Conférence d’Yves Chevrel organisée par l’Institut de Recherche Pluridisciplinaire en Arts, Lettres et Langues (IRPALL) de l’Université Toulouse II-Le Mirail, 22 novembre 2013. Editeur : SCPAM Université Toulouse II-Le Mirail (source: Canal-U )
Histoire des traductions en langue française
Dix-neuvième siècle (1815-1914)
Sous la direction d’Yves
Chevrel, Lieven
D’hulst et Christine
Lombez
Verdier
2012
Présentation de l'éditeur
Le XIXe siècle est le « siècle de la comparaison ». Cette
définition entend mettre l’accent sur un phénomène qui touche non
seulement la France, les pays d’expression française et ceux où la
langue française (langue internationale) est pratiquée, mais aussi
l’Europe, voire l’ensemble de la planète : d’intenses mouvements de
circulation des personnes et des idées, dans lesquels la traduction
devient véritablement un véhicule qui facilite, voire impose les
rencontres et, par là, provoque les confrontations. Le volume s’organise
autour de trois grands ensembles.
Les trois premiers chapitres
concernent des problèmes généraux. Les deux premiers (théories de la
traduction, traducteurs) sont attendus mais incontournables. Le
troisième souligne cette autre caractéristique du XIXe
siècle, sans doute plus particulière à la France : la découverte, grâce
aux recherches historiques, d’une Antiquité classique renouvelée et
mise en concurrence avec d’autres antiquités, orientales notamment.
Les
chapitres suivants, consacrés aux traductions plus spécifiquement
littéraires, sont encadrés par une approche quantitative et une synthèse
qualitative sur les transformations du panthéon littéraire. Les
chapitres qu’ils encadrent traitent des grands genres traditionnels : à
côté du théâtre, de la poésie et de la fiction en prose, une place a été
réservée à la littérature d’enfance et de jeunesse qui prend
véritablement son essor pendant ces années.
Les six derniers
chapitres sont consacrés aux vastes domaines des activités
scientifiques, y compris les sciences humaines entendues au sens large
(sciences, droit, religion…). Cet ensemble met particulièrement en
évidence les interdépendances, les filiations et les oppositions que les
traductions des œuvres étrangères suscitent.
Le bilan proposé pour
conclure ne peut être que provisoire ; il essaie simplement de faire la
part de l’apport des traductions en français et de fixer quelques grands
repères historiques, toutes œuvres prises en compte. L’ouvrage se clôt
par deux index : celui des auteurs et critiques cités, et celui des
traducteurs, qui les enregistre avec leurs dates de naissance et de
décès, quand elles sont connues.