« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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lundi 3 septembre 2018

Laurent Kestel, En marche forcée. Une chronique de la libéralisation des transports : SNCF, cars Macron et quelques autres

Laurent Kestel
En marche forcée
Une chronique de la libéralisation des transports : 
SNCF, cars Macron et quelques autres
Raisons d'Agir
Raisons d'agir
2018

Présentation de l'éditeur
La libéralisation des transports, inscrite dans les textes fondateurs de l’Union européenne, est patiemment orchestrée en France depuis plusieurs décennies. L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs programmée récemment en constitue une étape décisive. Ce profond bouleversement est engagé « en marche forcée » par Emmanuel Macron dans l’un des derniers bastions du service public à la française. « Réformer » la SNCF au nom d’une supposée « amélioration de la qualité de service » que la concurrence viendrait apporter : ce mantra répété à l’envi dans les médias participe de l’économie du « nouveau monde » que les élites politiques s’attachent à incarner en faveur de la « mobilité du futur ». Mais que se joue-t-il réellement derrière ce vocable aseptisé ? Que révèle-t-il des dernières transformations du capitalisme et que porte-t-il comme conséquences sociales ? Défendre le service public du rail ne revient-il pas encore à défendre une civilisation construite autour des droits sociaux et des valeurs d’égalité ?

 
 

jeudi 16 février 2012

Laurent KESTEL, La conversion politique. Doriot, le PPF et la question du fascisme français


Laurent KESTEL
La conversion politique 
Doriot, le PPF et la question du fascisme français
Raisons d'agir
2012

Présentation de l'éditeur
 Comment devient-on fasciste ? Qu’est qu’un « parti fasciste » ? Existe-t-il un fascisme français ?  Voilà l’enjeu de ce livre qui propose une histoire sociale du Parti Populaire Français, le PPF, et de ses principaux dirigeants dont Jacques Doriot. Rompant avec un jugement d’essence qui chercherait à définir  la nature d’un fascisme à la française, Laurent Kestel propose une analyse de la trajectoire d’un groupe de militants politiques qui, pris dans un jeu de forces en grande partie internes au parti communiste, a opéré une conversion politique et a été conduit vers des positions antirépublicaines et collaborationnistes.
  Ce livre est une contribution importante à la sociologie politique des partis parce qu’il montre que les positions les plus extrêmes adoptées par Doriot et son parti ne sont pas liées à la singularité d’un individu ou d’un groupe d’individus extérieurs aux luttes politiques de leur temps qui auraient imposé leurs vues ; ces positions, au contraire, tirent leur force d’un apprentissage politique ordinaire, de savoir-faire militants, de carrières propres à des professionnels de la politiques qui, échouant en grande partie pour des raisons sociales dans leurs ambitions premières, reconvertissent ces compétences politiques parfois durement acquises au service d’intérêts et d’idéologies tout à fait différentes. La conversion en politique, la trahison même, procèdent d’une logique qui tient au fonctionnement interne de l’espace politique même.
Laurent Kestel est docteur en science politique de l'université de Paris-I.

vendredi 15 juillet 2011

à paraître en 2011 aux Éditions Raisons d'agir


Laurent Kestel
La conversion politique. Doriot, le PPF et la question du fascisme français
Raisons D'Agir
Date de parution : février 2012
Présentation de l'éditeur
Comment devient-on fasciste ? Qu’est qu’un « parti fasciste » ? Existe-t-il un fascisme français ?  Voilà l’enjeu de ce livre qui propose une histoire sociale du Parti Populaire Français, le PPF, et de ses principaux dirigeants dont Jacques Doriot. Rompant avec un jugement d’essence qui chercherait à définir  la nature d’un fascisme à la française, Laurent Kestel propose une analyse de la trajectoire d’un groupe de militants politiques qui, pris dans un jeu de forces en grande partie internes au parti communiste, a opéré une conversion politique et a été conduit vers des positions antirépublicaines et collaborationnistes. Ce livre est une contribution importante à la sociologie politique des partis parce qu’il montre que les positions les plus extrêmes adoptées par Doriot et son parti ne sont pas liées à la singularité d’un individu ou d’un groupe d’individus extérieurs aux luttes politiques de leur temps qui auraient imposé leurs vues ; ces positions, au contraire, tirent leur force d’un apprentissage politique ordinaire, de savoir-faire militants, de carrières propres à des professionnels de la politiques qui, échouant en grande partie pour des raisons sociales dans leurs ambitions premières, reconvertissent ces compétences politiques parfois durement acquises au service d’intérêts et d’idéologies tout à fait différentes. La conversion en politique, la trahison même, procèdent d’une logique qui tient au fonctionnement interne de l’espace politique même.

Alessandro Stanziani
Batisseurs d'empires. russie, chine et inde a la croisee des mondes, xve-xixe siecle
Raisons D'Agir
Date de parution : 2012

Ben Fine et Alfredo Saad Filho 
Le capital de marx
Raisons D'Agir
Date de parution : 2012
Présentation de l'éditeur
Le capitalisme néolibéral est en proie à une crise sans précédent, qui a révélé non seulement les limites de la finance « libéralisée », mais qui, plus significativement, a mis sur la défensive, pour la première fois, le dessein néolibéral d’envergure mondiale. Il est maintenant possible de poser ouvertement la question de la cohérence et du caractère soutenable du néo-libéralisme, et de l’opportunité du capitalisme même. Les débats qui se font jour et, simultanément, la croissance lente voire poussive des organisations et des mouvements sociaux radicaux ont été portés par la prise de conscience progressive que le capitalisme a profondément déstabilisé l’environnement de la planète, et qu’il menace directement la survie de nombre d’espèces, y compris la nôtre. Le Capital de Marx n’est pas un livre sur l’environnement ou sur le néo-libéralisme. Les objectifs de cet ouvrage sont plus limités et, en même temps, plus abstraits et ambitieux : Le Capital de Marx passe en revue et explique les éléments clés de la critique sans concession, la plus soutenue et la plus cohérente du capitalisme en tant que système, telle que l’avait développée à l’origine Karl Marx. Alors même que le capitalisme lutte pour juguler sa toute dernière crise, les écrits de Marx ont gagné en actualité et en intérêt et leur popularité a grimpé en flèche. Et même si ses œuvres se trouvent généralement sur le web et peuvent être téléchargées gratuitement, on les retrouve en haut de plusieurs palmarès des ventes et on peut même en trouver des éditions concurrentes dans les principales librairies. Le Capital de Marx n’a pas vocation à s’y substituer ; son but est plutôt de faciliter la lecture des textes économiques de Marx en donnant une vue d’ensemble structurée des principaux thèmes qu’ils abordent et de leurs conclusions. Ce livre en est à sa cinquième édition dans sa version anglaise. Sans équivalent en France, il était important qu’il soit enfin traduit.

Sylvie Tissot
De bons voisins
Raisons D'Agir
Date de parution : 20/10/2011
Présentation de l'éditeur
En 2005, une habitante de Boston, aux Etats-Unis, se plaint auprès d’une association de quartier : sur une des artères commerçantes, juste à côté d’un restaurant réputé pour ses fabuleux brunchs dominicaux, stationnent, en fumant, d’anciens toxicomanes logés dans un foyer de réinsertion. Une négociation s’ensuit, et les liens établis de longue date entre les propriétaires blancs et les associations caritatives, très nombreuses dans cet ancien quartier populaire, permettent de régler l’affaire. De nouvelles règles sont imposées aux résidents du foyer. Ils n’auront désormais plus le droit de stationner regroupés sur les trottoirs. Ils sont invités à marcher quand ils fument. Cet exemple illustre les formes de contrôle que les résidents les plus fortunés savent mettre en oeuvre dans l’espace urbain. Les avocats, les cadres dirigeants, les médecins et les consultants qui habitent ce quartier progressivement embourgeoisé depuis les années 1960 sont parvenus, en se mobilisant, à contrôler les espaces publics et les populations les plus « indésirables », et à surveiller avec vigilance les projets immobiliers et les activités commerciales. C’est pourtant une partie de ces mêmes résidents qui ont défendu l’aménagement, dans la même rue, de logements semi collectifs pour des sans-logis. Face à une opposition virulente, un groupe de propriétaires se sont battus pour ce projet, au nom d’une « diversité » qu’ils brandissent comme un étendard.
L’ouvrage proposé analyse transformations qui traversent les élites depuis les années 1960 et apporte ainsi un éclairage nouveau sur le fonctionnement de la distinction sociale. Pour cela, il part d’une enquête dans un quartier populaire d’une grande ville de la côte Est des Etats-Unis : naguère l’un des plus stigmatisés de la ville, peuplé de bars tenus par la mafia, d’hôtels meublés occupés par des immigrés venus du monde entier, de prostituées, et de résidents noirs formant près de la moitié de la population, il est aujourd’hui un quartier branché, vanté pour son architecture et la vie artistique qui fleurit dans les friches industrielles réhabilitées. Cette enquête montre que, loin d’annuler les distances sociales, les migrations des résidents fortunés dans les centres-villes dégradés les reconduisent et parfois les exacerbent : mise à distance des plus démunis, création d’espaces exclusifs, marquage du territoire par de nouveaux commerces et styles de vie... L’espace urbain est bien, de ce point de vue, un des sites privilégiés d’observation des inégalités, et des stratégies qui alimentent la reproduction sociale.

Rémi Lefebvre
Primaires socialistes 
Raisons D'Agir
Sortie prévue le 18/08/2011