« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Tissot. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tissot. Afficher tous les articles

mercredi 8 avril 2020

D'une ville à l'autre. La comparaison internationale en sociologie urbaine. Sous la direction de Jean-Yves Authier, Vincent Baggioni, Bruno Cousin, Yankel Fijalkow, Lydie Launay

 
D'une ville à l'autre  
La comparaison internationale en sociologie urbaine
Jean-Yves Authier, Vincent Baggioni, Bruno Cousin, Yankel Fijalkow, Lydie Launay
La Découverte
Recherches
2019



Présentation de l'éditeur
Face à l’urbanisation croissante de la planète et à la mondialisation qui donnent parfois l’impression d’une homogénéité globale, la comparaison internationale entre villes est devenue un enjeu majeur. Nombre d’organisations publiques et privées classent ainsi les métropoles selon des critères standardisés. Dans le champ académique, la circulation transnationale et les injonctions à l’internationalisation des recherches nourrissent les démarches comparatistes. Mais pourquoi et comment comparer ? Quels sont les avantages, les difficultés, les limites et les pièges de la comparaison ?
Cet ouvrage réunit une vingtaine de chercheurs en sociologie urbaine, qui pratiquent dans leurs travaux la comparaison internationale. Leurs contributions illustrent en quoi, et à quelles conditions, la comparaison peut permettre de mieux analyser les structures sociospatiales, les processus, les normes et les catégories de pensée. Elles montrent aussi, au-delà de l’approche monographique souvent adoptée dans l’étude des villes, ou en complément de celle-ci, comment différentes façons de comparer permettent de monter en généralité et de développer l’inventivité théorique.  
Sous la direction de Jean-Yves Authier, professeur de sociologie à l'université Lyon 2 et directeur adjoint du Centre Max Weber. Vincent Baggioni, docteur en sociologie et chercheur associé au LAMES (Aix-Marseille université). Bruno Cousin, professeur assistant de sociologie à Sciences Po et membre du CEE. Yankel Fijalkow, professeur de sociologie et d'urbanisme à l'ENSA PAris- Val de Seine et codirecteur du CRH.
Lydie Launay, maîtresse de conférences en sociologie à l'INU Champollion et membre du LISST.

Extrait







vendredi 26 octobre 2018

Sylvie Tissot, Gayfriendly. Acceptation et contrôle de l’homosexualité à Paris et à New York

Sylvie Tissot 
Gayfriendly
Acceptation et contrôle de l’homosexualité à Paris et à New York
Raisons d'Agir
Cours & Travaux
2018


Présentation de l'éditeur
Que veut dire être gayfriendly ? Avoir des amis gais ? Soutenir le « mariage pour tous » ? Envisager sans effroi que sa fille devienne lesbienne ? Sortir dans des bars gais et même renouveler ses propres pratiques sexuelles ? Il n’y a pas de « bonne » gayfriendliness, mais des attitudes différentes, en France et aux États-Unis, variables selon les âges, le sexe et les parcours de vie. L’acceptation de l’homosexualité, qui progresse indéniablement, n’est pas non plus réservée aux plus riches : ces derniers l’ont plutôt intégrée au sein d’une morale de classe qui leur permet de se distinguer des pauvres, des habitants des banlieues ou encore des populations racisées.
Interviewer des hétérosexuels de milieu aisé montre que, dans des espaces de tolérance et de mixité comme le Marais à Paris et Park Slope à Brooklyn, le contrôle n’a pas disparu : la sympathie s’exprime avant tout en direction de gays et de lesbiennes de même statut socioéconomique, qui manifestent leur envie de couple et de famille, et mettent en sourdine tout autre revendication.
La gayfriendliness a donc fait reculer la violence et les discriminations ; elle accompagne aussi l’invention, par les femmes surtout, de modes de vie moins conventionnels. Pourtant, si elle a mis fin à certains préjugés, elle ne s’est pas encore complètement affranchie de ce qui reste un élément structurant de nos sociétés : la domination hétérosexuelle.

 

lundi 5 février 2018

en ligne: Pierre Bourdieu, Social Space and the Genesis of Appropriated Physical Space ( et le dossier ‘Taking Bourdieu to Town’)



en ligne: Pierre Bourdieu, Social Space and the Genesis of Appropriated Physical Space , et le dossier ‘Taking Bourdieu to Town’, in International Journal of Urban and Regional Research, vol 42/1, January 2018

  1. Emerging Cultural Capital in the City: Profiling London and Brussels (pages 138–149) Mike Savage, Laurie Hanquinet, Niall Cunningham and Johs Hjellbrekke

jeudi 20 juillet 2017

vidéos: Journée d'étude "Jean-Claude Chamboredon, apports et actualité d'un regard sociologique"


Journée d'étude 

Jean-Claude Chamboredon, apports et actualité d'un regard sociologique

Mardi, 29 novembre, 2016, Amiens
Organisateurs : Stéphane Bonnéry, Benoit Coquard, Gilles Laferté, Paul Pasquali, Ana Perrin Heredia, Samuel Pinto


Introduction
Paul Pasquali (CURAPP-ESS - CNRS) et Madeleine Lemaire

Table ronde 1 : Socialisation, éducation et rapports de classe
Président de séance : Stéphane Beaud , ISP-Paris 10

Stéphane Bonnéry , CIRCEFT/ESCOL-Paris 8 Usages et apports des travaux de J.-C. Chamboredon dans la sociologie de l’éducation

Muriel Darmon , CESSP-CNRS Construction d’objet et sociologie de la socialisation

Jean-Louis Fabiani , CESPRA-EHESS Retour sur une sociologie de l’enfance et de l’adolescence (1973-2007)

Bertrand Geay , CURAPP-ESS - UPJV Du « métier d’enfant » au « métier de parent ». L’espace des formes de socialisation au cours des premières années de la vie

Julie Pagis , CERAPS-CNRS Inimitiés enfantines : les perceptions précoces des distances sociales

Manuel Schotté , CERAPS-Lille 2 Comment penser une trajectoire ? L’apport de Chamboredon à l’analyse des destins atypiques

Table ronde 2 : Des frontières spatiales aux frontières sociales : le rural et l’urbain 
Président de séance : Michel Bozon , IRIS-INED

Benoît Coquard , CMH/GRESCO-Université de Poitiers Appartenances et rapports de classe chez les jeunes ruraux

Pierre Gilbert , CSU-Paris 8 Logiques de peuplement et construction des groupes sociaux : les classes populaires à l’épreuve de la rénovation urbaine

Samir Hadj-Belgacem , CERAPS-Lille 2 De la délinquance juvénile à la politique jeunesse : les transformations de l’encadrement des déviances

Gilles Laferté , CESAER-INRA L’héritage de J.-C. Chamboredon dans la sociologie contemporaine des appartenances territoriales

Sylvie Tissot , CSU-Paris 8 La gentrification comme recomposition des frontières sociales, spatiales et symboliques

Pierre-Paul Zalio , IDHE-ENS Cachan Faire de la sociologie avec J-C Chamboredon : du terrain aux territoires 





 (source: CURAPP)



jeudi 13 juillet 2017

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales n°204, Les espaces de l'entre-soi

Actes de la recherche en sciences sociales n°204, Les espaces de l'entre-soi
Seuil, 2014

en ligne sur Cairn.info

Sylvie Tissot
Page 4 à 9 
Entre soi et les autres
 
Eleonora Elguezabal
Page 10 à 23 
Que nul n'entre si...
Les usages sociaux de la sécurité dans les « copropriétés fermées » de Buenos Aires
 
Jean Rivière
Page 24 à 45 
Le « Neuilly caennais » en campagne municipale
 
Violaine Girard
Page 46 à 69 
Un peuplement au-dessus de tout soupçon ?
Le périurbain des classes populaires blanches
 
Pierre Renno
Page 70 à 87 
La négociation de la mixité
Le travail des comités d'acceptation des villages juifs de Galilée
 
Bruno Cousin
Page 88 à 101 
Entre-soi mais chacun chez soi
L'agrégation affinitaire des cadres parisiens dans les espaces refondés
 
Camille François
Page 102 à 117 
Disperser les ménages
Groupes résidentiels et familiaux à l'épreuve de la démolition d'un grand ensemble
 
Catherine Achin et Sandrine Lévêque
Page 118 à 137 
La parité sous contrôle
Égalité des sexes et clôture du champ politique
 
 

mardi 20 juin 2017

Explorer la ville contemporaine par les transferts. Sous la direction de Susanna Magri et Sylvie Tissot

 
Explorer la ville contemporaine par les transferts
Sous la direction de Susanna Magri et  Sylvie Tissot
P.U. de Lyon
Sociologie urbaine
2017

Présentation de l'éditeur
Des enseignes commerciales identiques, la ségrégation sociale et ethnique des quartiers, une pollution grandissante, l’émergence d’une élite internationale navigant d’une « ville globale » à une autre : c’est vers un même modèle que les cités du monde semblent se diriger. Si les raisons de s’inquiéter de cette tendance ne manquent pas, on peut s’interroger sur la réalité d’une figure unique, de standards imposant à terme une uniformité urbaine parfaite. Car la diversité des architectures, la pesanteur des héritages matériels et immatériels, la particularité persistante des modes de vie, impriment aux villes d’aujourd’hui des formes qui restent extraordinairement variées.
Pour comprendre cette diversité, ce livre propose un nouveau modèle d’analyse invitant à s’intéresser aux transferts. Nous savons depuis longtemps que les villes se transforment à la faveur des migrations. Mais les déplacements d’autres acteurs – administrateurs, universitaires ou experts – font aussi voyager les mots et les choses. Le succès des modèles d’organisation sociale et spatiale qu’ils promeuvent, souvent à travers de grands organismes internationaux, dépend des contextes locaux de réception. Et les habitants – migrants et autochtones – viennent inscrire de façon singulière dans l’espace leurs manières de faire, leurs normes du vivre ensemble et leurs interprétations de labels internationaux. Éternels réceptacles et fabriques d’inégalités, les villes se conjuguent néanmoins au pluriel, sous des formes hybrides. Ce sont ces dynamiques que ce livre invite à explorer.
Susanna Magri est directrice de recherche émérite au CNRS. Ses travaux de sociologie portent principalement sur l’habitat populaire et les politiques urbaines au XXe siècle. Elle a participé à de nombreuses études d’histoire urbaine et aux réflexions sur la méthodologie de recherche dans ce domaine. Elle a longtemps animé la revue Genèses, sciences sociales et histoire.
Sylvie Tissot est professeure de science politique à l’Université Paris 8. Elle a étudié la genèse et la circulation de la catégorie de « quartier sensible » en France. Son dernier livre porte sur la mise en pratique du mot d’ordre de la « diversité » par un groupe de gentrifieurs à Boston (De bons voisins : enquête dans un quartier de la bourgeoisie progressiste, Raisons d’agir, 2011).

 

mardi 24 mai 2016

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales, n° 195, 2012 Centres-villes : modèles, luttes, pratiques

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 195, 2012
Centres-villes : modèles, luttes, pratiques
Seuil

 en ligne sur Cairn.info:

Sylvie Tissot
Page 4 à 11 
Les centres-villes : modèles, luttes et pratiques
Anaïs Collet
Page 12 à 37 
Montreuil, « le 21e arrondissement de Paris » ?
La gentrification ou la fabrication d'un quartier ancien de centre-ville
Colin Giraud
Page 38 à 57 
La vi(ll)e en rose ?
Quartiers gays et trajectoires homosexuelles à Paris et à Montréal
 
Jean-Yves Authier, Sonia Lehman-Frisch
Page 58 à 73 
Il était une fois... des enfants dans des quartiers gentrifiés à Paris et à San Francisco
 
Eliza Benites-Gambirazio
Page 74 à 77 
Politiques urbaines et justifications écologiques
Note sur les centres-villes « durables » en Amérique latine
 
Sylvain Laurens, Francis Marchan, Mathieu Van Criekingen
Page 78 à 97 
« Il faut de tout pour faire un monde clos »
Genèse historique, délimitations matérielles et symboliques du « quartier européen » à Bruxelles, 1960-2010
 
Emmanuel Blanchard
Page 98 à 111 
La Goutte d'Or, 30 juillet 1955 : une émeute au cœur de la métropole coloniale

Lectures critiques

Fabrice Ripoll
Page 112 à 121 
Attention, un espace peut en cacher un autre

 

 

mercredi 1 octobre 2014

écouter: Colin Giraud, Quartiers gays


écouter: Colin Giraud, Quartiers gays
Avec la participation de Sylvie Tissot 
Modes de vie, mode d'emploi par Matthieu Garrigou-Lagrange, 15.09.2014

Colin Giraud
Quartiers gays
PUF
2014

Présentation de l'éditeur
A Paris comme à Montréal, l'émergence des quartiers gays montre le rôle spécifique des gays dans la revitalisation des quartiers centraux depuis une quarantaine d'années. Leur implantation commerçante, résidentielle et symbolique a contribué à la métamorphose complète d'anciens quartiers populaires, peu attractifs et vétustes : les gays apparaissent ainsi comme des acteurs spécifiques de la gentrification urbaine.
Plus précisément encore, l'étude des trajectoires et des modes de vie d'habitants gays du Marais et du Village montre aussi leur rôle plus quotidien dans la gentrification (logement, consommation, sociabilités). Ce rôle n'est pourtant pas homogène : les rapports au quartier sont socialement diversifiés, notamment en fonction des trajectoires individuelles et des variations nationales. Mais les quartiers gays ont aussi des effets sur les parcours gays.
Instances de socialisation et lieux d'élaboration de normes spécifiques, ils produisent des manières spécifiques d'être homosexuel et apprennent ainsi aux individus à " devenir gay ". Les effets de cette socialisation restent cependant soumis aux socialisations antérieures, aux origines sociales et aux appartenances de génération.  
Colin Giraud est maître de conférences en sociologie à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Lyon, il a enseigné et mené des recherches en France et en Amérique du Nord (Montréal et New York). Ses travaux portent sur les dynamiques urbaines, notamment la gentrification, les dimensions spatiales de la socialisation et la sociologie des homosexualités.


mardi 2 septembre 2014

Actes de la recherche en sciences sociales n°204, "Les espaces de l'entre-soi"


Numéro coordonné par Sylvie Tissot

Que nul n’entre ici si…
Les usages sociaux de la sécurité dans les « copropriétés fermées » de Buenos Aires
Eleonora Elguezabal


Un peuplement au-dessus de tout soupçon ?
Le périurbain des classes populaires blanches
Violaine Girard

La négociation de la mixité
Le travail des comités d’acceptation des villages juifs de Galilée
Pierre Renno

Entre-soi mais chacun chez soi
L’agrégation affinitaire des cadres parisiens dans les espaces refondés
Bruno Cousin

Disperser les ménages
Groupes résidentiels et familiaux à l’épreuve de la démolition d’un grand ensemble
Camille François

La parité sous contrôle
Égalité des sexes et clôture du champ politique
Catherine Achin et Sandrine Lévêque


Télécharger le formulaire d’abonnement




(source: ARSS)

mardi 17 juin 2014

Dictionnaire des inégalités, Sous la direction de Alain Bihr et Roland Pfefferkorn

Dictionnaire des inégalités
Sous la direction de
Alain Bihr et Roland Pfefferkorn
Armand Colin
2014

Présentation de l'éditeur
Les inégalités n’ont cessé de s’accroître ces dernières années dans nos sociétés contemporaines. Perçue par une large part du public, cette tendance est confirmée par de nombreuses études scientifiques, si bien que la question des inégalités est devenue un objet de préoccupation majeure. Loin de se limiter à dresser un état des lieux, l’ambition de cet ouvrage est de fournir les clefs indispensables à la compréhension de cette dynamique.
Riche de plus de cinq cents entrées, ce dictionnaire couvre l’ensemble des dimensions des inégalités sociales : inégalités entre classes, entre sexes, entre âges et générations, entre nationalités et groupes ethniques, ou encore entre différents espaces (centres et périphéries, villes et campagnes…). Afin de dépasser le seul cadre hexagonal, plusieurs entrées sont consacrées à des pays ou à des comparaisons internationales. Pour autant, ne sont négligés ni les débats et controverses ni les aspects méthodologiques relatifs à l’étude des inégalités et à leur mesure. Enfin, l’aspect systémique des inégalités est mis en évidence, en analysant comment celles-ci s’engendrent bien souvent conjointement.
Fruit de la collaboration de sociologues, ethnologues, historiens, géographes, économistes, statisticiens, philosophes, médecins et juristes, ce dictionnaire pluridisciplinaire, premier du genre, apporte un éclairage inédit sur le fonctionnement de nos sociétés.

215 spécialistes en sciences humaines et sociales
500 entrées – index des noms propres

8 champs d’exploration : - les inégalités entre classes sociales, - les inégalités de genre ou entre sexes sociaux, - les inégalités entre classes d’âge et entre générations, - les inégalités entre nationalités, ethnies, groupes racisés ou racialisés à l’intérieur d’un même État, - les inégalités sociospatiales (entre quartiers urbains, centres et périphéries, entre villes et campagnes, entre régions), - les inégalités au niveau mondial (entre États et groupes d’États, entre continents ou régions continentales, etc.), - les débats autour des inégalités sociales et du concept d’inégalité sociale mettant aux prises les principaux courants philosophiques, politiques et idéologiques contemporains, - enfin les questions de méthode que posent l’étude et la mesure empiriques des inégalités.
Fruit de la collaboration de sociologues, ethnologues, historiens, géographes, économistes,
statisticiens, philosophes, un éclairage inédit sur le fonctionnement de nos sociétés.
ALAIN BIHR Professeur émérite de sociologie à l’Université de Franche-Comté, membre du Laboratoire C3S
(Culture, Sport, Santé, Société).
Roland PFEFFERKORN est Professeur des universités à l’Université de Strasbourg, où il est directeur de
l’institut de Sociologie, membre du laboratoire Dynamiques européennes (UMR CNRS 7367).
Tous deux ont signé ensemble Déchiffrer les inégalités (1999) ; Hommes-femmes : quelle égalité ? (2002) ;
Le système des inégalités (2008).
Le comité scientifique : Claudine ATTIAS-DONFUT, Alain BIHR, Denis COLLIN, Pierre CONCIALDI, Jacqueline HEINEN, Bruno LAUTIER, Marylène LIEBER, Roland PFEFFERKORN, Fabrice RIPOLL, Patrick SIMON et Sylvie TISSOT.

mercredi 19 juin 2013

Trente ans après La Distinction, Sous la direction de Philippe Coulangeon et Julien Duval (en librairie le 27 juin 2013)

Trente ans après La Distinction
Sous la direction de Philippe Coulangeon et Julien Duval
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Dès sa parution en 1979, le livre de Pierre Bourdieu, La Distinction, fait l'objet de vifs débats. Mettant au jour les déterminants sociaux de nos goûts et de nos choix dans des domaines très divers (culture, alimentation, politique...) et il montre la « lutte des classes » à l'oeuvre dans les jugements les plus quotidiens. Il bouscule simultanément les routines de la recherche en sciences sociales. À partir des années 1980, les débats ont pris un tour international. Aujourd'hui, La Distinction est le livre de sociologie le plus cité au monde et il continue d'alimenter les discussions.
Le présent ouvrage dresse un bilan de sa postérité et de son actualité. La culture savante joue-t-elle, dans les sociétés contemporaines, le même rôle qu'il y a trente ans ? Comment l'élévation générale du niveau d'instruction, le développement d'un chômage de masse, ou encore la ségrégation spatiale croissante, ont-ils affecté les rapports entre les groupes sociaux ? Et que nous apprennent les sociologues étrangers qui transposent le cadre théorique de La Distinctionà d'autres contextes nationaux ?
En rassemblant une trentaine de spécialistes, français et étrangers, cet ouvrage invite à réfléchir aux transformations qui travaillent nos sociétés et, simultanément, au destin unique (quoique paradoxal) de La Distinction et de la sociologie de Pierre Bourdieu dans les sciences sociales contemporaines.
Introduction,par Philippe Coulangeon et Julien Duval
Un « classique » très discuté
Un livre-gigogne
Une réception mouvementée
L'actualité de La Distinction et ses facettes
I / Genèse et réception internationale de La Distinction
1. Les tentatives de construction de l'espace social, de l'« Anatomie du goût » àLa Distinction. Quelques repères pour l'histoire d'une recherche,par Monique de Saint-Martin La composition du livre
L'enquête sur le goût
Construction de l'espace social et de l'espace des styles de vie
Les différents groupes et classes
D'« Anatomie du goût » àLa Distinction. Variations dans les schémas et dans l'interprétation
Les analyses des correspondances
Les conditions de validité des analyses
Les failles d'une interprétation des données parfois unidimensionnelle
2. La carrière internationale de La Distinction,par Gisèle Sapiro Les traductions de La Distinction La réception et l'impact de La Distinction 3. En quoi Bourdieu a-t-il été utile à notre réflexion ? Le cas des États-Unis, par Michèle Lamont Le changement de relation entre sociologie française et sociologie américaine
La prise en compte inégale des critiques de Bourdieu du côté américain
La centralité de la quantification dans la réception américaine de Bourdieu
L'impact de Bourdieu sur la mutation culturelle de la « théorie »
Un regain d'intérêt pour la question des frontières
4. Distinction, légitimité et classe sociale,par Jean-Louis Fabiani
5. Du bon usage de
La Distinction, par Louis Pinto
Un système de différences
Axes, facteurs, pouvoirs
Faut-il donner raison au dernier qui a parlé ?
II / La Distinction, oeuvre phare de la sociologie de la culture
6. Dissonance et consonance dans l'amour de la musique contemporaine. Les limites de l'omnivorisme musical dans l'auditoire de l'Ensemble intercontemporain, par Stéphane Dorin
Un auditoire idéal pour une écoute totale ?
Le vieillissement des publics de la musique savante
Les incomplétudes de l'écoute totale : typologie des goûts et des pratiques musicales de l'auditoire
Omnivorisme contraint et omnivorisme choisi
7. Des jeunes « univores » ? Musique, ethnicité et (il)légitimité culturelle dans l'East-End londonien et en Seine-Saint-Denis,par Agathe Voisin Un goût omnivore et autonome
Un répertoire « minoritaire » ?
Une double illégitimité ?
8. Les grands lecteurs de romans policiers. Plaisirs et appropriations lectorales entre logiques de trajectoires et informalisation du rapport à la culture, par Annie Collovald et Erik Neveu
Des pratiques rétives aux interprétations les plus systématiques
Culture à l'état pratique ou rapport réaliste à la lecture
Goût pour les enjeux sociaux concrets et dispositions critiques
Lectures de polars et échappées identitaires
Au-delà de la légitimation d'un art mineur : une problématique de l'informalisation culturelle
Informalisation culturelle ?
9. « Anything but Soul Food ». Goûts et dégoûts alimentaires chez les habitants d'un quartier gentrifié, par Sylvie Tissot Diversité et distinction
Genèse d'un régime cosmopolite
Espace des goûts, espace des établissements
De l'art d'esthétiser les nourritures populaires
10. Les homologies structurales : une magie sociale sans magiciens ? La place des intermédiaires dans la fabrique des valeurs, par Olivier Roueff Une approche relationnelle et probabiliste : l'homologie entre les positions et les prises de position dans un champ
Une théorie de l'espace social : taux de conversion et homologies structurales entre les champs
Une théorie de la valeur : l'homologie entre les champs de production (offre) et l'espace social (demande) Une magie sociale sans magiciens ? Le statut causal des homologies structurales
Zones franches, domination(s), frontières
11. La culture à l'échelle individuelle : la transférabilité en question,par Bernard Lahire Au coeur des singularités
Des transferts imparfaits
III / Perspectives internationales
12. La Distinction revisitée : l'espace des styles de vie britannique en 2003
, par Tony Benett, Modesto Gayo-Cal, Brigitte Le Roèux, Mike Savage, Elisabeth Silva, Alan Warde et David Wright L'espace des styles de vie : la vie culturelle en Grande-Bretagne en 2003
Les groupes sociaux et l'espace des styles de vie
13. L'espace social, les pratiques quotidiennes et la ville. Repères pour une sociologie des divisions sociales et symboliques dans la ville de Porto, par Virgílio Borges Pereira Une lecture de La Distinction
L'espace social de Porto et la production des pratiques quotidiennes
Sur les processus de différentiation socio-spatiale de la ville de Porto
14. Le goût dominant comme goût traditionnel : préférences et aversions esthétiques des élites de São Paulo,par Carolina PuliciLe rejet du modernisme architectural
Les films nationaux et le pessimisme
Les valeurs sûres et l'art contemporain
15. Les formes émergentes de capital culturel,par Annick Prieur et Mike Savage Le déclin de la culture savante traditionnelle
L'avènement de l'« omnivore culturel » ?
Un mode « averti » d'appropriation culturelle
L'émergence d'un capital culturel cosmopolite ?
L'accession d'une « culture scientifique » à une position plus légitime ?
IV / La Distinction comme théorie des classes sociales
16. Bourdieu et les classes populaires. L'ambivalence des cultures dominées,
par Carolina Pulici Autonomie / hétéronomie des classes populaires
Diversité / unité des classes populaires
Crise de reproduction du groupe ouvrier et recomposition des classes populaires
17. « Petite bourgeoisie nouvelle » ou « nouvelles couches moyennes salariées » ? Retour sur un débat et sur un enjeu, la domination, par Marie-Hélène Lechien
« Nouvelles couches moyennes salariées » contre « petite bourgeoisie nouvelle » dans les années 1970-1980
L'enjeu implicite de la domination
18. Réflexions sur la « petite bourgeoisie nouvelle » dans les années 2000, par Lise Bernard Une approche statistique de l'espace social des années 2000
L'importance des ressources culturelles non scolaires
Les « commerciaux » : un segment des classes moyennes contemporaines situé au coeur de transformations sociales récentes et immergé dans un monde marchand
19. La compétition entre fractions des classes moyennes supérieures et la mobilisation des capitaux autour des choix scolaires, par Agnès Van Zanten Les intellectuels : une mobilisation intense du capital culturel et du capital social scolaire et local
Les technocrates : la double conversion, culturelle et sociale, du capital économique
V. La Distinction et la sociologie politique
20. Retour sur les modes de production des opinions politiques, par Daniel Gaxie Une typologie exhaustive ?
Le mode de production par référence aux conditions matérielles d'existence
Sur la caractérisation des modes de production
Sur les conditions d'activation des modes de production des opinions politiques
21. La production des opinions aux États-Unis, trente ans aprèsLa Distinction, par Daniel Laurison
Opinions formulées et non-réponses
Les mécanismes générateurs de l'opinion
Contenu des opinions et approche relationnelle
22. Retour sur l'hypothèse de « l'homologie structurale » : les déplacements des catégories sociales dans l'espace politique français depuis La Distinction, par Bruno Cautrès, Flora Chanvril et Nonna MayerRetour sur la thèse de l'homologie structurale
Les trajectoires électorales des groupes socio-professionnels (1978-2012)
VI / Nouveaux territoires
23. La morale des uns ne peut pas faire le bonheur de tous. Individualisation des problèmes publics, prescriptions normatives et distinction sociale, par Jean-Baptiste Comby et Matthieu Grossetête Les problèmes publics comme luttes normatives
De l'individualisation des causes à l'universalisation de la norme de prévoyance
Inégaux face aux comportements prévoyants
La norme de prévoyance comme motif de distinction sociale dans les milieux aisés
Une extension des logiques de domination des milieux populaires
Un marqueur de l'ascension sociale dans les classes moyennes
24. Des pêcheurs distingués. L'espace des pratiques halieutiques,par Frédéric Roux Une pratique « oubliée » dans l'espace des pratiques : des pêcheurs populaires « muets comme des carpes »
Des pratiques dans la pratique : l'espace social des techniques de pêche
Pêcheurs « civilisés » et pêcheurs « barbares »
25. Quelle dimension spatiale des structures sociales chez Bourdieu ? Localisations résidentielles et jeux d'échelles dans La Distinction, par Fabrice Ripoll
Une entrée paradoxale ?
La localisation résidentielle, composante des conditions et des positions sociales
Les échelles géographiques, ou le problème de la délimitation du (des) espace(s) social(ux)
Vers une intégration systématique de la dimension spatiale du monde social
Conclusion,par Philippe Coulangeon et Julien Duval Un livre toujours « redoutable »
Sociologie de la culture et théorie de l'action
Questions ouvertes
Innovation méthodologique et invention formelle
Bibliographie générale
Liste des auteurs.
 
Philippe Coulangeon est directeur de recherche au CNRS, membre de l’Observatoire sociologique du changement à Sciences Po. Ses travaux portent notamment sur la sociologie de la culture et des pratiques culturelles. Parmi ses publications récentes, Les Métamorphoses de la distinction. Inégalités culturelles dans la France d’aujourd’hui (2011).
Julien Duval est chargé de recherche au CNRS, au Centre européen de sociologie et de science politique. Il a en particulier travaillé sur le journalisme économique et le cinéma, et leurs transformations contemporaines en France. Il est notamment l’auteur de Critique de la raison journalistique (2004).

mercredi 2 janvier 2013

en ligne: Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent

en ligne: Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent

Éditorial

La fin de la démocratie européenne ? par Frédéric Lebaron

Dossier

Comment les dominants dominent ?, présentation par Frédéric Lebaron et Hélène Michel
Sur la domination, par Gérard Mauger
Pourquoi « occuper la Défense » ?, par Olivier Godechot
L’art de domestiquer l’impôt, par Alexis Spire
L’avocat d’affaires : un professionnel de la classe dirigeante ?, par Antoine Vauchez
Quel pouvoir de « l’eurocratie » ?, par Didier Georgakakis
Les métamorphoses de la domination sociale, par Sylvie Tissot

Grand entretien avec Monique de Saint-Martin

Reconversions et reproduction, des stratégies ouvertes

Paroles

« Comme en famille », par Benoît Coquard

La rhétorique réactionnaire

Mondialisation, altermondialisme, démondialisation, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche

Présidentielle 2012 : bipolarisation et vote utile, par Louis Weber

Alterindicateurs

L’abstention est-elle une « pathologie sociale » ?, par Frédéric Lebaron

Europe

Vaclav Havel : portrait de l’homme politique en prophète, par Magdaléna Hadjiisky

Idées

Bourdieu et l’État, par Rémi Lenoir

mardi 25 décembre 2012

Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 195 – Décembre 2012 // Centres-villes : modèles, luttes, pratiques

Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 195 – Décembre 2012 // Centres-villes : modèles, luttes, pratiques
Seuil

Numéro coordonné par Sylvie Tissot


Montreuil, « le 21e arrondissement de Paris » ?
La gentrification ou la fabrication d’un quartier ancien de centre-ville
Anaïs Collet

La vi(ll)e en rose ?
Quartiers gays et trajectoires homosexuelles à Paris et Montréal
Colin Giraud


Politiques urbaines et justifications écologiques
Note sur les centres-villes « durables » en Amérique latine
Eliza Benites-Gambirazio

« Il faut de tout pour faire un monde clos »
Genèse historique, délimitations matérielles et symboliques du « quartier européen » à Bruxelles, 1960-2010
Sylvain Laurens, Francis Marchan et Mathieu Van Criekingen


LECTURES CRITIQUES Attention, un espace peut en cacher un autre
Fabrice Ripoll

mercredi 21 novembre 2012

jeudi 14 juin 2012

La dimension spatiale des inégalités. Regards croisés des sciences sociales

La dimension spatiale des inégalités
Regards croisés des sciences sociales
Sous la direction de
Isabelle Backouche, Fabrice Ripoll, Sylvie Tissot et Vincent Veschambre
P.U.Rennes
2011
Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage rassemble des travaux de sciences sociales (géographie, histoire, sociologie, anthropologie, sciences de l'éducation, urbanisme) partageant l'ambition d'étudier la dimension spatiale d'un monde social traversé par les inégalités. Pour ce faire, les relations entre les espaces matériels, leurs usages et leurs significations, sont comprises à la fois comme des contraintes et des ressources héritées, et comme des enjeux sociaux. Chaque société doit faire avec les espaces produits et légués par les générations antérieures, autour de quelques grandes stratégies d'appropriation, telles que la conservation, l'effacement, la transformation ou le détournement. Ce bricolage est un observatoire de choix pour les sciences sociales, parce que ce ne sont jamais des "sociétés" ni des "générations" en tant que telles qui s'approprient l'espace : à l'historicisation doit s'ajouter une sociologisation qui explore non seulement les différences mais aussi les inégalités sociales, les concurrences, les conflits. 
Ces rapports de pouvoir concernent aussi les processus de dénomination et de (dé)valorisation de l'espace. Cela suppose donc d'interroger les "luttes de classement" selon toutes leurs facettes (économiques, juridiques, politiques, linguistiques...), en faisant l'hypothèse qu'intégrer leur dimension spatiale enrichit notre connaissance. Les seize contributions constitutives de cet ouvrage nous permettent de mieux comprendre comment l'appropriation, la catégorisation et la valorisation différentielle des espaces jouent un rôle dans la production des inégalités.
Isabelle Backouche est maîtresse de conférences en histoire à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et directrice adjointe du centre de recherches historiques (CRH, UMR EHESS-CNRS 8558).
Fabrice Ripoll est maître de conférences en géographie à l’université Paris-Est-Créteil et chercheur au Lab’URBA (EA 3482).
Sylvie Tissot est professeure en sciences politiques à l’université Paris 8 et chercheuse au laboratoire Cultures et sociétés urbaines (CSU-CRESPPA, UMR CNRS 7217).
Vincent Veschambre est professeur en sciences sociales à l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon (ENSAL) et chercheur au laboratoire RIVES (UMR CNRS 5600).

mercredi 14 mars 2012

video: Sylvie Tissot et Christine Delphy, « Sexisme des médias, sexisme dans les médias », Jeudi d’Acrimed


Sylvie Tissot et Christine Delphy, « Sexisme des médias, sexisme dans les médias » télécharger les vidéos:
Introduction

Le débat

Jeudi d’Acrimed, jeudi 26 janvier 2012



samedi 3 mars 2012

Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent

 Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent, éditions du Croquant

Présentation
Le dossier de ce numéro est consacré aux élites. Pour les auteurs, il ne s’agit pas seulement de contribuer aux descriptions des inégalités croissantes, des pratiques des classes dominantes et de la violence de la domination d’une oligarchie. De nombreux discours contribuent à justifier les inégalités entre catégories sociales et à consolider la légitimité des élites. Qu’elles invoquent le « don » et aujourd’hui « l’excellence » des nantis, le « travail acharné » de ceux qui réussissent, ou encore la « chance » qu’ils ont su saisir, ces sociodicées rendent compte d’un ordre des choses largement intériorisé. Mêlant résignation face à un destin contre lequel on ne pourrait rien et volonté de réussir « à la force du poignet », ces discours multiformes contribuent à rendre acceptable la reproduction de la domination. Les auteurs qui ont contribué à ce dossier se sont focalisés sur ce qui fait les « élites » et comment elles réussissent à être ce qu’elles sont. En se demandant « comment les dominants dominent », ils veulent rendre compte des processus qui rendent la domination possible et qui empêchent sa remise en cause.

Éditorial

La fin de la démocratie européenne ? par Frédéric Lebaron

Dossier

Comment les dominants dominent ?, présentation par Frédéric Lebaron et Hélène Michel
Sur la domination, par Gérard Mauger
Pourquoi « occuper la Défense » ?, par Olivier Godechot
L’art de domestiquer l’impôt, par Alexis Spire
L’avocat d’affaires : un professionnel de la classe dirigeante ?, par Antoine Vauchez
Quel pouvoir de « l’eurocratie » ?, par Didier Georgakakis
Les métamorphoses de la domination sociale, par Sylvie Tissot

Grand entretien avec Monique de Saint-Martin

Reconversions et reproduction, des stratégies ouvertes

Paroles

« Comme en famille », par Benoît Coquard

La rhétorique réactionnaire

Mondialisation, altermondialisme, démondialisation, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche

Présidentielle 2012 : bipolarisation et vote utile, par Louis Weber

Alterindicateurs

L’abstention est-elle une « pathologie sociale » ?, par Frédéric Lebaron

Europe

Vaclav Havel : portrait de l’homme politique en prophète, par Magdaléna Hadjiisky

Idées

Bourdieu et l’État, par Rémi Lenoir

dimanche 29 janvier 2012

Workshop: Symbolic power and urban inequality: taking Bourdieu to town, 31 mai-01 juin 2012

". En mai prochain se tiendra à York une conférence organisée avec des collègues britanniques qui réunira des chercheurs du monde entier pour "Emmener Bourdieu en ville", soit tirer un bilan des mérites et des limites de la théorie bourdieusienne appliquée aux études urbaines. Dans tous les cas, il ne s'agit nullement de célébrer un maître momifié mais de mettre ses travaux au travail, en élargissant et en approfondissant les modèles qu'il a construit, mais aussi en les révisant et en les réfutant pour les dépasser lorsque c'est possible. Ainsi va la science et Bourdieu ne l'aurait pas voulu autrement. La grande force de sa pensée réside justement dans le rare alliage qu'elle opère entre la foi dans la raison et l'énergie iconoclaste avec laquelle il l'applique au monde social, et au monde scientifique en tout premier lieu" Loïc Wacquant, Propos recueillis par Nicolas Truong, Le Monde, 23.01.2012

Symbolic power and urban inequality: taking Bourdieu to town

SEMINAR AND WORKSHOP, UNIVERSITY OF YORK, MAY 31ST – JUNE 1ST  2012

Hosts:  the York European Centre for Cultural Exploration (YECCE) and the Centre for Urban Research (CURB)

Organisers: Mike Savage and Loic Wacquant

The city remains the site of entrenched social and cultural divisions, which take new and acute forms in polarising urban environments. Although the economic dimensions of these are relatively well researched, they also involve a key symbolic and moral dimension, which will be the focus of this workshop. This workshop will explore the role of field analysis in developing conceptual tools for analysing urban inequality; reflect on the role of cultural capital and symbolic violence in urban space, and contribute to our understanding of the spatialisation of urban inequality
The event will comprise two linked sections. On the first day, leading scholars from across the world will be invited to give papers as part of the preparation of a special issue of a leading urban journal. For the workshop on the second day, there will be an open call for papers from any researcher wishing to contribute a paper on any of the themes listed here. Discussants and chairs will be arranged from amongst the speakers on the seminar on the first

Seminar 31 May 2012
09.00–10.30 - Morning 1: Territorial segregation and seclusion and the spatialization of inequality in the city
  1. Franck Poupeau, Centre de Sociologie Europeenne, EHESS, Paris
  2. Rowland Atkinson/ Simon Parker, University of York
  3. Annick Prieur, University of Aalborg, author of Mema’s House,
    Discussant: Loic Wacquant, University of Berkeley
10.30-11.00 - Refreshments
11.00-13.00 - Morning 2: Urban migration, ethnicity and precarity
  1. Sebastien Chauvin, University of Amsterdam
  2. Alford Young, University of Michigan, Ann Arbor, author of The Mind of Marginalized Black Men
  3. Philippe Bourgois, University of Pennsylvania, author of Righteous Dope fiend (to be confirmed)
    Discussant: Talja Blokland, Humboldt University, Berlin
13.00-14.00 – Lunch
14.00-15.30 - Afternoon 1: urban policy and the remaking of city space
  1. Sylvie Tissot (Center for Urban Sociology, Paris), author of L'état et les Quartiers
  2. Matt Desmond (Harvard Society of Fellows), author of forthcoming book on evictions in Milwaukee
  3. Discussant: Michael Keith, University of Oxford
15.30-16.00 - Refreshments
16.00-15.30 - Afternoon 2: Symbolic domination, cultural capital and the urban middle classes
  1. Mike Savage and Laurie Hanquinet, University of York
  2. Maria-Luisa Mendez, University Diego Portales, Santiago de Chile
  3. Patrick Le Gales. Sciences Po, Paris
  4. Discussant: Tim Butler, Kings College, University of London
5.45: Special Public lecture, Loic Wacquant
Open to everyone venue to be confirmed

Workshop 1 June 2012
 Venue: Bowland Theatre, Berrick Saul Building
This day will consist of around 12 papers which will be selected from proposals submitted.  If you are interested to propose a paper please use the attached proposal form and send this to Josine Opmeer (Josine.Opmeer@york.ac.uk) by April 1st 2012. Abstracts should not be more than 250 words long and please indicate how your proposal links to the themes of this workshop.
A final selection of papers will be decided by April 15th, at which point the precise themes will be identified, and discussants arranged.

Location: Tree House, Berrick Saul Building, University of York
Admission: Combined ticket for 31 May and 1 June 150; Concessions combined ticket for 31 May and 1 June £75; 31 May only £100; Concessions 31 May only £50; 1 June only £100; Concessions 1 June only £50
Telephone: 01904 324738