« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 31 janvier 2015

Collectif ACIDES, Arrêtons les frais ! Pour un enseignement supérieur gratuit et émancipateur

 
Collectif ACIDES 
Arrêtons les frais !
Pour un enseignement supérieur gratuit et émancipateur
Raisons d'agir
2015


Présentation de l'éditeur
Alors que dans les pays anglo-saxons, les frais d'inscription à l'université ne cessent d'augmenter au point de représenter l'une des principales sources d'endettement des étudiants et de leurs familles, ils constituent l'espoir secret d'universités françaises exsangues. Ce livre montre que s'engager ainsi dans la voie de la financiarisation de l'enseignement supérieur ne permet ni d'augmenter les ressources des universités ni de rendre leur financement plus juste.
Cela conduit au contraire à une explosion du coût des études, à une subordination des choix d'orientation à la logique marchande et à un accroissement considérable des inégalités entre étudiants, filières et établissements. Refusant la fatalité, ce livre montre qu'un autre modèle de financement des universités est possible. Plus juste et plus efficace, il garantirait également l'autonomie réelle du monde universitaire, conçue non pas comme un privilège indu mais comme la condition de sa capacité à défendre la connaissance et la citoyenneté, sans lesquelles innovation et progrès social ne peuvent exister.
Collectif ACIDES  (Séverine Chauvel, Pierre Clément, David Flacher, Hugo Harari-Kermadec, Sabina Issehnane, Léonard Moulin, Ugo Palheta)


dimanche 5 janvier 2014

en ligne: Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 183 – juin 2010, Les classes populaires dans l’enseignement supérieur français


en ligne sur Cairn.info:
Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 183 – juin 2010, Les classes populaires dans l’enseignement supérieur français, Seuil (Abonnement à la revue)










(source: Cairn.info)

jeudi 12 septembre 2013

Romuald Bodin et Sophie Orange, L’université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues

Romuald Bodin et Sophie Orange
L’université n’est pas en crise 
Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues
éditions du Croquant
2013

Présentation de l'éditeur
Depuis quelques années, les rapports ministériels et les controverses (politiques, médiatiques, sociologiques) se multiplient et alimentent la thèse d’une crise de l’Université liée à l’échec important en premier cycle, l’insertion difficile des diplômés et le faible niveau des « nouveaux étudiants ». À ces trois maux sont proposés trois remèdes : sélection, professionnalisation, « propédeutisation ». Or ce diagnostic repose sur une cartographie erronée de l’enseignement supérieur et sur une connaissance partielle des publics universitaires.
En mobilisant les résultats d’enquêtes sociologiques menées auprès d’étudiants de premier cycle universitaire, d’IUT, de STS et d’écoles spécialisées, cet ouvrage remet en cause ces trois constats.
Tout d’abord, la dénonciation de ces trois maux apparaît comme une constante des discours sur l’Université depuis les années 1960 : ils ne permettent en rien de comprendre sa situation actuelle.
Ensuite, en dressant un tel portrait à charge de ces établissements d’enseignement supérieur, des universitaires et des étudiants, ces discours entretiennent surtout le phénomène qu’ils prétendent combattre et contribuent à la dévaluation de l’Université et à la mise en cause de son service public.
Enfin, la rhétorique déployée autour de la « crise de l’Université » ne se contente pas de diffuser une image biaisée de la réalité, elle détourne l’attention de ce qui est vraiment en question : les objectifs politiques et sociaux assignés à l’enseignement supérieur, les désordres actuels du marché du travail et le désengagement progressif de l’État.
Romuald Bodin est sociologue, maître de conférences à l’université de Poitiers et chercheur au GRESCO. Ses recherches portent sur l’échec en premier cycle à l’Université et sur l’accompagnement social des personnes en grande difficulté. Il a publié Les métamorphoses du contrôle social, en 2012 à La Dispute.
Sophie Orange est sociologue, maître de conférences à l’université de Nantes et chercheuse au CENS. Elle a travaillé sur les Sections de technicien supérieur et les choix d’orientation dans l’enseignement supérieur. Dernière publication : L’autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires, en 2013 aux PUF.

Table des matières
Introduction
Actualité et pertinence d’un discours sur la crise ?
Un livre pour quoi faire ?
Chapitre 1. La tentation sélective. Rompre avec une vision duale de l’enseignement supérieur
La fausse division de l’enseignement supérieur entre filières ouvertes et filières sélectives
– Une pénurie d’étudiants ?
– De « nouveaux étudiants » : le péril pro ?
– Les filières sélectives : un espace discontinu
La fausse solution de la sélection
– Sélectionner les réprouvés
– Sélectionner l’élite, mais laquelle ?
L’Université incontournable
– Penser l’enseignement supérieur en 3D
– Un jeu à plusieurs bandes
Chapitre 2. L’Université pour quoi faire ? Le mythe de la désorientation universitaire
Et pourtant, ils viennent…
– « L’Université c’est pour ceux qui savent ce qu’ils veulent faire plus tard »
– « Quand on peut faire ce que l’on veut faire, on ne fait pas un BTS »… ou une école de commerce
– L’Université ne forme pas que des chômeurs !
Les logiques d’orientation dans l’enseignement supérieur
– Une carte incomplète
– Des idées (bien) reçues sur l’enseignement supérieur
– Application post-bac : les implicites d’un outil de gestion des orientations scolaires
– Fonctionnement de l’application « Admission post-bac » (APB) : ordre des chances contre ordre des préférences
– Une fausse solution : se contenter de « faire un peu de pédagogie »
Chapitre 3. Échecs et abandons à l’Université. Dysfonctionnement ou régulation ?
Un taux d’échec « catastrophique », « nouveau » et « croissant » en licence ?
Le paradigme de l’échec
Un processus de régulation et de maintien des hiérarchies
– La normalité des parcours « atypiques » : les conditions de la construction d’un parcours intellectuel
– Le maintien des hiérarchies
Des disciplines très inégales face à l’abandon en première année
Chapitre 4. Des étudiants en situation irrégulière. L’ère du soupçon
Une orientation indue
– Ne pas être à sa place
– La distance scolaire
Le contrôle aux frontières
– L’injonction au projet
– La mise en cause des publics plutôt que des conditions d’études
L’ouverture des possibles
– Les « bac + rien » : une gabegie universitaire ?
– « T’es fier d’aller à la fac ? », pourtant « tout le monde y va »
Conclusion
Logique scolastique et logique universitaire
Les conditions sociales du miracle ordinaire
Liste des sigles
Bibliographie

dimanche 18 août 2013

à paraître: Romuald Bodin et Sophie Orange, L’université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues

Romuald Bodin et Sophie Orange
L’université n’est pas en crise 
Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues
éditions du Croquant
À paraître le 12/09/2013


Présentation de l'éditeur
Depuis quelques années, les rapports ministériels et les controverses (politiques, médiatiques, sociologiques) se multiplient et alimentent la thèse d’une crise de l’Université liée à l’échec important en premier cycle, l’insertion difficile des diplômés et le faible niveau des « nouveaux étudiants ». À ces trois maux sont proposés trois remèdes : sélection, professionnalisation, « propédeutisation ». Or ce diagnostic repose sur une cartographie erronée de l’enseignement supérieur et sur une connaissance partielle des publics universitaires.
En mobilisant les résultats d’enquêtes sociologiques menées auprès d’étudiants de premier cycle universitaire, d’IUT, de STS et d’écoles spécialisées, cet ouvrage remet en cause ces trois constats.
Tout d’abord, la dénonciation de ces trois maux apparaît comme une constante des discours sur l’Université depuis les années 1960 : ils ne permettent en rien de comprendre sa situation actuelle.
Ensuite, en dressant un tel portrait à charge de ces établissements d’enseignement supérieur, des universitaires et des étudiants, ces discours entretiennent surtout le phénomène qu’ils prétendent combattre et contribuent à la dévaluation de l’Université et à la mise en cause de son service public.
Enfin, la rhétorique déployée autour de la « crise de l’Université » ne se contente pas de diffuser une image biaisée de la réalité, elle détourne l’attention de ce qui est vraiment en question : les objectifs politiques et sociaux assignés à l’enseignement supérieur, les désordres actuels du marché du travail et le désengagement progressif de l’État.
Romuald Bodin est sociologue, maître de conférences à l’université de Poitiers et chercheur au GRESCO. Ses recherches portent sur l’échec en premier cycle à l’Université et sur l’accompagnement social des personnes en grande difficulté. Il a publié Les métamorphoses du contrôle social, en 2012 à La Dispute.
Sophie Orange est sociologue, maître de conférences à l’université de Nantes et chercheuse au CENS. Elle a travaillé sur les Sections de technicien supérieur et les choix d’orientation dans l’enseignement supérieur. Dernière publication : L’autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires, en 2013 aux PUF.

mercredi 4 juillet 2012

Le vendredi 5 octobre 2012, l'ARESER organise à Paris un colloque international intitulé: "L'Université à l'heure de la marchandisation des savoirs"


Le vendredi 5 octobre 2012, l'ARESER organise à Paris un colloque international intitulé: "L'Université à l'heure de la marchandisation des savoirs". En voici l'argument:
Depuis le milieu des années 1990, l’histoire des universités s’est accélérée. L’emprise croissante de la doxa néolibérale sur tous les secteurs de la vie sociale aboutit à l’université, comme dans le monde de la recherche, à une dévaluation progressive des valeurs académiques comme à un recul de l’autonomie scientifique. Dans la plupart des pays, la marchandisation des savoirs se manifeste par l’explosion des frais d’inscription (et corrélativement l’endettement des étudiants et de leurs parents), une diminution des budgets pérennes des laboratoires au profit de concours sur appels d’offre, une relégation croissante de la recherche fondamentale comme de la pensée critique, une précarisation accrue des personnels notamment débutants, administratifs, techniques ou d'enseignement, un renforcement des inégalités entre établissements au nom de la course à l’excellence et au classement international, une pression accrue sur les étudiants pour une formation finalisée et accélérée. Ces politiques se traduisent aussi par un recul de la démocratie universitaire au profit d’une gouvernance autoritaire calquée sur le modèle de l’entreprise ou des administrations gérées selon les normes du New Public Management. Le désengagement de l’Etat et les divisions croissantes du monde académique s’accompagnent d’une colonisation par de nouveaux modes de gestion avec notamment la prolifération d’une novlangue managériale vectrice de nouvelles procédures d’évaluation et de classement plus ou moins arbitraires et gaspilleuses de temps et de personnel. Et - malgré leur indigence intellectuelle reconnue même par certains responsables - ces classements prennent un ascendant croissant sur des « décideurs » pressés et de plus en plus sommés par les marchés financiers de réduire à sa plus simple expression l’Etat providence, redistributeur, mais aussi éducateur, pour faire advenir un univers concurrentiel, source supposée de tous les bienfaits économiques, sociaux, intellectuels comme politiques à venir.
 Ces évolutions structurelles se répercutent sur la production des savoirs. De nouvelles disciplines adaptées au nouveau cours se développent fortement (gestion, informatique, études pluridisciplinaires centrées autour de l’étude d’un objet empirique socialement préconstruit, etc.), tandis que les humanités et disciplines les plus gratuites et théoriques sont contestées ou s’étiolent, alors que les décideurs se font pourtant les chantres de la « société de la connaissance ». De même, la volonté de faire advenir des centres de recherche « d’excellence » à tout prix en plus d’une bureaucratisation croissante du métier d’enseignant-chercheur comme de chercheur aboutit à la constitution de véritables déserts scientifiques dans les lieux qui n’ont pas été distingués. Elle se révèle être aussi une puissante source de conformisme intellectuel que peine à masquer un internationalisme de façade et qui privilégie les circulations entre les pôles dominants de la société universitaire : Etats-Unis/Europe du nord-ouest/Chine/Japon/Inde comme l’indique le dernier rapport sur la science de l’UNESCO.
 Cette mutation des savoirs comme de leurs conditions de production et de diffusion s’accompagne aussi, à la faveur de la récente massification universitaire, d’une reconfiguration des modalités de transmission. Si les institutions dominantes continuent toujours à dispenser, comme à produire, des savoirs généralistes à des fractions d’étudiants avancés de plus en plus privilégiés et assurés d’occuper ensuite une position élevée dans la société future, les établissements accueillant un public moyen ou plus populaire sont sommés de « s’adapter » à leur nouveau public en développant des filières professionnalisées et spécialisées censées mieux répondre aux attentes des employeurs comme de leurs étudiants. A l’instar de l’autonomie scientifique, la vocation historique à la fois généraliste, critique, voire émancipatrice, de l’université recule donc peu à peu, contribuant ainsi à l’appauvrissement généralisé de la culture comme du débat démocratique. 
 Afin de faire le point sur ces évolutions, de définir les spécificités nationales ou disciplinaires, comme de rendre compte des résistances qu’elles rencontrent un peu partout dans le monde, l’ARESER organise donc le 5 octobre 2012 un colloque international à Paris à l'Ecole normale supérieure qui tirera de la comparaison et du débat les fondements d’une critique rationnelle de l’état des choses et d’une redéfinition alternative d’un nouvel idéal académique.
ARESER ARESER ARESER ARESER
    LA MARCHANDISATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR DANS LE MONDE
ECOLE NORMALE SUPÉRIEURE
VENDREDI 5 OCTOBRE 2012

ARESER ARESER ARESER ARESER

 PROGRAMME COLLOQUE ARESER
VENDREDI 5 OCTOBRE 2012
Paris, Ecole Normale supérieure 45 rue d’Ulm 75005 Paris
Salle des résistants, escalier A  1er étage

9h 30 : Introduction : Charles Soulié (PARIS 8) secrétaire de l’ARESER
10h : Eli Thorkelson, Etats-Unis, « L’usage politique des modèles d’universités étrangères : l’université américaine aux yeux des Français.
En France, des débats récents sur la politique universitaire se sont souvent développés autour de certains « modèles d'université », notamment autour du « modèle américain ». Il est évident que l'image française de l'université américaine ne correspond jamais parfaitement à la réalité institutionnelle outre-Atlantique, mais ce qui nous intéresse ici, c'est cet écart entre modèle et réalité qui est devenu l’un des enjeux  pour les acteurs français eux-mêmes. Ainsi, on rencontre souvent des critiques du style : "Vous, vous ne connaissez pas du tout le modèle américain ; c'est moi qui le connais véritablement..." Nous décrirons ici les usages récents du modèle américain dans le contexte des réformes sarkozystes de l'université française, en soulignant les conflits épistémologiques et les positions sociales qui les sous-tendent.
10h30 : Alexandre Bikbov, Russie,   L'université en Russie : le prix de réussite 
L'université russe représente un champ d'expérimentation économique et sociale qui révèle, sous une forme aiguisée, un futur possible de l'enseignement supérieur en Europe consécutif aux « réformes » actuelles. Après avoir subi dans les années 1990 une privatisation « noire », l'espace universitaire russe absorbe dans la décennie suivante des tentatives de régulation étatique. Loin de contrebalancer les effets hiérarchisant de la commercialisation sauvage, cette régulation les amplifie par des tentatives pour s'emparer des flux financiers. L'impératif de réduire le secteur de l'enseignement public gratuit répété par les ministres successifs de l’enseignement supérieur va de pair avec une montée de la formation payante au sein des grandes universités publiques et des taux de réussite pathologiques proches de 100% au milieu des années 2000. L'intervention retrace certaines de ces tendances qui se croisent au prix d'une reforme permanente de l’enseignement supérieur.
11h-11h15 Pause
11h15 : Aurore Merle, (Centre de recherche sur la Chine contemporaine de Hong Kong),   L’université en Chine : une institution sous tension 
Le « classement de Shanghai » et la présence croissante d’étudiants chinois dans les universités hors de Chine traduisent non seulement le rôle nouveau de ce pays dans le processus d’internationalisation des systèmes d’enseignement supérieur et de marchandisation des savoirs mais reflètent également les profondes transformations qu’ont connues les universités chinoises depuis le milieu des années 1990. L’objet de cette étude sera d’interroger ces mutations et de révéler les nombreuses tensions qu’elles contribuent à créer au sein des universités. 
11h 45 : Pierre Vermeren (Paris 1), Les universités publiques du Maghreb, peuvent-elles s'aligner sur la mondialisation universitaire?


Au Maghreb, les universités sont confrontées à des problèmes endogènes : appauvrissement, massification, contrôle politique, questions linguistiques et concurrence privée. Elles sont en outre soumises aux exigences d'alignement sur les normes européennes. Les Etats veulent-ils et peuvent-ils les réformer à la mesure des exigences nécessaires, ou vont-ils opter pour la facilité en créant un secteur parallèle de nouveaux établissements privés ou para-publics ?
12h15 -13h Discussion générale
13h14h30 Déjeuner
14h 30 : Donald Broady et Mikael Börjesson (Université d'Uppsala): Oraison funèbre du modèle suédois
Paradoxalement, le système suédois d'enseignement supérieur public, qui avait la réputation d’être l'un des plus homogènes et des plus égalitaires, s’est adapté aux principes du New Public Management et aux modèles de gestions empruntés au monde des entreprises avec moins de résistance que dans de nombreux autres pays.
15h : Annick Lempérière (Paris 1) : L'éducation supérieure comme business. Le modèle néolibéral chilien.
Le système universitaire chilien compte aujourd'hui 80% d’établissements privés. Cette situation dérive de la  réforme universitaire voulue par le régime militaire au début des années 1980, qui a transformé l'éducation supérieure en marché ouvert aux investissements et à l'emprise idéologique des groupes économiques. Le Chili illustre sous une forme extrême l'évolution qu'ont connue tous les systèmes universitaires latino-américains dans les trois dernières décennies.
15h 30-16h : Hans Ulrich Jost (Lausanne) :  La révolution oblique des universités suisses
L'adhésion de la Suisse à la Convention de Bologne, en 1999, a permis à la Confédération de réorganiser de fond en comble le système universitaire. Sortirent gagnants de cette réforme: les deux Écoles polytechniques fédérales et certains domaines des sciences naturelles et de la médecine. Les sciences humaines et sociales, quant à elles, éprouvèrent maintes difficultés à s'adapter à la nouvelle situation. Toujours est-il que, pour qui défend l'efficience néolibérale, il s'agit d'un franc succès permettant à la Suisse de maintenir une bonne place dans la concurrence internationale des universités.
16h- 16h 15 Pause
16h15-16h 45 : Agnès Pelage,  La langue anglaise en Australie : les enjeux d'un marché de l'enseignement supérieur en expansion 
C’est à la fin des années 1980 que l’Australie a adopté un modèle concurrentiel de développement du système d’enseignement supérieur, fondé sur une réduction continue des fonds gouvernementaux alloués à l’enseignement supérieur et qui se résume par la formule « faire plus avec moins ».  Dans cette perspective, l’éducation a été redéfinie comme l’un des instruments privilégiés de stimulation de l’activité économique et de la compétitivité internationale. Les réformes adoptées dans les années 1990 ont notamment débouché sur le développement d’un véritable « marché des étudiants internationaux », véritable manne financière dans un contexte de restriction du financement public. Il s’agit à la fois d’attirer les étudiants du monde entier, et d’ainsi concurrencer les Etats-Unis, et d’exporter des services éducatifs australiens (offshore education). Aujourd’hui, l’éducation représente la troisième industrie du pays (Education Industry) d’autant que le gouvernement fédéral a décidé de lier étroitement politique éducative et politique d’immigration, faisant du niveau de langue et du niveau de qualification un enjeu central de cette articulation.
On examinera la manière dont la langue anglaise est devenue un outil de restructuration de l’enseignement supérieur australien. En effet, derrière l’internationalisation de l’enseignement supérieur (au nom de la coopération entre les pays, de la compréhension interculturelle, etc.), l’extension du marché de l’éducation conduit à la « globalisation » des universités, de leur fonctionnement, et des conditions de travail des personnels enseignants et plus largement des universitaires. A partir d’une étude de cas de cours dispensés par l’Université de New South Wales Global, destinés à des étudiants « internationaux » déjà diplômés mais souhaitant poursuivre leur formation en Australie et y obtenir un diplôme, j’explorerai les enjeux de ce que recouvre la « Globalisation » pour les enseignants comme pour les étudiants.
Discussion générale 16h45-17h15
17h15- 17h 45 Conclusions du colloque : Christophe Charle (Paris 1, IUF), président de l’ARESER

mardi 15 mai 2012

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à l'État

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à l'État



(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure,  Gilbert Quélennec)
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en ligne: Pierre Bourdieu, autour du livre Sur l'État. Cours au Collège de France (1989-1992)



en ligne: Pierre Bourdieu, autour des Structures sociales de l'économie



en ligne: Pierre Bourdieu, autour de La Noblesse d’État



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voir également:

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à la Socioanalyse

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à la Science et à la Réflexivité

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés au Langage

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages composés d'entretiens ou de recueils d'articles

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à des questions de "théorie" ou de philosophie

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à la Culture, à l'Art et à la Littérature

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à l'Enseignement

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à la Politique

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à l'Économie

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à l'Algérie et au Béarn

lundi 14 mai 2012

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à la Socioanalyse

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à la Socioanalyse



 Cette liste de publications (en ligne) sera mise à jour au fur et à mesure,  Gilbert Quélennec)
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en ligne: Pierre Bourdieu, autour de l'Esquisse pour une auto-analyse



en ligne: Pierre Bourdieu, autour du livre Le bal des célibataires



en ligne: Pierre Bourdieu, autour de Homo academicus



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voir également:
en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à la Science et à la Réflexivité

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés au Langage

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages composés d'entretiens ou de recueils d'articles

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à des questions de "théorie" ou de philosophie

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à la Culture, à l'Art et à la Littérature

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à l'Enseignement

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à la Politique

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à l'Économie

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à l'Algérie et au Béarn

jeudi 1 mars 2012

Colloque itinérant "Pierre Bourdieu et l’étude de l’égalité de l’accès à l’enseignement supérieur" , Colombie

Colloque itinérant "Pierre Bourdieu et l’étude de l’égalité de l’accès à l’enseignement supérieur"




ASCUN, ses universités associées et l’Ambassade de la France en Colombie invitent toute la communauté académique à participer aux colloques, qui seront réalisés dans différentes villes colombiennes. Nous invitions en particulier les membres des Conseils Académiques qui ont la responsabilité d’élaborer les politiques compensatoires pour améliorer l’accès et le maintien dans l’enseignement supérieur des étudiants se trouvant dans des conditions culturelles, sociales et économiques particulièrement vulnérables.
Dix ans après le décès de Pierre Bourdieu, est organisé un colloque itinérant dont l’objet est de convoquer des chercheurs et des enseignants de nos universités pour réaliser un bilan de l’équité sociale dans l’accès et le maintien dans l’enseignement supérieur en Colombie. Cette commémoration offre l’opportunité d’évaluer l’actualité et l’importance de la pensée relationnelle de Bourdieu dans la conjoncture des revendications étudiantes et des tensions générées par l’annonce de réformes dans le système d’enseignement supérieur.
L’œuvre sociologique de Pierre Bourdieu a inspiré la recherche dans différents domaines, en permettant que surgissent de nouvelles questions, de nouvelles catégories d’analyse et quelques propositions importantes méthodologiques, comme l’ethnologie sociale, la socioanalyse, la réflexivité, la théorie du champ et les analyses de correspondance, pour ne citer que les plus connues. Ce colloque offrira une opportunité singulière d’échange et de rencontre avec des spécialistes de l’œuvre bourdieusienne.
Thématiques :
- La démocratisation de l’éducation chez Pierre Bourdieu
- L’accumulation, la concentration et la reproduction du capital culturel dans l’œuvre de Pierre Bourdieu
- Bourdieu : Horizons et défis pour l’enseignement supérieur en Colombie.
- Études de cas de politiques compensatoires pour l’équité dans l’enseignement supérieur
Programme (en espagnol)


Cronograma




Febrero 28, Cali, Universidad del Valle 8: am



Marzo 12-13, Bucaramanga, U. Autónoma de B/manga, 8:00 am



Marzo 14-16, Bogotá, U. Militar Nueva Granada, 8: am



Marzo 20, Manizales, U. de Caldas, 2: pm



Abril  23, Medellín, U. Pontificia Bolivariana, 8: am



Mayo 18, Neiva, U. Surcolombiana, 8: am



Mayo 25, Cartagena, U. de Cartagena, 8: am

jeudi 27 octobre 2011

Interventions de Pierre Bourdieu: avec l'ARESER (Association de réflexion sur les enseignements supérieurs et la recherche)


Interventions de Pierre Bourdieu

avec l'ARESER
Association de réflexion sur les enseignements supérieurs et la recherche 
L'ARESER, a été fondée en 1992 et présidée jusqu'à sa mort en 2002 par Bourdieu






(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 12.02.2022, Gilbert Quélennec )
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Appel à la communauté des universitaires et des chercheurs,  26 mars 1992

Pour repenser l’université, Libération, 27 mai 1992 
 
Association de réflexions sur les enseignements supérieurs et la recherche, 18 juin 1992 avec Pierre Bourdieu comme président et Christophe Charle comme secrétaire

Intervention de Bourdieu au Colloque sur « Les problèmes actuels de l'enseignement supérieur et de la recherche », Paris-La Sorbonne, Association de réflexion sur l'enseignement supérieur et la recherche (ARESER), 22 janvier 1994

avec Christian Baudelot et Catherine Lévy, Consultation de la jeunesse, un questionnaire démagogique, Le Monde, 8 juillet 1994, aussi in  Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, 2002

avec Christian Baudelot et Catherine Lévy, Moins d'un jeune sur cinq !, Le Monde, 27 septembre 1994, aussi in  Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, 2002

avec Christophe Charle
et le bureau de l'ARESER, Vieilles questions et mesures urgentes pour l'Université, Le Monde, 03 Novembre 1994
 
et le bureau de l'ARESER,  Le rapport Laurent ou le libéralisme masqué, Libération, 16 février 1995 
 ,
et le bureau de l'ARESER, Enseignement supérieur, encore un effort !, Le Monde, 20 avril 1995

et le bureau de l'ARESER, L’état de disgrâce, Infomatin, 23 novembre 1995

et le bureau de l'ARESER, Université: la réforme du trompe-l'oeil, Libération, 1er avril 1997, aussi in  Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, 2002
 
Enseignement supérieur : une année perdue , Politique la revue, juillet-août-septembre 1996
 
et le bureau de l'ARESER, (SOS) Quel avenir pour les universités ? , Le Monde de l’éducation, octobre 1997

ARESER, Quelques diagnostics et remèdes urgents pour une université en péril, Liber-Raisons d’agir, 1997
 
Radio: Bourdieu, avec Christophe Charle, Bernard Lacroix, Changer l'enseignement supérieur ?   Staccato par Antoine Spire,  France Culture, 17/11/1997   

avec Christophe Charle et le bureau de l'ARESER, Un ministre ne fait pas le printemps, Le Monde, 8 avril 2000, aussi in  Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, 2002
 
 
 
Lire Christophe Charle, Association de réflexion sur les enseignements supérieurs et la recherche (ARESER), version numérique de la notice « Association de réflexion sur les enseignements supérieurs et la recherche » de Christophe Charle extraite du Dictionnaire international Bourdieu (CNRS Editions, novembre 2020), site de Politika
 
 


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dimanche 2 janvier 2011

à paraître: Recherche précarisée, recherche atomisée

Recherche précarisée, recherche atomisée
Raisons d'agir
Sortie prévue le: 14/04/2011

Présentation de l'éditeur
La précarisation de l’enseignement supérieur et de la recherche publics est une réalité peu connue, et pour partie rendue invisible, dans un univers que l’on imaginerait comme protégé : elle affecte pourtant de plus en plus le travail et les travailleurs de ce secteur dans leur ensemble.
Fondé sur une enquête conduite en 2009 ainsi que sur des travaux et rapports variés, cet ouvrage livre un diagnostic lucide sur les mécanismes de cette précarisation, qui apparaît comme un élément d’une déstructuration plus globale, organisée et méthodique : mise en concurrence généralisée, et particulièrement forte au moment de l’entrée dans la carrière, au nom de l’efficacité ; remise en cause des statuts et des règles définissant les conditions de formation et construction d’une relation de travail durable au nom de la flexibilité ; pilotage de la recherche par projets et financements sur contrats courts, au nom de la nécessité de répondre à la demande sociale du moment.
A travers le cas exemplaire du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche, ce livre dévoile donc les effets d’une politique qui consiste à constituer la précarité en norme de fonctionnement choisie : la dégradation des conditions de travail poussée jusqu’aux limites de l’exploitation illégales, la destruction des collectifs et des conditions de la collaboration entre individus ou entre entités institutionnelles de recherche, l’abandon des projets et des investissements de long terme.
Tout cela au bénéfice, finalement, des structures privées…Loin de s’en tenir à un simple diagnostic, ce livre propose un certain nombre de directions pour mener une autre politique. Il s’adresse ainsi aussi bien à tous ceux qui sont liés à l’enseignement supérieur et à la recherche, aux personnels, mais aussi aux postulants, et plus largement à tous les étudiants, à leurs parents, à tous ceux qui sont concernés par l’enseignement, l’innovation et le développement du savoir.