, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2016, p.96, 426, 619

Homo academicus, Minuit, Le sens commun, 1984, p.224

Choses dites, Minuit, Le sens commun, 1987, p.13-14

La Noblesse d'Etat, Minuit, Le sens commun, 1989, p.331

Invitation à la sociologie réflexive (avec Loïc Wacquant) , deuxième édition, traduction intégrale, corrigée et augmentée, (première édition en 1992 au Seuil dans une version abrégée), Seuil, Liber, 2014, p.139 n1

Les règles de l'art, Seuil, 1992, Points Essais, 1998, p.30n, 298n

Anthropologie économique, Cours au Collège de France, 1992-1993, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2017, p.153, 197, 269

Il ne faisait jamais le philosophe (à propos de Georges Canguilhem), Les Inrockuptibles, 25, 27 septembre-3 octobre 1995, p.12, aussi En homenaje a Canguilhem, en P. Bourdieu, 1997, Capital cultural, escuela y espacio social, México, Siglo XXI, pp.203-206

Méditations pascaliennes, SeuilLiber, 1997, Points Essais, 2003, p.59, 60

Georges Canguilhem: an obituary notice, Economy and Society, 27(2&3), 1998, 190-192

Manet: Une révolution symbolique. Cours au Collège de France (1998-2000), suivis d'un manuscrit inachevé de Pierre et Marie-Claire Bourdieu, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2013, p.70, 364, 484

Langage et pouvoir symbolique,  Seuil, Points Essais, 2001, p.342

Science de la science et réflexivité, éd Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2001, p.9, 205-206, 208

Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002, p.45, 180 ; p.54, 229, dans l'édition revue, complétée et actualisée de 2022

Esquisse pour une auto-analyse, éd. Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2004, p. 13, 132

« Secouez un peu vos structures ! »,  19 juillet 2001, in Le symbolique et le social. La réception internationale de la pensée de Pierre Bourdieu, Actes du colloque de Cerisy-La-Salle, sous la direction de Jacques Dubois, Pascal Durand et Yves Winkin, Liège, Editions de l’Université de Liège, 2005, p.334
 
Microcosmes. Théorie des champs, Raisons d'Agir, Microcosmes, 2021, P. 277, 303, 305-307, 560



---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


voir également:

samedi 19 novembre 2011

Caroline Ehrhardt, Évariste Galois. La fabrication d’une icône mathématique + Extrait de la préface d'Éric Brian

Caroline Ehrhardt
Évariste Galois
La fabrication d’une icône mathématique
EHESS
2011

Présentation de l'éditeur
Comment Évariste Galois, tué en duel à 21 ans, a-t-il pu devenir célèbre au point qu’une théorie algébrique porte son nom ? Caroline Ehrhardt s’intéresse à son parcours individuel et interroge les pratiques des mathématiques, notamment dans le milieu scolaire.
Tué au cours d’un duel en 1832, Évariste Galois fut avant d’être reconnu pour sa théorie des groupes célébré par les républicains qui se sont emparés de la mémoire de ce jeune jeté en prison deux fois pour son engagement. Ce n’est qu’une dizaine d’années après sa mort prématurée que ses travaux mathématiciens furent publiés et reconnus. La légende du génie malheureux incompris de ses contemporains était née. Caroline Ehrhardt s’intéresse à la fois à l’individu, et au contexte savant dans lequel ce jeune étudiant s’inscrivait. Elle interroge ainsi les pratiques des mathématiques, notamment dans le milieu scolaire où se forma Galois. Comment étaient-elles enseignées ? Quels étaient les sujets d’examens à l’école polytechnique où Galois fut un candidat malheureux avant de se rabattre sur l’École normale ? À la croisée de l’histoire sociale et de l’histoire des mathématiques, l’auteur apporte un portrait complet du mathématicien loin du mythe, et contribue à enrichir l’histoire de l’enseignement.

Extrait de la préface (Éric Brian, p. 9-13)
"Les sciences sociales et l’histoire ont-elles quelque chose de pertinent à dire sur les mathématiques ? Les sciences sociales y gagnent-elles quoi que ce soit ? Et leur propos a-t-il de quoi intéresser les mathématiciens ? À ces questions, l’étude que Caroline Ehrhardt a consacrée à la brève vie d’Évariste Galois, à son activité effective et aux époques de sa postérité conduit à répondre trois fois oui. Or on touche ici à certains des domaines les plus exemplaires et les plus abstraits des mathématiques contemporaines : la théorie des groupes et celle des structures algébriques. [...]
L’objet de sciences sociales et de l’histoire, ici, n’est pas la ressemblance de certains aspects des activités scientifiques avec d’autres activités humaines, mais l’abstraction même, c’est-à-dire les opérations concrètes – humaines ou sociales comme on voudra – par lesquelles les traces de l’activité savante et les formes de raisonnement qui y sont associées gagnent une portée temporelle qui dépasse tout à fait leurs conditions datées de production, c’est-à-dire un degré très élevé d’autonomie relative par rapport aux activités comparables. [...]
Caroline Ehrhardt explore-t-elle avec persévérance l’apport en histoire des mathématiques de démarches familières aux historiens généralistes, telles l’histoire intellectuelle et l’histoire matérielle de l’abstraction à la manière de Jean-Claude Perrot, ou bien aux sociologues généralistes, telle la théorie de la mémoire collective de Maurice Halbwachs, théorie qui connaît aujourd’hui un regain d’intérêt considérable dans le monde entier. Caroline Ehrhardt démontre par l’exemple la portée en histoire des sciences de démarches aujourd’hui bien identifiées dans les domaines les plus généraux de l’histoire et des sciences sociales qui ont effectivement, on le voit, quelque chose de pertinent à dire sur les mathématiques.
À ces disciplines généralistes, elle apporte deux éléments précieux. En premier lieu, c’est un registre de comparaisons inépuisables qui permettra de mieux cerner ce qui caractérise les plus abstraites des activités humaines. Mais c’est aussi un approfondissement de certains aspects de la théorie de la mémoire collective dans le cas d’activités hautement stylisées, hautement institutionnalisée. Il renforce le domaine des memory studies où la production est aujourd’hui très intense. Il est clair que les sciences sociales ont ici beaucoup à gagner pour disposer des moyens de traiter de front la production et la transmission des choses les plus abstraites.
Mais l’un des aspects à mes yeux les plus inattendus de la réception des recherches de Caroline Ehrhardt est sans doute celle que les chercheurs en mathématiques inscrits dans la postérité galoisienne lui accordent aujourd’hui. Ils découvrent en effet dans ses travaux une densité de textes liée d’une manière ou d’une autre à l’œuvre de Galois. Ils saisissent les conditions dans lesquelles ils ont été écrits et leurs enjeux souvent perdus de vue. L’histoire des mathématiques a ainsi gagné en épaisseur, en densité, en variabilité, non seulement pour les sciences sociales mais encore pour les mathématiciens spécialisés eux-mêmes. Les recherches de Caroline Ehrhardt ouvrent ainsi des pans oubliés et donc insoupçonnés de lisibilité proprement mathématique. Voici qui intéresse les mathématiciens."

Chargée de recherche au Service d’histoire de l’éducation (Institut français de l’éducation, Lyon), Caroline Ehrhardt est agrégée de mathématiques et docteur en histoire.

samedi 23 avril 2011

Sayaka Oki, Kagaku-akademî to 'yûyô na kagaku'. [L’Académie des sciences et 'les sciences utiles']

Sayaka Oki
Kagaku-akademî to 'yûyô na kagaku'. Fontoneru no yume kara kondoruse no yûtopia he 
[L’Académie des sciences et 'les sciences utiles'. Du rêve de Fontenelle à l’utopie de Condorcet]
The University of Nagoya Press
2011



公共のための「有用な科学」が追求された時代 —— 。国家による最初の本格的な科学研究機関であるパリ王立科学アカデミーが、科学活動の文化的・社会的な基盤を形成する一方、啓蒙のフィロゾーフの参入に よって統治のための科学へと踏み込んでいく過程を、初めて本格的に解明。科学史・社会史・思想史を横断する力作。

書籍の目次

序 章 「アカデミーの時代」と科学の制度化
第Ⅰ部 18世紀前半までのパリ王立科学アカデミー
第1章 学者の社会的地位とアカデミー構想
1 17世紀初頭までにおける学者の社会的地位
2 王の庇護を求めて
3 科学アカデミーと学者の役割
第2章 「有用な科学」の追求と18世紀前半における一定の達成
1 終身書記フォントネルの言説と「有用な科学」の追求
2 「専門性」を生かした副業の模索 —— レオミュルの嘆願
3 政府と科学アカデミーの関係
第3章 「科学の共和国」と外界に対する距離感
1 政治・文化における分水嶺としての18世紀中葉
2 技術・産業における変化との関わり
第Ⅱ部 啓蒙のフィロゾーフ達と問い直される科学の「有用性」
第4章 再定義される科学の「有用性」
1 啓蒙のフィロゾーフ達とその科学観
2 啓蒙期の科学観における理論研究の位置と「実利主義」
3 コンドルセの科学観と「有用性」
第5章 政治改革と「科学の共和国」
1 テュルゴーの改革と学者達の挑戦
2 大臣ネッケルの政策と監獄調査
第Ⅲ部 統治のための科学とコンドルセのユートピア
第6章 1780年代における「エコノミー」研究主題群の展開
1 「エコノミー」分類と旧字綴りの謎
2 宮内大臣ブルトゥイユと科学アカデミーの接近
3 「政治経済学」としての病院改革問題
第7章 コンドルセの社会数学と科学アカデミーの改革
1 《政治算術》とコンドルセ
2 新しい言語としての科学と科学アカデミーの改革
3 人口・保険・公共事業 —— 「統治の科学」を介した学者と行政官の遭遇
第8章 フランス革命と科学のユートピア
1 革命と科学アカデミー
2 「有用な科学」をめぐる闘争
3 コンドルセの『人間精神進歩の歴史表』と夢の終焉
終 章 「アカデミーの時代」が遺したもの —— 制度・ユートピア・忘却
1 科学技術史上における科学アカデミー像の再解釈
2 フランス啓蒙思想研究と科学アカデミー史の関わり —— 「有用性」と科学
3 「エコノミー」と経済学史
4 むすび —— 「有用な科学」と啓蒙の専制
lire la présentation en français sur le blog d'Éric Brian

vendredi 22 avril 2011

video: Éric BRIAN, Pourquoi Condorcet?

videos: Éric BRIAN, Pourquoi Condorcet ?
Première partie : Un itinéraire biographique
Deuxième partie : Au fil de ses écrits
Troisième partie : Des questions actuelles

Campus Condorcet, 2011

Éric Brian étudie l’incertitude et la régularité des phénomènes sociaux aujourd'hui et la manière dont les savants les ont saisies par le passé. Ancien directeur scientifique adjoint de l'Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS, il anime l'unité "Histoire et populations" à l'INED et dirige la Revue de synthèse (éditions Springer France).