« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Neuberg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Neuberg. Afficher tous les articles

vendredi 3 mai 2019

Actes de la recherche en sciences sociales, n°226-227, Temps et pouvoir

 Actes de la recherche en sciences sociales, n°226-227, Temps et pouvoir
Seuil
2019
Résumé
Le temps n’est plus, s’il l’a jamais été, un objet délaissé par les sciences sociales. Pourtant, ses approches cumulent bien souvent des limites dommageables : l’abstraction du propos tenu sur lui, l’homogénéisation des cultures temporelles à l’échelle d’une société, ou encore l’omission des rapports qu’il entretient avec le pouvoir. C’est à ces trois limites que ce dossier entend s’attaquer. Il propose en effet des études empiriques du temps, qui se saisissent des instruments les plus matériels pour l’objectiver : agendas, plannings, emplois du temps, calendriers, montres et horloges, fréquence, durée, etc. Les articles réunis donnent à voir des manières variées de construire sociologiquement cet objet : de la socialisation temporelle de jeunes enfants, aux temps de loisir des classes supérieures ; de la temporalité d’une institution politique au contrôle du temps des personnes durablement éloignées de l’emploi et des études ; en passant par une analyse de la fréquence et de la durée des interactions entre membres de deux groupes professionnels, ou encore de l’attente qu’un État fait subir à ses administrés les plus pauvres. Le dossier met de plus en lumière la diversité sociale des usages du temps et l’existence d’un espace social des rapports au temps, ainsi que les processus d’incorporation de ces rapports au temps socialement situés. Enfin, il souligne les liens entre temps et pouvoir, faisant apparaître le registre ou la dimension temporelle des rapports de domination, mais aussi les dimensions symboliques associées aux attitudes et dispositions temporelles, et le caractère légitime ou illégitime des différents rapports au temps. 

Sommaire

Pages 6 à 15
Pages 16 à 30
Pages 31 à 47
Pages 48 à 71
Pages 72 à 85
Pages 86 à 103
Pages 104 à 119
Pages 120 à 125

vendredi 6 décembre 2013

écouter: Le Collectif Onze, Au tribunal des couples. Enquête sur des affaires familiales

écouter:

Wilfried Lignier et Céline Bessière, pour Le Collectif Onze, Au tribunal des couples. Enquête sur des affaires familiales
Le Bien commun par Antoine Garapon, 30.01.2014

Hélène Steinmetz, pour Le Collectif Onze, Au tribunal des couples. Enquête sur des affaires familiales
Du Grain à moudre par Hervé Gardette, 14.01.2014

Sibylle Gollac, pour Le Collectif Onze, Au tribunal des couples. Enquête sur des affaires familiales
Service public par Guillaume Erner, 28.11.2013

Le Collectif Onze
Au tribunal des couples
Enquête sur des affaires familiales
Odile Jacob
2013

Présentation de l'éditeur
Divorces et séparations conjugales sont aujourd’hui fréquents. Tout un chacun, marié ou ayant des enfants, peut avoir affaire à la justice familiale pour régler les conséquences de sa rupture. Cette institution publique est censée mettre en œuvre un droit identique pour toutes et tous. Mais les justiciables se voient-ils accorder la même attention selon leurs ressources et leurs conditions de vie ? Et la justice conduit-elle effectivement à plus d’égalité entre les hommes et les femmes ?
Pour le savoir, ce livre nous fait entrer au tribunal des couples, dans ces chambres de la famille des tribunaux de grande instance, où juges aux affaires familiales, greffières et avocats font face à un contentieux massif. L’ouvrage est issu d’une enquête d’une ampleur inédite, combinant données statistiques, observations d’audiences, consultations de dossiers et entretiens avec ces professionnels.
Pour ce faire, il a mobilisé, de l’enquête à l’écriture, une équipe de sociologues rassemblés ici sous le nom de Collectif Onze. Leur conclusion est sans appel : malgré les bouleversements de la vie conjugale et les transformations du droit de la famille, la justice participe à la reconduction de l’ordre social entre les sexes et entre les classes. 
Le Collectif Onze est composé de 11 membres des composantes françaises et québécoises du projet Ruptures. Il s'agit de : Céline Bessière (Université Paris-Dauphine), Emilie Biland (Université Laval), Benoît Coquard (Université de Poitiers), Aurélie Fillod-Chabaud (Institut Universitaire Européen), Sibylle Gollac (CNRS), Wilfried Lignier (CNRS), Muriel Mille (Université Laval), Julie Minoc (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), Samuel Neuberg (EHESP), Sabrina Nouiri-Mangold (EHESS) et Hélène Steinmetz (ENS).