« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
Affichage des articles dont le libellé est idéologie dominante. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est idéologie dominante. Afficher tous les articles

vendredi 11 janvier 2019

audio: Gérard Mauger, Repères (II) pour résister à l'idéologie dominante



Les oreilles loin du front, 09.01.2019


Gérard Mauger
Repères (II) pour résister à l'idéologie dominante
Du Croquant
Savoir/agir
2018

Présentation de l'éditeur
Ces repères pour résister à l’idéologie dominante transgressent les interdits récemment réactivés par divers rappels à l’ordre politiques et académiques.

Ils s’ingénient, en effet, à découvrir des « excuses sociologiques » aux « inexcusables » : qu’il s’agisse de s’interroger sur la sociogenèse des trajectoires djihadistes ou de tenter de rendre compte du vote FN d’une fraction des classes populaires. Ils s’efforcent de mettre en évidence divers procédés de légitimation d’inégalités « obscènes » : comme la célébration des « talents ». Ils mettent en évidence la division du travail discursif sur l’Union Européenne entre philosophes « à façon » et économistes « à gages ». Ils s’emploient à clarifier l’usage de catégories routinières (comme l’opposition « droite/gauche » ou la notion galvaudée de « populisme »), à dissiper le brouillage d’un champ politique devenu illisible et à rappeler les leçons de l’expérience grecque à ceux qui rêvent d’une « autre Europe ». Bien qu’ils s’imposent un double devoir de « réflexivité » et de « scientificité », ces repères qui mettent les ressources de la sociologie au service de ce genre de transgressions, s’exposent sans doute ainsi à réveiller toutes les formes d’anti-intellectualisme que suscite « l’engagement sociologique ». Pourtant, comme disait Durkheim, « la sociologie ne vaudrait pas une heure de peine si elle ne devait avoir qu’un intérêt spéculatif ».

Gérard Mauger, sociologue, est directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CNRS - EHESS - Paris 1)

mercredi 12 septembre 2018

Gérard Mauger, Repères (II) pour résister à l'idéologie dominante



Gérard Mauger
Repères (II) pour résister à l'idéologie dominante
Du Croquant
Savoir/agir
2018

Présentation de l'éditeur
Ces repères pour résister à l’idéologie dominante transgressent les interdits récemment réactivés par divers rappels à l’ordre politiques et académiques.
Ils s’ingénient, en effet, à découvrir des « excuses sociologiques » aux « inexcusables » : qu’il s’agisse de s’interroger sur la sociogenèse des trajectoires djihadistes ou de tenter de rendre compte du vote FN d’une fraction des classes populaires. Ils s’efforcent de mettre en évidence divers procédés de légitimation d’inégalités « obscènes » : comme la célébration des « talents ». Ils mettent en évidence la division du travail discursif sur l’Union Européenne entre philosophes « à façon » et économistes « à gages ». Ils s’emploient à clarifier l’usage de catégories routinières (comme l’opposition « droite/gauche » ou la notion galvaudée de « populisme »), à dissiper le brouillage d’un champ politique devenu illisible et à rappeler les leçons de l’expérience grecque à ceux qui rêvent d’une « autre Europe ». Bien qu’ils s’imposent un double devoir de « réflexivité » et de « scientificité », ces repères qui mettent les ressources de la sociologie au service de ce genre de transgressions, s’exposent sans doute ainsi à réveiller toutes les formes d’anti-intellectualisme que suscite « l’engagement sociologique ». Pourtant, comme disait Durkheim, « la sociologie ne vaudrait pas une heure de peine si elle ne devait avoir qu’un intérêt spéculatif ».
Gérard Mauger, sociologue, est directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CNRS - EHESS - Paris 1)

mercredi 6 mars 2013

Gérard Mauger, Repères pour résister à l’idéologie dominante

Gérard Mauger
Repères pour résister à l’idéologie dominante
Éditions du Croquant
2013

Présentation de l'éditeur
L’idéologie dominante est un discours de maintien de l’ordre. De façon générale, elle porte chacun à se convaincre qu’il faudrait désormais accepter « l’ordre social » tel qu’il s’est imposé comme « allant de soi » : avec enthousiasme ou en traînant les pieds avec l’espoir de « sauver les meubles ».
Le souci d’ancrer ces « repères pour résister à l’idéologie dominante » dans l’actualité impose de se plier aux exigences d’un agenda fixé par les médias et/ou les politiques et exclut pratiquement toute possibilité d’enquête systématique. Ainsi ces « repères » ne concernent-ils que des échantillons « significatifs » de l’idéologie dominante (sur les classes populaires, sur quelques notions-clés de l’idéologie dominante, sur la vie politique) sans viser l’exhaustivité et sans prétendre à la représentativité.
Outre leur intention de clarification, de démystification, de rupture avec « le sens commun » (avec ses « évidences », son ethnocentrisme, ses propensions à la « déshistoricisation », à la « naturalisation », à la « psychologisation ») ces repères ont aussi, et peut-être surtout, une vocation pédagogique. En définitive, il s’agit, comme l’écrit Jacques Bouveresse, de « passer du statut de sociologue pour sociologues à celui de sociologue pour tout le monde », de montrer en acte l’intérêt d’une lecture sociologique des discours médiatiques et politiques et, ce faisant, d’une invitation et d’une initiation à la pratiquer pour son propre compte.
Gérard Mauger est sociologue, directeur de recherches émérite au CNRS, chercheur au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CNRS-EHESS-Paris I) et membre de l’association « Savoir/Agir ».

Introduction : Repères. Pour résister à l’idéologie dominante

1ère partie : Un point de vue politique et sociologique

Introduction
1. Sur la « gauche de gauche »
Post-scriptum 1 : « Groupuscules, dissolvez-vous ! »
Post-scriptum 2 : Le sens du virtuel et le sens du possible
2. La sociologie de Bourdieu après Bourdieu
Post-scriptum 1 : Un article en trop
Post-scriptum 2 : Pour une politique « réflexive »
3. « Y aller ou pas ? » Que faire face aux émissions politiques sur l’insécurité ?

2ème partie : Sur l’idéologie dominante

Introduction
I / Sur les classes populaires
Introduction
1. Où sont passés les prolétaires ?
2. Populisme
3. Populisme (2)
4. Racisme de classe
5. « Issus de la diversité »
6. La question sociale occultée
7. Le silence des émeutiers
8. « Racaille »
9. Insécurité : le retour de Lombroso ?

II / Sur quelques notions-clés de l’idéologie dominante
Introduction
1. Monopoly
2. Mérite
3. Une nouvelle méritocratie
4. Moraliser le capitalisme
5. Responsabilité

III/ Sur le champ politique
Introduction
1. Les classes populaires et les jeux électoraux
2. « Panne civique »
3. Les « extrêmes »
4. Réforme
5. Mondialisation, altermondialisme, démondialisation
6. Clivages factices et équivalences en trompe l’œil dans le champ politique