« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 7 février 2025

JOURNÉE D'ÉTUDE & REPRÉSENTATION "LES HÉRITIERS" (ENS Paris-Saclay (IDHE.S), 13 mars 2025)

 

 

JOURNÉE D'ÉTUDE & REPRÉSENTATION 

"LES HÉRITIERS"

ENS Paris-Saclay (IDHE.S) – Salle 1B26 • 13 mars 2025
Suivie de l’adaptation de l’ouvrage au théâtre

PROGRAMME

10h-12h : Table ronde 1 – Les Héritiers : méthodes, enjeux, réceptions.
Intervenants : Bertrand Geay, Pierre Clément, Julien Duval
Modération : Ulysse Baratin
Introduction : Tristan Ingrao – Présentation du travail d’adaptation théâtrale des Héritiers par la Scène de Recherche et les étudiants de l’Université Paris-Saclay.
Discussion : La publication des Héritiers en 1964 donne lieu à des comptes-rendus plutôt négatifs de la part des sociologues de l’éducation des années 1960 (Gérard Vincent, Jacques Lautman, Viviane Isambert, par exemple). Soulignant l’intérêt des méthodes employées, la plupart de ceux-ci contestent cependant l’aspect novateur de ce travail. Le texte connut un succès bien plus important – et après 1968 – chez les étudiants. Les Héritiers constitue-t-il une rupture épistémologique et méthodologique, ou une redite scientifique des intuitions de l’époque ? Cette table ronde questionnera la publication de cet ouvrage dans le contexte de recherche du Centre de Sociologie Européenne (CSE). Dans ce contexte, Les Héritiers constitue une publication phare recouvrant un ensemble de recherche beaucoup plus vastes, débutées en 1961 (Julien Duval).  Cette publication sera aussi remise dans le contexte des publications suivantes, en tant que point de départ d’un programme de travail allant de La Reproduction à La Misère du Monde (Bertrand Geay, Pierre Clément).

14h-16h : Table ronde 2 – Des « héritiers » cosmopolites ? Actualité des Héritiers
Intervenants : Anne-Catherine Wagner, Agnès Van Zanten, Jérôme Deauvieau, Grazia Scarfo, Adrien Delespierre
Modération : Victor Devisme
Discussion : Le renouvellement des élites, culturelles ou économiques, contraint les institutions scolaires à s’adapter. Proposant de nouvelles modalités d’évaluation, l’intégration d’activités extra-scolaires aux cursus universitaires et favorisant les échanges internationaux, les universités d’élites forment des « héritiers » bien différents de ceux des années 1960. Cette table ronde sera l’occasion de débattre de l’actualité des Héritiers dans le contexte français et international. Comment peut-on se servir du « premier » Bourdieu pour expliquer les inégalités scolaires, et comment cela peut-il s’appliquer à l’école primaire (Jérôme Deauvieau) ? Ce modèle fonctionne-t-il toujours pour l’admission dans les établissements supérieurs d’élite, en France mais aussi aux États-Unis et en Angleterre (Agnès Van Zanten, Adrien Delespierre) ? Explique-t-il aussi les inégalités au Maroc et en Tunisie et la formation des jeunes ingénieurs (Grazia Scarfo) ? Quels sont les rapports desgrandes écoles à l’international (Anne-Catherine Wagner) ? Cette table ronde fera une grande place à la comparaison internationale et à l’extension des questionnements des Héritiers vers des catégories plus jeunes.

16h-18h : Table ronde 3 – Les grandes écoles de l’intérieur : enjeux contemporains et diversification dans l’enseignement supérieur français.
Intervenants : Claire Lambard, Sébastien Oliveau, Cédric Hugree
Modération : Frédéric Lebaron
Discussion : Les « grandes écoles » françaises produisent des normes dominantes dans le champ des sciences sociales et des humanités. Elles sont aussi le miroir de changements institutionnels (autonomie des universités, LPR). Elles se consacrent notamment à « produire de l’excellence » et à former les élites intellectuelles et académiques. Cette table ronde permettra d’interroger la fabrique de l’excellence de l’intérieur. Comment les grandes écoles mettent-elles la « diversité » en avant, tout en conservant des critères rigoureux d’admission ? Le passage par les classes préparatoires reste-t-il incontournable (Cédric Hugrée) ? Nous questionnerons aussi l’existence de parcours « hors » grandes écoles et leurs spécificité (Sébastien Oliveau). La façon dont celles-ci prennent en charge les enjeux contemporains sera au cœur de la discussion. Il sera notamment question du cas de l’inclusion de genre et de l’égalité (Claire Lambard) ainsi que de l’évolution de la structure de genre dans les formations d’élite (Sébastien Oliveau).

Conclusion de la journée : Frédéric Lebaron

18h30-20h : Pièce à la Scène de Recherche

Nouvelle troupe du Plateau de Saclay, Julie Timmerman

Réservation : https://ens-paris-saclay.fr/agenda/les-heritiers

 

samedi 26 octobre 2024

Théâtre: Les Héritiers, par la Nouvelle Troupe du plateau de Saclay ( Jeudi 13 mars 2025 et Vendredi 14 mars 2025 , La Scène de recherche - ENS Paris-Saclay )

Théâtre: 

Les Héritiers 

Pour la naissance de la Nouvelle Troupe du plateau de Saclay, les étudiant·es commédien·nes adaptent "Les Héritiers", publié en 1964 par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron. 

Mise en scène : Julie Timmerman
Écriture et dramaturgie : Julien Avril, d'après le livre de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron et la pièce de Jacques Nichet ainsi que les travaux en sociologie de Tristan Ingrao
Avec : les comédien·nes de la Nouvelle Troupe du plateau de Saclay

 

 

mardi 11 septembre 2018

audio: Alice Vannier à propos de sa mise en scène d'En réalités d’après La Misère du monde de Pierre Bourdieu

L'Heure bleue par Laure Adler, lundi 10 septembre 2018

En réalités

Prix du Jury et Prix du public 2018 - Prix Théâtre 13 / Jeunes metteurs en scène

Pierre Bourdieu / Alice Vannier

Compagnie Courir à la Catastrophe

25 septembre ▸ 7 octobre 2018

Théâtre 13

 

"En réalités" est une adaptation de "La Misère du monde", ouvrage sociologique fleuve, composé d'entretiens réalisés et analysés au début des années 1990 par une équipe de sociologues, sous la direction de Pierre Bourdieu, auprès d'individus de toutes catégories sociales. Ils mettent ainsi en avant le principe, créé par Bourdieu, de misère de position : chacun, quel que soit son milieu social, vit une forme de misère contemporaine qui doit être rendue visible ; les mécanismes de domination existent en réalité dans toutes les classes sociales.


jeudi 16 novembre 2017

vidéo: Patrick Champagne et Julien Duval présentent l’ouvrage de Pierre Bourdieu, Anthropologie Économique. Cours au Collège de France (1992-1993), 13 novembre 2017 à Lille


vidéo: Patrick Champagne et Julien Duval présentent l’ouvrage de Pierre Bourdieu, Anthropologie Économique. Cours au Collège de France (1992-1993)
Patrick Champagne co-dirige avec Julien duval l’édition des cours de Bourdieu au collège de France 
a notamment publié : La double dépendance. Sur le Journalisme (Raisons d’Agir, 2016) ; Pierre Bourdieu (éditions Milan, 2008) ; Mouvements d’une pensée: Pierre Bourdieu (Bordas, 2004)
Julien Duval,  sociologue, co-dirige avec Patrick champagne l’édition des cours de Bourdieu au collège de France 
a notamment publié : Le cinéma au xxe siècle : entre loi du marché et règles de l’art (CNRS Editions, 2016) ; Sociologie et économie des biens symboliques (La Découverte, 2012) ; Le mythe du « trou de la sécu » (Raisons d’agir, 2007) 
Présentation : Bernard Convert, sociologue, directeur de recherche au cnrs (centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques) de l’Université de Lille (Sciences et technologies) 
La rencontre est illustrée de textes de Bourdieu lus par un comédiens du Théâtre de la verrière
Anthropologie Économique. Cours au Collège de France (1992-1993) (Raisons d'Agir/Seuil, Cours & Travaux, 2017) 
CitéPhilo Lille 2017
Théâtre de la verrière - Lille
13 novembre


 

 (Source: CitéPhilo)

lundi 30 janvier 2017

écouter: le débat en présence de Tassadit Yacine après la représentation de LA DOMINATION MASCULINE par le Collectif Manifeste Rien



L’ACTUALITÉ DES LUTTES,  Fréquence-Paris-Plurielle,janvier 2017

LA DOMINATION MASCULINE
De Pierre Bourdieu et les textes de Tassadit Yacine
(Extraits de Pierre Bourdieu © éditions du Seuil, 1998, publié par les éditions Points)
Par le Collectif Manifeste Rien 
Adaptation : Jeremy Beschon & Virginie Aimone / Mise en scène : J. Beschon / Comédienne : V. Aimone
La Bellevilloise, 22.01.2017


samedi 8 octobre 2016

Théâtre: Portrait Pierre Bourdieu. À partir d’extraits de textes de Pierre Bourdieu

 
Portrait Pierre Bourdieu
À partir d’extraits de textes de Pierre Bourdieu
Texte et mise en scène : Guillermo Pisani
Avec Caroline Arrouas
Production Comédie de Caen-CDN de Normandie

03/02/2017 – 20h Entrée libre 
Dans le cadre du festival : Festival écritures partagées
Comédie de Caen - Théâtre des Cordes

07/02/2017
Lycée Arcisse de Caumont, Bayeux


Résumé
La pensée de Pierre Bourdieu n’est pas rassurante, mais dérangeante, irrévérencieuse, impertinente. Elle révèle les rapports de domination là où ils se reproduisent de façon plus voilée. Elle produit un changement de regard sur la société et sur soi-même, en amenant d’abord chacun à tourner son regard vers ses propres pratiques les plus inconscientes. Elle détruit les illusions dont on se berne d’habitude et en cela elle est difficile, mais en même temps puissante et vitale. Elle entraîne – comme un entraîneur – le regard pour rester alerte.
Avec Caroline Arrouas, nous tenterons la pratique – le théâtre – et la pensée sur la pratique. Nous tenterons une modification du regard (le nôtre et celui du public), et d’abord en nous demandant « qu’est-ce qu’on fait là ? » (nous et le public) et ce que ce « faire » implique. Un spectacle réflexif donc, peut-être un théâtre de pensée.


(source:  Comédie de Caen)

jeudi 29 septembre 2016

Carlotta Sorba, Il melodramma della nazione. Politica e sentimenti nell'età del Risorgimento

Carlotta Sorba
Il melodramma della nazione 
Politica e sentimenti nell'età del Risorgimento
Laterza
Storia e Società
2015

Présentation de l'éditeur
«Qui stretti in famiglia giuriamo guerra eterna di sterminio a quelle belve vestite di umana forma, ai crudeli che questa terra dilaniano che, non sazi dei nostri tesori, il sangue stesso ci succhiano. Vendetta! Vendetta! Lo giuriamo!». È una pagina di unmélodel 1848, dove una giovinetta di forte tempra morale giura di combattere il nemico austriaco che opprime, sevizia, perseguita la patria succube da secoli dello straniero.
Una straordinariaesaltazione percorre in Italia le battaglie risorgimentali, mentre il lessico delle emozioni e dei sentimenti invade la politica. Persino i più moderati tra i patrioti utilizzano linguaggi, narrazioni, gestualità che risuonano di enfasi e di estremismo etico e si richiamano a quella immaginazione melodrammatica che, dalla fine del Settecento, attraversa in tutta Europa il teatro e la letteratura di finzione. È dunque sulle scene di Parigi, di Londra e di Milano che inizia il percorso di questo volume, perché è lì che per la prima volta si propongono testi insieme lacrimevoli e spettacolari, adatti a un pubblico largo e non acculturato. Ma è nell’Italia del 1848 che il melodramma della nazione esprime al meglio le sue potenzialità, permeando di sé i discorsi e la comunicazione politica, come le pratiche e i corpi dei patrioti, in un crescendo di pathos e teatralità.
Basandosi su una documentazione inconsueta – romanzi e testi teatrali minori, storie d’Italia narrate al popolo, giornali di moda e di teatro, materiali di propaganda – Carlotta Sorba esplora l’intreccio tra politica e mélo, gettando una luce nuova sugli strumenti espressivi della politica moderna e sulle loro radici storiche.
Carlotta Sorba insegna Storia dell’Ottocento e Storia e teoria culturale all’Università di Padova, dove dirige il Centro interuniversitario di storia culturale (CSC). Ha scritto saggi e curato volumi sui rapporti tra teatro, musica e società nell’Ottocento italiano ed europeo, tema a cui ha dedicato anche Teatri. L’Italia del melodramma nell’età del Risorgimento (Bologna 2001).

vendredi 2 octobre 2015

Karl Kraus, Monologues du Râleur et de l’Optimiste


Karl Kraus 
Monologues du Râleur et de l’Optimiste
Traduit de l’allemand par
J.-L Besson & H. Christophe
Agone
Cent mille signes
2015 

Présentation de l'éditeur
L’Optimiste : Mais quand un jour ce sera la paix…
Le Râleur : … alors la guerre commencera !
L’Optimiste : Toute guerre s’est cependant conclue par une paix.
Le Râleur : Pas celle-ci. Elle ne s’est pas déroulée à la surface de la vie mais a dévasté la vie elle-même. Le front a gagné l’arrière. Il y restera. Et l’ancienne mentalité viendra se greffer sur cette vie modifiée, s’il en existe encore une. Le monde sombrera, et l’on n’en saura rien. Tout ce qui existait hier, on l’aura oublié ; ce qui est aujourd’hui, on ne le verra pas ; ce qui sera demain, on ne le craindra pas. On aura oublié qu’on a perdu la guerre, oublié qu’on l’a commencée, oublié qu’on l’a faite. C’est pourquoi elle ne cessera pas.
« Ce drame, dont la représentation, mesurée en temps terrestre, s’étendrait sur une dizaine de soirées, est conçu pour un théâtre martien. » Ainsi commencent Les Derniers Jours de l’humanité. Nous avons retenu ici l’essentiel des interventions de deux personnages, le Râleur (Kraus lui-même) et l’Optimiste (un loyal patriote autrichien), dont l’opposition rappelle et ferme une action « éclatée en centaines de tableaux ouvrant sur des centaines d’enfers », une action dont l’auteur a arraché le contenu aux cinq années qu’a duré la Première Guerre mondiale : « Années durant lesquelles des personnages d’opérette ont joué la tragédie de l’humanité ».
La vie de l’écrivain et journaliste viennois Karl Kraus (1874–1936) se confond avec l’inlassable bataille qu’il mena dans sa revue Die Fackel (Le Flambeau) contre la corruption de la langue et donc, à ses yeux, de la morale.

mardi 10 mars 2015

«Faire vivre l’œuvre de Pierre Bourdieu sur son territoire», Lasseube, du 20 mars au 18 avril 2015


Pierre Bourdieu devant sa maison lasseuboise © DR/archives PP (La République des Pyrénées)


«Faire vivre l’œuvre de Pierre Bourdieu sur son territoire»
du 20 mars au 18 avril 2015 : 

Associations co-organisatrices : Arécréée, Atout Jeune-Famille, PauSes,
avec le soutien des professeurs Caup et Lataste, et de la Mairie de Lasseube

programme provisoire : 
 
Maison pour Tous de Lasseube

Vendredi 20 mars 
20h00 : présentation de l’exposition « L’œuvre de Pierre Bourdieu en pratiques » par l’association des professeurs de Sciences économiques et sociales de Pau (PauSes).
Des témoignages de Lasseubois complètent cette présentation.
21h00 : Table ronde « Comment le sociologue P.Bourdieu met-il en pratique la sociologie sur ce territoire et ailleurs ? »
avec A.Kouvouama, anthropologue (UPPA) / A. Bruneton, ethnologue / L.Bruneau, professeur SES Lycée L.Barthou.
Vendredi 27 mars 20h30 : représentation théâtrale «La domination masculine» du collectif Manifeste rien, suivie d’un débat. 
Mercredi 1er avril pour les scolaires (école et collège)
18 h 30  : un débat sur l'école de la République,
20 heures : un débat sur l'école de la République.
Vendredi 3 avril 20h30 : projection du film « La sociologie est un sport de combat» de Pierre Carles, suivie d’un débat
avec Louise Chapel, professeur de lettres au Lycée Supervielle d’Oloron. 
Samedi 11 avril 20h30 : conférence sur le thème de la dépaysannisation, suite à la rencontre de 2012.
avec A.Kouvouama, directeur de l’UFR Lettres, langues, sciences humaines et sports et la participation du Lycée agricole de Soeix. 

Samedi 18 avril, à 9 h 30 : projection du film « Vert paradis », présenté par Emmanuel Bourdieu
Des actions se dérouleront à l’école et au collège de Lasseube en avril, car l’étude du système scolaire et de la culture joue un rôle majeur dans l’œuvre de Pierre Bourdieu.
Afin de donner la parole aux Lasseubois, les organisateurs réalisent actuellement des entretiens auprès de ceux qui l’ont connu et les restitueront pendant cette période d’exposition et de manifestations en hommage au sociologue.


(Source: Pour l'avenir de Lasseube et SudOuest)

mercredi 4 février 2015

en ligne: Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N°186-187 – Mars 2011 // Sociétés du spectacle

en ligne sur Cairn.info: 
Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N°186-187 – Mars 2011 // Sociétés du spectacle
Seuil

Christophe Charle
Sociétés du spectacle


Carlotta Sorba
Le « mélodrame » du Risorgimento
Théâtralité et émotions dans la communication des patriotes italiens

Vincent Robert
Théâtre et révolution à la veille de 1848
Le Chevalier de Maison-Rouge

Jeanne Moisand
Entre tréteaux et barricades
Théâtre et mobilisation ouvrière à Barcelone, 1868-1909

Christophe Charle
Le carnaval du temps présent
Les revues d'actualités à Paris et à Bruxelles, 1852-1912

Bleuwenn Lechaux
Des contradictions du théâtre critique new-yorkais


Éric Darras Les causes du peuple
La gestion du cens social dans les émissions-forums

Hors thème

Afrânio Garcia Jr.
Les souvenirs d'un Européen : entre Le Brésil, terre d'avenir et Le Monde d'hier
Les derniers écrits de Stefan Zweig
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Lectures critiques

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mardi 2 décembre 2014

écouter: Rahul Markovits, Civiliser l'Europe. Politiques du théâtre français au XVIIIe siècle


écouter: Rahul Markovits , Civiliser l'Europe . Politiques du théâtre français au XVIIIe siècle
Licences Politiques par Alexis Fournol, 18/10/2014


Rahul Markovits 
Civiliser l'Europe 
Politiques du théâtre français au XVIIIe siècle
Fayard
2014

Présentation de l'éditeur
Chaque année, pointant le faible écho rencontré par les productions françaises à l’étranger, la presse anglophone annonce la « mort de la culture française ». Face à ces interrogations lancinantes, le xviiie siècle apparaît à certains comme un âge d'or, le temps béni du « rayonnement » européen, voire universel, d’une culture française contagieuse et irrésistible. De ce phénomène, quelle manifestation plus emblématique en apparence que les troupes de comédiens qui sillonnaient l’Europe, jouant Molière en langue originale aux quatre coins du continent, de Cadix à Saint-Pétersbourg et de Stockholm à Palerme ?
Contre une lecture nostalgique et mystificatrice, Civiliser l’Europe révèle et décrit les mécanismes à l'œuvre dans la dissémination européenne du théâtre français. En s’appuyant sur les méthodes nouvelles de l’histoire transnationale, Rahul Markovits met en lumière la diversité des situations. Princes et ministres en quête de prestige politique, diplomates et chefs militaires promouvant le soft power français, chefs de troupe et comédiens à la recherche d'opportunités économiques, administrateurs napoléoniens convaincus de l'influence civilisatrice des chefs-d'œuvre de la scène française : c'est de l'action de l'ensemble de ces protagonistes qu'est constituée la matière de ce livre.
Le théâtre français n’était pas perçu dans les cours princières comme un simple divertissement ni comme le signe d’une grandeur littéraire incontestée. Représentant aux yeux des élites françaises la quintessence de la civilisation qu'elles prétendaient incarner, il devint sous leur égide, parfois pacifique, parfois brutale, l’instrument d’une tentative d'unification culturelle de l’Europe. L’« Europe française » du Siècle des lumières ne nous tend pas le miroir de notre grandeur culturelle déchue. Elle nous montre que les dominations culturelles ne sont pas massives et univoques, mais souvent relatives et toujours localisées.
Rahul Markovits est maître de conférences à l'Ecole normale supérieure. Agrégé d'histoire, il est spécialiste de l'Europe des Lumières. Il a reçu, en 2012, le prix Etienne Raluze d'histoire locale européenne.  

lundi 31 mars 2014

video: Les dérives de l'économie financière, avec Laurent Cordonnier et Cédric Durand



Les dérives de l’économie financière 
A l’occasion du spectacle 15%, conception et réalisation Bruno Meyssat
Débat animé par Bernard Cassen, secrétaire général de Mémoire des luttes et président d’honneur d’Attac, journaliste au Monde diplomatique.
Avec Laurent Cordonnier, économiste et collaborateur au Monde diplomatique, Cédric Durand, maître de conférence à l’Université de Paris XIII, et Bruno Meyssat, metteur en scène.
Le Théâtre Nanterre-Amandiers en partenariat avec Le Monde diplomatique et l’Agora, Maison des initiatives citoyennes de la ville de Nanterre, 18.01.2014



vendredi 31 janvier 2014

écouter: Frédéric Lordon et Judith Bernard à propos de leur pièce de théâtre Bienvenue dans l’angle alpha + Film sur le spectacle


écouter: Frédéric Lordon et Judith Bernard à propos de leur pièce de théâtre Bienvenue dans l’angle alpha
Les Nouveaux chemins de la connaissance, par Adèle Van Reeth, 24.01.2014


Film sur le spectacle Bienvenue dans l'angle Alpha, de Judith Bernard, d'après Capitalisme, désir et servitude, de Frédéric Lordon. Réalisé par Natalie Grand-Matoré, avec les étudiants du BTS audiovisuel Suger (93).
Bienvenue dans l'angle Alpha est un spectacle de théâtre/danse sur la condition du travail en société néolibérale. Il est inspiré par un texte de Frédéric Lordon, Capitalisme, désir et servitude (paru en 2010 aux éditions La Fabrique), et adapté et mis en scène par Judith Bernard avec la compagnie ADA-Théâtre

vendredi 4 octobre 2013

Jeanne Moisand, Scènes capitales. Madrid, Barcelone et le monde théâtral fin de siècle

Jeanne Moisand
Scènes capitales
Madrid, Barcelone et le monde théâtral fin de siècle
Casa de Velazquez
2013

Présentation de l'éditeur
À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les principaux conflits qui agitent la société espagnole se donnent en représentation sur les scènes des deux grandes capitales, Madrid et Barcelone. La rivalité économique et politique entre les deux villes se voit ainsi redoublée d'une compétition culturelle. En retraçant l'histoire de ces conflits symboliques, cet ouvrage offre un éclairage singulier sur l'Espagne de la Restauration. Émancipé de sa tutelle politique, le théâtre se libéralise et devient plus populaire, donnant voix aux aspirations démocratiques tout en s'ouvrant au marché culturel international. Tandis que s'opposent dans le reste de l'Europe les avant-gardes et l'industrie culturelle, la bipolarisation espagnole met cette tension en spectacle.
Jeanne Moisand est maître de conférences à L'université Paris 1 - Panthéon Sorbonne. 
Sommaire
L'ESPACE DU THÉÂTRE
I.- Vers la fin de l'Ancien Régime culturel
II.- Du temple théâtral a la cabane de spectacle
CAPITAL ET TRAVAIL DANS L'INDUSTRIE THÉÂTRALE
III.- La nouvelle économie du spectacle
IV.- Les acteurs au sein du système théâtral
V.- Auteurs en quête d'autonomie

TERRITOIRES CULTURELS
VI.- Passeurs, faussaires et douaniers
VII.- Les représentations sexuées du national

LA COMMUNAUTÉ POLITIQUE AU SPECTACLE
VIII.- Chanter la nation, déclamer la démocratie
IX.- L'espace public des analphabètes

lundi 26 novembre 2012

théâtre: C H A C A L , L A F A B L E D E L ' E X I L, Texte : Jérémy Beschon d'après Tassadit Yacine-Titouh, 8 et 9 décembre 2012


CHACAL marron

C H A C A L ,  L A  F A B L E  D E  L ' E X I L
par le collectif  M a n i f e s t e   R i e n
 
Samedi 8 décembre à 20 H et Dimanche 9 décembre à 16 H dans le cadre de l'exposition Vies d'Exil
Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration, palais de la Porte Dorée, 75012 Paris
Représentation suivie d'un débat en présence de Tassadit Yacine-Titouh (EHESS, spécialiste du monde berbère) Une mise en scène des fables kabyles et de la mythologie berbère pour éclairer les rapport de domination à l'oeuvre dans l'exil.
 
  Cette pièce est écrite par Jérémy Beschon à partir du livre Chacal ou la ruse des dominés de Tassadit Yacine-Titouh (La Découverte)
  Virginie Aimone, Jeremy Beschon et Tassadit Yacine-Titouh se sont déjà associés pour l'adaptation théâtrale de La Domination Masculine de Pierre Bourdieu. Leur nouvelle création propose une véritable clef de lecture de nos rapports sociaux et nos structures mentales à partir des fables et des mythes de la société kabyle.

La conteuse est « Settoute », d'abord première Mère du Monde kabyle, puis sorcière... Celle ci fut jadis déchue, ce qui donna aux hommes le prétexte pour dominer les femmes et le monde. Elle a vu l'Histoire de la méditerranée depuis la Kabylie. D'après elle, nous ne sommes guère différents de nos ancêtres. En ce temps là, les animaux parlaient encore comme vous et moi... le Lion avait le pouvoir ; Chacal était son conseiller ; et le Hérisson avait toujours une ruse qu'il prêtait à ses amis. A travers ces histoires fabuleuses, qui se sont déroulées en Algérie, nous comprendrons peut être mieux qui nous sommes, et pourquoi nous continuons de nous entre-dévorer.
« … ils disent que c'est qu'une histoire de sauvages, une histoire d'indigènes, une histoire d'exilés... d'immigrés comme vous dites maintenant... Je sais maintenant pourquoi ce qu' j'ai entendu était si triste... aujourd'hui plus personne sait où y va ; plus personne sait d'où y vient... comme si on vous avait dévoré le passé, et qu'on vous avait jeté que les restes... Nous les dominés, nous les femmes, nous les démunis de tous les pays, nous que l'on divise, nous que l'on fragmente, tant que que nous aurons la mémoire, nous serons là, nous aurons le pouvoir... »

Texte : Jérémy Beschon d'après Tassadit Yacine-Titouh / Mise en scène : Jeremy Beschon / Avec Virginie Aimone / Musique : Franck Vrahidès / Lumière : Flore Marvaud / 
Coproduction Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration / Avec le soutien de la Ville de Marseille.
Théâtre populaire, théâtre du délire et du simulacre ; Manifeste Rien propose un travail entre spectacle et science, où l'humour et la poésie permettent de partager les richesses et la complexité de nos sociétés avec le plus grand nombre. Leurs pièces, en collaboration avec des historiens comme Benjamin Stora ou Gérard Noiriel, sont jouées dans les théâtres, mais aussi dans les festivals pluridisciplinaires et lieux associatifs afin d'introduire le théâtre là où il ne pénètre plus...
Tassadit Yacine-Titouh est directrice d’études à l’EHESS à Paris, anthropologue, spécialiste du monde berbère. Elle dirige la revue Awal à de la MSH. Auteure de nombreux articles (Nouvel Observateur, Libération, le Monde Diplomatique) et ouvrages « Si tu m'aimes guéris moi ! » éd MSH, « Chacal ou la ruse des dominés » éditons la Découverte.

Plein tarif : 10 € 
Demi tarif : 7 € / Spectacle à partir de 7 ans / ligne 12 Métro porte Dorée / réservation  : 01 53 59 64 30 - reservation@histoire-immigration.fr
(merci à Jérémy Beschon pour l'info)

mercredi 20 juin 2012

écouter: Jean-Yves Mollier et Jean-Claude Yon pour Histoire de la librairie Larousse (1852-2010), et Une histoire du théâtre à Paris. De la Révolution à la Grande Guerre

Ecoutez l'émission 57 minutes

Scènes de la vie culturelle au 19ème siècle : le Livre et le Théâtre

Les Lundis de l'histoire, par Michelle Perrot 11.06.2012          

A propos de :
   Histoire de la librairie Larousse (1852-2010),  Paris, Fayard (2012), de Jean-Yves Mollier et
Bruno Dubot,
et de :
   Une histoire du théâtre à Paris. De la Révolution à la Grande Guerre, Paris, Aubier (2012), de  Jean-Claude Yon

mardi 19 juin 2012

Théâtre: Et puis nous passions le pantalon français... (à partir des témoignages, entretiens et récits recueillis par le sociologue Abdelmalek Sayad)

source:  Cité nationale de l'histoire de l'immigration 

Et puis nous passions le pantalon français...

Vendredi 15 Février 2013, 20:00
Samedi 16 Février 2013, 20:00
Dimanche 17 Février 2013, 16:00
Une pièce de théâtre construite à partir des témoignages, entretiens et récits recueillis par le sociologue Abdelmalek Sayad dans le cadre de ses recherches sur l’immigration algérienne en France.

Et puis nous passions le pantalon français - Photos de Aïssatou Angela Balde
Et puis nous passions le pantalon français - Photos de Aïssatou Angela Balde © aabalde
Trente années d’enquêtes et de recherches réalisées en France et en Algérie par Abdelmalek Sayad (1933-1998) ont renouvelé l’étude du phénomène migratoire. Envisageant le fait migratoire dans sa totalité, ses recherches sur la condition des émigrés algériens en France se sont développées à la frontière de différentes disciplines et ont porté sur une multitude d’objets (les conditions de travail, de logement, la famille, l’école, les vacances, la religion, la maladie). Elles ont notamment permis de rappeler ce fait essentiel : l’immigration dans une société correspond toujours à une émigration hors d’une autre société.
"Pour ses recherches, Sayad a mené des entretiens admirables de délicatesse et de compréhension.Il a amené les immigrés à livrer le plus profond de leur "intimité collective", à révéler les contradictions dont leur existence déplacée est la conséquence. Quitter à l’aube le foyer, prendre le train, arriver à Alger, et puis, juste avant de prendre le bateau, passer le pantalon français. Absents là-bas, absents ici où ils ne sont que simple force de travail : le vertige de la double absence..." (Philip Boulay)
Les extraits de textes qui composent la pièce donnent toute leur place à la justesse de la parole d’hommes et de femmes, jeunes comme vieux, de parents, de frères, de sœurs, d’ouvriers, de paysans, de collégiens, d’étudiants.
Depuis plusieurs années, Philip Boulay, avec le collectif Quelques unes d’entre nous des Tilleuls, fait du théâtre, en tant qu’espace d’énonciation – et de dénonciation – des réalités intimes et sociales, un lieu participant à l'écriture d’une histoire commune. Avec Et nous nous passions le pantalon français, ce sont les travaux de Sayad et leur ré-appropriation par les interprètes qui permettent l'écriture de cette histoire. Ce qui en ressort c’est la force de la sociologie de Sayad, tout à la fois subversive et politique, que le théatre met à son profit.

L'équipe artistique : 

  • Mise en scène : Philip Boulay
  • Collaboration artistique : Albertine M. Itela
  • Scénographie et costumes : Jean-Guy Lecat
  • Chorégraphie : Mehdi Slimani
  • Lumières : Abdénor Mezlef
  • Direction des travaux de recherche : Samir Hadj Belgacem et Farid Taalba
  • Coordination du projet : Zouina Meddour
  • Avec : Yamina Amghar, Ourida Belhadi, Taous Boulemsamer, Zineb Brahmi, Magali Chastagner, Touria Eladel, Vahide Istambulu, Fatiha Lalouf, Fatma Lori, Houria Lamrani, Fatima Meddour, Zouina Meddour, Djora Ouanoughi, Mohamed Rezzoug, Arlette Rouede, FaridTaalba, Marie-RoseValentin et les danseurs de la Compagnie No MaD (distribution en cours).

Le collectif Quelques unes d’entre nous

Le collectif s’est constitué après les révoltes d’octobre-novembre 2005 pendant lesquelles le groupe de femmes de la maison des Tilleuls avait été très mobilisé aux côtés des habitants et tentait de comprendre l’explosion d’une telle violence, résultat d’une longue histoire de relégation sociale.
Ensemble, elles ont manifesté, pris la parole, participé à la réalisation d’un film, à la création d’un journal et de plusieurs expositions puis à l’élaboration d’une pièce, Le bruit du monde m’est rentré dans l’oreille, mise en scène par Philip Boulay. Avec cette pièce, qui parlait de leur vie et de leur regard sur le monde, elles ont effectué une importante tournée durant trois ans, en région parisienne mais aussi à Toulouse, à Bruxelles, à Lisbonne, faisant entendre une voix singulière et collective, intime et politique.