« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 2 janvier 2025

Sur l’État parlementaire. Rencontres avec Bernard Lacroix

 

 

Sur l’État parlementaire

Rencontres avec Bernard Lacroix

Textes rassemblés par 

Antonin Cohen, Philippe Juhem & Philippe Riutort

du Croquant

2025

 

Présentation de l'éditeur

L’État parlementaire est une configuration singulière, au regard de l’histoire sociale et politique comparée dans la longue durée, dont on mesure aujourd’hui les écueils et les fragilités. Tout à la fois entreprise de domination politique visant à l’expression et au contrôle du « peuple » suivant des normes et des formes autorisées, et entreprise de légitimation du « suffrage » face aux pouvoirs temporels et spirituels dominants, l’État parlementaire a connu de nombreuses vicissitudes du XVIIIe au XXIe siècle. Cet ouvrage collectif explore ces processus et bifurcations. Il permet de mieux comprendre les conditions d’institutionnalisation pratique et idéologique de l’État parlementaire, à travers la genèse du parlement lui-même, mais aussi des partis, des élections, ou encore des sciences de la politique. Il permet aussi de comprendre les différents moments de remise en cause de ces institutions, et plus généralement de cette configuration. Cet ouvrage rend ainsi hommage au travail pionnier de Bernard Lacroix qui a forgé ce concept et initié une série de travaux scientifiques qui font encore aujourd’hui référence. 

Introduction. L’État parlementaire : du roman national
à l’ analyse configurationnelle.

Antonin Cohen, Philippe Juhem et Philippe Riutort 5

Chapitre I. La sociologie générale entre « parenté pratique » et travail scientifique « réel ». Autour de Durkheim

Nicolas Sembel 19

Chapitre II. Autopsie d’une discipline : la science politique française au prisme de la Revue française de science politique
des « années Parodi » (1991-2008)

Yves Déloye 43

Chapitre III. Qu’est-ce qu’un constitutionnaliste peut dire
sur le régime parlementaire ? Rien !

Dominique Rousseau 67

Chapitre VI. Dans le silence du droit. La doctrine constitutionnelle et la subordination du Premier ministre

Delphine Dulong 87

Chapitre V. Science(s) politique(s), sociologie politique,
sociologie politique internationale : des relations délicates
en France comme ailleurs

Didier Bigo 117

Chapitre VI. Strindberg parmi des paysans français.
La politisation, entre « le cru et le su »

Laurent Le Gall 135

Chapitre VII. La « politique » dans la France des Lumières. Remarques sur les objectivations concurrentes de l’ordre
politique avant l’État parlementaire

Arnault Skornicki 165

Chapitre VIII. L’ordre parlementaire en 1789

Alain Garrigou 189

Chapitre IX. Le Sénat conservateur et son pouvoir
de nomination (1799-1802)

Franck Duchesne 207

Chapitre X. Comment meurt une Assemblée ?
Le « parlementarisme » impérial

Nicolas Tardits 227

Chapitre XI. Esquisse d’une lutte des places.
Les luttes parlementaires sous la Monarchie de Juillet

Christophe Voilliot 249

Chapitre XII. La construction historique de l’institution parlementaire : processus et configurations

Hervé Fayat et Christophe Le Digol 273

Chapitre XIII. Le fantôme de Napoléon Bonaparte. Sur l’objectivation des « apparitions » politiques

Olivier Ihl 301

Chapitre XIV. Sur trois états du champ politique.
La « parenthèse Vichy » à l’épreuve d’une analyse processuelle

Antonin Cohen 327

Chapitre XV.« 68 », produit du système scolaire et de
ses transformations ?

Christelle Dormoy 373

Chapitre XVI. Y a-t-il une vie (partisane) au-delà de l’État parlementaire (national) ? L’institutionnalisation des Europartis
et les trois « espèces d’espaces » du politique

Francisco Roa Bastos 399

Chapitre XVII. Transnationalisation de l’État par défaut :
une entreprise protéiforme de contrebande institutionnelle

Nadine Machikou Ndzesop et Luc Sindjoun 429

Chapitre XVIII. Genèse et structure d’un champ des
politiques économiques

Frédéric Lebaron 455

Chapitre XIX. Un auxiliaire indispensable et inavouable.
La police politique et la construction de l’État parlementaire
en France au XIXe siècle

Laurent Bonelli 477

Chapitre XX. Le vote comme dispositif disciplinaire

Philippe Juhem 501

Chapitre XXI. Le bureau des élections.
Expertise précontentieuse et traitement de l’injustice
électorale au ministère de l’Intérieur

Thomas Marty 527

Chapitre XXII. Ordre européen et ordre national.
Ce que la transparence nous dit des régimes politiques

Hélène Michel 549

Chapitre XXIII. Les Bérégovoy de papier : Effet Pygmalion, effet Nessus et évaporation symbolique

Érik Neveu 573

Chapitre XXIV.« Se qualifier ». L’élaboration de
la candidature d’Éric Zemmour à l’élection présidentielle
de 2022

Pierre Leroux et Philippe Riutort 601

Bibliographie de Bernard Lacroix 631

 

lundi 18 avril 2022

Delphine Dulong, Premier ministre

 

 

Delphine Dulong

Premier ministre

CNRS

Culture et société

2021

 


Présentation de l'éditeur

« Le Premier ministre existe-t-il ? Ce n’est pas sûr », pointait le politiste Maurice Duverger au lendemain de la promulgation de la Ve République. La nouvelle Constitution institue en effet un régime hybride inédit en plaçant à la tête du pouvoir exécutif deux dirigeants, le Premier ministre et le Président de la République, sans établir de hiérarchie nette entre eux, non plus qu’une claire division des tâches.
Situé au sommet de l’État, au point d’intersection de tous les espaces sociaux, le Premier ministre doit tout à la fois faire fonctionner le gouvernement, assurer les relations avec le Parlement et avec les administrations, recevoir les syndicats comme les représentants des collectivités locales et accueillir les dirigeants étrangers. Rien de moins. Dans le même temps, en vertu d’une règle tacite tôt établie par Charles de Gaulle, il doit s’effacer devant le Président, au point d’accepter d’être parfois ravalé au rang de simple « collaborateur »…
Cette contradiction entre ses importantes fonctions constitutionnelles et sa position dominée vis-à-vis du Président fait du poste de Premier ministre un point d’observation privilégié du fonctionnement et de l’évolution de la Ve République. Car ce rôle central s’est construit avec le temps, par la sédimentation de « précédents », plus encore qu’il n’a été défini en droit.
Soucieuse de rendre compte des effets de position comme de la stratégie des acteurs, des rapports de pouvoir comme des transformations institutionnelles, cette enquête socio-historique mobilisant archives, corpus de presse et témoignages offre un vif éclairage sur les six dernières décennies de la vie politique française et les incohérences qui la structurent.

Professeure de science politique à l’Université Paris 1, Delphine Dulong est notamment l’auteure de Sociologie des institutions politiques (La Découverte, 2012) et de La Construction du champ politique en France (Presses universitaires de Rennes, 2010).

 

mercredi 16 juin 2021

Un capital médiatique ? Usages et légitimation de la médiatisation en politique, Sous la direction de Clément Desrumaux et Jérémie Nollet

 

 


 

 

Un capital médiatique ?  

Usages et légitimation de la médiatisation en politique

Sous la direction de Clément Desrumaux et Jérémie Nollet  

P.U. Rennes

Res Publica

2021

 

 

Présentation de l'éditeur

Peut-on réussir en politique grâce aux «médias»? C’est souvent de cette manière que les professionnels de la politique, les journalistes ou les citoyens appréhendent l’usage politique des médias. Cette formulation fait pourtant obstacle à l’explication des processus sociaux à l’oeuvre dans la médiatisation de la politique. Afin de montrer comment la médiatisation peut être agissante en politique, cet ouvrage met à l’épreuve le concept de « capital médiatique », une forme de capital symbolique tiré de la médiatisation. Les contributions examinent les opérations d’accumulation, d’appropriation, de légitimation, de conversion ou de rentabilisation de ce capital, à partir d’études de cas (Louise Michel, José Bové, Emmanuel Macron ou les parlementaires). 

L’ouvrage n’est pas seulement une étude de la médiatisation du politique: c’est aussi une contribution à la sociologie du champ politique et des ressources qui y prévalent. Il analyse le travail des agents politiques en lien avec tout ou partie du champ journalistique, et plus largement dans un espace médiatique profondément transformé par le numérique. Il conclut à l’inégale rentabilité du capital médiatique selon la position dans le champ politique.

Les réflexions engagées invitent à réfléchir, par analogie, à d’autres espaces pour lesquels la reconnaissance médiatique est un enjeu stratégique et semble être une ressource valorisée.

Introduction

Table des matières


 

vendredi 3 mai 2019

Actes de la recherche en sciences sociales, n°226-227, Temps et pouvoir

 Actes de la recherche en sciences sociales, n°226-227, Temps et pouvoir
Seuil
2019
Résumé
Le temps n’est plus, s’il l’a jamais été, un objet délaissé par les sciences sociales. Pourtant, ses approches cumulent bien souvent des limites dommageables : l’abstraction du propos tenu sur lui, l’homogénéisation des cultures temporelles à l’échelle d’une société, ou encore l’omission des rapports qu’il entretient avec le pouvoir. C’est à ces trois limites que ce dossier entend s’attaquer. Il propose en effet des études empiriques du temps, qui se saisissent des instruments les plus matériels pour l’objectiver : agendas, plannings, emplois du temps, calendriers, montres et horloges, fréquence, durée, etc. Les articles réunis donnent à voir des manières variées de construire sociologiquement cet objet : de la socialisation temporelle de jeunes enfants, aux temps de loisir des classes supérieures ; de la temporalité d’une institution politique au contrôle du temps des personnes durablement éloignées de l’emploi et des études ; en passant par une analyse de la fréquence et de la durée des interactions entre membres de deux groupes professionnels, ou encore de l’attente qu’un État fait subir à ses administrés les plus pauvres. Le dossier met de plus en lumière la diversité sociale des usages du temps et l’existence d’un espace social des rapports au temps, ainsi que les processus d’incorporation de ces rapports au temps socialement situés. Enfin, il souligne les liens entre temps et pouvoir, faisant apparaître le registre ou la dimension temporelle des rapports de domination, mais aussi les dimensions symboliques associées aux attitudes et dispositions temporelles, et le caractère légitime ou illégitime des différents rapports au temps. 

Sommaire

Pages 6 à 15
Pages 16 à 30
Pages 31 à 47
Pages 48 à 71
Pages 72 à 85
Pages 86 à 103
Pages 104 à 119
Pages 120 à 125

jeudi 21 septembre 2017

Dans l'ombre des élus. Une sociologie des collaborateurs politiques, Willy Beauvallet, Sébastien Michon (dir.)

 
Dans l'ombre des élus
Une sociologie des collaborateurs politiques 
Willy Beauvallet, Sébastien Michon (dir.)
P.U.Septentrion
  Espaces politiques
2017

Présentation de l'éditeur
Coulisse du pouvoir ou antichambre de la carrière électorale ? L'entourage des élus recouvre des fonctions encore méconnues. Si les collaborateurs d’élus ont été évoqués à plusieurs reprises au cours de la campagne présidentielle de 2017, ils restent des hommes de l’ombre et leur rôle est en grande partie ignoré.
Administrateurs du Parlement, conseillers des groupes politiques, directeurs généraux des services, conjoints, membres des cabinets de maires ou de présidents de région : les chapitres témoignent de l’omniprésence de ces collaborateurs aux statuts multiples et de leur position incontournable dans l’exercice quotidien des activités représentatives. L’examen des propriétés de ces acteurs, de leurs pratiques concrètes et des concurrences qui les animent enrichit l’analyse d’un phénomène déjà ancien mais encore peu étudié en tant que tel.

Table
Introduction : Les collaborateurs d'élus, des acteurs au cœur des entreprises politiques
Willy Beauvallet, Sébastien Michon
Partie 1. Le périmètre des entreprises politiques des élus
Chapitre 1 : Devenir un membre public de l'entourage politique : le rôle de figuration des conjointes d’élus en situation de représentation
Christelle Gris
Chapitre 2 : Les administrateurs du Parlement.
Contribution à une sociologie des collaborateurs d’élus
Martin Baloge
Chapitre 3 : Le DGS, fonctionnaire manager et entrepreneur politique ?
Jean-Yves Robin, Hélène Desfontaines
Partie 2. Division du travail et concurrences
Chapitre 4 : Le travail politique des cabinets présidentiels en régions : un rôle contrasté et évolutif selon les modes de gouvernance politique
Benoît Demongeot, Sébastien Gardon, Éric Verdier
Chapitre 5 : Les collaborateurs d’élus départementaux.
Pratiques et ambivalences d’une fonction aux contours flous
Pierre Bonnevalle
Chapitre 6 : Qui gouverne dans les communes ?
La prise de décision au prisme du directeur de cabinet
Julien Fragnon
Chapitre 7 : Des travailleurs « de l’ombre » ?
Les salariés du groupe socialiste à l’Assemblée nationale
Willy Beauvallet
Partie 3. Les entreprises politiques comme antichambres du métier politique
Chapitre 8 : Collaborateurs d’élu-e(s) écologistes à l’Assemblée nationale : une voie toute tracée ?
Vanessa Jérome
Chapitre 9 : De nouvelles carrières électives : le renouvellement du personnel politique local socialiste par les auxiliaires d’élus à l’épreuve des configurations locales (1988-2012)
Grégory Hû
Chapitre 10 : Entre les coulisses et la scène.
Trajectoires et stratégies de professionnalisation des auxiliaires politiques au Parti socialiste
Rémi Lefebvre
Postface : De la sociologie des entourages à celle du marché des emplois en lien avec les activités politiques
Delphine Dulong
Résumés des contributions
Présentation des auteurs

jeudi 18 octobre 2012

Boys Don’t Cry! Les coûts de la domination masculine

Boys Don’t Cry! 
Les coûts de la domination masculine
Sous la direction de
Delphine Dulong, Christine Guionnet et Érik Neveu
P.U.Rennes
2012

4e de couverture (Fichier pdf, 27 Ko)

Delphine Dulong est enseignante-chercheuse en science politique à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne/Centre européen de sociologie et de science politique.
Christine Guionnet est enseignante-chercheuse en science politique à l’université Rennes 1 et chercheuse au Centre de recherches sur l’action politique en Europe.
Érik Neveu est professeur de science politique à l’IEP de Rennes et chercheur au Centre de recherches sur l’action politique en Europe.

mercredi 6 janvier 2010

Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP-UMR 8209)

Le CSE et le CRPS ont le plaisir de vous annoncer la création du Centre européen de sociologie et de science politique de la Sorbonne (CESSP-Paris). Née de la fusion de nos deux centres, cette nouvelle unité est l’UMR 8209 de l'Université Paris-Panthéon-Sorbonne et du CNRS, avec l'EHESS comme établissement partenaire.

La nouvelle UMR a défini deux principaux axes communs pour le prochain quadriennal, qui incluent les sous-thèmes suivants :

1. Internationalisation, mondialisation et européanisation

* Circulation internationale des biens culturels
* Elites cosmopolites et mondialisation des luttes pour le droit
* Dimensions de l’européanisation

2. Formation et reproduction des élites

* Recomposition des élites et redéfinition des savoirs
* Transformations du métier politique
* Sociologie des intellectuels

Chacune des équipes conserve par ailleurs des axes spécifiques.

Le CSE

* Sociologie économique
* Structures sociales et travail de domination
* Internationalisation des systèmes d’enseignement et de formation des élites
* Production et valorisation des biens symboliques
* Champ médical
* Histoire sociale des sciences sociales


Le CRPS

* Engagement et mouvements sociaux
* Institutions, élites et représentations
* Sociologie des relations internationales.


Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP-UMR 8209)
Date de création janvier 2010

* Directrice du CESSP : Gisèle Sapiro
* Directrice équipe CSE : Anne-Catherine Wagner
* Directrice équipe CRPS : Delphine Dulong
* Secrétaire CSE : Jocelyne Pichot
* Secrétaire CRPS : Catherine Bailleux

Conseil de laboratoire du CESSP

Catherine BAILLEUX , Hélène COMBES, Christel COTON, Michel DOBRY, Delphine DULONG, Clarisse FORDANT, Brigitte GAÏTI, Daniel GAXIE, Frédérique MATONTI, Jocelyne PICHOT, Patrice PINEL, Bertrand REAU, Marie-Christine RIVIERE, Gisèle SAPIRO, Aude SERVAIS, Francine SIMON –EKOVICH, Guillaume THIERY, Anne Catherine WAGNER

Contacts

CSE-EHESS, 54 Boulevard Raspail, 75006 Paris, France

* Secrétariat : Jocelyne Pichot Tél. 33 (0)1 49 54 20 95 -
* Fax : 33 (0)1 49 54 26 74 Coordination avec le Site Pouchet : Monique Bidault
Tél. 33(0)1 40 25 10 99 - Fax : 33 (0)1 40 25 12 62

CRPS-Université de Paris 1, 14 rue Cujas 75005 Paris, France

* Secrétariat : Catherine Bailleux Tél : 33 (0)1.40.46.28.28-
Fax 33 / (0)1.40.46.31.65