Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


vendredi 1 avril 2011

en ligne: Sociétés & Représentations n° 15, 2003/1, Repenser le réalisme socialiste

Page 5 à 11
Paul Aron et Gisèle Sapiro,   Présentation

I. Études

Page 13 à 38
Philippe Baudorre,   Le réalisme socialiste français des années Trente : un faux départ

1. L’importation du réalisme socialiste en France : conditions et enjeux

Page 39 à 63
Jean-Charles Ambroise,   Entre littérature prolétarienne et réalisme socialiste : le parcours de Tristan Rémy

Page 65 à 76
Michel Trebitsch, Jean-Richard Bloch et la défense de la culture

Page 77 à 96
Bernard Pudal,   Récits édifiants du mythe prolétarien et réalisme socialiste en France (1934-1937)

Page 97 à 111
Sophie Cœuré,   Les récits d'URSS de Paul Nizan : à la recherche d'un réalisme socialiste de témoignage (suivi d'extraits inédits de « souvenir de Bakou »)

Page 113 à 131
Nicole Racine,   « La Querelle du Réalisme » (1935-1936)

2. De l’épopée de la Résistance à la routinisation jdanovienne

Page 133 à 153
Daniel Virieux,   La « direction des intellectuels communistes » dans la Résistance française Missions-organisation-pratiques

Page 154 à 176
Gisèle Sapiro,   Formes et structures de l'engagement des écrivains communistes en France De la « drôle de guerre » à la Guerre froide

Page 177 à 194
Reynald Lahanque,   Les romans du réalisme socialiste français

Page 195 à 214
Lucie Fougeron,   Un exemple de mise en images : le « réalisme socialiste » dans les arts plastiques en France (1947-1954)

3. Pratiques et jugements littéraires

Page 215 à 228
Paul Aron,   Être ou ne pas être réaliste socialiste : l'exemple d'Elseneur de Pierre Courtade

Page 229 à 246
Philippe Olivera,   Aragon, « réaliste socialiste » Les usages d'une étiquette littéraire des années Trente aux années Soixante

Page 247 à 259
Benoît Denis,   les écrivains engagés et le réalisme socialiste (1944-1953)

Page 261 à 292
Ioana Popa,   Le réalisme socialiste, un produit d'exportation politico-littéraire

Page 293 à 306
Frédérique Matonti,   « Il faut observer la règle du jeu » Réalisme socialiste et contrebande littéraire : La place rouge de Pierre Courtade

II. Dossier

Page 307 à 324
Lucia Dragomir,   L'implantation du réalisme socialiste en Roumanie

1. Pistes : Vu d’ailleurs

Page 325 à 343
Petru Negură,   L'union des écrivains moldaves à l'époque jdanovienne : de la répression à la violence symbolique

Page 345 à 361
Virginie Devillez,   La faucille ou le pinceau ? Le dilemme des artistes belges face au Réalisme socialiste

Page 363 à 368
Michel Aucouturier,   Du nouveau sur le « réalisme socialiste » ?

2. Lectures

Page 369 à 377
  Lectures

3. Bibliographie

Page 379 à 387
  Bibliographie

III. Hors-cadre

Page 389 à 407
Franck Poupeau,  La « peur du gendarme » Notes sur la politique sécuritaire d'une ville ordinaire
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