« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 7 février 2023

Le je, l’entre-soi, le nous dans les classes populaires. Sous la direction de Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger

 

 

Le je, l’entre-soi, le nous dans les classes populaires

Sous la direction de

Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger
 du Croquant
Champ social
2023



Présentation de l'éditeur
Le nous populaire a longtemps été confondu avec « la classe ouvrière ». Or, depuis la deuxième moitié des années 1970, de multiples mécanismes ont contribué à le dé-faire objectivement et subjectivement. Ce délitement est renforcé par de nouvelles incitations à être soi. Comment cerner les effets de ces processus sur les je dans les classes populaires d’aujourd’hui ? Quelle place ces ego accordent-ils à l’entre-soi familial ? Comment peuvent-ils se préserver au travail et en dehors du travail ? Alors que ces questions convoquent souvent des réponses abstraites en termes d’individualisation ou encore de subjectivation, les contributions réunies dans cet ouvrage livrent des analyses empiriquement étayées sur les rapports du je, de l’entre-soi et du nous dans les classes populaires au sein de la société française contemporaine, mais aussi dans des configurations antérieures aux années 1970. Ces analyses montrent que si le délitement du nous populaire favorise le repli sur la sphère privée et une plus forte exposition aux normes individualistes, les je populaires qui s’affirment aujourd’hui témoignent d’une revendication de reconnaissance indissociablement collective et personnelle.

Sommaire

Introduction

Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger

Des « individus » dans l’ancienne culture ouvrière ?

Olivier Schwartz

Retour critique sur l’« attention oblique ». Une contribution à l’étude des individualités populaires

Olivier Masclet

Actualité du familialisme populaire. « Bien élever ses
enfants »

Gérard Mauger

Surveiller et servir. Rester soi-même dans une position
professionnelle subalterne

Séverine Misset

Moi, nous et les autres. Sur quelques enjeux de lutte dans
le monde des « hommes du fer »

Gérard Noiriel

Un nous contrarié ?

Henri Eckert

Travailler sur soi pour mieux vendre

Marie-Pierre Pouly

« Avoir le courage de faire des choses ». Usages du « psy » par des ménages de classes populaires stables

Anne-Marie Arborio & Marie-Hélène Lechien

Les interventions institutionnelles auprès des jeunes de milieu populaire : entre « travail de soi » et « travail des relations familiales »

Isabelle Coutant

Un « individu » à l’usage des sociologues

Gérard Mauger

 

 
 
 
 
 
 
 
 

jeudi 21 novembre 2019

Savoir/Agir n° 48 et 49, Les classes sociales en question (1&2)



du Croquant


Présentation de l'éditeur
Marx et ses héritiers avaient fixé les traits distinctifs d’une approche « classiste » de la société : effort pour appréhender la société de manière globale, rôle primordial accordé aux critères économiques, conception hiérarchique, relationnelle et antagonique des classes. Assimilée et retravaillée, cette approche a nourri la sociologie, en dehors même de la tradition marxiste, et fortement imprégné les discours sur le monde social jusque dans les années 1970. Si, pour de multiples raisons, le concept de classe sociale a ensuite perdu sa centralité, les approches en termes de classes semblent aujourd’hui retrouver droit de cité.
C’est à ce « retour des classes sociales » dans le discours sociologique que ce numéro aimerait contribuer en proposant un ensemble de contributions mobilisant ou discutant l’outil « classe » et l’approche « classiste ».
Ce premier volet du dossier présente quelques éléments de cartographie macro-sociale – à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde – en s’efforçant de saisir à chaque fois les dynamiques de cohésion et de fragmentation qui travaillent les classes.
La deuxième partie du dossier s’attachera à quelques-uns des « outils conceptuels » propres aux traditions sociologiques « classistes » et évoquera certains enjeux politiques liés à la question des classes



Savoir/Agir, N° 49, 2019, Les classes sociales en question (2)
du Croquant


Présentation de l'éditeur
Ce deuxième volet du dossier sur les classes sociales aborde quelques-uns des enjeux conceptuels et politiques d’une approche en terme de « classes ».
Postulant qu’en délaissant cette approche la sociologie s’est privée d’un ensemble de questionnements, de notions et de résultats forgés par une longue tradition de recherche, il propose une série de contributions démontrant, à partir de points de vue variés, la fécondité des outils conceptuels « classistes » pour saisir et analyser les dynamiques sociales du présent.
Il soulève enfin quelques questions plus immédiatement politiques, en interrogeant la capacité de mobilisation (partisane et syndicale) des « classes populaires », et en reposant, contre les fausses évidences de la stratégie « populiste », la (vieille) question des « alliances de classes ».

Table des matières
Éditorial : Pour un changement de paradigme, Frédéric Lebaron

Dossier
Les classes sociales en question (II), Antony Burlaud et Gérard Mauger
Penser les classes avec Erik Olin Wright, Ugo Palheta
« Élite(s) » et « classe(s) dirigeante(s) ». Les sœurs ennemies de la sociologie, François-Xavier Dudouet
Compromis de classe et réformisme des dominants. Une approche néoréaliste, Stefano Palombarini
Le capitalisme managérial. Les voies de l’hybridité, Gérard Duménil et Dominique Lévy
Préférences électorales et normes d’emploi. Comment votent les catégories populaires ?, Antoine de Cabanes et Yann Le Lann
Les classes populaires au travail : Quelle représentation ?, Sophie Béroud

Grand entretien avec Francine Muel-Dreyfus
Accéder à l’inconscient social, Annie Collovald

Alterindicateurs
La pauvreté subjective comme mesure de l’insécurité sociale. Une comparaison des différents indicateurs de pauvreté, Nicolas Duvoux et Adrien Papuchon

Chroniques du monde
Coup d’œil sur l’éducation au Brésil de Bolsonaro. « Pas de financements pour la philosophie et la sociologie : il faut respecter l’argent du contribuable », Marie France Garcia Parpet

Idées
Une thérapie sociologique ? « Devenir quelque chose comme un sujet » , Gérard Mauger

 

vendredi 2 novembre 2018

Santé mentale et souffrance psychique. Un objet pour les sciences sociales, Sous la direction de Isabelle Coutant & Simeng Wang

Santé mentale & souffrance psychique
Un objet pour les sciences sociales
Sous la direction de Isabelle Coutant et Simeng Wang
Cnrs
2018


Présentation de l'éditeur
Selon l’OMS, les troubles psychiques concerneraient une personne sur quatre dans le monde. En France, ces troubles occasionnent chaque année plus de 10_000 suicides et près de 200_000 tentatives. Parallèlement, la vente d’antidépresseurs a été multipliée par sept entre 1980 et 2000. Ces pathologies ne peuvent se résumer à une affaire de connexions intra-cérébrales car les peines, les souffrances, les inhibitions, les déceptions, les angoisses, les peurs sont aussi liées aux environnements social et culturel.
Aborder le psychisme du point de vue des sciences sociales permet de mieux comprendre, analyser et prendre en charge la santé mentale. Émile Durkheim sur le suicide et plus tard Michel Foucault sur la folie ont ouvert la voie. Cet ouvrage souhaite la poursuivre en étudiant également les interactions entre systèmes de soins et politiques publiques, en repensant le rôle et la fonction de la psychiatrie, en enquêtant au plus près des individus et des groupes qui font l’objet des interventions « psy », mais aussi au plus près des soignants.
La santé mentale est en effet devenue le nouveau langage des luttes sociales. C’est pour répondre à cette exigence de notre monde contemporain que cet ouvrage à vocation pédagogique a été conçu.
Isabelle Coutant est sociologue au CNRS (Iris). Elle est spécialisée en ethnographie urbaine et s’est régulièrement intéressée à la question de la souffrance psychique d’un point de vue sociologique. Elle a récemment publié Troubles en psychiatrie, 2012, et Les migrants en bas de chez soi, 2018. Simeng Wang est sociologue, chargée de recherche au CNRS (Cermes3). Ses travaux se situent entre autres au croisement des migrations internationales et de la santé dans un monde globalisé. Elle est notamment l’auteure d’Illusions et souffrances. Les migrants chinois à Paris, 2017.
 

jeudi 5 avril 2018

audio: Isabelle Coutant, Les Migrants en bas de chez soi



audio: Isabelle Coutant, Les Migrants en bas de chez soi
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau , 17.03.2018



Isabelle Coutant
Les Migrants en bas de chez soi
Seuil
2018 

Présentation de l'éditeur
Au cœur de la crise migratoire de l’été 2015, un lycée désaffecté du quartier de la place des Fêtes, dans le XIXe arrondissement, a été occupé par des migrants, dont le nombre est passé en trois mois de 150 à 1 400. Un « mini-Calais en plein Paris » ont dit des journalistes témoins de l’insécurité et de l’insalubrité du lieu.
Concernée en tant qu’habitante et parent d’élève du collège voisin, Isabelle Coutant, sociologue des quartiers populaires, a vu cette fois le « terrain » venir à elle, tiraillée entre le désir d’aider et l’envie de comprendre. L’ouvrage retrace cet événement, la déstabilisation du quartier qui en a résulté, entre stupeur initiale, colère des riverains livrés à eux-mêmes, tensions mais aussi mobilisations solidaires et bouleversement provoqué par la rencontre.
Il y a là comme un laboratoire de ce qui traverse aujourd’hui les sociétés européennes : comment accueillir ? À quelles conditions les quartiers populaires, au premier chef concernés par l’arrivée des migrants, peuvent-ils continuer d’assurer la fonction d’intégration qui leur est de fait confiée ? À l’heure où Paris, Londres ou New York s’enorgueillissent d’être des villes-monde ayant vocation à devenir des « villes-refuge », peut-on penser la cause des réfugiés indépendamment de la cause des quartiers ?

Isabelle Coutant est sociologue au CNRS (Iris). Elle a notamment publié Politiques du squat (La Dispute, 2000), Délit de jeunesse (La Découverte, 2005) et Troubles en psychiatrie (La Dispute, 2012).

vendredi 16 mars 2018

Isabelle Coutant, Les Migrants en bas de chez soi




Isabelle Coutant
Les Migrants en bas de chez soi
Seuil
2018 

Présentation de l'éditeur
Au cœur de la crise migratoire de l’été 2015, un lycée désaffecté du quartier de la place des Fêtes, dans le XIXe arrondissement, a été occupé par des migrants, dont le nombre est passé en trois mois de 150 à 1 400. Un « mini-Calais en plein Paris » ont dit des journalistes témoins de l’insécurité et de l’insalubrité du lieu.
Concernée en tant qu’habitante et parent d’élève du collège voisin, Isabelle Coutant, sociologue des quartiers populaires, a vu cette fois le « terrain » venir à elle, tiraillée entre le désir d’aider et l’envie de comprendre. L’ouvrage retrace cet événement, la déstabilisation du quartier qui en a résulté, entre stupeur initiale, colère des riverains livrés à eux-mêmes, tensions mais aussi mobilisations solidaires et bouleversement provoqué par la rencontre.
Il y a là comme un laboratoire de ce qui traverse aujourd’hui les sociétés européennes : comment accueillir ? À quelles conditions les quartiers populaires, au premier chef concernés par l’arrivée des migrants, peuvent-ils continuer d’assurer la fonction d’intégration qui leur est de fait confiée ? À l’heure où Paris, Londres ou New York s’enorgueillissent d’être des villes-monde ayant vocation à devenir des « villes-refuge », peut-on penser la cause des réfugiés indépendamment de la cause des quartiers ?

Isabelle Coutant est sociologue au CNRS (Iris). Elle a notamment publié Politiques du squat (La Dispute, 2000), Délit de jeunesse (La Découverte, 2005) et Troubles en psychiatrie (La Dispute, 2012).
migra

lundi 4 janvier 2016

Savoir/agir n° 34, De la classe ouvrière aux classes populaires

Savoir/agir n° 34
De la classe ouvrière aux classes populaires
éditions du Croquant
2016 
Présentation de l'éditeur
Il fut un temps qui n’est pas si lointain où « la classe ouvrière » était créditée d’un rôle messianique par les uns, d’épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l’effondrement du socialisme « réellement existant », à la désindustrialisation massive, etc., a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais « moyennisée » et/ou « individualisée ». La montée du chômage et de la précarité, le retour de « l’insécurité sociale », le creusement des inégalités, etc., ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s’est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que « les classes populaires » ne sont pas pour autant disparues avec « la classe ouvrière ». Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n’a jamais été ailleurs que dans l’imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s’agira dans ce dossier de cerner « ce que populaire veut dire », de s’interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d’étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s’en échappe, de reposer la question de « la culture populaire ».

Sommaire

Éditorial
Géopolitisations, par Frédéric Lebaron
Dossier : De la classe ouvrière aux classes populaires, coordonné par Gérard Mauger
Portrait statistique des classes populaires contemporaines, par Thomas Amossé
Compter les classes populaires  : où sont les femmes  ?, par Monique Meron
École  : les trois chemins, par Tristan Poullaouec
L’accession à la propriété  : facteur de division des classes populaires  ?, par Violaine Girard
Le retour des classes est «  populaire  » à l’Association française de sociologie, par Jean-Luc Deshayes
De la sociologie de la classe ouvrière à la sociologie des classes populaires. Penser ensemble la condition des ouvriers et des employé-e-s, par Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy, Yasmine Siblot
Pourquoi la gauche a-t-elle perdu les classes populaires  ?, par Stéphane Beaud, Michel Pialoux
Représenter les classes populaires  ?, par Lorenzo Barrault-Stella, Bernard Pudal
Grand entretien avec Thomas Piketty : Pour une approche qui mêle histoire, sociologie, culture… Propos recueillis par Frédéric Lebaron
Paroles
Tuer la contestation dans l’œuf. Histoire d’une implantation syndicale avortée dans la restauration rapide, par Charles Berthonneau
Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche  : toujours la panne, par Louis Weber
L’expérience grecque (III)
«  Un pistolet sur la tempe   », par Gérard Mauger
Chroniques du monde
Le «  prix  » de la Révolution en Tunisie, par Amin Allal
Culture
Représentations du social et positionnement esthétique de deux transfuges. Le cinéma des frères Dardenne, par Cédric Lomba

mardi 3 février 2015

vidéo: Sociologie des classes populaires contemporaines (Présentation de l'ouvrage par Yasmine Siblot et Isabelle Coutant )



Yasmine Siblot et Isabelle Coutant reviennent sur l'ouvrage Sociologie des classes populaires contemporaines (dont elles sont coauteures avec Marie Cartier, Olivier Masclet et Nicolas Renahy) Le grand entretien : une radiographie du peuple par Mediapart

  Sociologie des classes populaires contemporaines. Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy (Présentation de l'ouvrage par Yasmine Siblot)
(source: Canal-U)
Journées d’étude organisées par les réseaux Classes sociales, inégalités, fragmentations, Méthodes, Sociologie des élites et Justice sociale de l’AFS.
Site CNRS Pouchet, Paris, 16 décembre 2014

 
Sociologie des classes populaires contemporaines 
Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy
Armand Colin
2015

vendredi 16 janvier 2015

vidéos: Journées d'études sur "Les classes sociales en Europe", 15 et 16 décembre 2014

 

Vidéos: Les classes sociales en Europe

(source: Canal-U)
Programme
Journées d’étude organisées par les réseaux Classes sociales, inégalités, fragmentations, Méthodes, Sociologie des élites et Justice sociale de l’AFS.
Avec le soutien du Ceraps (UMR 8026), du Cresppa (UMR 7217), et de la Maison des Sciences de l’Homme de Lorraine. 15 et 16 décembre 2014
Site CNRS Pouchet, Paris

lundi 12 janvier 2015

Sociologie des classes populaires contemporaines. Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy

 
Sociologie des classes populaires contemporaines 
Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy
Armand Colin
2015

Présentation de l'éditeur
Classes populaires, milieux populaires, quartiers populaires, électorat populaire… Autant d’expressions récurrentes dans les discours médiatiques et les débats politiques. Pourtant, la notion demeure floue, le « populaire » étant perçu tantôt comme une figure sociale inquiétante, tantôt comme une figure à revaloriser.
Revenant sur plusieurs décennies de recherches et s’appuyant sur des travaux récents, cet ouvrage propose une analyse sociologique inédite. Après un retour sur la constitution d’une sociologie des classes populaires en France et ses enjeux, chaque chapitre comporte un cadrage empirique et une mise en perspective théorique : qui sont les ouvriers et les employés aujourd’hui ? Quels conditions et modes de vie caractérisent ces hommes et ces femmes ? Quelles sont les dynamiques qui animent ces groupes et en modifient sans cesse les contours ?
Fondé sur des données historiques, statistiques et des enquêtes de terrain, enrichi de nombreux encadrés, ce manuel propose une lecture d’ensemble de la société française contemporaine, vue à partir des groupes populaires, qui en composent la majeure partie.

Yasmine SIBLOT est professeure de sociologie à l’université Paris 8 et membre du CRESSPA (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris) dans l’équipe CSU.
Marie CARTIER est maître de conférences à l’université de Nantes, chercheuse au CENS (Centre nantais de sociologie), membre junior de l’IUF (Institut universitaire de France).
Isabelle COUTANT est chercheuse au CNRS au laboratoire IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux).
Olivier MASCLET est maître de conférences à l’université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité et chercheur au CERLIS (Centre de recherche sur les liens sociaux).
Nicolas RENAHY est chercheur à l’INRA, directeur du CESAER (Centre d’économie et de sociologie appliquées à l’agriculture et aux espaces ruraux).


jeudi 11 décembre 2014

écouter: Isabelle Coutant, autour de son ouvrage « Troubles en psychiatrie »


écouter: Isabelle Coutant, Stigmatiser, Protéger, Socialiser, Réinsérer : Quand la déviance est prise en charge par l’Institution
émission de sociologie, par Myriam Borel et Marine Guichard, Radio Dijon Campus (92.2), 13.10.2014


vidéo:  Isabelle Coutant, Le traitement psychiatrique de la déviance en milieu populaire : entre conditionnement et socialisation
La discussion est menée par Bernard Voutat, professeur à l’IEPI – UNI, Séminaire du CRAPUL, Université de Lausanne, 30 octobre 2013




Isabelle Coutant
Troubles en psychiatrie
La Dispute
2012

Présentation de l'éditeur
L’institution psychiatrique est, comme son public, en souffrance. Alors que le personnel vient à manquer, la profession est de plus en plus sollicitée pour résoudre des questions sociales. Certains psychiatres s’inquiètent également des injonctions politiques sécuritaires qui vont à l’encontre des pratiques mises en place depuis les années 1960 pour limiter l’enfermement. Dans ce contexte, cet ouvrage questionne les moyens de « faire asile » aujourd’hui. Où se situe la limite entre interner de manière abusive et faire sortir trop tôt des patients ? Comment et jusqu’où prendre en charge la souffrance sociale ?
Isabelle Coutant, sociologue et chargée de recherche au CNRS, donne à voir et analyse les façons concrètes de répondre à ces questions, en s’appuyant sur une longue enquête ethnographique dans une unité pour adolescents. Elle se place tour à tour aux côtés des différents professionnels (psychiatres, infirmiers, éducateurs ou agents de service), des patients et de leur famille.Cette étude originale fait partager leur parcours et témoigne de ce qui se joue au cours de ces rencontres. Elle permet ainsi de saisir sur le vif ce qu’est le pouvoir psychiatrique aujourd’hui. Au-delà du récit, c’est à une réflexion plus approfondie sur les modalités contemporaines de gouvernement des populations « non conformes » que l’auteur nous invite.

vendredi 11 octobre 2013

écouter: Didier Fassin et Yasmine Bouagga, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat


Un monde d'idées par Olivier De Lagarde, 9 janvier 2014 par FranceInfo

Didier Fassin, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat
La suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 19.10.2013

Yasmine Bouagga, Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l'Etat
La Grande Table par Caroline Broué, 02.10.2013

Juger, réprimer, accompagner 
Essai sur la morale de l'Etat 
Didier Fassin
Yasmine Bouagga
Isabelle Coutant
Jean-Sébastien Eideliman
Fabrice Fernandez
Nicolas Fischer
Carolina Kobelinsky
Chowra Makaremi
Sarah Mazouz
Sébastien Roux
Seuil
2013

Présentation de l'éditeur
L’État est souvent représenté comme une entité bureaucratique abstraite et neutre. Or il se constitue à travers des discours, des pratiques et des relations qui en font une réalité concrète et située, s’incarnant dans le travail de ses agents et s’incrivant dans les enjeux de son temps. C’est ce que montre cet ouvrage, produit d’une enquête de cinq années, qui décrit et analyse le fonctionnement de la police, de la justice, de la prison, des services sociaux et de la santé mentale. Ces institutions ne sont certes pas tout l’État, mais elles ont affaire, en large part, aux mêmes publics issus de milieux populaires, d’origine immigrée ou appartenant à des minorités.
Au fil d’une étude qui associe généalogie et ethnographie, il apparaît que la prise en charge de ces populations procède, au sommet du pouvoir comme dans le quotidien des interactions, non seulement de l’application de règles et de procédures, mais aussi de la mobilisation de valeurs et d’affects, de jugements formulés sur des groupes ou des personnes et d’émotions ressenties devant des situations ou des actes : elle exprime la morale de l’État. Nourrie des débats autour de l’immigration et de l’asile, de la délinquance et de sa répression, de la responsabilité des individus et du rôle de la solidarité, cette morale met en tension un État social en recul, un État pénal en expansion et un État libéral qui attend toujours plus de ses sujets. Comprendre cette raison morale si souvent refoulée, c’est ainsi repenser le politique.

Réunie autour de Didier Fassin, professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’EHESS, une équipe de chercheurs ? Yasmine Bouagga, Isabelle Coutant, Jean-Sébastien Eideliman, Fabrice Fernandez, Nicolas Fischer, Carolina Kobelinsky, Chowra Makaremi, Sarah Mazouz et Sébastien Roux propose une lecture renouvelée de l’État contemporain.


vendredi 21 décembre 2012

Isabelle Coutant, Troubles en psychiatrie

Isabelle Coutant
Troubles en psychiatrie
La Dispute
2012

Présentation de l'éditeur
L’institution psychiatrique est, comme son public, en souffrance. Alors que le personnel vient à manquer, la profession est de plus en plus sollicitée pour résoudre des questions sociales. Certains psychiatres s’inquiètent également des injonctions politiques sécuritaires qui vont à l’encontre des pratiques mises en place depuis les années 1960 pour limiter l’enfermement. Dans ce contexte, cet ouvrage questionne les moyens de « faire asile » aujourd’hui. Où se situe la limite entre interner de manière abusive et faire sortir trop tôt des patients ? Comment et jusqu’où prendre en charge la souffrance sociale ?
Isabelle Coutant, sociologue et chargée de recherche au CNRS, donne à voir et analyse les façons concrètes de répondre à ces questions, en s’appuyant sur une longue enquête ethnographique dans une unité pour adolescents. Elle se place tour à tour aux côtés des différents professionnels (psychiatres, infirmiers, éducateurs ou agents de service), des patients et de leur famille.Cette étude originale fait partager leur parcours et témoigne de ce qui se joue au cours de ces rencontres. Elle permet ainsi de saisir sur le vif ce qu’est le pouvoir psychiatrique aujourd’hui. Au-delà du récit, c’est à une réflexion plus approfondie sur les modalités contemporaines de gouvernement des populations « non conformes » que l’auteur nous invite.