« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 7 novembre 2019

Franck Fischbach, Après la production. Travail, nature et capital

Franck Fischbach
Après la production
Travail, nature et capital
Vrin
Moments Philosophiques  
2019



Présentation de l'éditeur
Adorno avait mis au jour « la faculté qu’a la production de s’oublier elle-même », tout en étant « le principe d’expansion insatiable et destructeur de la société d’échange ». Il y aurait ainsi quelque chose comme une ruse de la production qui consisterait à se dissimuler derrière le travail et à entretenir la confusion entre elle-même et le travail. La théorie critique est victime de cette ruse quand elle aboutit à une « critique du travail » qui prend la place d’une critique de la production, c’est-à-dire d’une critique de ce que le capital fait au procès de travail quand il s’en saisit pour le rendre productif. La critique de la production que l’on propose ici – à partir d’une relecture de Marx, Heidegger et de la Théorie critique – entend montrer que le devenir productif des activités de travail sous le capital détruit la relation métabolique entre systèmes naturels et systèmes sociaux assurée normalement par le procès de travail. Cette rupture explique que l’épuisement des forces naturelles de la terre et celui des forces humaines de travail soient simultanés sous le capitalisme et qu’ils ne puissent être interrompus sans que la logique productive du capital le soit également. 





mercredi 27 septembre 2017

Dictionnaire culturel de Strasbourg, Sous la direction de Roland Recht et Jean-Claude Richez

 
Dictionnaire culturel de Strasbourg 
Sous la direction de Roland Recht et Jean-Claude Richez
P.U.Strasbourg
2017
Présentation de l'éditeur
Petite préfecture des marches de l'Est, puis ville de garnison dotée d'une université et serrée autour de la flèche de sa cathédrale, Strasbourg connaît de profondes mutations entre 1880 et 1930. Elle se transforme en une grande ville moderne (Großstadt), une métropole fonctionnant en réseau avec d’autres grandes villes. Elle fait ainsi voler en éclats le cadre encore très largement provincial dans lequel elle était enfermée et la vie culturelle qui s’y déploie ne peut plus être pensée comme singulière et locale. Elle est désormais reliée aux courants artistiques, littéraires ou intellectuels qui se développent à la même époque tant en France qu’en Allemagne, et au-delà. La ville devient un creuset où s’élabore un monde nouveau, où se cristallisent tous les soubresauts du vieux monde. Comme l’a écrit l’historien Friedrich Meinecke, au seuil du XXe siècle, à Strasbourg « nous vivons comme dans une colonie mais aussi sur une terre volcanique fertile ».
Cent cinquante spécialistes se sont penchés sur les quelque sept cents entrées présentées ici. Le lecteur est ainsi entraîné dans des domaines aussi divers que la médecine, la biologie, la physique quantique, la sismologie, la linguistique, la littérature comparée, l’architecture, l’histoire, la poésie ou les arts visuels.
Il réunit les contributions de Matthieu Arnold, Valérie Assan, Frédéric Audren, Laurent Baridon, Rodolphe Baudin, Sabine Bengel, Gérard Bensussan, Dominique Beyer, Agathe Bischoff-Moralès, Georges Bischoff, Christian Bonah, Denise Borlée, Laurence Buchholzer, Claude Buridant, David Cascaro, Dominique Cassaz, Nathalie Charvet, Anne-Marie Châtelet, Amandine Clodi, Tricia Close-Koenig, Frédéric Colin, Jean Daltroff, Christine de Gemeaux, Karen Denni, Christophe Didier, Heinrich Dilly, Lara Diskus, Hervé Doucet, Jean-Marc Dreyfus, Guillaume Ducœur, Catherine T. Dunlop, Cécile Dupeux, Stéphanie Dupouy, Gaëlle Duval, Sophie Eberhardt, Jean-Louis Elloy, Éric Ettwiller, Serge Fauchereau, Laurent Fedi, Franck Fischbach, Beat Föllmi, Barbara Forest, Daniel Frey, Jean-Pierre Friedelmeyer, Florent Fritsch, Julien Fuchs, Monique Fuchs, Barbara Gatineau, Audrey Gay-Mazuel, Thomas Gluckin, Odile Goerg, Odile Gozillon-Fronsacq, Jean-Noël Grandhomme, Pascal Griener, Suzie Guth, Olivier Haegel, Albert Hamm, Cassandre Hartenstein, Annika Hass, Paul Heilporn, Jean-Pierre Hirsch, Michel Hoff, Geneviève Honegger, Dominique Huck, François Igersheim, Marie-Laure Ingelaere, Delphine Issenmann, Dominique Jacquot, Marie Jaisson, Kévin Janneau, Benoît Jordan, Jordy Catherine, Olivier Jouanjan, Christian Kempf, Richard Kleinschmager, Frank Knoery, Nelly Koenig, Alexandre Kostka, Pierre Krieger, Anne Kwaschik, François Labolle, Isabelle Laboulais, Thierry Laps, Edith Lauton, David Le Breton, Jean-Marie Le Minor, Nicolas Lefort, Daniel Lemler, Denis Leypold, Claude Lorentz, Christian Lutz, Jean-Yves Marc, Sylvain Marchal, Céline Marcle, Étienne Martin, Catherine Maurer, Laurent Mazliak, Anne Merker, Yannick Merlin, Anne-Doris Meyer, Jean-Philippe Meyer, Thomas Mohnike, Tobias Möllmer, Monique Mombert, Françoise Morvan, Bertrand Muller, Claude Muller, France Nerlich, Klaus Nohlen, Émilie Oléron Evans, Françoise Olivier-Utard, Norbert Olszak, Elisabeth Paillard, Louis-Napoléon Panel, Michela Passini, Christine Peltre, François Pétry, Estelle Pietrzyk, Marie Pottecher, Freddy Raphaël, Anne Rasmussen, Roland Recht, Jean-Claude Richez, Paul-André Rosental, Hector Sabo, Mathieu Schneider, Bernadette Schnitzler, Julia Schroda, Frank Schwarz, Jérôme Schweitzer, Elisabeth Shimells, Reinhard Siegmund-Schultze, Florian Siffer, Sébastien Soubiran, Anthony Steinhoff, Michel Steinmetz, Catherine Storne, Franck Storne, Nicolas Stoskopf, Léon Strauss, Sébastien Stumpp, Peter Sühring, Frédéric Tournay, François Uberfill, Jeroen van Gessel, Wolfgang Voigt, Klaus Volkert, Anne Vuillemard, Alfred Wahl, Roselyne Waller, Marie-Dominique Wandhammer, Patrick Watier, Christiane Weber, Edgard Weber, Eckhard Wirbelauer, Benoît Wirrmann,  Jean-Marie Woehrling, Bénédicte Zimmermann.




 

mardi 4 juillet 2017

Les Cahiers philosophiques de Strasbourg, n°41/2017, Marx jeune-hégélien


 
Les Cahiers philosophiques de Strasbourg, n°41/2017, Marx jeune-hégélien 
Édité par Franck Fischbach
P.U.Strasbourg

Présentation de l'éditeur
Ce numéro porte sur la période de jeunesse de Marx, considérée au point tournant des années 1843 et 1844, marquées par son départ d'Allemagne et son installation à Paris. Cette brève période est caractérisée par des évolutions philosophiques et politiques très rapides de Marx. Politiquement, Marx est de plus en plus critique à l'égard du libéralisme et sa position est de plus en plus explicitement socialiste. Philosophiquement, Marx éprouve la nécessité d'une explication directe avec l’héritage hégélien et il entreprend une critique de la théorie de la société civile et de l’État exposée par Hegel dans ses Principes de la philosophie du droit. Cette critique de la philosophie hégélienne du droit a pour conséquence une proximité de plus en plus grande de Marx à l’égard de Feuerbach et de sa critique naturaliste de la spéculation philosophique. Les études rassemblées dans ce numéro permettent ainsi une compréhension plus fine de la position propre à Marx au sein du courant jeune-hégélien

lundi 10 avril 2017

Franck Fischbach, Qu’est-ce qu’un gouvernement socialiste? Ce qui est vivant et ce qui est mort dans le socialisme

Franck Fischbach
Qu’est-ce qu’un gouvernement socialiste? 
Ce qui est vivant et ce qui est mort dans le socialisme 
Lux
Humanités
2017

Présentation de l'éditeur
Alors que la «gauche» semble avoir officiellement rompu avec le socialisme pour redevenir un avatar du libéralisme et qu’elle s’est, une bonne fois pour toutes, entièrement dissociée des classes populaires, l’hégémonie du bloc populiste-néolibéral semble inexpugnable. Seule la relance d’un programme socialiste à gauche de cette «gauche» libérale permettrait de la défaire, nous dit Franck Fischbach. Mais au préalable, il faut revenir aux hypothèses fondatrices du socialisme.
Par un retour aux propositions philosophiques à la base de la pensée socialiste, notamment celles formulées par Hegel, Marx, Durkheim et Dewey, Franck Fischbach esquisse dans cet ouvrage un socialisme conscient de la rationalité du social, un socialisme de coopération entre égaux dont la tradition n’a été épuisée ni par l’État social ni par le socialisme «réel», loin de là.  Les partis socialistes sont morts, vive le socialisme!
Lire un extrait


vendredi 4 décembre 2015

Franck Fischbach, Le sens du social. Les puissances de la coopération


Franck Fischbach
Le sens du social 
Les puissances de la coopération 
Lux
Humanités
2015

Présentation de l'éditeur
Nous vivons depuis quelques décennies une privatisation et une atomisation de la société, qui instituent les individus en concurrents et leur font perdre le véritable sens du social: la coopération. En philosophie aussi, le concept de « social », auquel on préfère souvent les idées de « commun » ou de « communauté », peine aujourd’hui encore à être reconnu. Cet essai propose donc, à la suite de Dewey, de défendre « la valeur du social en tant que catégorie » de la pensée.
Il s'agit d'analyser les raisons qui ont conduit à ce discrédit, puis de reconstruire un concept qui possède à la fois une fonction descriptive et une portée morale et politique. Le livre avance la thèse que le travail, en tant qu’association et coopération, est porteur d’une exigence proprement démocratique, et que cette exigence n’est autre que l’expression politique de la structure sociale. Sur cette base, devient possible une critique des dispositifs qui privent concrètement le travail de sa dimension démocratique et répriment sa logique coopérative.
Franck Fischbach est professeur de philosophie à l’Université de Strasbourg. Traducteur d’œuvres de Hegel, Schelling, Marx et Honneth, il est l’auteur entre autres d’un Manifeste pour une philosophie sociale (La Découverte, 2009), de La privation de monde (Vrin, 2011) et des Philosophies de Marx (Vrin, 2015).

dimanche 26 avril 2015

Franck Fischbach, Philosophies de Marx

Franck Fischbach
Philosophies de Marx
Vrin
2015

Présentation de l'éditeur
Philosophies de Marx, au pluriel. Cela veut dire qu’il y a bien de la philosophie chez Marx, mais que cette philosophie ou plutôt ce philosophique résiste à son unification et s’affirme comme pluriel. Sans doute aura-t-il fallu que l’on renonce à unifier la pensée de Marx en une doctrine pour la redécouvrir comme philosophique. Le présent ouvrage se propose d’exposer ce pluralisme philosophique marxien sous trois rapports qui s’imposent plus que d’autres mais qui ne sont pas exclusifs d’autres : la philosophie de l’activité, la philosophie sociale, la philosophie critique. Ce sont trois directions dans lesquelles le philosophique chez Marx a insisté et a cherché à se déployer, mais sans jamais se stabiliser ni s’unifier – sinon peut-être tendanciellement dans la troisième perspective, qui ne désigne cependant pas une doctrine mais une attitude critique. Plus qu’une philosophie, ce que Marx nous a transmis est une certaine pratique de la critique dans la théorie (qu’on peut appeler « philosophie ») et la tentative de l’articuler aux pratiques sociales elles-mêmes critiques.

mardi 25 novembre 2014

vidéo: Franck Fischbach, Le sens du social


Franck Fischbach, Le sens du social. Essai sur la coopération
Initiation à la philosophie sociale, stage de formation du PAF 2013-2014, Lycée Pierre de Fermat (Toulouse), 16 décembre 2013

mardi 21 janvier 2014

Franck Fischbach, La critique sociale au cinéma


Franck Fischbach 
La critique sociale au cinéma 
Vrin
2012

Présentation de l'éditeur
Chacun sait que la « critique sociale » n’a pas son origine au cinéma et qu’elle est née quelque part du côté de chez Marx. Mais, dans une période où se multiplient des films comme It’s a free world! (K. Loach), Louise Wimmer (C. Mennegun), Une vie meilleure (C. Kahn), Dans la tourmente (C. Ruggia) ou La mer à boire (J. Maillot), la question du rapport entre le cinéma et la critique sociale retrouve une actualité qu’elle n’a plus eue depuis les années 70. Dans ce contexte, Franck Fischbach montre que la critique sociale n’est ni un genre, ni un style cinématographique, mais une fonction que certains films mettent en oeuvre parmi d’autres fonctions et quel que soit leur genre d’appartenance. Mais comment situer alors la fonction de critique sociale par rapport au genre du cinéma politique? Et quels sont les instruments et les dispositifs proprement filmiques d’une critique sociale cinématographique?
Franck Fischbach est professeur de philosophie à l’université de Nice et directeur du Centre de recherches en histoire des idées (CRHI). 

jeudi 10 mai 2012

Franck Fischbach, La privation de monde. Temps, espace et capital

Franck Fischbach
La privation de monde 
Temps, espace et capital 
Vrin
2011

Présentation de l'éditeur
À la source de ce livre il y a la conviction que certaines des évolutions les plus négatives des sociétés contemporaines confèrent une actualité nouvelle au concept d’aliénation selon la compréhension qu’en ont proposée des penseurs aussi apparemment éloignés l’un de l’autre que Marx et Heidegger : l’aliénation comprise comme privation de monde. Nos sociétés mondialisées sont paradoxalement celles où s’impose l’expérience d’une privation de monde sans précédent. Plusieurs dimensions de cette privation sont analysées ici, notamment l’expérience temporelle d’un présent éternel, l’épuisement de l’historicité et l’accélération frénétique des maintenant successifs. Quant au lieu où se joue originairement la privation de monde, Franck Fischbach soutient la thèse qu’il s’agit du travail dans la forme salariale qui est la sienne sous le capital et dont le caractère mutilant n’a cessé d’être amplifié par les plus récentes évolutions. C’est donc aussi d’une transformation du travail que dépend la possibilité d’un advenir historique de l’être de l’homme dans le monde. 
Franck Fischbach est professeur à l’Université de Nice Sophia-Antipolis où il enseigne la philosophie sociale et politique ainsi que l’histoire de la philosophie allemande.