« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Association internationale des travailleurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Association internationale des travailleurs. Afficher tous les articles

mercredi 9 octobre 2019

audio: Nicolas Delalande, La Lutte et l'entraide. L'Âge des solidarités ouvrières



audio: Nicolas Delalande , La Lutte et l'entraide. L'Âge des solidarités ouvrières
La Marche de l'histoire par Jean Lebrun, 29 avril 2019

Nicolas Delalande
La Lutte et l'entraide
L'Âge des solidarités ouvrières 
Seuil
L'Univers historique
2019 

Présentation de l'éditeur
Les ouvriers peuvent-ils s’organiser à une échelle internationale pour lutter contre la mondialisation du capital et la concurrence sociale généralisée ? Poser la question pourrait paraître incongru en ce début de XXIe siècle, où les mots d’ouvriers, de solidarité et d’internationalisme s’apparentent, dans le meilleur des cas, aux vestiges d’un passé lointain. L’oubli de cette histoire alimente un débat piégé, dont le schématisme sature et appauvrit l’espace public. Mais ni notre passé, ni notre présent politique ne se résument à une opposition stérile entre libéralisme inégalitaire et repli nationaliste. D’autres voies ont existé, qu’il importe de retrouver pour sortir d’un face-à-face aussi pauvre sur le plan intellectuel que dangereux pour notre avenir collectif. Pendant un siècle, des années 1860 aux années 1970, les mouvements ouvriers, socialistes, anarchistes, communistes, syndicalistes, avec leurs sensibilités propres, furent porteurs d’un projet internationaliste puissant, dont l’objectif n’était pas de fermer les frontières ou de restreindre les échanges, mais de bâtir une mondialisation des solidarités ouvrières, par-delà les différences nationales et linguistiques qui pouvaient les séparer. La défense des classes populaires ne passait pas par le repli, l’autarcie ou le rejet de l’autre, plutôt par la coordination internationale des combats et des revendications. Ce projet ambitieux, auquel bien peu croyaient à ses débuts, fut souvent chaotique, conflictuel et contradictoire. L’empreinte qu’il a laissée sur la fin du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle est néanmoins considérable.
Nicolas Delalande est professeur au Centre d’Histoire de Sciences Po. Il a publié, au Seuil, Les Batailles de l’impôt (2011, nouvelle édition 2014). Il est l’un des coordinateurs de l’Histoire mondiale de la France (2017, nouvelle édition augmentée 2018).


vendredi 14 septembre 2012

Mathieu Léonard, L’émancipation des travailleurs. Une histoire de la Première Internationale


Mathieu Léonard
L’émancipation des travailleurs
Une histoire de la Première Internationale
La Fabrique
2011
Présentation de l'éditeur
Huit ans : c’est ce qu’a duré l’Association internationale des travailleurs, plus connue sous le nom de première Internationale. Une vie brève donc, et pourtant c’est tout un monde qui change avec la Commune de Paris pour pivot. Entre le meeting fondateur au St Martin’s Hall de Londres en septembre 1864, et le congrès de la scission, à la Haye, en septembre 1872, on passe d’un timide réseau d’entraide ouvrière à une organisation internationale qui parle ouvertement de révolution sociale. En partant d’un conglomérat hétérogène de syndicalistes anglais, d’artisans mutuellistes français et de communistes allemands, on voit surgir en chemin de grandes figures du mouvement ouvrier comme le Belge César De Paepe et le Français Eugène Varlin, et l’on assiste à la formation des courants marxistes, anarchistes et sociaux-démocrates. Pour finir, les épisodes se succèdent dans la lutte entre les « autoritaires » autour de Karl Marx et les « anti-autoritaires » autour de Michel Bakounine, lutte qui finira par faire éclater l’Internationale.
Bien des questions qui sont les nôtres sont déjà posées dans les congrès de la première Internationale, dans les luttes qu’elle a menées et dans les querelles dont elle a fini par mourir. Une richesse largement oubliée, que ce livre restitue avec une entraînante empathie.
Historien de formation, Mathieu Léonard participe au mensuel CQFD.