Pierre Bourdieu, in Pour un savoir engagé, Athènes, mai 2001, Raisons d'agir-Grèce, Le Monde Diplomatique, février 2002 — Page 3, aussi in Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, P.465-469
"D’autre part, les mouvements sociaux ont apporté des méthodes d’action que les syndicats ont peu à peu, encore une fois, oubliées, ignorées ou refoulées. Et en particulier des méthodes d’action personnelle : les actions des mouvements sociaux recourent à l’efficacité symbolique, une efficacité symbolique qui dépend, pour une part, de l’engagement personnel de ceux qui manifestent ; un engagement personnel qui est aussi un engagement corporel.
Il ne s’agit pas de défiler, bras dessus bras dessous, comme le font traditionnellement les syndicalistes le 1er mai. Il faut faire des actions, des occupations de locaux, etc. Ce qui demande à la fois de l’imagination et du courage."

lundi 21 mai 2018

Dominique Lorrain, L’urbanisme 1.0. Enquête sur une commune du Grand Paris

Dominique Lorrain
L’urbanisme 1.0
Enquête sur une commune du Grand Paris
Raisons d'agir
Raisons d'agir
2018


Présentation de l'éditeur
Avec le Grand Paris, la construction est repartie de plus belle : logements, équipements, infrastructures. Ce livre propose une lecture des transformations d’une commune de l’Est parisien à partir d’une « économie politique du détail ». Grâce à une étude minutieuse combinant plusieurs points de vue, il sort des grandes fresques pour expliquer comment la ville change par une suite d’opérations qui, répétées, modifient une rue, un quartier et la recomposent. Il donne à voir comment l’histoire s’écrit et quels en sont les impacts pour les habitants.
Quels sont les effets d’une densification qui réduit les espaces verts et ne prend pas en compte la voirie, le stationnement et les équipements? Ce livre riche en informations éclaire aussi plusieurs questions générales. Il interroge le pilotage de la politique du logement dans le Grand Paris. Il questionne le rôle des élus 35 ans après la décentralisation. En étudiant plusieurs opérations, il éclaire les notions d’asymétrie entre promoteurs et habitants, de « capture » des élus, il dévoile des niveaux de profits et de rente. Il démontre par des petites histoires significatives qu’il ne peut y avoir de changement sans vision et sans les « bonnes institutions ». Il aide finalement à mesurer l’ampleur du chemin à parcourir pour concevoir des « villes durables ».

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