Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 21 janvier 2014

Franck Fischbach, La critique sociale au cinéma


Franck Fischbach 
La critique sociale au cinéma 
Vrin
2012

Présentation de l'éditeur
Chacun sait que la « critique sociale » n’a pas son origine au cinéma et qu’elle est née quelque part du côté de chez Marx. Mais, dans une période où se multiplient des films comme It’s a free world! (K. Loach), Louise Wimmer (C. Mennegun), Une vie meilleure (C. Kahn), Dans la tourmente (C. Ruggia) ou La mer à boire (J. Maillot), la question du rapport entre le cinéma et la critique sociale retrouve une actualité qu’elle n’a plus eue depuis les années 70. Dans ce contexte, Franck Fischbach montre que la critique sociale n’est ni un genre, ni un style cinématographique, mais une fonction que certains films mettent en oeuvre parmi d’autres fonctions et quel que soit leur genre d’appartenance. Mais comment situer alors la fonction de critique sociale par rapport au genre du cinéma politique? Et quels sont les instruments et les dispositifs proprement filmiques d’une critique sociale cinématographique?
Franck Fischbach est professeur de philosophie à l’université de Nice et directeur du Centre de recherches en histoire des idées (CRHI). 

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