Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



dimanche 12 avril 2015

Judith Revel, Foucault avec Merleau-Ponty. Ontologie politique, présentisme et histoire


Judith Revel
Foucault avec Merleau-Ponty
Ontologie politique, présentisme et histoire
Vrin
2015

Présentation de l'éditeur
Le tournant éthique des derniers travaux de Michel Foucault implique-t-il un renoncement à l’analytique des pouvoirs, pourtant centrale chez le philosophe dans les années 1970? Cette question conduit Judith Revel à examiner la manière dont la réflexion foucaldienne aborde la question politique du présent, l’inscrit dans ce qui était jusqu’alors un travail sur l’historicité des systèmes de pensée, et tente d’élaborer une perspective qui tisse ensemble la généalogie des déterminations qui nous traversent et l’expérimentation d’une « différence possible ». L’ontologie politique, historique et immanente de Foucault pourrait alors être comprise dans le sillage inattendu des travaux de Maurice Merleau-Ponty sur la réouverture permanente de l’histoire à ce qui la déborde : une « ressemblance de famille » qui autorise dès lors une lecture absolument inédite du paysage de la philosophie française après 1945.

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