"Je ne dis pas que l’État est la solution de tous les problèmes, mais l’État est une des seules armes que nous ayons pour contrôler toutes sortes de fonctionnement et de processus tout à fait vitaux, et en particulier tous ceux qui touchent à l’intérêt général et aux services publics. Je suis tout à fait favorable à la création d’un État transnational ou mondial. Mais, dans l’état actuel, c’est une utopie. Cela dit, la taxe Tobin, c’est un pas vers l’État mondial. Keynes disait déjà qu’il fallait faire une banque mondiale, ce qui va dans le sens de l’État mondial. Et il faudrait ensuite pouvoir contrôler cette banque, et prélever les impôts pour l’alimenter. Mais peut-être est-ce une utopie un peu folle. En attendant cet État mondial, je pense que les États nationaux sont le seul instrument que nous ayons pour opérer une redistribution raisonnable des revenus des plus riches aux plus pauvres, pour égaliser les chances d’accès à l’économie, à la culture. Donc, on ne peut dire qu’on va se passer de l’État.
En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les conséquences de la destruction de l’État, on ne les verra que dans vingt ans. Par exemple, dans vingt ans on dira que le taux de cancer a augmenté dans les villes en liaison avec la pollution. Je trouve anormal que les médecins ne le disent pas maintenant. (On commence à dire très prudemment que le taux d’asthmatiques parmi les enfants a très fortement augmenté en liaison avec la pollution.)"
Bourdieu, Entretien du 26 janvier 2000 par Bertrand Chung, Mondialisation et domination : de la finance à la culture, Cités, 2012/3 (n° 51), Bourdieu politique , PUF, 2012, p.133

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lundi 21 mai 2018

Dominique Lorrain, L’urbanisme 1.0. Enquête sur une commune du Grand Paris

Dominique Lorrain
L’urbanisme 1.0
Enquête sur une commune du Grand Paris
Raisons d'agir
Raisons d'agir
2018


Présentation de l'éditeur
Avec le Grand Paris, la construction est repartie de plus belle : logements, équipements, infrastructures. Ce livre propose une lecture des transformations d’une commune de l’Est parisien à partir d’une « économie politique du détail ». Grâce à une étude minutieuse combinant plusieurs points de vue, il sort des grandes fresques pour expliquer comment la ville change par une suite d’opérations qui, répétées, modifient une rue, un quartier et la recomposent. Il donne à voir comment l’histoire s’écrit et quels en sont les impacts pour les habitants.
Quels sont les effets d’une densification qui réduit les espaces verts et ne prend pas en compte la voirie, le stationnement et les équipements? Ce livre riche en informations éclaire aussi plusieurs questions générales. Il interroge le pilotage de la politique du logement dans le Grand Paris. Il questionne le rôle des élus 35 ans après la décentralisation. En étudiant plusieurs opérations, il éclaire les notions d’asymétrie entre promoteurs et habitants, de « capture » des élus, il dévoile des niveaux de profits et de rente. Il démontre par des petites histoires significatives qu’il ne peut y avoir de changement sans vision et sans les « bonnes institutions ». Il aide finalement à mesurer l’ampleur du chemin à parcourir pour concevoir des « villes durables ».

mercredi 31 mai 2017

Pierre-Édouard Weill, Sans toit ni loi ? Genèse et conditions de mise en œuvre de la loi DALO

Pierre-Édouard Weill
Sans toit ni loi ? 
Genèse et conditions de mise en œuvre de la loi DALO
Préface de Vincent Dubois
P.U.Rennes
Res Publica 
2017

Présentation de l'éditeur
La loi sur le droit au logement opposable du 25 mars 2007, dite DALO, introduit une possibilité de recours à la justice administrative afin de permettre aux personnes sans domicile ou mal-logées d'accéder à un logement adapté, sous peine de condamnation de l'Etat. Adoptée dans la foulée du mouvement des Enfants de Don Quichotte, la loi est annoncée comme une avancée décisive en matière de protection sociale.
Présentée comme une "opération vérité", sa mise en oeuvre doit fournir une représentation d'autant plus juste des besoins urgents et prioritaires de logement qu'elle se fonde sur le recours à la justice. Si la loi DALO permet de lutter contre certaines discriminations dans l'accès aux HLM, elle peine toutefois à s'appliquer. A l'aube de son dixième anniversaire, les condamnations de l'Etat s'accumulent, quand bien même le tri des requérants dont la situation est reconnue prioritaire et urgente s'avère de plus en plus strict.
En outre, des risques de ghettoïsation des quartiers populaires liés au relogement au titre du DALO sont régulièrement dénoncés par des élus locaux et relayés jusqu'au gouvernement. Au croisement de l'analyse des politiques publiques, de la sociologie du droit et de la sociologie urbaine, cet ouvrage donne à voir une tentative de rationalisation de l'action publique par le recours à la justice, tout en pointant ses limites et ses effets pervers.
A travers une approche transversale - des sommets de l'Etat aux demandeurs de logement - et la combinaison de méthodes qualitatives et quantitatives, il éclaire les transformations des politiques du logement des personnes défavorisées, mais aussi, plus largement, les logiques du recours croissant à la justice dans la gestion du social.  

Pierre-Édouard Weill est maître de conférences en sociologie à l’université de Bretagne occidentale, membre du Lab-LEX (UBO-UBS) et chercheur associé à SAGE (UMR CNRS 7363). Ses travaux portent principalement sur les politiques sociales et les pratiques culturelles. Parmi ses publications récentes, un ouvrage co-dirigé avec Lorenzo Barrault : Creating target publics for welfare policies. A comparative and multilevel approach (2017).


jeudi 9 mars 2017

Lire Les Sciences Sociales, présentation des ouvrages Rester bourgeois d'Anaïs Collet et Tous propriétaires ! d'Anne Lambert, 15 mars 2017


Anaïs Collet, Rester bourgeois. Les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction, La Découverte, 2015
Présenté par Violaine Girard

Anne Lambert, Tous propriétaires ! L'envers du décor pavillonnaire, Seuil, 2015
Présenté par Yasmine Siblot


Lire Les Sciences Sociales
mercredi 15 mars 2017 de 14 h à 17h 
salle 124 du site Pouchet 
(59-61 rue Pouchet, 75017)

mardi 17 février 2015

vidéo: Anne Lambert, "Tous propriétaires !" L'envers du décor pavillonnaire



Boîte à Idées.  par Mediapart
Anne Lambert
"Tous propriétaires !"
L'envers du décor pavillonnaire
Seuil
Liber
2015

Présentation de l'éditeur
Faut-il faire de la France un pays de propriétaires et liquider le parc HLM de l'après-guerre ? C'est en tout cas le tournant pris par les politiques publiques depuis les années 1970. Etre propriétaire de son pavillon, profiter des attraits de la ville à la campagne, réinventer la sociabilité de voisinage et la mixité sociale, tel est le projet qu'ont vocation à incarner les nouveaux lotissements et que favorisent les aides à l'accès à la propriété.
Mobilisant données statistiques, enquêtes de terrain et témoignages vécus, ce livre montre qu'en nourrissant un vaste mouvement de périurbanisation des classes populaires, la diffusion de la propriété transforme en profondeur leurs conditions d'existence : déstabilisation de l'économie domestique par le poids de l'endettement, éloignement des bassins d'emploi et des réseaux de solidarité, repli des femmes sur la sphère domestique, "mixité" sociale conflictuelle...
Entre la maison individuelle rêvée et le logement standardisé souvent exigu et inachevé que ces "primo-acquérants" ont pu se payer, entre le quartier pavillonnaire imaginé sur papier glacé et le lotissement sous-doté en équipements collectifs et coupé du monde auquel ses habitants se trouvent assignés, ce nouveau monde de "HLM à plat" est gros de tensions dont Anne Lambert souligne l'importance politique pour les années à venir.
Anne Lambert, sociologue, est chercheuse à l'INED. Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure (Lyon), agrégée de sciences économiques et sociales, elle a enseigné la sociologie à l'Université Paris 1 puis au département de sciences sociales de l'ENS Paris

jeudi 2 octobre 2014

Rénovations urbaines en Europe, Sous la direction de Agnès Deboulet et Christine Lelévrier

Rénovations urbaines en Europe
Sous la direction de
Agnès Deboulet et Christine Lelévrier 
P.U.Rennes
2014

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage analyse les discours, les pratiques et les effets des politiques de « démolition-reconstruction » de logements dans des quartiers populaires centraux. Il interroge le sens de ces rénovations, en particulier pour les habitants concernés, selon cinq axes principaux : le renouvellement de l’action publique, les voies contestées de la concertation, la mixité sociale, le relogement et ses trajectoires et enfin l’évaluation.


Agnès Deboulet, sociologue, est professeur à l’université Paris 8 et chercheuse au centre de recherche sur l’Habitat – UMR LAVUE. Ses travaux portent sur les dimensions urbaines de l’internationalisation et la relation entre restructuration et rénovation urbaine, participation et citoyenneté.
Christine Lelévrier, sociologue, est professeur à l’institut d’urbanisme de Paris à l’université Paris-Est-Créteil et chercheuse au laboratoire Lab’Urba. Ses travaux portent sur la ségrégation, les mobilités résidentielles et les politiques de mixité sociale et de restructuration urbaine en Europe.

jeudi 25 septembre 2014

David Stuckler & Sanjay Basu, Quand l'austérité tue. Epidémies, dépressions, suicides: l'économie inhumaine

David Stuckler 
Sanjay Basu 
Quand l'austérité tue 
Epidémies, dépressions, suicides:
l'économie inhumaine 
Préface des Économistes atterrés
Autrement
2014

Lire un extrait

Présentation de l'éditeur
Traduction de l’anglais (américain) par Samuel Sfez 
Pour répondre à la crise, de nombreux pays ont fait Le choix de l'austérité. S'appuyant sur l'analyse de statistiques internationales de santé publique, David Stuckler et Sanjay Basu examinent les conséquences de ces décisions politiques pour les populations. 
À force de coupes sombres dans les aides sociales et la prévention, les maladies prolifèrent, les suicides augmentent, la consommation de drogues et d'alcool progresse et l'espérance de vie diminue. En Grèce, le taux d'infection par le VIH et le nombre de suicides ont explosé. À l'inverse, dans les pays nordiques, les mesures de soutien aux plus vulnérables ont des effets positifs, humainement et économiquement. 
Refusant le discours dominant, les auteurs explorent les vices du système et prouvent par les chiffres que l'austérité a un coût humain : elle rend malade et tue. 
David Stuckler, docteur en sociologie, est spécialiste en santé publique et en économie politique. Il est chercheur à l'université d'Oxford et à l'Ecole d'hygiène et de médecine tropicale de Londres. 
Sanjay Basu, titulaire d'un doctorat d'épidémiologie, est professeur de médecine au Centre de recherche sur la prévention à Stanford et membre de l'Académie des sciences de New York. 
Les Economistes atterrés est un collectif de chercheurs qui s'est fait connaître en 2010 en publiant le Manifeste d'économistes atterrés (LLL).

mardi 25 mars 2014

en ligne: Revue Savoir/agir n° 24, Politiques du logement

Éditorial
Vers la déflation  ?, par Frédéric Lebaron

Dossier

Politiques du logement, par Fabien Desage et Manuel Schotté
Au nom de la « mixité sociale », par Christine Lelévrier
Crise du logement  ? Quelles crises  ?, par Jean-Claude Driant
« Qui a le droit… au logement opposable  ? », par Pierre-Édouard Weill
20 % de logements sociaux minimum, mais pour qui  ?, par Fabien Desage
Trajectoires résidentielles de classes moyennes et gentrification des anciens quartiers populaires, par Anaïs Collet
Les quartiers refondés des Hauts-de-Seine et l’entre-soi des cadres d’entreprise, par Bruno Cousin
Les métamorphoses « du » périurbain, par Anne Lambert
Promouvoir l’accès à la propriété dans les cités HLM, par Pierre Gilbert

Grand entretien avec Emmanuel Terray De l’anthropologie à la défense des sans-papiers

Paroles
Les deux mondes de la coiffure, par Céline Dumoulin

Chronique de la gauche de gauche Dérives du gouvernement, un mouvement social actif, par Louis Weber

Enquête (3) Sociogenèse du « Front de gauche » Entretien avec Véronique Lamy et Christian Perriel, porte-parole du Parti communiste des ouvriers de France

La rhétorique réactionnaire Talents  : de Gérard Depardieu à Bernard Arnault, par Gérard Mauger

Idées L’égalité des chances  : un contresens logique, par Patrick Massa

Politiques d’ailleurs Venezuela de l’après-Chavez, par Gisèle Jean
Margaret Thatcher  : the witch is dead  ?, par Keith Dixon


(source: Savoir/Agir)

jeudi 21 novembre 2013

Vanessa Caru, Des toits sur la grève. Le logement des travailleurs et la question sociale à Bombay (1850-1950)

Vanessa Caru
Des toits sur la grève
Le logement des travailleurs et la question sociale à Bombay (1850-1950)
Armand Colin
2013

Présentation de l'éditeur
Bombay, capitale indienne de l’économie et des services, forte de 20 millions d’habitants, s’est hissée au rang de cinquième métropole mondiale. Pôle d’attraction des migrations, sa croissance s’est faite au prix de fortes inégalités, si bien qu’aujourd’hui plus de la moitié de la population de la ville vit dans des bidonvilles, sur 6 % de la superficie urbaine.
Ce problème crucial n’est pas récent. La question du logement des plus pauvres a en effet émergé, dès le tournant du XXe siècle, comme une question politique majeure. Les autorités coloniales, puis le Parti du Congrès à partir des années 1930, ont choisi d’en faire l’un des principaux terrains du traitement politique de la question sociale.
Réfutant une approche longtemps prédominante dans le domaine de l’histoire urbaine des mondes coloniaux, selon laquelle l’urbanisme colonial est un processus imposé par le haut, cet ouvrage démontre combien le gouvernement colonial a été perméable à l’agitation sociale, qu’il a tenté de juguler en construisant des immeubles pour loger la main-d’œuvre industrielle, jetant littéralement des toits sur la grève. L’intérêt manifesté par les autorités pour ce problème et leur intervention précoce dans cette sphère ont également contribué à l’émergence de nouveaux terrains de négociation et de confrontation entre les travailleurs et le pouvoir, et de moyens de lutte spécifiques, comme la création de syndicats de locataires des classes populaires.
Fruit d’un travail mené à partir d’archives en partie inédites, cette étude apporte un éclairage nouveau sur la nature et les mécanismes de la domination coloniale, tout en complétant l’analyse des formes de mobilisation des travailleurs urbains indiens, qui s’était jusqu’alors limitée à la seule sphère du travail. Elle fournit, enfin, une perspective historique sur l’un des processus les plus marquants de la production de l’espace à Bombay, l’accaparement des ressources urbaines par les classes les plus aisées, établissant le rôle qu’y ont joué les autorités coloniales et les élites indiennes.

Vanessa CARU, ancienne élève de l’ENS-LSH (Lyon), est chargée de recherche au Centre d’études de l’Inde et de l’Asie du Sud (CNRS-EHESS).

mercredi 21 août 2013

video: David Stuckler & Sanjay Basu, The Body Economic. Why Austerity Kills

David Stuckler & Sanjay Basu
The Body Economic
Why Austerity Kills
Allen Lane
2013

Présentation de l'éditeur
The Body Economic is the first, agenda-shaping, look at the human costs of financial crisis - the culmination of ten years' work by two pioneering researchers - Sanjay Basu and David Stuckler
The global financial crisis has had a seismic impact upon the wealth of nations. But we have little sense of how it affects one of the most fundamental issues of all: our physical and mental health.
This highly significant new book, based on the authors' own groundbreaking research, looks at the daily lives of people affected by financial crisis, from the Great Depression of the 1930s, to post-communist Russia, to the US foreclosure crisis of the late 2000s.
Why, it asks, did Sweden experience a fall in suicides during its banking crisis? What triggered a mosquito-borne epidemic in California in 2007? What caused 10 million Russian men to 'disappear' in the 1990s? Why is Greece experiencing rocketing HIV rates? And how did the health of Americans actually improve during the catastrophic crisis of the 1930s?
The conclusions it draws are both surprising and compelling: remarkably, when faced with similar crises, the health of some societies - like Iceland - improves, while that of others, such as Greece, deteriorates. Even amid the worst economic disasters, negative public health effects are not inevitable: it's how communities respond to challenges of debt and market turmoil that counts.
The Body Economic puts forward a radical proposition. Austerity, it argues, is seriously bad for your health. We can prevent financial crises from becoming epidemics, but to do so, we must acknowledge what the hard data tells us: that, throughout history, there is a causal link between the strength of a community's health and its social protection systems. Now and for generations to come, our commitment to the building of fairer, more equal societies will determine the health of our body economic.

David Stuckler, MPH, PhD, is a Senior Research Leader at Oxford University and Honorary Research Fellow at the London School of Hygiene & Tropical Medicine. He lives in Oxford, England. (Pictured top)
Sanjay Basu, MD, PhD, is an Assistant Professor of Medicine and an epidemiologist at the Prevention Research Center of Stanford University. A former Rhodes Scholar, he lives in San Francisco. (Pictured bottom)


mercredi 26 juin 2013

Revue Savoir/agir n° 24, Politiques du logement

Revue Savoir/agir n° 24
Politiques du logement
éd du Croquant
2013
Présentation de l'éditeur
« Au fil des époques successives, une répétition marque l’histoire du logement marchandise : c’est à la fois le lancinant problème de l’habitat populaire, et celui des difficultés de l’expansion du capitalisme dans le secteur immobilier. Les deux phénomènes sont intimement liés. Ils manifestent une contradiction structurelle à partir de laquelle on peut lire l’évolution des formes de production et de circulation du logement »
Ces propos, écrits par C. Topalov il y a plus de 25 ans, pourraient être repris tels quels pour justifier la démarche qui caractérise ce dossier tant ils semblent d’actualité.
Le refrain de la « crise du logement », s’il est repris à l’unisson depuis quelques années, n’est pas nouveau. Il fait écho à un ensemble de dynamiques structurelles anciennes, liées notamment à un mouvement de marchandisation du logement, qui s’est intensifié ces dernières décennies après avoir été endigué partiellement dans l’après-guerre. Ce mouvement de marchandisation généralisée, en France et en Europe, tend à exclure les moins nantis, et confronte une proportion croissante des « classes moyennes » à une augmentation des prix et aux difficultés qui l’accompagnent.

dimanche 9 juin 2013

Bande annonce: Ainsi squattent-ils, Film documentaire, réalisé par Marie Maffre


Ainsi Squattent-ils est un film documentaire, réalisé par Marie Maffre

La documentariste s’est plongée pendant deux ans et demi, au coeur du collectif Jeudi Noir.

Synopsis
Dans nos villes des milliers de m carrés sont vides; aux pieds de ces immeubles, sur les trottoirs dorment les sans-abris. De jeunes militants refusent cette aberration sociale et décident, collectivement, de faire revivre ces maisons abandonnées. Elles deviennent des lieux de vie, de partage où s’inventent de nouvelles façons de lutter pour favoriser le vivre ensemble, l’ouverture à l’autre, le mélange social. En s’ancrant dans les immeubles occupés par le collectif Jeudi Noir, Ainsi Squattent-ils explore les complexes de leur militantisme.

Marie Maffre, réalisatrice. Après avoir travaillé plus de 15 ans comme comédienne, notamment sous la direction de Victor Garcia, George La- vaudant, Gilles Bouillon, Marie décide de sortir de la boite noire des théâtres et choisi une autre façon de raconter des histoires, plus proche des gens qui font le monde : le documentaire. Après avoir suivi la formation des Ateliers Varan, elle réalise « Toujours pour toujours », qui confronte la vie quotidienne d’une troupe de comédiens vivant un handicap avec le texte du Livre de Job qu’ils jouent tous les soirs. Puis plusieurs films pour la télévision « L’école des sables », « Guérir de l’alcool », « Portraits dansés, histoire d’un geste »…  Ainsi squattent- ils  est son premier long métrage de cinéma

Ainsi squattent-ils - Bande Annonce - Le droit par Ainsi-Squattent-Ils
Ainsi squattent-ils - Bande Annonce - Une... par Ainsi-Squattent-Ils
Ainsi squattent-ils - Bande annonce - Une serrure par Ainsi-Squattent-Ils
Ainsi squattent-ils - Bande Annonce - En ménage par Ainsi-Squattent-Ils
Ainsi squattent-ils - Bande annonce - Avec l... par Ainsi-Squattent-Ils
Ainsi squattent-ils - Bande Annonce - Des soutiens par Ainsi-Squattent-Ils