« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 8 novembre 2017

Enquêter sur l’internationalisation des biens médiatiques et culturels, Sous la direction de Jean-Baptiste Comby

Enquêter sur l’internationalisation des biens médiatiques et culturels 
Sous la direction de Jean-Baptiste Comby
P.U.Rennes
Res Publica 
2017

Présentation de l'éditeur
Tandis que depuis un demi-siècle la « mondialisation culturelle » ne cesse d’être louée pour ses supposées vertus démocratiques ou contes- tée pour ses présumées logiques impérialistes, ses rouages sociaux restent étonnamment méconnus. Si son économie politique est régulièrement discutée, les professionnels de l’internationalisation des biens culturels et médiatiques ont, eux, fait l’objet de peu d’attention. Qui sont ces femmes et ces hommes au cœur de l’import-export des biens symboliques ? Comment en viennent-ils à (s’)investir à l’international, avec quelles ressources, en poursuivant quels enjeux et en tenant compte de quelles contraintes ? Quels intérêts inséparablement sociaux et nationaux engagent-ils dans leurs métiers ? La partie visible des échanges symboliques à l’international, souvent teintée d’économisme et de technologisme, dissimule en fait une compétition sociale entre différentes fractions des champs du pouvoir. 
À rebours des approches culturalistes, cet ouvrage éclaire les hiérarchies sociales au principe de l’inégale circulation internationale des biens culturels. Tout le monde n’a pas les moyens de jouer le jeu de la « mondialisation », de se mobiliser par-delà les frontières ou de faire un usage distinctif des livres et films étrangers. Si concurrence il y a, elle met sans doute moins à partie des pays que des catégories sociales. Le montrer empiriquement c’est aussi lutter contre les clichés différencialistes qui, en essentialisant et en figeant les cultures, font le lit des visions xénophobes. 
Les différentes contributions étayent donc cette perspective. Elles expliquent comment il est possible et pourquoi il est important, de saisir les dynamiques structurelles et les rapports de domination qui orientent les processus d’internationalisation médiatique. Ainsi, ce livre collectif espère être utile aux étudiants et chercheurs analysant la construction sociale et historique des échanges internationaux de biens symboliques. Mais au-delà, l’ouvrage s’adresse à l’ensemble des agents concernés par ces questions et entend leur suggérer des clefs pour interpréter autrement ce qui est en jeu lorsqu’ils sont confrontés « à l’international ». 
Jean-Baptiste Comby est sociologue, maître de conférences à l’Institut français de presse de l’université Paris 2 et chercheur au CARISM ainsi qu’au CENS.
Les auteurs





jeudi 8 juin 2017

En immersion. Pratiques intensives du terrain en journalisme, littérature et sciences sociales, Sous la direction de Pierre Leroux et Eric Neveu

En immersion
Pratiques intensives du terrain en journalisme, littérature et sciences sociales
Sous la direction de Pierre Leroux et Eric Neveu
P.U.Rennes
Res Publica
2017

Présentation de l'éditeur
L’ « IMMERSION », comme entreprise d’insertion – dans un milieu, un terrain, un groupe – qui suppose partage d’expérience et présence prolongée, empathie et peut-être rêve de « devenir indigène », est un geste fondateur de nombreuses pratiques de mise en intelligibilité du monde. On la rencontre en journalisme. Elle est le fait d’écrivains. Elle est, bien sûr, le socle de l’ethnographie mais aussi l’outil de recherches en maintes disciplines. Or, pour avoir suscité nombre de réflexions, cette pratique avait donné lieu à peu de synthèses, moins encore à une prise en compte de la diversité de ses usagers. C’est cette lacune que veut combler ce recueil. 
Il le fait via cinq questions. D’où vient la pratique de l’immersion ? Comment pareilles expériences affectent-elles l’observateur ? Que peut-on ainsi voir de plus, de mieux ? Et si la démarche est génératrice d’un plus d’intelligibilité, de quel prix, de quelles tensions avec le terrain ou une éthique professionnelle ces gains peuvent-ils se payer ? Comment enfin restituer l’immersion... tant en termes de respect de ceux et celles qu’on a côtoyés que de modes d’écriture propices à en communiquer l’expérience, les affects ? 
Ce volume combine une vingtaine de contributions de praticiens et analystes de ces démarches, que viennent mettre en perspective cinq denses textes de cadrage et que ponctue un article important d’Andrew Abbott sur l’écriture du terrain. L’ensemble offre une référence durable sur le terrain des méthodologies de l’enquête, de leurs histoires, de leurs écritures.



jeudi 9 octobre 2014

L'informel pour informer. Les journalistes et leurs sources, Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre

L'informel pour informer
Les journalistes et leurs sources
Sous la direction de Jean-Baptiste Legavre
Editions Pepper / L’Harmattan
2014

Présentation de l'éditeur
Les journalistes aiment rappeler que leur métier se construit dans la distance. Distance avec les pouvoirs, distance avec les « sources » – celles qui donnent des informations aux gens de presse. Mais comment obtenir des informations qui ne seraient pas le reflet des seuls discours des institutions et de leurs stratégies de communication ? Par un apparent paradoxe, les journalistes n’ont d’autre choix que de quitter, au moins un temps, les habits commodes (et utiles) des défenseurs-de-la-démocratie pour se rapprocher de leurs sources. Tout le paradoxe est là : être « au contact » des sources n’est pas sans risque – le spectre de la « connivence » n’est jamais loin – mais permet aussi de recueillir de précieuses informations pour rendre compte. C’est bien ici que prend place ce qu’il convient d’appeler l’informel. Le mot permet d’éclairer un ensemble de pratiques qui s’opposent a priori à la dimension officielle, publique, du métier, d’indiquer et de comprendre des écarts, des tensions, des intrications. Il fait entrer qui s’y essaie dans une zone grise occupée par journalistes et informateurs, une zone faite de compromis, d’essais et d’erreurs. Mais il enrichit la compréhension de l’activité, en laissant aux moralistes le rôle (commode) de dénoncer, loin de la bataille.

Jean-Baptiste Legavre est professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université Panthéon-Assas (Paris II). Il dirige l’Ecole de journalisme de l’Institut français de presse.

Ont collaboré à cet ouvrage : Carole Bachelot, Olivier Baisnée, Samuel Bouron, Ivan Chupin, Jamil Dakhlia, Oliver Hahn, Nicolas Hubé, Eric Lagneau, Pierre Mayance, Rémy Rieffel, Philippe Riutort.


vendredi 3 octobre 2014

Les médiations de l'Europe politique, Sous la direction de Philippe Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard

Les médiations de l'Europe politique
Sous la direction de Philippe Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard
P.U.Strasbourg
2014

Présentation de l'éditeur
Comment l'Europe fabrique-t-elle sa légitimité politique? L’analyse est trop souvent réduite aux commentaires qui, après chaque scrutin européen, vitupèrent contre la «mauvaise» politique de communication de ses institutions. À rebours de cette antienne, cet ouvrage se propose d’examiner l’enracinement de l’idée européenne à travers les nombreuses médiations qui ont été historiquement construites entre l’Union européenne et les Européens.
Les textes réunis étudient au concret les cadres et la genèse des débats autour du «problème» de l’opinion, ainsi que les différentes catégories d’acteurs qui y sont engagés. En portant le regard sur l’historicité du processus, sur les gestes professionnels, les productions symboliques, les conditionnalités politiques et les expérimentations participatives de la politique européenne de l’opinion, les contributeurs apportent un éclairage original sur la pluralité des médiateurs de la cause européenne. En observant les concurrences et les coopérations entre des agents situés dans diverses arènes (administrations, académies, représentations d’intérêt, collectivités territoriales, médias, organisations politiques, etc.), ce livre désingularise cette politique européenne pour l’appréhender en tant que pièce d’un jeu qui se déploie simultanément sur plusieurs échelles du politique.

lundi 14 mars 2011

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales n° 166-167, 2007/1-2, Constructions européennes

Actes de la recherche en sciences sociales n° 166-167, 2007/1-2
Constructions européennes
Seuil




Page 5 à 13
Antonin Cohen, Yves Dezalay  et Dominique Marchetti , Esprits d'État, entrepreneurs d'Europe

Page 14 à 29
Antonin Cohen,  Le « père de l'Europe » La construction sociale d'un récit des origines

Page 30 à 37
Hélène Michel,  La « société civile » dans la « gouvernance européenne » Éléments pour une sociologie d'une catégorie politique

Page 38 à 53
Didier Georgakakis et Marine de Lassalle,   Genèse et structure d'un capital institutionnel européen Les très hauts fonctionnaires de la Commission européenne

Page 54 à 65
Antoine Vauchez,   Une élite d'intermédiaires Genèse d'un capital juridique européen (1950 – 1970)

Page 66 à 79
Yves Dezalay,   De la défense de l'environnement au développement durable L'émergence d'un champ d'expertise des politiques européennes

Page 80 à 93
Sandrine Garcia,   L'Europe du savoir contre l'Europe des banques ? La construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur

Page 94 à 109
Cécile Robert,   L'impossible « modèle social européen »

Page 110 à 121
Olivier Baisnée,   « En être ou pas » Les logiques de l'entre soi à Bruxelles

Page 123 à 139
Patrick Lehingue,   Le Non français au traité constitutionnel européen (mai 2005) Sur deux lectures « polaires » du scrutin
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