« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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vendredi 2 novembre 2018

Santé mentale et souffrance psychique. Un objet pour les sciences sociales, Sous la direction de Isabelle Coutant & Simeng Wang

Santé mentale & souffrance psychique
Un objet pour les sciences sociales
Sous la direction de Isabelle Coutant et Simeng Wang
Cnrs
2018


Présentation de l'éditeur
Selon l’OMS, les troubles psychiques concerneraient une personne sur quatre dans le monde. En France, ces troubles occasionnent chaque année plus de 10_000 suicides et près de 200_000 tentatives. Parallèlement, la vente d’antidépresseurs a été multipliée par sept entre 1980 et 2000. Ces pathologies ne peuvent se résumer à une affaire de connexions intra-cérébrales car les peines, les souffrances, les inhibitions, les déceptions, les angoisses, les peurs sont aussi liées aux environnements social et culturel.
Aborder le psychisme du point de vue des sciences sociales permet de mieux comprendre, analyser et prendre en charge la santé mentale. Émile Durkheim sur le suicide et plus tard Michel Foucault sur la folie ont ouvert la voie. Cet ouvrage souhaite la poursuivre en étudiant également les interactions entre systèmes de soins et politiques publiques, en repensant le rôle et la fonction de la psychiatrie, en enquêtant au plus près des individus et des groupes qui font l’objet des interventions « psy », mais aussi au plus près des soignants.
La santé mentale est en effet devenue le nouveau langage des luttes sociales. C’est pour répondre à cette exigence de notre monde contemporain que cet ouvrage à vocation pédagogique a été conçu.
Isabelle Coutant est sociologue au CNRS (Iris). Elle est spécialisée en ethnographie urbaine et s’est régulièrement intéressée à la question de la souffrance psychique d’un point de vue sociologique. Elle a récemment publié Troubles en psychiatrie, 2012, et Les migrants en bas de chez soi, 2018. Simeng Wang est sociologue, chargée de recherche au CNRS (Cermes3). Ses travaux se situent entre autres au croisement des migrations internationales et de la santé dans un monde globalisé. Elle est notamment l’auteure d’Illusions et souffrances. Les migrants chinois à Paris, 2017.
 

jeudi 11 décembre 2014

écouter: Isabelle Coutant, autour de son ouvrage « Troubles en psychiatrie »


écouter: Isabelle Coutant, Stigmatiser, Protéger, Socialiser, Réinsérer : Quand la déviance est prise en charge par l’Institution
émission de sociologie, par Myriam Borel et Marine Guichard, Radio Dijon Campus (92.2), 13.10.2014


vidéo:  Isabelle Coutant, Le traitement psychiatrique de la déviance en milieu populaire : entre conditionnement et socialisation
La discussion est menée par Bernard Voutat, professeur à l’IEPI – UNI, Séminaire du CRAPUL, Université de Lausanne, 30 octobre 2013




Isabelle Coutant
Troubles en psychiatrie
La Dispute
2012

Présentation de l'éditeur
L’institution psychiatrique est, comme son public, en souffrance. Alors que le personnel vient à manquer, la profession est de plus en plus sollicitée pour résoudre des questions sociales. Certains psychiatres s’inquiètent également des injonctions politiques sécuritaires qui vont à l’encontre des pratiques mises en place depuis les années 1960 pour limiter l’enfermement. Dans ce contexte, cet ouvrage questionne les moyens de « faire asile » aujourd’hui. Où se situe la limite entre interner de manière abusive et faire sortir trop tôt des patients ? Comment et jusqu’où prendre en charge la souffrance sociale ?
Isabelle Coutant, sociologue et chargée de recherche au CNRS, donne à voir et analyse les façons concrètes de répondre à ces questions, en s’appuyant sur une longue enquête ethnographique dans une unité pour adolescents. Elle se place tour à tour aux côtés des différents professionnels (psychiatres, infirmiers, éducateurs ou agents de service), des patients et de leur famille.Cette étude originale fait partager leur parcours et témoigne de ce qui se joue au cours de ces rencontres. Elle permet ainsi de saisir sur le vif ce qu’est le pouvoir psychiatrique aujourd’hui. Au-delà du récit, c’est à une réflexion plus approfondie sur les modalités contemporaines de gouvernement des populations « non conformes » que l’auteur nous invite.

vendredi 21 décembre 2012

Isabelle Coutant, Troubles en psychiatrie

Isabelle Coutant
Troubles en psychiatrie
La Dispute
2012

Présentation de l'éditeur
L’institution psychiatrique est, comme son public, en souffrance. Alors que le personnel vient à manquer, la profession est de plus en plus sollicitée pour résoudre des questions sociales. Certains psychiatres s’inquiètent également des injonctions politiques sécuritaires qui vont à l’encontre des pratiques mises en place depuis les années 1960 pour limiter l’enfermement. Dans ce contexte, cet ouvrage questionne les moyens de « faire asile » aujourd’hui. Où se situe la limite entre interner de manière abusive et faire sortir trop tôt des patients ? Comment et jusqu’où prendre en charge la souffrance sociale ?
Isabelle Coutant, sociologue et chargée de recherche au CNRS, donne à voir et analyse les façons concrètes de répondre à ces questions, en s’appuyant sur une longue enquête ethnographique dans une unité pour adolescents. Elle se place tour à tour aux côtés des différents professionnels (psychiatres, infirmiers, éducateurs ou agents de service), des patients et de leur famille.Cette étude originale fait partager leur parcours et témoigne de ce qui se joue au cours de ces rencontres. Elle permet ainsi de saisir sur le vif ce qu’est le pouvoir psychiatrique aujourd’hui. Au-delà du récit, c’est à une réflexion plus approfondie sur les modalités contemporaines de gouvernement des populations « non conformes » que l’auteur nous invite.

samedi 18 février 2012

écouter: Luc Boltanski, Enigmes et complots - Une enquête à propos d'enquêtes

écouter: Luc Boltanski, Enigmes et complots - Une enquête à propos d'enquêtes
La suite dans les idées, 18.02.2012

Présentation de l'éditeur
Au tournant des XIXe et XXe siècles, on observe tour à tour le développement du roman policier, dont le cœur est l'enquête, et du roman d'espionnage, qui a pour sujet le complot ; l'invention, par la psychiatrie, de la paranoïa, dont l'un des symptômes est la tendance à entreprendre des enquêtes prolongées jusqu'au délire ; la création par la sociologie de formes spécifiques de causalité – dites sociales –, pour déterminer les entités, individuelles ou collectives, auxquelles peuvent être attribués les événements qui ponctuent la vie des personnes, celle des groupes, ou encore le cours de l'histoire ; enfin, l'orientation nouvelle de la science politique qui, se saisissant de la problématique de la paranoïa, la déplace du plan psychique au plan social et prend pour objet l'explication des événemenst historiques par les «théories du complot».
Dans chacun de ces cas, la réalité sociale est mise en doute. C'est à l'État-nation, tel qu'il se développe à la fin du XIXe siècle, que l'on doit le projet d'organiser et d'unifier cette réalité pour une population et sur un territoire. Mais ce projet, proprement démiurgiques, se heurte à une pluralité d'obstacles parmi lesquels les développements du capitalisme, qui se joue des frontières nationales, occupe une place centrale.
Ainsi, la figure du complot focalise des soupçons qui concernent l'exercice du pouvoir : où se trouve réellement le pouvoir et qui le détient, en réalité? Les autorités étatiques, qui sont censées en assumer la charge, ou d'autres instances, agissant dans l'ombre – banquiers, anarchistes, sociétés secrètes, classe dominante, etc.? Ainsi s'échafaudent des ontologies politiques qui tablent sur une réalité doublement distribuée : à une réalité officielle, mais de surface et sans doute illusoire, s'oppose une réalité profonde, cachée, menaçante, officieuse, mais bien plus réelle. Roman policier et roman d'espionnage, paranoïa et sociologie – inventions à peu près concomittantes – sont solidaires d'une façon nouvelle de problématiser la réalité et de travailler les contradictions qui l'habitent. Les aventures du conflit entre ces deux réalités – réalité de surface contre réalité réelle – constituent le fil directeur de l'ouvrage.