« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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vendredi 2 octobre 2015

Karl Kraus, Monologues du Râleur et de l’Optimiste


Karl Kraus 
Monologues du Râleur et de l’Optimiste
Traduit de l’allemand par
J.-L Besson & H. Christophe
Agone
Cent mille signes
2015 

Présentation de l'éditeur
L’Optimiste : Mais quand un jour ce sera la paix…
Le Râleur : … alors la guerre commencera !
L’Optimiste : Toute guerre s’est cependant conclue par une paix.
Le Râleur : Pas celle-ci. Elle ne s’est pas déroulée à la surface de la vie mais a dévasté la vie elle-même. Le front a gagné l’arrière. Il y restera. Et l’ancienne mentalité viendra se greffer sur cette vie modifiée, s’il en existe encore une. Le monde sombrera, et l’on n’en saura rien. Tout ce qui existait hier, on l’aura oublié ; ce qui est aujourd’hui, on ne le verra pas ; ce qui sera demain, on ne le craindra pas. On aura oublié qu’on a perdu la guerre, oublié qu’on l’a commencée, oublié qu’on l’a faite. C’est pourquoi elle ne cessera pas.
« Ce drame, dont la représentation, mesurée en temps terrestre, s’étendrait sur une dizaine de soirées, est conçu pour un théâtre martien. » Ainsi commencent Les Derniers Jours de l’humanité. Nous avons retenu ici l’essentiel des interventions de deux personnages, le Râleur (Kraus lui-même) et l’Optimiste (un loyal patriote autrichien), dont l’opposition rappelle et ferme une action « éclatée en centaines de tableaux ouvrant sur des centaines d’enfers », une action dont l’auteur a arraché le contenu aux cinq années qu’a duré la Première Guerre mondiale : « Années durant lesquelles des personnages d’opérette ont joué la tragédie de l’humanité ».
La vie de l’écrivain et journaliste viennois Karl Kraus (1874–1936) se confond avec l’inlassable bataille qu’il mena dans sa revue Die Fackel (Le Flambeau) contre la corruption de la langue et donc, à ses yeux, de la morale.

jeudi 3 octobre 2013

Inès Champey et Christian Besson, Patrick Saytour

Patrick SAYTOUR
IAC Editions
2013

Visite d'atelier, texte de Christian Besson
Patrick Saytour, texte de Inès Champey
Œuvres choisies 1967-1977 / 2005-2013
Une biogaphie
Une liste des expositions
Une bibliographie
Il existe une version anglaise de cet ouvrage

Extrait:
Patrick Saytour a contribué à une remise en question collective du tableau et de la peinture à la fin des années 1960 comme membre fondateur du mouvement Supports/Surfaces. Ce qui dès cet instant caractérise son œuvre, et en constituera le fil rouge, est un lien circulaire et indivisible unissant la théorie et la pratique. La trajectoire artistique de Saytour prend appui sur des remises en question qui consistent chaque fois pour leur auteur à « s’y prendre autrement », et l’on pourrait aussi bien dire que ce sont le désir et la décision de « s’y prendre autrement » qui conduisent à ces remises en question. 
Plutôt que de théorie proprement dite, peut-être serait-il plus juste de parler réflexivité critique et autocritique. Quoi qu’il en soit, les enjeux de la pratique artistique de Saytour touchent aux problématiques les plus fondamentales : celles du statut de l’œuvre d’art et de l’artiste.  

Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme programmée à la galerie Bernard Ceysson Luxembourg, du 21 septembre au 16 novembre 2013.