Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



lundi 21 mai 2018

Dominique Lorrain, L’urbanisme 1.0. Enquête sur une commune du Grand Paris

Dominique Lorrain
L’urbanisme 1.0
Enquête sur une commune du Grand Paris
Raisons d'agir
Raisons d'agir
2018


Présentation de l'éditeur
Avec le Grand Paris, la construction est repartie de plus belle : logements, équipements, infrastructures. Ce livre propose une lecture des transformations d’une commune de l’Est parisien à partir d’une « économie politique du détail ». Grâce à une étude minutieuse combinant plusieurs points de vue, il sort des grandes fresques pour expliquer comment la ville change par une suite d’opérations qui, répétées, modifient une rue, un quartier et la recomposent. Il donne à voir comment l’histoire s’écrit et quels en sont les impacts pour les habitants.
Quels sont les effets d’une densification qui réduit les espaces verts et ne prend pas en compte la voirie, le stationnement et les équipements? Ce livre riche en informations éclaire aussi plusieurs questions générales. Il interroge le pilotage de la politique du logement dans le Grand Paris. Il questionne le rôle des élus 35 ans après la décentralisation. En étudiant plusieurs opérations, il éclaire les notions d’asymétrie entre promoteurs et habitants, de « capture » des élus, il dévoile des niveaux de profits et de rente. Il démontre par des petites histoires significatives qu’il ne peut y avoir de changement sans vision et sans les « bonnes institutions ». Il aide finalement à mesurer l’ampleur du chemin à parcourir pour concevoir des « villes durables ».

Aucun commentaire: