Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


jeudi 28 mai 2015

en ligne: Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs, n°14, 2015, Élites et Savoirs

Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs , n°14, 2015, Élites et Savoirs
Coordonné par Etienne Gérard et Anne-Catherine Wagner
ARES

Résumé
La question centrale de ce numéro est celle du rôle des savoirs dans le processus de distinction des élites, tant dans les pays dits du Nord que dans ceux dits du Sud. Comment les savoirs qui consacrent les élites ont - ils varié dans le temps ? Peut - on considérer que c’est toujours la possession de certains savoirs qui conditionne l’accès aux élites, en leur conférant une légitimité mais aussi en fermant le groupe aux non - initiés ? Quels sont les processus de sélection et d’exclusion qui sont à l’œuvre ? La présentation de cas nationaux contrastés (France, Suisse, Bolivie, Sénégal, Russie, Mexique...) apporte un nouvel éclairage sur la question de la « scolarisation » de la formation des élites et sur les usages de « savoirs » dans les modes de légitimation du pouvoir.

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