« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 22 janvier 2020

Stéphane Mallarmé, Correspondance (1854-1898). Édition de Bertrand Marchal

Stéphane Mallarmé
Correspondance 
(1854-1898)
Édition de Bertrand Marchal
Nouvelle édition augmentée en un volume
Gallimard 
Blanche
2019


Présentation de l'éditeur
Le monde est fait pour aboutir à un beau livre, parfois à un beau vers : «nuit, désespoir et pierreries», «solitude, récif, étoile». Pour cela, il fallait reprendre à la musique son bien, suggérer, voilà le rêve. Toute la poésie d’une vie est enfermée en un court volume. Les poèmes, denses jusqu’à l’hermétisme, que l’on sait maintenant décrypter, enferment le sens du monde, ou plutôt le suggèrent.
Dans ces lettres pour la première fois réunies en entier, on trouvera l’histoire toute simple d’un homme qui a écrit «mon incompétence, je l’exhibe, sur autre chose que l’absolu». À ses amis, il lui est arrivé de révéler le sens de sa recherche, de commenter certains poèmes, de montrer toutes les facettes de son esprit. C’est dans l’espoir de recueillir ces confidences qu’on lit ces lettres. Elles constituent un extraordinaire document sur les réseaux de sociabilité littéraire, en même temps que le meilleur démenti des clichés qui ont encore cours sur la solitude d’un poète résolument hors du monde. Car cette correspondance peut se lire comme une autobiographie poétique, intellectuelle autant que quotidienne. Le poète s’y fait homme du monde en sacrifiant à l’activité épistolaire. Ce faisant, celle-ci témoigne de l’évolution de l’esthétique de Mallarmé et nous fait pénétrer dans les coulisses de l’œuvre où nous découvrons, parmi d’autres secrets, le principe de fabrication de «L’Azur» ou la genèse du sonnet en –ix. L’humour n’est pas en reste puisque le motif récurrent ici est l’horreur des lettres : Mallarmé écrit une lettre pour dire qu’il n’écrit pas de lettre. Au terme d’une correspondance qui compte plus de trois mille pièces, Mallarmé peut ainsi signer : «Celui qui n’écrit pas de lettres». 


mardi 25 juin 2019

Mallarmé au monde. Le spectacle de la matière, Barbara Bohac et Pascal Durand (dir.)

Mallarmé au monde
Le spectacle de la matière
Barbara Bohac et Pascal Durand  (dir.)
Hermann
2019


Présentation de l'éditeur
Voici un nouveau visage de Mallarmé : tourné vers le monde matériel autant que vers le monde social, fasciné par les grands cycles de la nature autant que par les rituels de la vie littéraire, attentif aux sollicitations du corporel et du sensible autant qu’aux lieux où souffle l’esprit. « Ah ! mon ami, que ce ciel terrestre est divin ! », s’exclamait-il en 1866. Quelques-uns des meilleurs spécialistes du poète se sont employés à scruter ces miroitements du réel dans le miroitement des mots : des proses théoriques aux Poésies et de la correspondance aux articles de critique musicale ou théâtrale.

Barbara Bohac (université de Lille) a publié Jouir partout ainsi qu’il sied (2012). 

Pascal Durand (université de Liège) est l’auteur de trois ouvrages sur la poésie, dont Mallarmé. Du sens des formes au sens des formalités (2008).

Contributeurs: Florent Albrecht, Arild Bakken, Barbara Bohac, Damian Catani, Laurent Demoulin, Pascal Durand, Annick Ettlin, Margot Favard et Fanny Gribenski, Alice Folco, Vincent Laisney, Bertrand Marchal, Gordon Millan, Sébastien Mullier, Frédéric Pouillaude, Thierry Roger, Patrick Suter







lundi 5 janvier 2015

Bertrand Marchal et Marie-Pierre Pouly, Mallarmé et l'anglais récréatif. Le poète pédagogue

Bertrand Marchal et Marie-Pierre Pouly
Mallarmé et l'anglais récréatif
Le poète pédagogue
Cohen & Cohen
2014

Présentation de l'éditeur
L'Anglais récréatif ou Boîte pour apprendre l'anglais en jouant et seul est la maquette d'une méthode d'apprentissage de la langue anglaise conçue, fabriquée et illustrée "Par un Professeur de l'Université", Stéphane Mallarmé. La Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, où il est conservé, a récemment restauré ce trésor. Composé de seize fiches, il permet de répondre à des questions posées à l'aide de tirettes que l'on actionne, de roues que l'on tourne pour sélectionner la bonne réponse.
Cet exceptionnel document présente une facette inédite du travail original et inventif du poète pédagogue. Il est présenté aujourd'hui pour la première fois dans son intégralité. Bertrand Marchal retrace dans cet ouvrage la pénible et chaotique carrière professorale de Stéphane Mallarmé, qui l'empêche de se consacrer pleinement à son art, plongeant ainsi le poète dans un océan de frustration. Marie-Pierre Pouly resitue L'Anglais récréatif dans le contexte d'une époque qui voit se réunir des domaines antérieurement disjoints : celui de la page animée et celui de la pédagogie récréative dans son lien avec les styles éducatifs.
L'artiste Geneviève Besse vient compléter ces études en rebondissant avec talent sur le travail de l'écrivain pour proposer douze panneaux peints en contrepoint de ces fiches.  
Bertrand Marchal, professeur à l'université de Paris-Sorbonne, a édité les Oeuvres complètes de Stéphane Mallarmé dans la Bibliothèque de la Pléiade. Marie-Pierre Pouly est maître de conférences en sociologie à l'université de Limoges et chercheuse au GRESCO. Agrégée d'anglais, ancienne élève de l'Ecole normale supérieure de Cachan, elle a consacré une thèse de sociologie historique à la scolarisation et aux usages sociaux de l'anglais en France. Elle développe également des travaux de sociologie de la littérature.