Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 27 avril 2016

Bruno Tinel, Dette publique : sortir du catastrophisme

Bruno Tinel
Dette publique : 
sortir du catastrophisme 
Raisons d'agir
Raisons d'agir
2016

Présentation de l'éditeur
La réduction de la dette ne doit pas borner l’horizon des pensables ; d’autres politiques économiques existent. Contre les prêcheurs de la « saine gestion », il faut d’abord rappeler que le niveau d’endettement sanctionne quatre décennies d’orthodoxie néo-libérale : la lutte contre l’inflation sur le dos des chômeurs ; une fiscalité inégalitaire ; le dispendieux sauvetage de la finance privée par les finances publiques ; l’austérité à tout prix.
Une fois levée l’hypothèque moralisatrice, il redevient possible d’expliquer les mécanismes de la dette publique. À long terme, elle finance les infrastructures, les services publics et les conditions du bien-être ; à court terme, elle soutient la demande, pilier de l’activité économique.
Enfin, apparaissent les rapports de pouvoir qui sous-tendent le niveau de l’endettement. Plutôt qu’un conflit de générations, il oppose des classes sociales. Ce livre propose donc une véritable économie politique de la dette.
Bruno Tinel est maître de conférences en économie à l'Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

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