« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 13 juin 2017

Grégory Salle, L’utopie carcérale. Petite histoire des "prisons modèles"

 
Grégory Salle
L’utopie carcérale
Petite histoire des "prisons modèles"
Amsterdam
2017

Présentation de l'éditeur
À quoi tient aujourd’hui la légitimité de la prison ? Au tournant sécuritaire commandé par la réaction néolibérale, assurément. Mais aussi à la croyance que la prison est perfectible, envers et contre tout. Régulièrement, des « prisons modèles » s’évertuent à raviver une utopie pénitentiaire moribonde. Les discours qui les accompagnent font miroiter la possibilité d’un enfermement enfin avantageux sinon salutaire, comme si jusqu’ici, par manque d’imagination, de volonté et de moyens, l’on n’avait pas vraiment essayé.
C’est oublier une histoire jalonnée de diverses tentatives, parfois grandioses, qui donne toutes les raisons d’en douter. Pour nous la remémorer, ce livre effectue une vaste mise en perspective dans le temps et l’espace. De Genève à Pékin en passant par Londres ou Saint-Pétersbourg, du début du XIXe siècle à nos jours, il rappelle des cas célèbres ou méconnus de « prisons modèles » qui, d’abord encensées, ont tourné au fiasco.
Au terme de ce détour, pourtant, il ne s’agit pas seulement de constater l’ampleur du fossé entre prétentions et réalités, ni même de dissiper une illusion. Mais de faire opérer aux « prisons modèles » le même renversement de perspective qu’aux prisons tout court : et si l’évidence aveuglante de leur échec masquait un genre de succès, le passage sous silence de la gestion différentielle des illégalismes dont la prison est le pivot ?



lundi 12 juin 2017

Actes de la recherche en sciences sociales, n°218, Juin 2017, Plages, territoires contestés (& Rencontre autour de ce numéro et celui de décembre)


Actes de la recherche en sciences sociales, n°218, Juin 2017, Plages, territoires contestés
Seuil


"En relation avec la sortie de ce numéro (et avec le numéro paru en décembre dernier), les Actes de la Recherche organisent le 21 juin une rencontre à Paris,« À l’abri de la domination ? Du logement à la plage, espace et rapports sociaux ».  Librairie l'Atelier, 2bis Rue du Jourdain, 75020 Paris, 21 juin, 20h. "


(source: ARSS)


mercredi 19 novembre 2014

en ligne: PArtecipazione e COnflitto, Vol. 7, No. 2 (2014). Special issue: Statistics and Activism

PArtecipazione e COnflitto, Vol. 7, No. 2 (2014). Special issue: Statistics and Activism

Editorial


Statactivism: Forms of action between disclosure and affirmation   PDF
Isabelle Bruno, Emmanuel Didier, Tommaso Vitale 198-220

Special Issue


Statactivism against the penal machinery in the aftermath of “1968”: The Case of the French Groupe d’Information Sur les Prisons  PDF
Grégory Salle 221-236

Statistics and political violence: Reflections on the Social Conflict in 2009 in Guadeloupe     PDF
Samuel Boris    237-257

The downs and ups of the consumer price index in Argentina: From National Statistics to Big Data PDF
Celia Lury, Ana Gross 258-277

Recounting health at work counts: A Tale of Numbers and Their Uses PDF
Marion Gilles 278-293

Who's counting? Institutional Autonomy and the Production of Activity Data for Disability Policy in France (2006-2014) PDF
Pierre-Yves Baudot 294-313

Gender Statactivism and NGOs: Development and Use of Gender Sensitive-Data for Mobilizations and Women’s Rights PDF
Eugenia De Rosa 314-347

Statistics and social critique PDF
Alain Desrosières 348-359

Open Section


Dynamics of participation: Access, standing and influence in contested natural resource management PDF
Annelie Sjölander-Lindqvist, Serena Cinque 360-383

Redistribution, recognition, power: Austerity or an alternative Kaleckian feminist macroeconomic model in the EU? PDF
Gabriella Paulì 384-405

Book Reviews


Isabelle Bruno and Emmanuel Didier, Benchmarking: l’Etat sous pression statistique, Paris, la découverte, 2013 PDF
David Demortain 406-408

Barbara Tirone, Elena Cogato Lanza, Luca Pattaroni, Mischa Piraud (eds), De la différence urbaine. Le quartier des Grottes / Genève, Genève, Métis Presses, series: vuesDensemble, 2013 PDF
Giovanni Matera 409-413


mardi 18 septembre 2012

Les métamorphoses du contrôle social. Sous la direction de Romuald Bodin


Sous la direction de
Romuald Bodin
Les métamorphoses du contrôle social
Postface de Loïc Wacquant
La Dispute
2012

Présentation de l'éditeur
Le contrôle social des individus et des populations se transforme. Au travail, à l’école, dans le domaine de l’action sociale, la logique sécuritaire ne tend-elle pas à se généraliser ? Mais toutes les formes de contrôle ne sont-elles que coercition ? Et quelles sont les formes de résistance à ces évolutions ?
Les auteurs, sociologues, politistes et historiens, présentent et analysent les résultats d’enquêtes concernant les nouvelles réglementations et catégories qui définissent le contrôle social, mais aussi les dispositifs qui les mettent en œuvre et les pratiques ordinaires qui parfois s’y opposent. Ils éclairent et mettent en regard les enjeux sociaux liés aux transformations du contrôle dans les domaines de la statistique publique et du travail social, de la surveillance des salariés, des immigrés et des élèves, des institutions pénitentiaires et médico-sociales. Ils montrent comment ces métamorphoses du contrôle social doivent être comprises dans les récentes évolutions de l’économie, du travail et de l’État, liées au néolibéralisme.
Cet état des lieux, nuancé et engagé, éclaire la bataille politique qui confronte le souci de préserver les libertés individuelles fondamentales à celui d’assurer la sécurité civile ou l’efficacité des organisations. Appelant à renouveler, en théorie et en pratique, notre approche du contrôle social, il s’adresse aux citoyens, chercheurs et militants qui souhaitent mieux comprendre, pour les réformer ou s’y opposer, les diverses formes contemporaines du contrôle des individus et des populations.
Romuald Bodin est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, laboratoire GRESCO.
Jean-Charles Basson est maître de conférences en science politique à l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, laboratoire PRISSMH-SOI.
Vincent Dubois est professeur de science politique à l’université de Strasbourg, laboratoire GSPE-PRISME.
Sonia Combe est historienne, CNRS, Institut des sciences sociales du politique (ISP-CNRS).
Étienne Douat est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, laboratoire GRESCO.
Fabrice Fernandez est sociologue, chercheur postdoctoral au Conseil européen de la recherche (European Research Council), laboratoire IRIS.
Nicolas Fischer est politiste, CNRS, laboratoire CESDIP.
Bertrand Geay est professeur de sciences de l’éducation à l’université de Picardie Jules-Verne, laboratoire CURAPP.
Gérard Neyrand est professeur de sociologie à l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, laboratoire PRISSMH-SOI.
Olivier Paquereau est étudiant en sociologie.
Gaël de Peretti est statisticien, membre du Comité de défense de la statistique publique.
Laurence Proteau est maître de conférences en sociologie à l’université de Picardie Jules-Verne, laboratoire CESSP.
Gregory Salle est sociologue, CNRS, laboratoire CESDIP.
Laurent Solini est doctorant à l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, laboratoire PRISSMH-SOI.
Hélène Stevens est maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers, laboratoire GRESCO.
Jérôme Valluy est professeur de science politique à l’université Paris-I, laboratoire CRPS.
Nadège Vezinat est chercheuse contractuelle au Centre d’études de l’emploi, laboratoire CMH.
Loïc Wacquant est professeur de sociologie, Université de Californie, Berkeley, laboratoire CESSP.
Laurent Willemez est professeur de sociologie à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, laboratoire PRINTEMPS.

mercredi 23 juin 2010

video-article: "Les prisons de la misère, dix ans après. Figures et gestes de l'État pénal", autour de Loïc Wacquant


"Les prisons de la misère, dix ans après. Figures et gestes de l'État pénal". Avec la participation de : Loïc Wacquant, Laurent Bonelli, Gilles Chantraine, Grégory Salle, conférence-débat, (Organisation : Maison verte, revue Mouvements, Société Louise Michel), 10 juin 2010


Article
: Loïc Wacquant, La tornade sécuritaire mondiale. Néolibéralisme et châtiment à l’aube du XXIe siècle, Mouvements, 2010 (A l’occasion des 10 ans de la parution de son ouvrage Les Prisons de la misère, Loïc Wacquant revient dans un exercice d’auto-sociologie sur la réception intellectuelle et militante du livre. Il revient également sur les analyses livrées alors et revisite le modèle d’articulation entre néolibéralisme et État pénal à lumière des développements récents)

Livre: Loïc Wacquant
Les prisons de la misère (nouvelle édition)
Raisons d'agir
à paraître en 2010






Loïc Wacquant
Prisons of Poverty
University of Minnesota Press
2009

An international best seller dissects the globalization of penal policies “made in U.S.A.” as part of the spread of neoliberalism

In the early 1990s, Mayor Rudolph Giuliani launched a zero-tolerance campaign aimed at street disorders and petty offenders, incarnated in the infamous “squeegee man.” New York City soon became a planetary showcase for an aggressive approach to law enforcement that, despite its extravagant costs and the absence of connection to the crime drop, came to be admired and imitated by other cities in the United States, Western Europe, and Latin America.

In Prisons of Poverty, Loïc Wacquant tracks the incubation and internationalization of the slogans, theories, and measures composing this new punitive “common sense,” fashioned to curb mounting urban inequality and marginality in the metropolis. He finds that a network of Reagan-era conservative think tanks (led by the Manhattan Institute) forged them as weapons in their crusade to dismantle the welfare state and, in effect, to criminalize poverty. He traces their import and export through the agency of the media and the pro-market policy institutes that have mushroomed across the European Union, particularly in Tony Blair’s Britain. And he shows how academics helped smuggle U.S. techniques of penalization into their countries by dressing them up in scholarly garb.

Now available in English for the first time in an expanded edition, Prisons of Poverty reveals how the Washington consensus on economic deregulation and welfare retrenchment was extended to encompass punitive crime control because the invisible hand of the market necessitates and calls forth the iron fist of the penal state.