« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Ambroise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ambroise. Afficher tous les articles

mardi 16 septembre 2025

(en poche): J. L. Austin, Quand dire, c'est faire

 

J. L. Austin

Quand dire, 

c'est faire

Nouvelle édition

Points 

Points Essais 

2025

 

Présentation de l'éditeur

Dans ce texte vif et fondateur, Austin a montré comment le discours peut « faire », mettant au jour les différentes formes d’actions accomplies par le langage. À rebours d’une grande partie de la tradition, il a révolutionné l’approche du langage en introduisant les concepts d’« énoncé performatif » et « d’acte de parole ».

Découvrir ce que le langage accomplit et ainsi ce que nous accomplissons en tant qu’individu parlant, agissant du fait même de parler au sein d’une société, c’est comprendre la responsabilité de nos paroles.

Édition de référence, cette traduction du texte définitif d’Austin entend rendre en français la subtilité du texte original et tous ses enjeux conceptuels, mais aussi l’humour d’Austin et sa volonté de s’exprimer dans un langage clair et accessible à tous.

J. L. Austin (1911-1960)

Professeur à Oxford, il fut l’une des plus éminentes figures de la philosophie du langage ordinaire.

Introduction et traduction de Bruno Ambroise

Postface de François Récanati

 


 

mardi 28 mai 2024

John Langshaw Austin, Quand dire, c'est faire ( traduction inédite du texte définitif )

 

 

John Langshaw Austin

Quand dire, 

c'est faire 

Seconde édition inédite

Seuil

L'Ordre philosophique

2024



Présentation de l'éditeur

Quand dire, c’est faire est un ouvrage majeur de philosophie contemporaine et fait figure de « classique ». Dans ce texte vif et fondateur, Austin a montré comment le discours peut « faire ». À rebours d’une grande partie de la tradition, il a révolutionné l’approche du langage en introduisant les concepts d’« énoncé performatif » et « d’acte de discours ». Le déplacement théorique qu’opère l’ouvrage en mettant au jour les différentes formes d’actions accomplies par le langage scelle en effet l’originalité et l’importance tant philosophiques qu’historiques de ce texte pour la pensée en général : découvrir ce que le langage accomplit et ainsi ce que nous accomplissons en tant qu’individu parlant, agissant du fait même de parler, au sein d’une société, c’est comprendre la responsabilité de nos paroles.

Cette traduction inédite du texte définitif d’Austin entend rendre en français la subtilité du texte original et tous ses enjeux conceptuels, mais aussi l’humour d’Austin et sa volonté de s’exprimer dans un langage clair et accessible à tous. Voici donc enfin disponible ce qui doit tenir lieu dorénavant d’édition de référence.

Traduit par Bruno Ambroise

 

 


vendredi 21 septembre 2018

Journée d’études: Le temps des pratiques : Pierre Bourdieu, 26 et 27 septembre 2018, Besançon

Le temps des pratiques : Pierre Bourdieu
Journée d’études organisée par le Laboratoire Logiques de l’Agir avec le soutien du Projet Chrysalide 2018 « Approches sociologiques et philosophiques du temps social »
Mercredi 26 et jeudi 27 septembre 2018
Université de Franche-Comté, UFR SLHS, Grand Salon (E14), entrée par le 18 rue Chifflet (1er étage), 25000 Besançon
Journée ouverte à tous, dans la limite des places disponibles. Pas d’inscription requise.
Responsable et contact :
Laurent Perreau (laurent.perreauATuniv-fcomte.fr)




Présentation :
La question du temps est récurrente dans l’oeuvre de Bourdieu. Elle apparaît dès la thèse de philosophie, inachevée, qui portait sur les « structures temporelles de l’expérience affective  ». Les enquêtes ethnologiques et sociologiques de Travail et travailleurs en Algérie (1963) développent nombre d’analyses relatives à la temporalité des pratiques. L’esquisse d’une théorie de la pratique (1972), Le sens pratique (1980), les Méditations pascaliennes (1997) lui consacrent des chapitres entiers. Homo academicus (1984) et Les règles de l’art (1992) montrent encore que la prise en compte des pratiques temporelles est déterminante pour comprendre les logiques qui animent les champs académiques et littéraires.
Dans les Méditations pascaliennes, Bourdieu soutenait plus précisément l’idée que « la pratique n’est pas dans le temps, mais [qu’]elle fait le temps ». L’un des enjeux de sa sociologie des pratiques serait ainsi de restaurer, contre le point de vue scolastique, « le point de vue de l’agent agissant, de la pratique comme “temporalisation” ». La journée d’études « Pierre Bourdieu. Le temps des pratiques », organisée par le Laboratoire des Logiques de l’Agir le jeudi 27 septembre 2018 à Besançon, s’attachera à développer les implications de cette thèse, tout à la fois dans l’oeuvre de Bourdieu et au-delà de celle-ci. Quelles sont ses conséquences pour la sociologie des pratiques et pour la théorie sociologique de la pratique ? Quelle rupture opère-t-elle par rapport aux philosophies classiques du temps ? En quoi renouvelle-t-elle l’idée d’un temps social distinct du temps physique ou du temps vécu ?

Programme du mercredi 26 septembre
18h00-20h00 - Jean-Louis Fabiani (EHESS/CNRS, CESPRA UMR 8036) :
L’hystérésis, le temps et l’histoire
Programme du jeudi 27 septembre
Présidence : Arnaud Macé (Université de Franche-Comté, Logiques de l’Agir)
10h00 - Laurent Perreau (Université de Franche-Comté, Logiques de l’Agir) :
Introduction
10h15-11h15 - Bruno Ambroise (Université Paris 1/CNRS, ISJPS UMR 8103) :
Rapport au temps et vision scolastique
11h15-12h15 - Claude Gautier (ENS Lyon, Triangle UMR 5206)
Le temps de la production et le temps de la reproduction: quelques hypothèses de lecture
12h15-14h00 : Pause déjeuner
Présidence : Vincent Bourdeau (Université de Franche-Comté, Logiques de l’Agir)
14h-15h - Laurent Perreau (Université de Franche-Comté, Logiques de l’Agir) :
Le sujet du temps : Husserl, Sartre, Bourdieu
15h-16h - Cécile Lavergne (Université de Lille, STL UMR 8163) :
Penser l’hypothèse d’une impuissance temporelle avec Pierre Bourdieu
16h-16h15 : Pause
Présidence : Laurent Perreau (Université de Franche-Comté, Logiques de l’Agir)
16h15-17h15 - Vincent Bourdeau (Université de Franche-Comté, Logiques de l’Agir) :
La dialectique de la dévaluation et du rattrapage: temps social et sens du placement chez
Bourdieu
17h15-17h30 : Discussion générale et clôture
Journée ouverte à tous, dans la limite des places disponibles. Pas d’inscription requise.







lundi 7 novembre 2016

Langage et politique. L'efficacité du langage en question, Bruno Ambroise, Bertrand Geay (dir.)

 
Langage et politique
L'efficacité du langage en question
Bruno Ambroise, Bertrand Geay (dir.)
P.U.Septentrion
Paradoxa
2016

Présentation de l'éditeur
En politique tout particulièrement, parler, c'est déjà agir, ordonner la réalité, produire une vision du monde. Le domaine politique est aussi le théâtre d’échanges qui prennent, pour une large part, la forme de rapports de force. Ce faisant, le langage intéresse pour son efficacité propre, qui ne se réduit pas aux effets rhétoriques qu’il produit.
La politique offre ainsi un champ d’étude particulièrement stimulant à qui veut comprendre comment le langage peut se voir doté de cette efficacité particulière qui lui permet, selon les cas, de conforter l’état des choses ou de changer le monde.
S’inspirant en toile de fond des études séminales sur les actes de parole de J. L. Austin et des réflexions sur le pouvoir symbolique de P. Bourdieu, ce volume réunit des travaux pluridisciplinaires qui s’attachent à comprendre, dans leur diversité d’aspects, les effets que le langage peut avoir dans les rapports sociaux d’ordre politique.

 

mardi 15 septembre 2015

Bourdieu et les sciences sociales. Réceptions et usages, avec un inédit de Pierre Bourdieu. Sous la direction de Catherine Leclercq, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens

Bourdieu et les sciences sociales
Réceptions et usages
avec un inédit de Pierre Bourdieu
Sous la direction de 
Catherine Leclercq 
Wenceslas Lizé 
Hélène Stevens
La Dispute
2015


Présentation de l'éditeur 
L'oeuvre de Pierre Bourdieu a exercé une influence profonde sur la recherche scientifique, bien au-delà de la sociologie. Du fait de sa formation de philosophe, de ses incursions en anthropologie et en linguistique, de son souci constant d'analyser la dimension historique des faits sociaux, de son regard critique sur la science politique et le droit, de ses emprunts au vocabulaire économique, ainsi que de son intérêt marqué pour l'art et la littérature, Bourdieu n'a cessé de dialoguer mais aussi parfois de "ferrailler" avec différentes disciplines des sciences sociales.
Cet ouvrage collectif rend compte de manière inédite de l'étendue des réceptions et appropriations des travaux de Pierre Bourdieu dans les diverses sciences sociales. Il propose un éclairage original sur les usages du travail de Bourdieu en sociologie, anthropologie, histoire, philosophie, science politique, économie, droit, études littéraires et sciences de l'information et de la communication. Il permet ainsi d'entrer dans le laboratoire des sciences sociales qui font usage de Bourdieu et donne à voir la manière dont ses concepts et ses méthodes peuvent être déplacés et employés au-delà de l'univers disciplinaire dans lequel ils ont été forgés ; les luttes autour des frontières disciplinaires ; les obstacles à la réception de Bourdieu ou au contraire les conditions qui la favorisent.
Fenêtre ouverte sur le renouvellement des études bourdieusiennes, I'ouvrage fait également dialoguer plusieurs générations de chercheurs, au-delà du premier cercle des "héritiers". Il permet ainsi de mieux connaître ou de découvrir des recherches contemporaines qui, dans le sillage de celles de Pierre Bourdieu, contribuent à la construction d'une connaissance décloisonnée, réflexive et critique du monde social.

mercredi 27 février 2013

Le mental et le social, Bruno Ambroise & Christiane Chauviré (eds.)

Le mental et le social 
Bruno Ambroise & Christiane Chauviré (eds.)
Raisons Pratiques 23
Ehess
2013

Présentation de l'éditeur
Synthèse des courants qui, en philosophie et en sciences humaines, ont mis en évidence l’articulation étroite du mental et du social., ce livre esquisse une théorie sociale du mental et va à l’encontre de nombre de conceptions en vogue. 
L’esprit n’est pas tant une entité fantomatique qu’une modalité de l’action et de l’interaction avec l’environnement, qu’il soit naturel ou social. Il ne s’agit pas de nier l’existence des processus et des états mentaux, mais plutôt de contester la vertu explicative du recours à de tels processus ou états : les invoquer dans une explication du comportement n’élucide pas le mental, car seule une grammaire des capacités mentales peut le faire. L’analyse grammaticale des termes mentaux de notre vocabulaire ordinaire fait en effet voir l’esprit comme un faisceau de capacités qui se déploient dans les pratiques et la communication.
Une telle conception sociale de l’esprit a été développée par différentes approches en philosophie, et en sciences humaines et sociales, notamment par Wittgenstein et les néo-wittgensteiniens, par les pragmatistes américains, par les promoteurs de la psychologie et de l’anthropologie écologiques, ou par ceux de la psychologie culturelle. Elle permet d’ancrer l’esprit dans la nature d’une autre façon que les courants néo-cartésianistes aujourd’hui florissants : l’esprit et ses manifestations ne relèvent pas d’une sphère sui generis close sur elle-même, mais se déploient comme des modalités des pratiques humaines et sociales.

SOMMAIRE
B. Ambroise & C. Chauviré : Présentation
P.-H. Castel – Les "rituels pathologiques" des obsessionnels
B. Dupret & L. Quéré – Erreur et dérangement mental
W. Feuerhahn – Instituer les "neurosciences sociales"
G. Garreta – Des causes du sens aux pratiques sociales. Dewey entre Wittgenstein et Malinowski
M. Girel – Peirce et l’articulation sociale du doute
S. Laugier – Le sujet et le public. Une conception ordinaire de l’esprit
M. Le Du – Anthropologie et relations internes
P. Livet – Le traitement du vague et les conditions d'une théorie sociale du mental
N. Mariot & W. Lignier – Où trouve-t-on les moyens de penser ?
F. Parot – Entre causes mentales et causes sociales
A. Pustilnik – Violence sur le cerveau (traduction)
H. Putnam – Le réductionnisme et la nature de la psychologie
C. Travis – La nature sociale de la pensée

mercredi 17 octobre 2012

Séminaire: "Penser l’État avec Pierre Bourdieu" (CERAPS, CURAPP-ESS, CLERSE), 2012-2013

Séminaire inter-laboratoires interdisciplinaire sur "Penser l’État avec Pierre Bourdieu" entre le CERAPS (UMR 8026, Lille), le CURAPP-ESS (UMR 7319, Amiens) et le CLERSE (UMR 8019, Lille).
L’objet de ce cycle de séminaires est de réunir des économistes, historiens, juristes, philosophes, politistes, sociologues en vue de « penser l’État à partir de Bourdieu ». Il s’agit de créer un lieu de réflexion et un terrain d’échanges interdisciplinaires pour y croiser les regards et les approches de diverses sciences sociales sur la question étatique :
Qu’est-ce que l’État ? Qu’est-ce que penser l’État ? Qu’est-ce que la « pensée d’État », quelle est son autorité et comment se déploie-t-elle ? Dès lors, comment, d’un point de vue épistémologique, appréhender l’État au moyen d’un discours à prétention scientifique alors même que l’État est souvent l’initiateur des savoirs qui le concernent ? Comment mobiliser l’ensemble (ou du moins une vaste partie) des disciplines des sciences sociales pour pouvoir mieux penser l’État de manière objective, c’est-à-dire nécessairement distanciée ou réflexive, puisque non empreinte des catégories de la pensée d’État qui s’imposent quasi spontanément à ceux qui vivent et pensent en son sein ?
Une double actualité éditoriale et politique compose en effet un contexte stimulant pour revisiter ce questionnement. La récente publication des cours Sur l’État de Pierre Bourdieu au Collège de France (1989-1992)[1], d’une part, et la crise globale qui éprouve le pouvoir souverain, d’autre part, offrent à la fois des outils conceptuels et des cas d’étude empiriques pour interroger cet objet de recherche (scientifique) et de lutte (sociale) qu’est l’État.
Destiné à l’ensemble des (enseignants-)chercheurs amenés à croiser cette figure incontournable qu’est l’État dans leur champ d’étude, ce séminaire intéressera également les doctorants et étudiants de deuxième cycle, ainsi qu’un public plus large concerné par les transformations de l’institution étatique, qu’il s’agisse d’élus locaux, de responsables associatifs, d’agents administratifs, ou de citoyens soucieux de comprendre les conditions d’exercice des pouvoirs publics. C’est pourquoi le programme des séances sera largement diffusé par voie d’affichage et par courrier électronique, et leur lieu de tenue alternera entre la MESHS, le CERAPS à Lille, le CLERSÉ à Villeneuve d’Ascq, et le Curapp-ESS à Amiens.
L’organisation des séances visera à animer une réflexion collective autour d’intervenants issus des différents laboratoires régionaux, mais ouverte à un plus large public qui pourra contribuer à la discussion. L’enjeu est ainsi de manifester la pertinence des travaux en sciences de l’homme et de la société pour penser les États contemporains.
Une attention toute particulière sera accordée aux apports des travaux de Pierre Bourdieu pour penser l’État. C’est notamment à partir de ses cours au Collège de France que notre réflexion collective se structurera. Non pas qu’ils constituent forcément un point de ralliement, mais ils offrent un carrefour où peuvent se rencontrer et dialoguer les différentes disciplines mobilisées dans notre cycle (science politique, sociologie, philosophie, économie, droit, etc.). Les thèmes que nous avons choisis pour les huit séances prévues se veulent ainsi le reflet de ce dialogue possible.
L’État sera, en effet, abordé sous de multiples facettes. Nous nous intéresserons en premier lieu aux multiples théories de l’État afin d’avancer sur ce qui pourrait en être une définition. Nous aborderons ensuite les questions liées à sa genèse historique et sociale, en suivant le fil de son institutionnalisation. Il sera aussi question du pouvoir de l’État, notamment de son pouvoir symbolique et de sa capacité à produire des normes, du droit, et des croyances. Nous nous pencherons sur les agents de l’État, ceux que Bourdieu a appelé ailleurs « la noblesse d’État »[2], et à leurs stratégies de reproduction dans l’espace bureaucratique. Nous terminerons par une réflexion sur l’État en ce qu’il peut être considéré comme un champ, c’est-à-dire non pas comme un bloc monolithique mais comme un espace d’oppositions, de confrontations, de luttes à la fois politiques et symboliques entre des agents et groupes sociaux dotés de propriétés sociales et de dispositions différentes, placés en concurrence pour le pouvoir de et sur l’État.
Ce programme de recherche nous semble requérir, de par son objet même, de rassembler les différentes disciplines parties prenantes du projet de ce séminaire. En effet, d’une part, la science politique se retrouve dans toutes les interrogations qui concernent l’exercice du pouvoir étatique. D’autre part, la sociologie est directement concernée par toutes les questions qui abordent notamment les représentations et les actions des agents d’État. L’Etat est justement un lieu essentiel de production de catégories de pensée et d’action (que l’on pense par exemple aux « Professions et catégories socio-professionnelles » – PCS, entrées dans le langage commun mais qui constituent d’abord une nomenclature administrative des activités productives à des fins statistiques). De même, l’économie, pour peu qu’elle attache de l’importance non pas seulement aux marchés mais aussi aux institutions qui les façonnent, trouve dans les questionnements sur l’État le moyen d’enrichir sa vision du pouvoir, des normes et des croyances dans l’économie et des réponses à la performativité de ses discours. C’est également en termes de normes – mais sans doute aussi de croyances – qu’une réflexion sur l’État intéresse évidemment le droit. Bien que ce processus de régulation sociale puise très largement sa normativité à la source étatique, il fait notamment face aujourd’hui à un désengagement de l’État, lequel se voit débordé dans son rôle d’édiction de normes à la fois par des formes de droit spontané, infra-étatique, et par les processus liés à l’internationalisation, la porosité accrue des ordres juridiques et la montée en puissance de la jurisprudence d’organes supra-étatiques. Enfin, la philosophie, outre qu’elle est souvent à l’origine des réflexions sur ce qu’est l’État et sa légitimité, trouve dans la confrontation avec les sciences sociales, qui disposent de savoirs positifs, la possibilité d’acquérir une plus grande réflexivité encore sur ses objets et ses approches. Confrontée à l’appropriation par l’État et ses mandants de la « pensée d’État », elle doit toujours se situer dans une distance – dans une position nécessairement critique – pour appréhender l’État sans être contaminée par ce qu’il pense de lui-même (à travers toutes les instances administratives chargées de le définir, de le maintenir et de le construire en le pensant). En ce sens, on s’interrogera aussi sur la possibilité pour la philosophie de penser l’État sans reprendre à son compte, de manière a-critique, les catégories de la pensée d’État et, à travers un examen réaliste de ses conditions de possibilité, de penser le pouvoir de l’État (son origine et sa provenance) et, à partir de là, la possibilité et les conditions de sa légitimité.
Ce séminaire vise donc à renouveler la pensée sur l’État, en s’appuyant sur les travaux les plus récents de P. Bourdieu, de manière à mobiliser l’ensemble des disciplines susceptibles, si cela s’avère légitime, de construire un savoir sur l’État qui ne soit plus une pensée d’État. Ce faisant, il réunira trois des laboratoires des régions Nord-Pas de Calais et Picardie parmi les plus reconnus sur ces questions, en essayant de cumuler les apports de l’interdisciplinarité qui fait déjà la marque de chacun (droit, science politique et sociologie pour le CERAPS ; économie et sociologie pour le CLERSÉ ; droit, science politique, sociologie et philosophie pour le CURAPP-ESS). Ce cycle de séminaires permettra donc d’amorcer un travail interdisciplinaire et inter-laboratoires qui pourra déboucher sur l’élaboration de projets de recherche communs. Les communications et discussions seront également valorisées sous la forme de publications dans des revues (la Revue française de socio-économie a déjà manifesté son intérêt) et de working papers. Elles pourront également donner lieu à des articles de vulgarisation. Enfin, sur un plan pédagogique, ce séminaire de recherche pourra être articulé avec des enseignements en master (par exemple, les étudiants du cours « Socio-histoire de l’État » en M1 Science politique-Action publique à l’université Lille 2, seront invités à participer aux séances et à en proposer une restitution) ; les doctorants des différents laboratoires seront étroitement associés à l’organisation de ce séminaire de recherche. De manière plus informelle, nous souhaitons que ce cycle contribue à tisser des liens plus étroits entre les disciplines et les équipes de nos laboratoires respectifs afin de repérer des complémentarités et des collaborations possibles.

[1]            Pierre Bourdieu, Sur l’État. Cours au Collège de France 1989-1992, Paris, Raisons d’agir/Seuil, 2012.
[2]            Pierre Bourdieu, La Noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Paris, Éditions de Minuit, 1989.

(source: CURAPP)
-----------

jeudi 11 octobre 2012

pdf: Bruno Ambroise, Bourdieu en philosophie : quels usages philosophiques du travail de P. Bourdieu ?




Il s'agit de comprendre en quoi l'œuvre de P. Bourdieu apporte quelque chose en philosophie, mais aussi comment la critique de la position scolastique fait quelque chose à la philosophie et doit la conduire à plus de modestie. 

1 : Centre universitaire de recherches sur l'action publique et le politique. Epistémologie et Sciences sociales (CURAPP-ESS) CNRS : UMR6054 – Université de Picardie Jules Verne


(source: HAL)

lundi 1 octobre 2012

rappel: Les usages du travail de Pierre Bourdieu en sciences sociales, à l'occasion de l'inauguration de l’amphithéâtre Pierre Bourdieu, 4 octobre 2012



Les usages du travail de Pierre Bourdieu en sciences sociales

Journée d'études organisée à l'occasion de

l'inauguration de l’amphithéâtre Pierre Bourdieu

à l'Université de Poitiers

Jeudi 4 octobre 2012

Journée ouverte au public
Hôtel Fumé, 8 rue Descartes, 86000 Poitiers

9h00 Accueil des participants
9h15 Ouverture de la journée par le Président de l’Université de Poitiers

9h30-10h45
Catherine Leclercq
, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens (Université de Poitiers, GRESCO) : « Introduction de la journée d'études »
Gérard Mauger (
CESSP, EHESS) : « Le style de pensée de Pierre Bourdieu »

11h00-12h30
Bertrand Geay
(Université d’Amiens, CURAPP-CNRS) : « Faut-il casser les amphithéâtres ? Quelques remarques sociologiques et pédagogiques à la lecture de Pierre Bourdieu »
Bruno Ambroise (Université d’Amiens, CURAPP-CNRS) : « Bourdieu en philosophie : quels usages philosophiques du travail de P. Bourdieu ? »

14h00-15h15
Tassadit Yacine (LAS-EHESS) : « La dimension symbolique dans l'anthropologie de  Pierre Bourdieu »
Boris Klein (Université Lumière Lyon 2): « Des raisons pratiques pour un usage de la pensée de Pierre Bourdieu en histoire »

15h30-17h00
Bernard Pudal (Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, CSU-CNRS) et Boris Gobille (ENS Lyon, Triangle) : « Faire de la science politique avec la sociologie de Pierre Bourdieu : regards croisés »
Stéphane Beaud (CMH, ENS-EHESS), Michel Pialoux (CESSPP-EHESS) : « Faire du terrain à Peugeot-Sochaux avec Bourdieu en tête »

17h15
Inauguration de l’amphithéâtre par le Doyen de l’UFR SHA et cocktail

Informations : 05 49 45 45 01 ou nicole.mfouraka.royer@univ-poitiers.fr
Journée organisée par le département de sociologie http://sha.univ-poitiers.fr/dpt-socio/
et le GRESCO (EA 3815) http://gresco.labo.univ-poitiers.fr/
Avec le soutien de l’UFR Sciences Humaines et Arts
En partenariat avec la Fondation Bourdieu, la revue Actes de la recherche en sciences sociales et le réseau Pierre Bourdieu un hommage
Comité d’organisation : Catherine Leclercq, Wenceslas Lizé, Hélène Stevens.


jeudi 5 juillet 2012

en ligne: Agone N°43 | 2010 Comment le genre trouble la classe

en ligne: Agone N°43 | 2010 Comment le genre trouble la classe

Sous la direction de Thierry Discepolo et Gilles Le Beuze
Il est rare que l’épouse soit la seule femme qui réalise, « hors marché », le travail domestique au sens large : bonnes et prostituées, pour ne citer qu’elles, souvent migrantes, interviennent également, contre une rémunération plus ou moins sonnante et trébuchante. Cela implique-t-il pour autant que la classe des femmes n’existe pas, parce que les antagonismes entre « Madames » et migrantes sans papiers l’auraient fait voler en éclats ? Ce serait aussi simpliste que de penser que le prolétariat est un concept dépassé parce qu’on trouve en son sein des contremaîtres. La classe des femmes existe dans la mesure où existe une très nette division sexuelle du travail, qui exige des unes qu’elles réalisent le travail de reproduction sociale et qui en exempte les membres de la classe des hommes. Et il convient d’observer un organisateur du travail beaucoup plus à même de dresser des stratégies à moyen et long terme : l’État, en tant qu’agent des logiques d’accumulation de capital.

mardi 26 juin 2012

Lectures de Bourdieu, sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger

Lectures de Bourdieu
sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger
Ellipses
2012

Sommaire

Lectures de Bourdieu
Frédéric Lebaron et Gérard Mauger

LES INFLUENCES
Bourdieu et Marx
Gérard Mauger
Bourdieu avec Weber
Rémi Lenoir
Pierre Bourdieu et la sociologie d’Émile Durkheim
Louis Pinto

LES ŒUVRES DE JEUNESSE
L’Algérie comme terrain d’apprentissage du jeune sociologue
Enrique Martin-Criado
Éducation et culture. La nouvelle infrastructure ?
Bertrand Geay
Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques
Frédéric Lebaron

LES ŒUVRES FONDAMENTALES
La théorie de la pratique
Gérard Mauger
La distinction, œuvre-carrefour de la sociologie de Bourdieu
Frédéric Lebaron
La Noblesse d’État et ses prolongements
Anne-Catherine Wagner
Bourdieu et le langage : une théorie de la pratique et du pouvoir linguistiques
Bruno Ambroise
La « démocratisation » de la sociologie. La Misère du monde, une initiation à la « socio-analyse »
Claude Poliak
Méditations pascaliennes
Louis Pinto

LES CHAMPS
Le champ littéraire
Anna Boschetti
Ordre épistémologique, ordre structural et ordre historique dans Homo academicus
José-Luis Moreno Pestaña
Le champ scientifique
Yves Gingras
Le champ politique
Philippe Riutort
À propos du champ médical : quelques réflexions sur les usages sociologiques du concept de champ
Patrice Pinell
L’autonomie d’un champ ou le sens des limites
Jacques Defrance

RECEPTION ET PERSPECTIVES
Pierre Bourdieu & Jean-Claude Passeron
José Luis Moreno Pestaña
Du théoricien du social à l’intellectuel global : la réception internationale de l’œuvre de Pierre Bourdieu et ses effets en retour Gisele Sapiro

lundi 23 avril 2012

Agone 48, 2012. La philosophie malgré eux

Agone 48
La philosophie malgré eux
Coordination Jean-Jacques Rosat
Agone
2012


Présentation de l'éditeur
Orienter ses efforts contre tout ce qu’il peut y avoir de prestigieux et d’ensorcelant dans certaines productions de l’intellect. S’appliquer avec une sorte de génie de la destruction à combattre toute espèce d’enthousiasme théorique et spéculatif. Parce que l’entendement humain est en quelque sorte per­pétuellement malade de ses propres ­succès, il ne connaît le plus souvent que pour méconnaître, il ne produit guère de lumières qui ne finissent par le rendre quelque peu aveugle ni de solutions qui ne cons­tituent en même temps des problèmes…

lundi 12 mars 2012

écouter: Remembering Pierre Bourdieu (1930-2002), Maison Française d'Oxford, 9 mars 2012


Remembering Pierre Bourdieu (1930-2002)
Remembering Pierre Bourdieu (1930-2002)
Date: Friday 09 Mar 2012 
Place: Maison Française d'Oxford


Language and Power in Bourdieu’s Work

Bruno Ambroise
Download the audio file (Click right - Save link as...)

 

La connaissance tacite chez Bourdieu et Wittgenstein. A propos de "La force du social" de Claude Gautier

Christiane Chauviré
Download the audio file (Click right - Save link as...)

 

Enseigner Bourdieu après Bourdieu

Frédéric Roux
Download the audio file (Click right - Save link as...)

 

Field theory in global perspective

Gisèle Sapiro
Download the audio file (Click right - Save link as...)

 

Fragmentation and Gender in the Modern Habitus

Elizabeth Silva
Download the audio file (Click right - Save link as...)

 

Le canon littéraire n’est pas un sport de combat

Alain Viala
Download the audio file (Click right - Save link as...)

 

Open Table "Remembering Pierre Bourdieu"

Bruno Ambroise, Christiane Chauviré, Frédéric Roux, Gisèle Sapiro, Elizabeth Silva, Alain Viala
Download the audio file (Click right - Save link as...)

mercredi 29 février 2012

Remembering Pierre Bourdieu (1930-2002), Maison Française d'Oxford, 09 Mars 2012



Remembering Pierre Bourdieu (1930-2002)
Date: Friday 09 Mars 2012 - 15:00 to 18:00 

Place: Maison Française d'Oxford 
Research programme: Modernities

Bruno Ambroise, CNRS-CURAPP, Université d’Amiens
Language and Power in Bourdieu’s Work

Christiane Chauviré, Université Paris I, Panthéon-Sorbonne
A propos de la force du social

Frédéric Roux, Université Montesquieu-Bordeaux IV
Enseigner Bourdieu après Bourdieu

Gisèle Sapiro, CNRS-EHESS, CESSP-Paris
Field theory in global perspective

Elizabeth Silva, Open University
Fragmentation and Gender in the Modern Habitus

Alain Viala, Lady Margaret Hall, Oxford
Le canon littéraire n’est pas un sport de combat

Chair: Michael Sheringham (All Souls College)
This round table is organized by Christiane Chauviré (Université Paris I, Panthéon-Sorbonne) and Martine Pécharman (CNRS-MFO)
- ALL WELCOME -
Maison Française d’Oxford, 2-10 Norham Road, Oxford, OX2 6SE Tel: (01865) 274 220, Fax: (01865) 274 225
Email: reception@mfo.ac.uk, Website: http://www.mfo.ac.uk


lundi 20 février 2012

à paraître: Lectures de Bourdieu. Sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger


Lectures de Bourdieu
Sous la direction de Frédéric Lebaron et Gérard Mauger
Ellipses
à paraître en juin 2012

Sommaire

Lectures de Bourdieu
Frédéric Lebaron et Gérard Mauger

LES INFLUENCES
Bourdieu et Marx
Gérard Mauger
Bourdieu avec Weber
Rémi Lenoir
Pierre Bourdieu et la sociologie d’Émile Durkheim
Louis Pinto

LES ŒUVRES DE JEUNESSE
L’Algérie comme terrain d’apprentissage du jeune sociologue
Enrique Martin-Criado
Éducation et culture. La nouvelle infrastructure ?
Bertrand Geay
Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques
Frédéric Lebaron

LES ŒUVRES FONDAMENTALES
La théorie de la pratique
Gérard Mauger
La distinction, œuvre-carrefour de la sociologie de Bourdieu
Frédéric Lebaron
La Noblesse d’État et ses prolongements
Anne-Catherine Wagner
Bourdieu et le langage : une théorie de la pratique et du pouvoir linguistiques
Bruno Ambroise
La « démocratisation » de la sociologie. La Misère du monde, une initiation à la « socio-analyse »
Claude Poliak
Méditations pascaliennes
Louis Pinto

LES CHAMPS
Le champ littéraire
Anna Boschetti
Ordre épistémologique, ordre structural et ordre historique dans Homo academicus
José-Luis Moreno Pestaña
Le champ scientifique
Yves Gingras*
Le champ politique
Philippe Riutort
À propos du champ médical : quelques réflexions sur les usages sociologiques du concept de champ
Patrice Pinell
L’autonomie d’un champ ou le sens des limites
Jacques Defrance

RECEPTION ET PERSPECTIVES
Pierre Bourdieu & Jean-Claude Passeron
José Luis Moreno Pestaña
Du théoricien du social à l’intellectuel global : la réception internationale de l’œuvre de Pierre Bourdieu et ses effets en retour Gisele Sapiro
--
(merci à Frédéric Lebaron pour le sommaire)

mercredi 14 décembre 2011

Séminaire épistémologie des sciences sociales : états de la controverse Bourdieu/Boltanski, de janvier à mai 2012

Séminaire épistémologie des sciences sociales : états de la controverse Bourdieu/Boltanski
Organisation: B. Ambroise et L. Perreau 
5 séances prévues, le dernier vendredi du mois de janvier à mai, au CURAPP-ESS (UMR 6054, Université de Picardie - Jules Verne).
Dans le cadre du projet émergent "Epistémologie de la critique en sciences sociales", financé par la MESHS, l’axe 2 du CURAPP renouvelle cette année son séminaire/atelier de lecture d’épistémologie des sciences sociales, qui sera consacré aux "états de la controverses Bourdieu/Boltanski. Il s’agira de retracer, thématiquement et chronologiquement, la rupture (et l’éventuel retour ?) qui s’est établie entre les travaux de Bourdieu et ceux de Boltanski et d’étudier en quoi elle traduit une rupture épistémologique, indexée notamment sur le statut de la critique et le rapport à la vérité.
La première séance sera consacrée à une présentation des deux figures, basée sur la lecture et l’étude des textes suivants : L. Boltanski & P. Bourdieu, "La production de l’idéologie dominante" (ARSS, 1976), L. Boltanski, Rendre la réalité inacceptable (Démopolis, 2008) et L. Boltanski, De la critique (Gallimard, 2010)
Calendrier :
- 20/01 de 13h30 à 15h30, salle 313, Pôle universitaire cathédrale
- 17/02 de 10h30 à 12h30
- 30/03 de 10h30 à 12h30
- 13/04 de 10h30 à 12h30
- 11/05 de 10h30 à 12h30
 ----
voir également:  en ligne: Pierre Bourdieu et Luc Boltanski

jeudi 25 août 2011

Bruno Ambroise et Sandra Laugier (dir.), Textes clés de philosophie du langage, Vol. II : Sens, usage et contexte

Bruno Ambroise et Sandra Laugier (dir.)
Textes clés
de philosophie du langage
Vol. II : Sens, usage et contexte 
Vrin
2011

Présentation de l'éditeur
La philosophie du langage issue du « tournant linguistique » peut paraître dépassée par la philosophie de l’esprit et les approches cognitivistes. Ce second volume des Textes-clés de philosophie du langage vise, comme le premier, à montrer au contraire la vitalité et la radicalité de la réflexion sur le langage produite au XXe et au XXIe siècles. Le premier envisageait le rapport du langage au monde, les manières dont le langage peut dire les choses (et le vrai); le second présente diverses manières de considérer que le langage fait des choses en disant, met en relation des humains dans des contextes, au sein d’une forme de vie humaine et sociale. D’où le renouvellement des analyses du langage et l’émergence d’une nouvelle discipline, la pragmatique, qui prend en compte des éléments du fonctionnement linguistique oubliés par les conceptions strictement véri-conditionnelles.
Cette philosophie du langage, fondée sur la description des usages ordinaires et la mise en évidence de la dimension praxéologique du langage, n’a cependant pas renoncé à la visée réaliste du tournant linguistique. On verra que la philosophie du langage ordinaire, dissidente par rapport à la philosophie analytique classique, attentive aux usages et situations, recherche, perfectionne et raffine l’adéquation au réel, poursuivie désormais en termes de sensibilité au détail du réel.
Avec des textes de J.L. Austin, P. Grice, D. Kaplan, S. Kripke, D. Lewis, A. Reinach, J. R. Searle, P.F. Strawson,Ch. Travis et L. Wittgenstein

vendredi 1 avril 2011

en ligne: Sociétés & Représentations n° 15, 2003/1, Repenser le réalisme socialiste

Page 5 à 11
Paul Aron et Gisèle Sapiro,   Présentation

I. Études

Page 13 à 38
Philippe Baudorre,   Le réalisme socialiste français des années Trente : un faux départ

1. L’importation du réalisme socialiste en France : conditions et enjeux

Page 39 à 63
Jean-Charles Ambroise,   Entre littérature prolétarienne et réalisme socialiste : le parcours de Tristan Rémy

Page 65 à 76
Michel Trebitsch, Jean-Richard Bloch et la défense de la culture

Page 77 à 96
Bernard Pudal,   Récits édifiants du mythe prolétarien et réalisme socialiste en France (1934-1937)

Page 97 à 111
Sophie Cœuré,   Les récits d'URSS de Paul Nizan : à la recherche d'un réalisme socialiste de témoignage (suivi d'extraits inédits de « souvenir de Bakou »)

Page 113 à 131
Nicole Racine,   « La Querelle du Réalisme » (1935-1936)

2. De l’épopée de la Résistance à la routinisation jdanovienne

Page 133 à 153
Daniel Virieux,   La « direction des intellectuels communistes » dans la Résistance française Missions-organisation-pratiques

Page 154 à 176
Gisèle Sapiro,   Formes et structures de l'engagement des écrivains communistes en France De la « drôle de guerre » à la Guerre froide

Page 177 à 194
Reynald Lahanque,   Les romans du réalisme socialiste français

Page 195 à 214
Lucie Fougeron,   Un exemple de mise en images : le « réalisme socialiste » dans les arts plastiques en France (1947-1954)

3. Pratiques et jugements littéraires

Page 215 à 228
Paul Aron,   Être ou ne pas être réaliste socialiste : l'exemple d'Elseneur de Pierre Courtade

Page 229 à 246
Philippe Olivera,   Aragon, « réaliste socialiste » Les usages d'une étiquette littéraire des années Trente aux années Soixante

Page 247 à 259
Benoît Denis,   les écrivains engagés et le réalisme socialiste (1944-1953)

Page 261 à 292
Ioana Popa,   Le réalisme socialiste, un produit d'exportation politico-littéraire

Page 293 à 306
Frédérique Matonti,   « Il faut observer la règle du jeu » Réalisme socialiste et contrebande littéraire : La place rouge de Pierre Courtade

II. Dossier

Page 307 à 324
Lucia Dragomir,   L'implantation du réalisme socialiste en Roumanie

1. Pistes : Vu d’ailleurs

Page 325 à 343
Petru Negură,   L'union des écrivains moldaves à l'époque jdanovienne : de la répression à la violence symbolique

Page 345 à 361
Virginie Devillez,   La faucille ou le pinceau ? Le dilemme des artistes belges face au Réalisme socialiste

Page 363 à 368
Michel Aucouturier,   Du nouveau sur le « réalisme socialiste » ?

2. Lectures

Page 369 à 377
  Lectures

3. Bibliographie

Page 379 à 387
  Bibliographie

III. Hors-cadre

Page 389 à 407
Franck Poupeau,  La « peur du gendarme » Notes sur la politique sécuritaire d'une ville ordinaire
[ Résumé ][ Version HTML ][ Version PDF ]