Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



vendredi 5 septembre 2014

en poche: Pierre Bourdieu, Les structures sociales de l'économie

Pierre Bourdieu
Les structures sociales de l'économie
(Première édition en 2000 dans la collection Liber au Seuil)
Points
2014

Présentation de l'éditeur
Le discours économique classique repose sur des postulats qu’il présente comme allant de soi : offre et demande posées de façon indépendante, individu rationnel connaissant son intérêt et sachant faire le choix qui y correspond, règne inconditionnel des prix… Or il suffit d’étudier de près une transaction, comme Pierre Bourdieu le fait ici à propos du marché de l’habitat pavillonnaire, pour s’apercevoir que ces principes ne rendent pas compte de la réalité. Si leur abstraction illusoire est critiquée aujourd’hui par certains économistes, il faut aller plus loin : l’offre, la demande, le marché, et même l’acheteur et le vendeur sont le produit d’une construction sociale, de sorte qu’on ne peut décrire adéquatement les processus dits « économiques » sans faire appel à la sociologie. 


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