« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 24 août 2017

Le politique, l'artiste et le gestionnaire. (Re)configurations locales et (dé)politisation de la culture, Sous la direction de Vincent Dubois (2e édition revue et augmentée)

Le politique, l'artiste et le gestionnaire
(Re)configurations locales et (dé)politisation de la culture  
Sous la direction de Vincent Dubois 
du Croquant
Champ social
2017
2e édition revue et augmentée

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage éclaire l'évolution des rapports entre culture et politique depuis le début des années 1960. Il retrace pour ce faire les changements intervenus dans les systèmes de relation constitutifs des politiques locales de la culture. Les collaborations entre agents des champs politique, bureaucratique et culturel pour la promotion de l'intervention culturelle publique ont doté cette politique de structures et de logiques spécifiques qui l'ont progressivement rendue autonome par rapport aux investissements politiques qui en étaient à l'origine.
Au fur et à mesure de cette institutionnalisation, un partage des rôles s'est tant bien que mal instauré, confiant la définition des grandes orientations aux élus et réservant celle des programmes aux acteurs culturels. Dans le même mouvement, la mise en avant de finalités proprement culturelles (et notamment la sempiternelle "démocratisation de la culture") a permis de formuler sinon des objectifs clairs, au moins des compromis relativement stables.
Ce double modus vivendi a été remis en cause depuis le milieu des années 1990. Les contraintes budgétaires ont notamment réduit l'initiative des acteurs culturels et, parfois, déplacé le centre de gravité des arbitrages culturels du côté des élus. Il est peu à peu devenu pensable que les politiques de la culture poursuivent d'autres fins que principalement culturelles, et soient mises au service du développement économique.
L'histoire retracée dans cet ouvrage à l'échelon local révèle ainsi une évolution beaucoup plus générale : la remise en cause concomitante des spécificités des politiques culturelles et de l'autonomie du champ culturel.  
Vincent Dubois, professeur à l'université de Strasbourg et membre de SAGE (UMR 7363). Lionel Arnaud, professeur à l'université Toulouse 3, PRISSMH et LaSSP. Clément Bastien est éducateur. Audrey Freyermuth est maîtresse de conférences à l'IEP d'Aix-en-Provence, CHERPA. Thomas Hélie, maître de conférences à l'université de Reims, CRDT et LaSSP. Kévin Matz, doctorant, analyse l'essor du développement économique comme credo des politiques de la culture. SAGE (UMR 7363). 

mardi 17 mai 2011

en ligne: Vincent Dubois, Action publique et processus d’institutionnalisation, HDR

Vincent Dubois

Action publique et processus d’institutionnalisation

Sociologie des politiques culturelle et linguistique et du traitement bureaucratique de la misère
mémoire pour l’habilitation à diriger les recherches en sociologie, coord. R. Lenoir, Université de Paris I, 2001, 273 p.
résumé
Ce travail vise à proposer un cadre pour une analyse sociologique de l’action publique. Il part pour cela des relations qui s’établissent entre action publique et processus d’institutionnalisation, et ce à trois niveaux. D’abord en revenant sur les processus socio-historique d’institutionnalisation de l’action publique, en s’attachant en particulier à l’émergence et la stabilisation des catégories d’intervention publique. Ensuite en considérant les formes de l’action publique comme des « formes sociales cristallisées » (Durkheim), plus largement révélatrices de l’institutionnalisation du social. Enfin en révélant les modalités d’institutionnalisation du social par l’action publique, reprenant notamment à nouveaux frais la question des modes d’exercice de la violence symbolique par les autorités publiques. Cette perspective d’ensemble trouve à s’appliquer dans deux domaines : celui de la gestion publique des formes symboliques, étudié à partir des politiques culturelles et linguistiques ; celui du traitement public de la misère, appréhendé au travers du traitement bureaucratique des fractions précarisées des classes populaires.
PDF
HDR_VD.pdf(1.2 MB)


TEL (thèses-en-ligne)
site de Vincent Dubois