« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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samedi 16 mai 2015

Karl Kraus, Pro domo et mundo. Aphorismes et réflexions II

Karl Kraus 
Pro domo et mundo
Aphorismes et réflexions II
Traduction et préface de Pierre Deshusses
Rivages
2015

Présentation de l'éditeur
Après Dires et contre-dires, premier volume des aphorismes de Kraus (1874-1936) publié en 1909, ce deuxième volume publié en 1912 prolonge la veine polémiste de cet auteur viennois dont les attaques contre l’hypocrisie de la presse, le pharisaïsme des intellectuels, la soumission et le conformisme sont toujours d’actualité. Ses aphorismes allant de trois lignes à trois pages ont de quoi déconcerter, mais ce refus de s’en tenir, jusque dans la forme, à des modèles ressortit bien à la liberté totale de Kraus qui aborde tour à tour les relations avec les femmes, la vie des érudits et des imbéciles, la grandeur et la misère des journalistes. Parfois outrancier et injuste, il revendique ce droit à la juste provocation qui permet de faire tomber les masques et de dénoncer les vérités prétendument révélées.
 

samedi 24 décembre 2011

Karl Kraus, Aphorismes. Dires et contre-dires

Karl Kraus 
Aphorismes
Dires et contre-dires 
Traduit de l'allemand par Pierre Deshusses
Préface de : Pierre Deshusses
  Rivages

2011





Présentation de l'éditeur
Paru en 1909, ce volume rassemble les aphorismes de Karl Kraus (1874-1936) publiés dans son journal "Die Fackel". Partant de la femme et de la différence entre l'homme et la femme, ce recueil se conclut par un retour sur l'enfance. Entre les deux, il y a toute la panoplie du monde : la morale, l'érotisme, le christianisme, la presse, le théâtre, la politique, la bêtise, etc. A la fois système d'un monde et déconstruction du monde, ces textes révèlent le chatoiement de la pensée de Kraus : irritante et enthousiasmante, réactionnaire et progressiste, injuste et pertinente, impertinente toujours !
Contrairement à ce que laisse penser le mot "aphorisme" qui induit une pensée ramassée en quelques mots, on trouve dans ce recueil des réflexions qui font parfois plus d'une page, comme si Kraus se moquait lui-même du cadre qu'il se donnait : "L'aphorisme ne recouvre jamais la vérité ; il est soit une demi-vérité, soit une vérité et demie." On sent une pensée en gestation, résolue à ne pas se fixer sur une vérité unique mais cherchant l'équilibre du monde dans l'oscillation perpétuelle des choses. A chaque fois, Kraus a le courage de la question et l'audace de sa propre mise en question. Provocant jusqu'au bout des mots, il fait briller les zones d'ombre, qui estompent et détourent les vérités révélées.