« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 10 juin 2016

écouter: Bruno Tinel, Dette publique : sortir du catastrophisme


écouter: Bruno Tinel, Dette publique : sortir du catastrophisme
1) Les Carnets de l'économie par Dominique Rousset, 06.06.2016
2) Les Carnets de l'économie , 07.06.2016
3) Les Carnets de l'économie , 08.06.2016
4) Les Carnets de l'économie , 09.06.2016


Bruno Tinel
Dette publique : 
sortir du catastrophisme 
Raisons d'agir
Raisons d'agir
2016

Présentation de l'éditeur
La réduction de la dette ne doit pas borner l’horizon des pensables ; d’autres politiques économiques existent. Contre les prêcheurs de la « saine gestion », il faut d’abord rappeler que le niveau d’endettement sanctionne quatre décennies d’orthodoxie néo-libérale : la lutte contre l’inflation sur le dos des chômeurs ; une fiscalité inégalitaire ; le dispendieux sauvetage de la finance privée par les finances publiques ; l’austérité à tout prix.
Une fois levée l’hypothèque moralisatrice, il redevient possible d’expliquer les mécanismes de la dette publique. À long terme, elle finance les infrastructures, les services publics et les conditions du bien-être ; à court terme, elle soutient la demande, pilier de l’activité économique.
Enfin, apparaissent les rapports de pouvoir qui sous-tendent le niveau de l’endettement. Plutôt qu’un conflit de générations, il oppose des classes sociales. Ce livre propose donc une véritable économie politique de la dette.
Bruno Tinel est maître de conférences en économie à l'Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

mardi 31 mai 2016

Sandy Brian Hager, Public Debt, Inequality, and Power. The Making of a Modern Debt State

Sandy Brian Hager
Public Debt, Inequality, and Power
The Making of a Modern Debt State
University of California Press
2016

Présentation de l'éditeur
Who are the dominant owners of US public debt? Is it widely held, or concentrated in the hands of a few? Does ownership of public debt give these bondholders power over our government? What do we make of the fact that foreign-owned debt has ballooned to nearly 50 percent today? Until now, we have not had any satisfactory answers to these questions. Public Debt, Inequality, and Power is the first comprehensive historical analysis of public debt ownership in the United States. It reveals that ownership of federal bonds has been increasingly concentrated in the hands of the 1 percent over the last three decades. Based on extensive and original research, Public Debt, Inequality, and Power will shock and enlighten.
Sandy Brian Hager is a Postdoctoral Fellow at the Weatherhead Center for International Affairs at Harvard University. He worked previously at the London School of Economics and has published in various journals, including New Political Economy and Socioeconomic Review.

mercredi 27 avril 2016

Bruno Tinel, Dette publique : sortir du catastrophisme

Bruno Tinel
Dette publique : 
sortir du catastrophisme 
Raisons d'agir
Raisons d'agir
2016

Présentation de l'éditeur
La réduction de la dette ne doit pas borner l’horizon des pensables ; d’autres politiques économiques existent. Contre les prêcheurs de la « saine gestion », il faut d’abord rappeler que le niveau d’endettement sanctionne quatre décennies d’orthodoxie néo-libérale : la lutte contre l’inflation sur le dos des chômeurs ; une fiscalité inégalitaire ; le dispendieux sauvetage de la finance privée par les finances publiques ; l’austérité à tout prix.
Une fois levée l’hypothèque moralisatrice, il redevient possible d’expliquer les mécanismes de la dette publique. À long terme, elle finance les infrastructures, les services publics et les conditions du bien-être ; à court terme, elle soutient la demande, pilier de l’activité économique.
Enfin, apparaissent les rapports de pouvoir qui sous-tendent le niveau de l’endettement. Plutôt qu’un conflit de générations, il oppose des classes sociales. Ce livre propose donc une véritable économie politique de la dette.
Bruno Tinel est maître de conférences en économie à l'Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

mercredi 13 avril 2016

Savoir/Agir n° 35, Dettes publiques/finances publiques

Savoir/Agir n° 35, Dettes publiques/finances publiques
éditions du Croquant
2016

Présentation de l'éditeur
Dans les débats politiques, la dette publique apparaît comme passif du Trésor public, excès de dépense et charge pour les générations futures. Pourtant, pour certaines catégories économiques et sociales, elle est un actif, un titre de créance rémunérateur. Prétendues victimes du fardeau de la dette, les privilégiés héritent en réalité de l’épargne placée par leurs aïeux dans des emprunts d’États (les obligations du Trésor), dont les taux d’intérêt sont parfois protégés contre l’inflation. 
En analysant la structure des dettes publiques dans le monde, ainsi que les conflits qu'elles suscitent, ce numéro de la revue met en lumière les relations entre capital financier privé et gestion des finances publiques.
L’explosion des ratios de dette publique rapportés au PIB des États à la suite de la crise pose une question nouvelle : faut-il tout mettre en œuvre pour la rembourser quitte à renoncer aux politiques sociales ? Les dettes publiques sont donc affaire de lutte des classes. Elles mettent aux prises sous une forme inédite les détenteurs de capital financier et les bénéficiaires des dépenses publiques et des prestations sociales.
sommaire

lundi 11 avril 2016

écouter: Benjamin Lemoine, L'ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché


écouter: Benjamin Lemoine, L'ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché 
Parenthèse par Laurence Luret, 20.03.2016

Benjamin Lemoine
L'ordre de la dette 
Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché 
Préface de André Orléan
La Découverte
2016

Présentation de l'éditeur
Pourquoi la dette publique occupe-t-elle une telle place dans les débats économiques contemporains, en France et ailleurs ? Comment s’est-elle imposée comme la contrainte suprême qui justifie toutes les politiques d’austérité budgétaire et qui place les États sous surveillance des agences de notation ?
À rebours de ceux qui voient la dette comme une fatalité et une loi d’airain quasi naturelle, Benjamin Lemoine raconte dans ce livre comment, en France, l’« ordre de la dette » a été voulu, construit et organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite – parmi lesquels François Bloch-Lainé, Charles de Gaulle, Antoine Pinay, Valéry Giscard d’Estaing, Michel Pébereau, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn… Autrement dit, il fut le fruit d’un choix politique.
Ce livre reconstitue la généalogie détaillée de ce choix stratégique, et prend la mesure de la grande transformation de l’État dans l’après-guerre. On réalise alors à quel point les nouveaux rapports entre finance privée et finances publiques sont au cœur des mutations du capitalisme, dans lequel l’État est devenu un acteur de marché comme les autres, qui crée et vend ses produits de dette, construisant par là sa propre prison.

« Ce qui est mis en cause dans ce livre, c’est l’évidence même de la dette. » André Orléan
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 Benjamin Lemoine est sociologue, chercheur au CNRS et à l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO – université Paris-Dauphine). Sa thèse a été primée par l’Association française de science politique.