audio: Christophe Charle, Paris, "capitales" des XIXe siècles
Le Cours de l'histoire par Xavier Mauduit, 10.12.2021
« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».Pierre Bourdieu (1992)
audio: Christophe Charle, Paris, "capitales" des XIXe siècles
Le Cours de l'histoire par Xavier Mauduit, 10.12.2021
Christophe Charle
Paris,
"capitales" des XIXe siècle
Seuil
Points essais
2021
Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage explore Paris dans toutes ses dimensions, politiques et sociales, quotidiennes et culturelles, symboliques ou imaginaires. Il s’agit de comprendre comment coexistent, mais plus souvent se heurtent plusieurs mondes et plusieurs époques sur un territoire toujours trop contraint malgré ses élargissements. Grâce aux images et aux témoignages du temps largement cités ou reproduits, on y saisit comment Parisiens et Parisiennes, natifs et nouveaux venus, classes dominantes et classes dominées, classes moyennes et citoyens mobilisés rêvent ou réalisent plusieurs formes urbaines, toujours décalées face aux besoins et aux urgences du temps. Tout prend une nouvelle ampleur dans cette capitale des révolutions et des ruptures, des modes et des cultures d’avant-garde, à la fois archaïque et moderne, toujours inquiète et inquiétante par sa masse humaine et ses tensions récurrentes. De l’invasion de 1814 au conflit de 1914, Paris se reconfigure sans cesse, fascine et fait peur jusqu’à l’autodestruction de 1871, suivie des renaissances flamboyantes de fragiles belles époques.
Christophe Charle
Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment dirigé La Vie intellectuelle en France (avec Laurent Jeanpierre, Seuil, 2016 ; « Points Histoire », 2018, 3 vol.).
Ce livre propose une histoire culturelle de telles appropriations. Mais les passions et les mythes beethoveniens ne relèvent pas seulement du collectif : chacune et chacun pourrait dire que sa perception d’une pièce composée par Beethoven dépend des conditions particulières dans lesquelles il ou elle l’a entendue pour la première fois. Ainsi la figure écrasante du grand compositeur se trouve démultipliée en une série de figures moins imposantes, plus singulières mais aussi plus proches de l’histoire quotidienne des individus replacés dans leur société. S’esquisse dès lors une série de micro-histoires de l’écoute. Le rapport individuel à l’œuvre est ainsi l’aboutissement d’une histoire complexe des recompositions successives d’un mythe beethovenien qui passe par des constructions de récits et d’images mais aussi par des pratiques musicales divergentes.
Didier Francfort est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine. Il est spécialiste d’histoire culturelle et d’histoire de la musique.
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