Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



lundi 9 septembre 2013

Fondation Copernic et Attac, Retraites : l’alternative cachée

Fondation Copernic et Attac
Retraites : l’alternative cachée
Syllepse
2013

ou lire en ligne Retraites : l’alternative cachée


Présentation de l'éditeur
Trois ans après leur dernier ouvrage commun (Retraites. L’heure de vérité, Syllepse, 2010), et pour les mêmes raisons, La Fondation Copernic et Attac reprennent la plume pour défendre les retraites contre les attaques du gouvernement. Pas de changement, donc.
Faut-il allonger la durée de cotisation nécessaire pour garantir le financement des retraites ? Cette mesure serait-elle  la plus juste» face à «cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie», comme l’a affirmé François Hollande? En aucun cas!
Les réformes précédentes ont déjà fortement réduit les droits à pensions et aggravé les inégalités entre les pensions des femmes et celles des hommes.
À l’horizon 2060, la baisse des pensions par rapport aux salaires serait, en fonction des scénarios économiques, de 15 à 25% supplémentaires.
La réforme annoncée est, comme les précédentes, justifiée par un argument apparemment de bon sens : «On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps». Idées reçues, contrevérités, manipulations, voilà ce que démonte ce livre en avançant des propositions.
S’appuyant sur le contenu des rapports officiels, les auteurs montrent qu’une nouvelle régression sociale, qui obligerait à travailler toujours plus longtemps et à voir quand même la retraite baisser, n’est pas inéluctable.
Une alternative existe, s’appuyant sur une mise à contribution des revenus du capital et sur le développement de l’activité utile. Plus qu’une question d’équilibre financier, les retraites posent celle de la société dans laquelle nous souhaitons vivre.


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