« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Durand. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Durand. Afficher tous les articles

vendredi 25 avril 2025

Témoignage: Un jour, j'ai croisé... Pierre Bourdieu. Souvenirs d'un Liégeois - Par Pascal Durand

 

Témoignage: 

Un jour, j'ai croisé... Pierre Bourdieu

Souvenirs d'un Liégeois - Par Pascal Durand

Rubrique "Un jour, j'ai croisé..."

Un témoignage de Pascal Durand, professeur ordinaire à la Faculté de Philosophie et Lettres au sein du Département Médias, Culture et Communication. 

Université de Liège

 

 

(Merci à Pascal Durand, pour l'information, G.Q.)

lundi 15 janvier 2024

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 250, Politiques de l'attente

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 250

Politiques de l'attente

Seuil

2024

 

 Présentation de l'éditeur

Ce dossier propose d’aller voir ce qu’il se passe dans ces espaces où les individus passent leur vie à attendre, suspendus à l’espérance d’un changement à venir. De façon documentée, il montre que l’attente constitue l’un des principaux marqueurs de la condition populaire et un espace-temps où se façonne le rapport des classes populaires aux institutions. L’attente relève d’une dynamique de la domination, faite de l’alternance entre des promesses et des frustrations qui précarise leurs capacités de projection dans l’avenir. L’attente se révèle ainsi une ressource de pouvoir pour les instances en mesure de délivrer la chose attendue. Elle représente un levier déterminant de gouvernement et de normalisation des pratiques populaires : loin d’être un temps-mort, elle est scrutée de près, et rythmée par des injonctions sur les bonnes et les mauvaises manières d’attendre. Loin d’être le simple fait d’une carence de moyens, elle peut être entretenue par une mise en suspens de la distribution des avantages sociaux en jeu dans la société.

La démonstration repose sur une analyse comparative de plusieurs politiques de l’attente, définies comme l’ensemble d’activités organisées qui la génère – mise en attente –, la gèrent – gouvernement de l’attente – et la mobilisent comme un levier du pouvoir – gouvernement par l’attente. Elle dégage les logiques de différenciation de l’expérience de ce temps suspendu – waiting– et de la manière dont il est utilisé pour classer les individus et les groupes sociaux – l’organisation du queing. Elle montre ainsi que l’attente est le lieu où se jouent les divisions internes aux classes populaires et où se nouent, par conséquent, des « avenirs de classe » différenciés. Elle cherche, enfin, à comprendre quel rapport à l’État se construit dans cette expérience de l’arbitraire, comment cette épreuve temporelle socialise les administré·es à des formes horizontales de concurrence, et sous quelles conditions elle peut laisser place à des formes d’appropriations stratégiques ou résistantes.


en ligne sur Cairn.info

Page 4 à 16
Page 20 à 37
Page 40 à 57
Page 60 à 77
Page 80 à 97
Page 100 à 117

jeudi 23 juin 2022

Pascal Durand, Poésie pure et société au XIXe siècle

 


Pascal Durand
Poésie pure et société au XIXe siècle
CNRS
Culture et Société
2022
 
 
 
Présentation de l'éditeur

Du romantisme au symbolisme, la « poésie pure », formule de combat contre toute soumission du langage poétique à des fins instrumentales, tend à s’imposer en valeur directrice au sein du microcosme des poètes : « La poésie n’a pas la Vérité pour objet, elle n’a qu’Elle-même », affirme Baudelaire en 1857.
Pascal Durand s’attache à montrer que cette poésie de plus en plus repliée à l’intérieur de ses propres signes revêt des dimensions sociales spécifiques. Suivant une démarche nourrie de sociologie de la littérature et de rhétorique des textes, il y procède à deux échelles. Tantôt par l’examen de configurations répondant aux dynamiques de différenciation et de coalition du champ littéraire moderne : l’offensive des romantiques contre le formalisme, la doctrine de combat de Leconte de Lisle, le rapport officiel de Gautier sur les « Progrès de la poésie » en 1867, ou le Tombeau à la mémoire du même Gautier orchestré par les parnassiens. Tantôt par des lectures rapprochées, mettant en relief les opérations qui assurent, au cœur des textes, diverses médiations du social : transposition des structures du système poétique chez Mallarmé, mécanisme parodique des « beau comme » chez Lautréamont ou poétique du décor chez Laforgue.
De la « forme idée » portée par Hugo à « l’initiative aux mots » chez Mallarmé, en passant par la prose furieuse des Chants de Maldoror, réflexivité faite œuvre, une troisième perspective se dessine : celle de théories proprement poétiques de la signification dont certains principes continuent de régir notre conception de la poésie.

Professeur ordinaire à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'université de Liège, Pascal Durand a notamment publié Mallarmé. Du sens des formes au sens des formalités (2008) et La Leçon des choses. Techniques imaginaires de Daniel Defoe à Georges Simenon (2021). 

 

 

 
 

dimanche 5 janvier 2020

en ligne: Penser l'art et la culture avec les sciences sociales. En l'honneur de Pierre Bourdieu Sous la direction d'Eveline Pinto



Sous la direction d'Eveline Pinto
Publications de la Sorbonne
Philosophie
2002


Présentation de l'éditeur
Séminaire 2001-2002 : Centre de recherche sur la philosophie des activités artistiques contemporaines
« À Pierre Bourdieu, la philosophie reconnaissante ». Préfacé par Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, ce livre réunit les travaux d’un séminaire dirigé par Eveline Pinto, professeur de philosophie à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ils visent à mesurer l’apport des sciences sociales à la philosophie de l’art, et à expliquer pourquoi il est devenu impossible de penser les biens de culture autrement qu’avec les catégories construites par le sociologue brutalement disparu. Christophe Charle, professeur d’histoire à l’Université Paris I, rend hommage à celui dont il fut l’élève en ajoutant à l’ouvrage son premier exposé au séminaire du maître à l’ENS Ulm, sur Zola, de la figure du savant à celle du prophète.
Il y a comme un effet de réverbération entre des textes (études théoriques et analyses de cas) qui partagent les mêmes orientations épistémologiques.
Littérature et sciences, même visée ? Par une pratique qui unit la critique littéraire et la réflexivité critique, Pierre Bourdieu montre leur convergence jusqu’à un certain point (Eveline Pinto). Vues d’Allemagne, les études littéraires en France ont paru longtemps décalées, jusqu’au moment où, grâce à leurs liens avec les sciences sociales, elles ont comblé leur retard (Joseph Jurt). À propos de « l’économie temporelle de la représentation théâtrale », est analysée la relation entre spectateurs et acteurs en termes d’attentes réciproques (Emmanuel Bourdieu). De l’écrivain de l’État monarchique à l’intellectuel moderne, l’évolution de cette figure apparaît étroitement liée à l’histoire de l’autonomisation du champ littéraire (Gisèle Sapiro).
Les cas étudiés sont tous empruntés à la modernité littéraire et artistique : la naissance d’Ibsen, écrivain européen (Pascale Casanova) ; Proust, sociologue du particulier, dans la confrontation de l’habitus bourgeois et aristocratique (Jacques Dubois) ; Mallarmé/Manet et le face-à-face de l’artiste et de son public à l’âge des foules (Pascal Durand) ; les usages politiques paradoxaux de la référence à Sade dans le champ littéraire de l’après 1945 (Anne Simonin) ; l’autonomie de l’artiste affirmée par Hans Haacke (Inès Champey).



mercredi 25 septembre 2019

Pascal Durand, Médiamorphoses. Presse, littérature et médias, culture médiatique et communication


Pascal Durand 
Médiamorphoses 
Presse, littérature et médias, culture médiatique et communication 
P.U.Liège
Situations
2019


Présentation de l'éditeur
Anecdotique ou survoltée, l’analyse des rapports entre littérature et journalisme et, plus largement, entre culture et médias a longtemps été réservée aux historiens de la presse ou aux théoriciens de la communication. Ces rapports alimentent un nombre croissant de travaux dans le domaine des études littéraires. Objets de langage, les oeuvres étaient enfermées dans leurs propres contours. Voici qu’elles sont de plus en plus envisagées comme les produits de vastes configurations discursives, sociales et techniques, dont les variations à travers l’histoire font aussi varier leur perception et leur interprétation.
Le mot-valise médiamorphoses résume assez bien les choses et la conversion de notre regard sur ces choses. Adhésion des objets culturels à leurs supports. Relation circulaire des uns avec les autres. Mais aussi changements de perspective quant à ces objets, par effet de l’univers médiatique contemporain sur nos schémas de compréhension.
Ces processus sont abordés ici d’un triple point de vue. Point de vue historique, des années 1830 à nos jours : Lamartine, Mallarmé ou Dumas, Le Bon ou Tarde, Gramsci, Benjamin ou McLuhan sont tour à tour convoqués, acteurs autant que témoins des mutations de la sensibilité en régime journalistique puis médiatique. Point de vue analytique, sur des objets divers : de la poésie au roman-feuilleton, de la littérature à la publicité, des débats sur le reportage naissant aux formes journalistiques actuelles, des langages du pouvoir à la rhétorique réactionnaire. Point de vue théorique enfin, articulant esthétique et critique des médias : moyen d’entrevoir, derrière la rationalité des dispositifs et des théories de la communication, les fantasmagories que celle-ci recouvre, entre contrôle des esprits et évasion imaginaire.

Pascal DURAND est professeur ordinaire à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège. Parmi ses publications figurent La Censure invisible (Actes Sud, 2006), Mallarmé. Du sens des formes au sens des formalités (Seuil, 2008) et Histoire de l’édition en Belgique (avec T. Habrand, Les Impressions Nouvelles, 2018).

 

mardi 25 juin 2019

Mallarmé au monde. Le spectacle de la matière, Barbara Bohac et Pascal Durand (dir.)

Mallarmé au monde
Le spectacle de la matière
Barbara Bohac et Pascal Durand  (dir.)
Hermann
2019


Présentation de l'éditeur
Voici un nouveau visage de Mallarmé : tourné vers le monde matériel autant que vers le monde social, fasciné par les grands cycles de la nature autant que par les rituels de la vie littéraire, attentif aux sollicitations du corporel et du sensible autant qu’aux lieux où souffle l’esprit. « Ah ! mon ami, que ce ciel terrestre est divin ! », s’exclamait-il en 1866. Quelques-uns des meilleurs spécialistes du poète se sont employés à scruter ces miroitements du réel dans le miroitement des mots : des proses théoriques aux Poésies et de la correspondance aux articles de critique musicale ou théâtrale.

Barbara Bohac (université de Lille) a publié Jouir partout ainsi qu’il sied (2012). 

Pascal Durand (université de Liège) est l’auteur de trois ouvrages sur la poésie, dont Mallarmé. Du sens des formes au sens des formalités (2008).

Contributeurs: Florent Albrecht, Arild Bakken, Barbara Bohac, Damian Catani, Laurent Demoulin, Pascal Durand, Annick Ettlin, Margot Favard et Fanny Gribenski, Alice Folco, Vincent Laisney, Bertrand Marchal, Gordon Millan, Sébastien Mullier, Frédéric Pouillaude, Thierry Roger, Patrick Suter







mercredi 24 avril 2019

Le travail des dominations. De l’emprise aux résistances, Gaëtan Flocco, Frédéric Mougeot et Clément Ruffier (Coordinateurs)


Le travail des dominations
De l’emprise aux résistances 
Gaëtan Flocco, Frédéric Mougeot et Clément Ruffier (Coordinateurs)
OctareS
Le travail en débats
2019


Présentation de l'éditeur
Alors qu’elles ont joué un rôle majeur lors de la naissance de la sociologie du travail et de l’analyse du fordisme, les notions de domination et de résistance semblent de moins en moins utilisées aujourd’hui. Cette tendance est-elle le symptôme d’une transformation des rapports au travail ou, bien davantage, des catégories d’analyse des acteurs et des chercheurs ? C’est à cette question que les auteurs de cet ouvrage apportent des éléments d’éclairage à partir de positionnements théoriques variés mais surtout, d’analyses empiriques de multiples situations de travail. Ces contributions montrent toute l’actualité de la thématique des dominations et des résistances, qui concerne tous les secteurs, y compris ceux qui en étaient auparavant les plus préservés. Elles font aussi apparaître le profond renouvellement de cette thématique par la montée du chômage, l’apparition de nouveaux modèles de management fondées sur des formes « douces » de dominations et s’appuyant sur le consentement des individus ou encore sur des systèmes sociotechniques ou gestionnaires.

Issu des débats des réseaux thématiques 6 « Protections sociales, politiques publiques et solidarités », 30 « Sociologie de la gestion » et 25 « Travail, organisations, emploi » de l’Association française de sociologie, cet ouvrage fait le point sur les relations au travail en réhabilitant deux notions trop rapidement délaissées et qui constituent, encore aujourd’hui, un incontournable de la sociologie du travail.

Gaëtan Flocco est sociologue, maître de conférences à l’Université d’Évry Paris-Saclay et au Centre Pierre Naville.

Frédéric Mougeot est sociologue, membre du Centre Max Weber (UMR 5283).

Clément Ruffier est sociologue, chercheur associé au Centre Max Weber (UMR 5283) et chargé de mission à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail.



mardi 29 mai 2018

audio: Pascal Durand, Histoire de l’édition en Belgique, XVe - XXIe siècle ( avec Tanguy Habrand)


audio: Pascal Durand, Histoire de l’édition en Belgique, XVe - XXIe siècle ( avec Tanguy Habrand)
Un jour dans l'histoire par Laurent Dehossay, 28.05.2018


Pascal Durand
Tanguy Habrand
Histoire de l’édition en Belgique
XVe - XXIe siècle 
Postface d'Yves Winkin
Les impressions nouvelles
Réflexions faites
2018 

Présentation de l'éditeur
Depuis l’Histoire du livre et de l’imprimerie en Belgique publiée dans l’entre-deux-guerres par le Musée du Livre, aucun ouvrage de synthèse n’avait remis en perspective les grandes tendances de l’édition belge. L’ouvrage de Pascal Durand et Tanguy Habrand vient combler cette lacune en entrecroisant histoire de l’édition, histoire des idées et histoire des institutions de la vie littéraire et intellectuelle.
La production du livre belge de langue française correspond à un marché restreint, tributaire de logiques qui lui sont propres – avec un poids particulier des industries graphiques – tout en étant soumis à la force d’attraction exercée par l’édition française sur les genres les plus prestigieux. Quelques-uns, tels Lacroix, éditeur de Hugo et De Coster dans les années 1860, ou Deman, éditeur de Verhaeren et Mallarmé, ont brièvement réussi à tirer leur épingle de ce jeu déséquilibré. Plus nombreux et significatifs sont ceux qui, de Casterman à Marabout, ont dégagé de durables ressources de créativité dans les domaines du livre religieux, de la bande dessinée, du livre pratique et du livre pour la jeunesse.
En six chapitres de longueur croissante, c’est tout un paysage de livres et d’éditeurs qui se trouve reconstruit sous les yeux du lecteur, allant des premiers imprimeurs dans les territoires qui formeront la Belgique jusqu’aux processus de concentration éditoriale actuels, en passant par les industriels de la contrefaçon, les grands éditeurs de bande dessinée et les pionniers du livre de poche francophone. Sans oublier les maisons de taille souvent modeste qui, vouées au roman, à la poésie, au théâtre, à l’essai lettré, contribuent à la vie du livre comme vecteur de haute culture.

Pascal DURAND est professeur ordinaire à l'Université de Liège, où il dirige le Centre d'Étude du Livre Contemporain. Spécialiste de Mallarmé et de la poésie moderne, il est aussi l'auteur d'ouvrages sur l'histoire de l'édition, les rapports presse/littérature et les figures contemporaines de l'orthodoxie politico-médiatique.

Tanguy HABRAND est assistant au département Médias, Culture et Communication de l'Université de Liège et par ailleurs éditeur associé à la collection « Espace Nord » ; ses recherches et publications portent sur les stratégies éditoriales, les politiques du livre et l'édition indépendante.

jeudi 12 avril 2018

Pascal Durand et Tanguy Habrand, Histoire de l’édition en Belgique, XVe - XXIe siècle


Pascal Durand
Tanguy Habrand
Histoire de l’édition en Belgique
XVe - XXIe siècle 
Postface d'Yves Winkin
Les impressions nouvelles
Réflexions faites
2018 

Présentation de l'éditeur
Depuis l’Histoire du livre et de l’imprimerie en Belgique publiée dans l’entre-deux-guerres par le Musée du Livre, aucun ouvrage de synthèse n’avait remis en perspective les grandes tendances de l’édition belge. L’ouvrage de Pascal Durand et Tanguy Habrand vient combler cette lacune en entrecroisant histoire de l’édition, histoire des idées et histoire des institutions de la vie littéraire et intellectuelle.
La production du livre belge de langue française correspond à un marché restreint, tributaire de logiques qui lui sont propres – avec un poids particulier des industries graphiques – tout en étant soumis à la force d’attraction exercée par l’édition française sur les genres les plus prestigieux. Quelques-uns, tels Lacroix, éditeur de Hugo et De Coster dans les années 1860, ou Deman, éditeur de Verhaeren et Mallarmé, ont brièvement réussi à tirer leur épingle de ce jeu déséquilibré. Plus nombreux et significatifs sont ceux qui, de Casterman à Marabout, ont dégagé de durables ressources de créativité dans les domaines du livre religieux, de la bande dessinée, du livre pratique et du livre pour la jeunesse.
En six chapitres de longueur croissante, c’est tout un paysage de livres et d’éditeurs qui se trouve reconstruit sous les yeux du lecteur, allant des premiers imprimeurs dans les territoires qui formeront la Belgique jusqu’aux processus de concentration éditoriale actuels, en passant par les industriels de la contrefaçon, les grands éditeurs de bande dessinée et les pionniers du livre de poche francophone. Sans oublier les maisons de taille souvent modeste qui, vouées au roman, à la poésie, au théâtre, à l’essai lettré, contribuent à la vie du livre comme vecteur de haute culture.

Pascal DURAND est professeur ordinaire à l'Université de Liège, où il dirige le Centre d'Étude du Livre Contemporain. Spécialiste de Mallarmé et de la poésie moderne, il est aussi l'auteur d'ouvrages sur l'histoire de l'édition, les rapports presse/littérature et les figures contemporaines de l'orthodoxie politico-médiatique.

Tanguy HABRAND est assistant au département Médias, Culture et Communication de l'Université de Liège et par ailleurs éditeur associé à la collection « Espace Nord » ; ses recherches et publications portent sur les stratégies éditoriales, les politiques du livre et l'édition indépendante. 

mardi 21 novembre 2017

L’intervention du support. Médiation esthétique et énonciation éditoriale, Sous la direction de Pascal Durand et Christine Servais

L’intervention du support
Médiation esthétique et énonciation éditoriale

Sous la direction de Pascal Durand et Christine Servais
P.U.Liège
2017

Présentation de l'éditeur
On sait, depuis Mallarmé, que « rien n’aura eu lieu que le lieu » et, depuis McLuhan, que « le message c’est le médium ». Les supports de l’inscription n’en sont pas moins demeurés les parents pauvres des études littéraires et artistiques : envisagés, au mieux, pour les effets de cadrage qu’ils exercent sur les oeuvres, ou bien réduits, trop souvent, au niveau de substrats fonctionnels.
Les sciences de la communication en ont fait en revanche leur objet principal, à travers la notion de « médium » et l’analyse des discours, des oeuvres et des pratiques en contexte. Objet pour elles à trois dimensions : symbolique, technique et sociale.
Le renouvellement des technologies esthétiques, la labilité des frontières au sein de l’univers numérique, la circulation accrue des contenus d’un média à d’autres appellent, en ce sens, à porter une attention plus grande non seulement aux supports en tant que tels, mais surtout à la variété et à l’étendue de leurs « interventions ».
C’est à quoi s’emploient les spécialistes ici réunis : de la poésie à l’architecture, du cinéma et du théâtre à l’espace urbain, de l’énonciation éditoriale aux dispositifs du jeu vidéo.

Pascal DURAND et Christine SERVAIS enseignent tous deux au sein du Département de Communication de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège.

Contributions de Julie Delbouille, Pascal Durand, Nancy Delhalle, Tanguy Habrand, Pierre-Yves Hurel, Bernard Lamizet, Bertrand Legendre, Guy Lelong, Marc-Emmanuel Mélon, Didier Plassard, Christine Servais et Marie-Ève Thérenty.

jeudi 1 septembre 2016

Euro, plan B. Sortir de la crise en Grèce, en France et en Europe

Euro, plan B
Sortir de la crise en Grèce, en France et en Europe
Costas Lapavitsas, Heiner Flassbeck, Cédric Durand
Guillaume Etievant, Frédéric Lordon
Détox
2016

Présentation de l'éditeur
Il y a un an, le 5 juillet 2015, un nouveau plan d’austérité était massivement rejeté en Grèce. Le gouvernement d’Alexis Tsipras cédait pourtant à la pression des institutions européennes et signait une semaine plus tard un troisième Mémorandum. Cette capitulation a ouvert un débat sur les perspectives de la gauche radicale en Europe. Y avait-il une alternative ?
Pour les auteurs de ce livre, la réponse est clairement positive. Ils récusent l’idée qu’il est possible de réformer de l’intérieur l’Union européenne et ce qui en est le noyau : la monnaie unique et la zone euro.
Le cœur du livre est constitué par la présentation par Heiner Flassbeck et Costas Lapavitsas d’un « programme de salut public pour la Grèce  ». À partir d’une analyse économique rigoureuse, ils montrent que le problème de la zone euro est pour l’essentiel à chercher dans la politique allemande, qui est à l’origine de l’écart de compétitivité en faveur de ce pays. Et ils proposent des solutions concrètes pour sortir de la zone euro, régler le problème de la dette publique et libérer les peuples du pouvoir de la finance. Les contributions de Cédric Durand, Guillaume Etiévant et Frédéric Lordon complètent cet ouvrage de référence dans les débats pour un « plan B » en Grèce, en France et en Europe.


lundi 11 janvier 2016

écouter: Pascal Durand et Gisèle Sapiro présentent le livre Le discours « néo-réactionnaire ». Transgressions conservatrices


écouter: Pascal Durand et Gisèle Sapiro présentent le livre Le discours « néo-réactionnaire ». Transgressions conservatrices
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 09.01.2016





Le discours "néo-réactionnaire" 
Sous la direction de Pascal Durand & Sarah Sindaco
CNRS
Culture & Société
2015

Présentation de l'éditeur
Les nouveaux réactionnaires » : l’appellation trouve sa source principale dans un bref pamphlet paru en 2002 sous ce titre. La polémique, aussitôt très vive, n’a pas cessé, depuis, d’envenimer l’espace médiatique et intellectuel français.
Quoi de commun pourtant entre la pensée d’un Marcel Gauchet et les best-sellers d’un Éric Zemmour ? Entre la phraséologie aristocratique d’un Richard Millet et le parler-peuple d’un Robert Ménard ? Entre la mélancolie indignée d’un Alain Finkielkraut et le dandysme désabusé d’un Michel Houellebecq ?
Un tempérament réfractaire sans doute, articulant transgression et conservatisme ; une même volonté d’en découdre avec le « politiquement correct » et la « police de la pensée » ; une même propension, aussi, à se penser en représentants minoritaires d’une majorité opprimée, sur fond de désenchantement démocratique et de hantise du déclin. Romanciers, philosophes, intellectuels « médiatiques », historiens, journalistes : le spectre des « néo-réactionnaires » est large, au risque de la confusion et de l’amalgame. Les auteurs réunis dans cet ouvrage entendent contribuer à un examen dépassionné de cette nébuleuse, en soulignant la diversité des champs d’appartenance et des registres d’expression de ceux qui la composent ou s’y trouvent rangés à leur corps plus ou moins défendant.

Pascal Durand, professeur à l’Université de Liège, sociologue de la littérature et de l’édition, est spécialiste de l’œuvre de Mallarmé. On lui doit d’autre part différents travaux sur les figures de l’orthodoxie politico-médiatique contemporaine : Médias et Censure (2004), La Censure invisible (2006) et Les Nouveaux Mots du pouvoir. Abécédaire critique (2007).
Docteure de l’Université de Liège, Sarah Sindaco est spécialiste de la littérature française des XXe et XXIe_siècles et des rapports entre texte et idéologie. Elle a notamment publié La Fabrique du Français moyen. Productions culturelles et imaginaire social dans la France gaullienne (1958-1981) (2009).


dimanche 6 décembre 2015

Le Symbolique et le Social. La réception internationale de la pensée de Pierre Bourdieu, Sous la direction de Jacques Dubois, Pascal Durand, Yves Winkin (Nouvelle édition avec mise à jour de l'introduction)

Le Symbolique et le Social
La réception internationale de la pensée de Pierre Bourdieu
Sous la direction de
Jacques Dubois, Pascal Durand, Yves Winkin
 (Nouvelle édition avec mise à jour de l'introduction)
P.U.Liège
Situations
2015

Présentation de l'éditeur
La catégorie du symbolique joue un rôle central dans la pensée de Pierre Bourdieu. Elle a pourtant a été assez peu théorisée en tant que telle, alors que d’autres notions clés, comme celles d’habitus ou de champ, ont fait l’objet de reprises méthodiques et de commentaires minutieux. C’est à combler cette lacune que l’on s’emploie dans le présent ouvrage, en faisant valoir que le symbolique concentre la démarche du sociologue dans ce qu’elle a de plus singulier.
Sociologues, philosophes, théoriciens du langage, spécialistes de la littérature ou des médias, les auteurs réunis ici procèdent à cette réévaluation sous trois aspects, qui correspondent à autant de champs de réflexion : anthropologie, culture et politique. Au-delà, c’est du rayonnement international de l’oeuvre de Pierre Bourdieu qu’il s’agit de témoigner, et aussi de la diversité des objets qu’une même discipline de pensée continue de prendre en
compte : de la gastronomie à la photographie, des littératures périphériques à l’art d’avantgarde, des politiques de contrôle social aux pratiques journalistiques.
Le présent volume constitue une nouvelle édition des Actes du colloque qui s’est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 12 au 19 juillet 2001 avec la participation du sociologue, dont l’intervention est recueillie au sommaire. L’introduction générale en a été mise à jour afin de faire place aux développements apportés par celui-ci au concept de symbolique dans ses cours au Collège de France sur la genèse de l’État, publiés entre-temps. L’épilogue de l’ouvrage est assuré par l’écrivain Annie Ernaux.

Note liminaire
Jacques Dubois, Pascal Durand, Yves Winkin – Le symbolique est le social
Première partie : Refondations
Tassadit Yacine – Bourdieu et l'Algérie ;
Yves Winkin – Portrait du photographe et jeune antropologue ;
Bridget Fowler – La photographie et l'esthétisme aristocratique ;
Cornelia Bohn – Les conséquences réelles de l'auto-illusionnement ;
Jean-Marie Klinkenberg – De la sociolinguistique à l'action linguistique ;
Priscilla P. Ferguson – L'ostentation culinaire. Naissance du champ gastronomique ;
José Sérgio Leite Lopes – Le rôle de Bourdieu dans le renouveau des enquêtes ethnologiques et sociologiques au Brésil.
Deuxième partie : Champs culturels et formes symboliques
Constante Baethge – Une littérature sans littéralité. Pour une autonomie de l'œuvre d'art ;
Anthony Glinoer – Enfances du champ littéraire français : à propos de l'époque romantique ;
Pascal Durand – Les ruses de l'illusion : le cas Mallarmé ;
Wolfgang Asholt – La notion d’avant-garde dans les Règles de l’art ;
Benoît Denis – La littérature francophone de Belgique. Périphérie et autonomie ;
Jérôme Meizoz – Pierre Bourdieu et la question de la forme. Vers une sociologie du style ;
Paul Dirkx – Réception et récepteur des Règles de l’art ;
Johan Heilbron – Innovation institutionnelle et transmission artistique ;
Michael Grenfell – Balises pour une morphologie sociale de l’art contemporain en Grande-Bretagne.
Troisième partie : Champ politique et politique de la science
Craig Calhoun – Centralité du social et possibilité de la politique ;
Teresa Orozco – La réception de Hannah Arendt en Allemagne et ses enjeux ;
Luc van Campenhoudt – La dimension symbolique des politiques de sécurité ;
Geoffrey Geuens – Logique de champs et habitus journalistique ;
Wolfgang Settekorn – Du sport à l’économie. Les constituants d’un cercle enchanté ;
Philippe Fritsch – Les vétérinaires dans le champ du pouvoir ;
Nikos Panayotopoulos – La sociologie de Bourdieu : une théorie comme praxis et non comme logos ;
Pierre Bourdieu – « Secouez un peu vos structures ! ».
Épilogue
Annie Ernaux – Raisons d’écrire


jeudi 5 novembre 2015

Le discours "néo-réactionnaire", Sous la direction de Pascal Durand & Sarah Sindaco


Le discours "néo-réactionnaire" 
Sous la direction de Pascal Durand & Sarah Sindaco
CNRS
Culture & Société
2015

Présentation de l'éditeur
Les nouveaux réactionnaires » : l’appellation trouve sa source principale dans un bref pamphlet paru en 2002 sous ce titre. La polémique, aussitôt très vive, n’a pas cessé, depuis, d’envenimer l’espace médiatique et intellectuel français.
Quoi de commun pourtant entre la pensée d’un Marcel Gauchet et les best-sellers d’un Éric Zemmour ? Entre la phraséologie aristocratique d’un Richard Millet et le parler-peuple d’un Robert Ménard ? Entre la mélancolie indignée d’un Alain Finkielkraut et le dandysme désabusé d’un Michel Houellebecq ?
Un tempérament réfractaire sans doute, articulant transgression et conservatisme ; une même volonté d’en découdre avec le « politiquement correct » et la « police de la pensée » ; une même propension, aussi, à se penser en représentants minoritaires d’une majorité opprimée, sur fond de désenchantement démocratique et de hantise du déclin. Romanciers, philosophes, intellectuels « médiatiques », historiens, journalistes : le spectre des « néo-réactionnaires » est large, au risque de la confusion et de l’amalgame. Les auteurs réunis dans cet ouvrage entendent contribuer à un examen dépassionné de cette nébuleuse, en soulignant la diversité des champs d’appartenance et des registres d’expression de ceux qui la composent ou s’y trouvent rangés à leur corps plus ou moins défendant.

Pascal Durand, professeur à l’Université de Liège, sociologue de la littérature et de l’édition, est spécialiste de l’œuvre de Mallarmé. On lui doit d’autre part différents travaux sur les figures de l’orthodoxie politico-médiatique contemporaine : Médias et Censure (2004), La Censure invisible (2006) et Les Nouveaux Mots du pouvoir. Abécédaire critique (2007).
Docteure de l’Université de Liège, Sarah Sindaco est spécialiste de la littérature française des XXe et XXIe_siècles et des rapports entre texte et idéologie. Elle a notamment publié La Fabrique du Français moyen. Productions culturelles et imaginaire social dans la France gaullienne (1958-1981) (2009).

lundi 29 juin 2015

Sexe et pouvoir dans la prose française contemporaine, Sous la direction de Jacques Dubois

 
Sexe et pouvoir dans la prose française contemporaine
Sous la direction de Jacques Dubois
Presses universitaires de Liège
2015

Présentation de l'éditeur
Amour et pouvoir. Sexe et révolte. Éros et Polis. Autant de duos thématiques qui passent pour difficiles à intégrer de façon couplée à une fiction romanesque. Stendhal en proscrivait l’alliance, tenant que les affaires publiques, toujours plus ou moins vulgaires, n’avaient pas à être mêlées aux affaires privées, plus raffinées.
Et pourtant, tout au long du XXe siècle et selon des formules variables, le roman de langue française n’a guère cessé de mettre en scène ces deux registres éminents de l’activité humaine, tantôt pour les unir et tantôt pour les mettre en conflit. À chaque fois l’entreprise avait quelque chose de risqué : bien souvent on y touchait à des tabous et quelques-unes des oeuvres qui sont ici commentées ont choqué ou fait scandale.
Le volume commence avec Proust, Desnos et Aragon, pour arriver à Ernaux, Houellebecq, Chessex et Carrère.
Avec des textes de Danielle Bajomée, Jean-Pierre Bertrand, Benoît Denis, Laurent Demoulin, Laure Depretto, Paul Dirkx, Jacques Dubois, Pascal Durand, Karen Haddad, Maya Lavault, Jeannine Paque, Pierre Popovic, Dominique Rabaté, Matthieu Vernet. 
Jacques DUBOIS est professeur émérite de l’Université de Liège. Spécialiste du roman français moderne et de la sociologie de la culture, il a donné dans l’esprit déjà du présent ouvrage Pour Albertine. Proust et le sens du social (Seuil, 1997) et Figures du désir. Pour une critique amoureuse (Les Impressions Nouvelles, 2011).

  

samedi 6 juin 2015

Bourdieu después de Bourdieu, Compilación de textos Diana Sanz Roig

Bourdieu después de Bourdieu
compilación de textos 
Diana Sanz Roig
Arco-Libros  2014

Présentation de l'éditeur
Bourdieu después de Bourdieu pretende dar a conocer un panorama suficientemente representativo delas aportaciones que han realizado, después de la muerte del filósofo francés -el 23 de enero de 2002-, sus discípulos directos o investigadores en su órbita para descubrir nuevas elaboraciones de la teoría de campo y significativos estudios de caso, que han desarrollado, matizado e incluso reformulado las bases metodológicas que asentóel propio Bourdieu. En este sentido, el posbourdieusianismo, si se califica de este modo a un conjunto de autores de distinta nacionalidad y formación que comparten su interés por la obra de Bourdieu y un enfoque sociológico, se define sobre todo por la superación de las fronteras del campo literario,artístico, político, intelectual o filosófico francés y la mundialización de su modelo. A este respecto, el presente volumen se propone describir en su introducción cómo la teoría de los campos ofrece un marco de análisis para estudiar las prácticas culturales desde una perspectiva supranacional, en tanto que permite analizar la participación de distintos espacios y lenguas en fenómenos que son transnacionales. En la segunda parte del libro se ha reunido una selección de autores de distinta formación y origen que permite darse cuenta de la amplia proyección geográfica que ha tenido el pensamiento de Bourdieu, pero también de cómo su modelo ha interesado a distintas disciplinas:desde la sociología hasta la literatura, pasando por la historia, la antropología cultural o la traducción. En la elaboración de este volumen se han tenido en cuenta ambos aspectos: el alcance geográfico de los trabajos teóricos y críticos que han partido de Bourdieu y su repercusión interdisciplinar. Así es como, además de presentar los nuevos desarrollos teóricos y metodológicos,este libro también se interesa por sus aplicaciones, centradas sobre todo en la literatura, pero también en la historia, la historia de los intelectuales, la sociología o la antropología cultural. En este sentido, Bourdieu después de Bourdieu ofrece un amplio muestrario de textos por lo que respecta a géneros literarios, espacios lingüísticos y distintos períodos cronológicos.


vendredi 3 avril 2015

Initiales n° 05 – Initiales A.F. (Andrea Fraser)

Initiales n° 05 Initiales A.F. (Andrea Fraser)
Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
2015

Présentation de l'éditeur
Le cinquième numéro de la revue d'art et de recherche « rétro-prospective » est consacré à l'artiste et performeuse Andrea Fraser, figure clé de l'art des années 1990 et 2000 et du courant de la « critique institutionnelle » (une monographie complétée par une grande enquête sur l'espace critique réalisée auprès d'une cinquantaine d'artistes, critiques et philosophes internationaux).
Très influencée par la pensée de Pierre Bourdieu (qui signa la préface de son anthologie de textes) et porte-parole d’une critique institutionnelle « deuxième génération », qui après les travaux menés par Daniel Buren, Hans Haacke ou Michael Asher, a élargi la réflexion à d’autres espaces et acteurs institutionnels, ainsi qu’à des méthodologies empruntées à d’autres champs, Andrea Fraser fait partie de ceux qui, au tournant des années 2000, s’est interrogée sur la réconciliation entre la question des affects, du sujet, et celle de l’institution.
Cette question centrale dans le travail de Fraser s’incarne chez elle, dans les changements d’identité et les attributs dont elle se pare : costume strict et «genré» de médiatrice de musée (Museum Highlights - 1989) ; tenue d’Eve quand elle se vend, littéralement, à son collectionneur (Untitled -2003) ; visage nu et en pleurs quand ce sont ses affects d’artiste qu’elle met en pâture chez son psychanalyste (Projection – 2008). A travers ses textes et performances, Andrea Fraser décortique les mécanismes à l’œuvre dans le champ de l’art, son contexte économique, social et politique pour mieux en révéler les ressorts cachés.
Au sommaire de cet Initiales AF, qui a bénéficié du concours actif et précieux de Marie de Brugerolle, la traduction de trois textes inédits en français d’Andrea Fraser, ainsi qu’un grand entretien inédit avec elle ; des essais de Kader Attia, François Cusset, Inès Champey, Ida Soulard, Vincent Normand ; des contributions visuelles signées Philippe Durand, Jean-Luc Moulène, Gerald Petit ou Jean-Baptiste Sauvage. Un cahier spécial dédié à l’actualité et aux formes de l’espace critique vient compléter le numéro. Il comprend des contributions inédites de Dora Garcia, Thomas Hirschhorn, Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós (le peuple qui manque), Council, Yann Moulier Boutang, Michel Surya etc.


vendredi 14 novembre 2014

Cédric Durand, Le capital actif. Comment la finance s'approprie notre avenir

Cédric Durand
Le capital actif
Comment la finance s'approprie notre avenir
Les Prairies ordinaires
2014

lire un extrait

Présentation de l'éditeur
On explique souvent les turbulences des marchés financiers par l’immoralité des agents, les errements de la théorie économique ou les réglementations inadaptées. Bien que ces explications ne soient pas fausses, elles laissent de côté le principal problème : la nature et l’origine de la valeur financière. C’est ce mystère que Cédric Durand propose d’élucider.
À partir du concept de capital fictif, il soutient que la finance préempte la production future, s’approprie de la richesse qui reste à créer. S’appuyant sur des données comparatives couvrant les quatre dernières décennies, il montre que l’accroissement des dettes publiques et privées, l’essor des produits financiers, l’affirmation de la norme de création de valeur pour l’actionnaire, ou encore l’action des pouvoirs publics en faveur de la stabilité financière participent d’un même dispositif de domination sociale et politique.
Le capital fictif pourrait n’être qu’un tigre de papier... Mais il mord ! Par la financiarisation, le capital s’est arrogé un pouvoir dont on ressent aujourd’hui toute la violence. Si la sophistication financière a permis un temps de masquer la déconnexion croissante entre l'épuisement de la dynamique productive et les exigences du capital, la crise de 2007-2008 a fait tomber le voile. L'hégémonie financière se pare des atours libéraux du marché, mais à chaque fois que les marchés s’effondrent, le capital fictif se tourne vers le politique pour mieux presser à son profit les corps sociaux.