« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 15 juillet 2026

Savoir/Agir, N° 68, Des élites contre l'écologie

 

 

 

Savoir/Agir, N° 68, Des élites contre l'écologie

du Croquant

2026

 

Présentation de l'éditeur

En 2015, la revue Savoir/Agir publiait un dossier consacré à « l’urgence écologique ». Dix ans plus tard, l’urgence s’est accélérée. Le présent dossier propose de saisir les façons dont l’écologie est (mal)menée par une catégorie sociale singulière d’acteurs et actrices : les élites.

Des pratiques de direction d’entreprise aux styles de vie, les élites sont tantôt louées, tantôt dénoncées pour leur rôle dans les problématiques écologiques. Les différentes contributions offrent, à partir de terrains bien différents, un panorama contemporain de différentes élites « contre » l’écologie, le terme « contre » étant ici entendu dans une double dimension : celle d’une proximité (faisant de l’écologie vertu, voire opportunité) et celle d’un contournement de la question écologique, voire d’une opposition à celle-ci (considérant l’écologie comme une contrainte).

 

Dossier - Des élites contre l’écologie 

Pages 1 à 8  Présentation. Par Christophe Birolini, Michel Koebel et Sophie Louey 

Pages 9 à 21 Se convertir au sérieux commercial L’entrepreneuriat écologique comme espace de légitimation de l’accumulation capitaliste. Par Maud Hetzel 

Pages 23 à 38  « Look at my beautiful car ! ». Rapport à l’environnement et enjeux de classement chez les élites de l’eau en Afrique australe. Par Paul-Malo Winsback 

Pages 39 à 53  Une « transition » (contre) réformatrice d’élites locales. Réformer l’action publique écologique à l’échelle métropolitaine. Par Louise Edrei 

Pages 55 à 68 Les travailleurs de l’eau et leurs indicateurs. L’écologie diluée dans des impératifs de production. Par Elvire Danchin 

Pages 69 à 82 De la finance « verte » ? L’encadrement des pratiques d’investissement responsables dans les formations en finance. Par Lisa Laurence 

Pages 83 à 96  Le changement de façade des « grandes écoles » françaises. Un cas de récupération institutionnelle des revendications écologiques. Par Christophe Birolini, Walkens Sainval et Margaux Trarieux 

Pages 97 à 111  Tenir la plume, atteindre le ministre, incarner les firmes. Quand le patronat organisé contribue à affaiblir la Charte de l’environnement. Par Maxime Royoux 

Pages 113 à 130  La FNSEA face aux enjeux écologiques. Stratégies d’expertise et de légitimation d’une agriculture conventionnelle Par Estelle Smessaert 

Pages 131 à 148 Le populisme de marché contre les luttes progressistes. Esquisse de l’idéologie des élites publicitaires. Par Keyvan Ghorbanzadeh 

Pages 149 à 170  Tech et environnement aux États-Unis. Un processus de délégitimation. Par Olivier Alexandre, Antoine Houssard et Céline Vaslin 

Pages 171 à 187  La philanthropie élitaire et les contradictions de son action écologique. Le cas de la fondation Luma à Arles. Par Gwendal Simon 

Pages 189 à 208 Grand entretien avec Édouard Morena. Entretien avec Edouard Morena. Propos recueillis par Christophe Birolini, Sophie Louey 

Idées 

Pages 209 à 225 Faut-il évaluer les évaluateurs ? Par Louis Pinto 

Pédagogie 

Pages 227 à 244  Un embargo théorique sur le concept de classe sociale. Par Gérard Mauger 

Chroniques du monde 

Pages 245 à 260 Salaires impayés, vie dure et domination au Cameroun. L’éthique du « au moins il y a » Par Patrick Dieudonné Belinga Ondoua 

Varia 

Pages 261 à 275  La fabrique des entrepreneurs de l’information. Les incubateurs de médias contre le journalisme. Par Jérôme Pacouret 

 Pages 277 à 293  L’assassinat de Jean Zay Par Christian de Montlibert 

 

jeudi 26 août 2021

Paul Pasquali, Héritocratie. Les élites, les grandes écoles et les mésaventures du mérite (1870-2020)

 

 
 
Paul Pasquali
Héritocratie
Les élites, les grandes écoles et les mésaventures du mérite 
(1870-2020)
La Découverte
L'envers des faits
2021
 

 
Présentation de l'éditeur
Pour relancer un « ascenseur social » interminablement en panne, les grandes écoles affichent depuis quelques années leur ouverture à la « diversité » et leur volonté de renouer avec la méritocratie qu’elles auraient incarnée par le passé. Certains les accusent au contraire d’instaurer des critères étrangers au mérite, quand d’autres dénoncent une volonté de sceller le sort des universités, reléguées à la gestion des flux étudiants. Mais, de la IIIe République à nos jours, les grandes écoles ont-elles jamais récompensé le mérite ?
En retraçant les controverses oubliées et les choix politiques qui ont garanti les prérogatives de ces établissements et ainsi légitimé un haut niveau de reproduction sociale, cette enquête sociohistorique montre que rien n’est moins sûr. Si l’évocation rituelle de figures emblématiques de boursiers entretient le mythe d’un âge d’or méritocratique, l’histoire de ces filières d’excellence révèle la pérennité d’un système héritocratique, grâce auquel des élites résolues à défendre leurs frontières et leurs intérêts parviennent à consacrer leur héritage comme un privilège mérité.
Replacée dans des rapports de force qu’occulte la croyance en l’égalité des chances, l’introuvable démocratisation des grandes écoles ne s’explique pas par un complot de caste, mais par une succession de luttes dont les élites en place sont régulièrement sorties victorieuses. Face aux perspectives de changement et aux projets de réforme, elles ont su se mobiliser pour restaurer l’ordre qui était sur le point de s’ébranler. Des lendemains de la Commune au Front populaire et à la Résistance, de la Libération à Mai 68 et aux années Mitterrand jusqu’à Parcoursup et la refonte de l’ENA, la continuité qui s’observe derrière les secousses éphémères et les évolutions structurelles ne relève donc pas d’une mécanique implacable – ni d’une fatalité politique.  

Paul Pasquali est sociologue, chargé de recherche au CNRS. Il a notamment publié, avec Gilles Laferté et Nicolas Renahy, Le Laboratoire des sciences sociales. Histoires d’enquêtes et revisites (Raisons d’agir, 2018) et, à La Découverte, Héritocratie. Les élites, les grandes écoles et les mésaventures du mérite (2021), ainsi que Passer les frontières sociales. Comment les « filières d’élite » entrouvrent leurs portes (rééd. La Découverte/Poche, 2021).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

mercredi 22 février 2017

écouter: François Denord et Paul Lagneau-Ymonet, Le concert des puissants



Là-bas si j'y suis par Daniel Mermet , 28.03.2017
François Denord et Paul Lagneau-Ymonet
Le concert des puissants
Raisons d'agir
Raisons d'agir
2016

Présentation de l'éditeur
Comment se peut-il que la structure du pouvoir tienne malgré tout, y compris le discrédit et, parfois même, la nullité de ceux qui l’exercent ?
 Ce livre explicite le processus par lequel l’inégale distribution de ressources économiques, culturelles et institutionnelles se reproduit. Et instille chez
 les dominants un rapport singulier au monde social. De la formation dans les grandes écoles à la gestion oligopolistique des marchés, en passant par la fréquentation de lieux à la sociabilité exclusive, ces gens bien nés ne se sentent pas toujours tenus de suivre la règle commune. Ils n’excluent jamais la possibilité de s’en exempter. Placés au sommet des principales hiérarchies institutionnelles, grands patrons, hommes politiques et hauts fonctionnaires s’affrontent souvent, sans que leurs rivalités personnelles ne modifient l’ordre établi.
Pour mener l’enquête, les auteurs ont mobilisé 
des matériaux issus de sources variées : annuaires biographiques et registres mondains, littérature grise et rapports officiels, archives, mémoires et données statistiques, entretiens ou discussions informelles. Ils montrent que le pouvoir est avant tout le produit d’un arrangement institutionnel dans lequel 
l’ordre économique prime tous les autres.
François DENORD est sociologue spécialiste des élites et du néolibéralisme.
Paul LAGNEAU YMONET est sociologue et travaille sur le pouvoir économique.



lundi 21 novembre 2016

François Denord et Paul Lagneau-Ymonet, Le concert des puissants

François Denord et Paul Lagneau-Ymonet
Le concert des puissants
Raisons d'agir
Raisons d'agir
2016

Présentation de l'éditeur
Comment se peut-il que la structure du pouvoir tienne malgré tout, y compris le discrédit et, parfois même, la nullité de ceux qui l’exercent ?
 Ce livre explicite le processus par lequel l’inégale distribution de ressources économiques, culturelles et institutionnelles se reproduit. Et instille chez
 les dominants un rapport singulier au monde social. De la formation dans les grandes écoles à la gestion oligopolistique des marchés, en passant par la fréquentation de lieux à la sociabilité exclusive, ces gens bien nés ne se sentent pas toujours tenus de suivre la règle commune. Ils n’excluent jamais la possibilité de s’en exempter. Placés au sommet des principales hiérarchies institutionnelles, grands patrons, hommes politiques et hauts fonctionnaires s’affrontent souvent, sans que leurs rivalités personnelles ne modifient l’ordre établi.
Pour mener l’enquête, les auteurs ont mobilisé 
des matériaux issus de sources variées : annuaires biographiques et registres mondains, littérature grise et rapports officiels, archives, mémoires et données statistiques, entretiens ou discussions informelles. Ils montrent que le pouvoir est avant tout le produit d’un arrangement institutionnel dans lequel 
l’ordre économique prime tous les autres.
François DENORD est sociologue spécialiste des élites et du néolibéralisme.
Paul LAGNEAU YMONET est sociologue et travaille sur le pouvoir économique.



lundi 14 décembre 2015

écouter: Shamus Khan, La nouvelle école des élites


La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 12.12.2015
Shamus Khan 
La nouvelle école des élites 
Traduit de l’anglais par 
Damien-Guillaume et Marie-Blanche Audollent
Agone
L'Ordre des choses
2015


Présentation de l'éditeur
Ce livre est l’histoire d’une nouvelle élite, dont la connaissance réarme notre compréhension de ce qu’est l’inégalité dans une méritocratie.
“J’étais à peu près sûr de ce que j’allais trouver. J’allais revoir le monde de mon premier jour d’école. Intégrer un campus peuplé d’étudiants riches et issus de longues lignées, où quelques étudiants pauvres, noirs ou latinos seraient séquestrés dans leur dortoir. J’allais retrouver les avantages sociaux et culturels des étudiants qui, au moment où ils posent le pied dans cette école, forment déjà la prochaine génération de l’élite. Mais le lycée dans lequel je suis revenu était très différent de celui que j’avais quitté dix ans auparavant. L’arrogance des nobles avait laissé la place à un rapport décontracté au privilège.”
Ethnographie de Saint-Paul, lycée d’élite américain par lequel sont passées nombre de figures de premier plan du monde politique et administratif actuel, ce livre remet en cause de nombreux préjugés sur le fonctionnement des élites d’aujourd’hui. L’auteur, d’origine pakistanaise et issu d’un milieu comparativement modeste, a lui-même étudié à Saint-Paul avant de revenir y enseigner dans le but d’y mener cette enquête. Mesurant les changements réels qu’a connus ce pensionnat (où, voilà trente ans, les élèves dits « de couleur » dormaient dans des dortoirs à part), il montre comment, au-delà de la revendication d’une distinction fondée sur la maîtrise de la culture WASP, l’aristocratisme américain proclame désormais son ouverture d’esprit envers les minorités : une forme de cosmopolitisme au service du maintien des inégalités sociales.
Professeur à l’université de Columbia, Shamus Khan est spécialisé en sociologie des élites. Paru en 2011 aux Presses universitaires de Princeton (sous le titre Privilege. The Making of an Adolescent Elite at St. Paul’s School), La Nouvelle École des élites est son premier livre.

mardi 1 décembre 2015

Shamus Khan, La nouvelle école des élites

Shamus Khan 
La nouvelle école des élites 
Traduit de l’anglais par 
Damien-Guillaume et Marie-Blanche Audollent
Agone
L'Ordre des choses
2015


Présentation de l'éditeur
Ce livre est l’histoire d’une nouvelle élite, dont la connaissance réarme notre compréhension de ce qu’est l’inégalité dans une méritocratie.
“J’étais à peu près sûr de ce que j’allais trouver. J’allais revoir le monde de mon premier jour d’école. Intégrer un campus peuplé d’étudiants riches et issus de longues lignées, où quelques étudiants pauvres, noirs ou latinos seraient séquestrés dans leur dortoir. J’allais retrouver les avantages sociaux et culturels des étudiants qui, au moment où ils posent le pied dans cette école, forment déjà la prochaine génération de l’élite. Mais le lycée dans lequel je suis revenu était très différent de celui que j’avais quitté dix ans auparavant. L’arrogance des nobles avait laissé la place à un rapport décontracté au privilège.”
Ethnographie de Saint-Paul, lycée d’élite américain par lequel sont passées nombre de figures de premier plan du monde politique et administratif actuel, ce livre remet en cause de nombreux préjugés sur le fonctionnement des élites d’aujourd’hui. L’auteur, d’origine pakistanaise et issu d’un milieu comparativement modeste, a lui-même étudié à Saint-Paul avant de revenir y enseigner dans le but d’y mener cette enquête. Mesurant les changements réels qu’a connus ce pensionnat (où, voilà trente ans, les élèves dits « de couleur » dormaient dans des dortoirs à part), il montre comment, au-delà de la revendication d’une distinction fondée sur la maîtrise de la culture WASP, l’aristocratisme américain proclame désormais son ouverture d’esprit envers les minorités : une forme de cosmopolitisme au service du maintien des inégalités sociales.
Professeur à l’université de Columbia, Shamus Khan est spécialisé en sociologie des élites. Paru en 2011 aux Presses universitaires de Princeton (sous le titre Privilege. The Making of an Adolescent Elite at St. Paul’s School), La Nouvelle École des élites est son premier livre.

jeudi 28 mai 2015

en ligne: Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs, n°14, 2015, Élites et Savoirs

Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs , n°14, 2015, Élites et Savoirs
Coordonné par Etienne Gérard et Anne-Catherine Wagner
ARES

Résumé
La question centrale de ce numéro est celle du rôle des savoirs dans le processus de distinction des élites, tant dans les pays dits du Nord que dans ceux dits du Sud. Comment les savoirs qui consacrent les élites ont - ils varié dans le temps ? Peut - on considérer que c’est toujours la possession de certains savoirs qui conditionne l’accès aux élites, en leur conférant une légitimité mais aussi en fermant le groupe aux non - initiés ? Quels sont les processus de sélection et d’exclusion qui sont à l’œuvre ? La présentation de cas nationaux contrastés (France, Suisse, Bolivie, Sénégal, Russie, Mexique...) apporte un nouvel éclairage sur la question de la « scolarisation » de la formation des élites et sur les usages de « savoirs » dans les modes de légitimation du pouvoir.

mercredi 29 avril 2015

vidéo: Carla Nagels et Pierre Lascoumes présentent Sociologie des élites délinquantes. De la criminalité en col blanc à la corruption politique

Conférenciers : Carla Nagels et Pierre Lascoumes 
Discutant : Jean Bérard 
CICC , 25 février 2015

Pierre Lascoumes
Carla Nagels
Sociologie des élites délinquantes
De la criminalité en col blanc à la corruption politique
Armand Colin
2014

Lire l'extrait

Présentation de l'éditeur
La dénonciation régulière des « affaires » et des « scandales » laisse croire que les élites économiques et politiques ne sont pas à l’abri des mises en cause et des procès. Ces événements masquent pourtant une toute autre réalité. Les déviances et délinquances des élites ne sont pas perçues comme ayant la même gravité que celles portant atteinte aux personnes et aux biens. Elles ne suscitent pas non plus la même réaction sociale.
Une des originalités de ce sujet est de poser des questions qui ne sont jamais soulevées quand il s’agit d’atteintes traditionnelles aux biens et aux personnes. Où placet- on le curseur entre les déviances acceptables et celles qu’il faut réprouver pour assurer la stabilité d’une organisation sociale ? Suffit-il d’une norme pénale pour identifier un acte transgressif ? S’il y a bien eu des abus, leurs auteurs sont-ils vraiment mal intentionnés ? Ne sont-ils pas plutôt victimes d’organisations laxistes et de pratiques tolérées ? Quelle est enfin la sanction adéquate à ces débordements ? Ces enjeux sont autant intellectuels que politiques et éthiques.
Afin de pouvoir construire des positions réfléchies sur le sujet, la maîtrise des connaissances scientifiques existantes est un préalable indispensable. Tel est l’apport de cet ouvrage.

Pierre LASCOUMES est directeur de recherche CNRS, Centre d’études européennes de Sciences Po.
Carla NAGELS est professeur de criminologie, Centre de recherches criminologiques de l’Université libre de Bruxelles.

jeudi 4 décembre 2014

Pierre Lascoumes et Carla Nagels, Sociologie des élites délinquantes. De la criminalité en col blanc à la corruption politique

Pierre Lascoumes
Carla Nagels
Sociologie des élites délinquantes
De la criminalité en col blanc à la corruption politique
Armand Colin
2014

Lire l'extrait

Présentation de l'éditeur
La dénonciation régulière des « affaires » et des « scandales » laisse croire que les élites économiques et politiques ne sont pas à l’abri des mises en cause et des procès. Ces événements masquent pourtant une toute autre réalité. Les déviances et délinquances des élites ne sont pas perçues comme ayant la même gravité que celles portant atteinte aux personnes et aux biens. Elles ne suscitent pas non plus la même réaction sociale.
Une des originalités de ce sujet est de poser des questions qui ne sont jamais soulevées quand il s’agit d’atteintes traditionnelles aux biens et aux personnes. Où placet- on le curseur entre les déviances acceptables et celles qu’il faut réprouver pour assurer la stabilité d’une organisation sociale ? Suffit-il d’une norme pénale pour identifier un acte transgressif ? S’il y a bien eu des abus, leurs auteurs sont-ils vraiment mal intentionnés ? Ne sont-ils pas plutôt victimes d’organisations laxistes et de pratiques tolérées ? Quelle est enfin la sanction adéquate à ces débordements ? Ces enjeux sont autant intellectuels que politiques et éthiques.
Afin de pouvoir construire des positions réfléchies sur le sujet, la maîtrise des connaissances scientifiques existantes est un préalable indispensable. Tel est l’apport de cet ouvrage.

Pierre LASCOUMES est directeur de recherche CNRS, Centre d’études européennes de Sciences Po.
Carla NAGELS est professeur de criminologie, Centre de recherches criminologiques de l’Université libre de Bruxelles.

mardi 18 novembre 2014

Shamus Rahman Khan, Privilege: The Making of an Adolescent Elite at St. Paul’s School

Shamus Rahman Khan
Privilege
The Making of an Adolescent Elite at St. Paul’s School 
Princeton University Press
2012

Présentation de l'éditeur
As one of the most prestigious high schools in the nation, St. Paul's School in Concord, New Hampshire, has long been the exclusive domain of America's wealthiest sons. But times have changed. Today, a new elite of boys and girls is being molded at St. Paul's, one that reflects the hope of openness but also the persistence of inequality.
In Privilege, Shamus Khan returns to his alma mater to provide an inside look at an institution that has been the private realm of the elite for the past 150 years. He shows that St. Paul's students continue to learn what they always have--how to embody privilege. Yet, while students once leveraged the trappings of upper-class entitlement, family connections, and high culture, current St. Paul's students learn to succeed in a more diverse environment. To be the future leaders of a more democratic world, they must be at ease with everything from highbrow art to everyday life--from Beowulf to Jaws--and view hierarchies as ladders to scale. Through deft portrayals of the relationships among students, faculty, and staff, Khan shows how members of the new elite face the opening of society while still preserving the advantages that allow them to rule.
Shamus Rahman Khan is assistant professor of sociology at Columbia University. He is an alumnus and former faculty member of St. Paul’s School



mercredi 29 octobre 2014

écouter: Yves Cohen, Le Siècle des chefs. Une histoire transnationale du commandement et de l'autorité


écouter: Yves Cohen, Le Siècle des chefs. Une histoire transnationale du commandement et de l'autorité
Les Lundis de l'histoire par Michelle Perrot, 25.03.2013
Yves Cohen  
Le Siècle des chefs 
Une histoire transnationale du commandement et de l'autorité
Amsterdam
2013

Présentation de l'éditeur 
Les foules se déclarant « sans leader » qui émergent aujourd’hui en de nombreux points du monde sont en rupture complète avec l’idée qui a dominé le xxe siècle, selon laquelle « les hommes en foule ne sauraient se passer de maître » (Gustave Le Bon, 1895).
Pourquoi « le besoin de chef » a-t-il pris une telle ampleur à partir de la fin du xixe siècle ? Comment la préoccupation pour le commandement a-t-elle circulé d’un domaine à l’autre, de la guerre à la politique et de la politique à l’industrie ? Comment les formes et le langage du commandement sont-ils devenus transnationaux ? Quel rôle ont joué les sciences sociales, en particulier la psychologie et la sociologie, dans l’affirmation du chef ? C’est à ce type de questions que s’intéresse Yves Cohen dans Le Siècle des chefs.
En articulant une étude des littératures profanes et spécialisées sur le commandement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et une analyse des pratiques des chefs, il nous invite à suivre à la trace les actions des ingénieurs et directeurs d’usine et l’exercice du commandement par Roosevelt, Hitler, et surtout Staline.
Le Siècle des chefs offre ainsi une vaste fresque transversale et internationale de la montée de la figure du chef, fondamentale pour comprendre les spécificités de l’histoire du xxe siècle.

Yves Cohen est directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences
Sociales (EHESS). Il a notamment écrit
Organiser à l’aube du taylorisme.
La pratique d’Ernest Mattern chez Peugeot, 1906-1919 (PUFC, 2001).

vendredi 15 août 2014

Estratégias educativas das elites brasileiras na era da globalização, Afrânio Garcia, Leticia Canêdo, Kimi Tomizaki

Estratégias educativas das elites brasileiras na era da globalização
Afrânio Garcia
Leticia Canêdo
Kimi Tomizaki
organizadores
HUCITEC/FAPESP
2013

Présentation de l'éditeur
A educação é uma área intrinsecamente interdisciplinar e envolve dada sua natureza, dimensões teóricas e aplicadas. A produção escrita nesse campo tem sido volumosa e diversificada, oferecendo ao educador e ao leitor interessado varias possibilidades de reflexão e ferramentas para a ação educativa. A presente coleção considera educação essencialmente como prática cultural constitutiva do desenvolvimento humano. Com base no pressuposto de que em todos os grupos culturais e em todas as etapas de sua vida o ser humano, sempre em desenvolvimento, está submetido a processos educativos, privilegia-se, aqui, a educação como ação que promove desenvolvimento em uma multiplicidade de cenários educativos possíveis, entre os quais está a escola.

SUMÁRIO
Parte I - Espaços de poderes nacionais, espaços de poderes internacionais: estratégias cosmopolitas e reprodu­ção das hierarquias sociais
Yves Dezalay & Mikael Rask Madsen
Capítulo 1 - Herdeiros, militantes, cientistas políticos: socializa­ção e politização dos grupos dirigentes no Brasil(1964-2010)
Letícia Canêdo
Capítulo 2 - Internacionalismo operário e socialização política de dirigentes sindicais
Kimi Tomizaki
Capítulo 3 - Agência de publicidade como escola: adesão ao “so­nho americano”
José Carlos Durand
Capítulo 4 - O espaço jurídico brasileiro e as condições de uso do capital internacional
Fabiano Engelman
Capítulo 5 - José Olympio, a arte da amizade, campo de poder e publicação de livros autenticamente brasileiros
Gustavo Sorá
Parte II - Vantagens e armadilhas do atraso. Estudos internacio­nais e recomposição das elites dirigentes no Brasil em perspectiva comparada
Afrânio Garcia
Capítulo 1 - Anísio Teixeira, Paulo Renato: circulação interna- cionae carreiras políticas
Ana Maria Almeida & Águeda Bittencourt
Capítulo 2 - Os professores de ensino superior como posição social: segmentação interna e relações com os centros inter­nacionais
Odaci Coradini
Capítulo 3 - Intercâmbios científicos Brasil-Africa: quem apren­de o que?
Neusa Gusmão
Capítulo 4 - Recomposição do episcopado brasileiro e a autoridade de Roma
Ernesto Seidl
Capítulo 5 - A institucionalização da pós-graduação e internacio­nalização dos debates em filosofia no Brasil
Daniela Ferreira
Capítulo 6 - Mobilidade internacional em direção à França: da­dos objetivos e experiência existencial
Marie-Claude Munoz



lundi 26 mai 2014

Agone 54, Les beaux quartiers de l’extrême droite

Agone, 54
Les beaux quartiers de l’extrême droite
Agone
13 juin 2014

Présentation de l'éditeur
Coordination Samuel Bouron et Maïa Drouard
Le Front national en particulier et l’extrême droite en général aiment à se présenter comme les porte-parole de la colère des « sans-grades ». Ce leitmotiv est parfois repris tel quel par les journalistes et sondeurs qui dressent volontiers des classes populaires un portrait réactionnaire. Ce racisme de classe journalistique occulte un point essentiel. Se réclamant d’une légitimité « par en bas », les réactionnaires d’aujourd’hui opèrent un important travail de normalisation qui prend appui sur différentes fractions du champ du pouvoir avec la complicité d’une partie de la grande bourgeoisie et des élites. On connaît mal les alliances que certains leaders et militants tissent dans ces lieux : la haute fonction publique, les fondations culturelles d’utilité publique, la philosophie ou la sociologie académique, le monde des lettres dont les œuvres de quelques auteurs sont inscrites au panthéon de l’édition… Prenant appui sur les codes de la sociabilité mondaine, se diffusant dans les « clubs », les vernissages, les salons académiques, ces entrepreneurs en réaction assurent un mélange souvent imprévisible de références de droite et de gauche qui entretient toutes les confusions sans nuire, hélas, à l’efficacité.
Ce numéro explore quelques aspects d’une nébuleuse qui, plus ou moins formellement, mais objectivement, constitue le terreau qui permet à l’extrême droite de commencer à jouer un rôle social dont elle a longtemps été privée.
Au sommaire
— Alain Bihr, « L’extrême droite à l’université : le cas Julien Freund », avec une introduction de Sylvain Laurens
— Maïa Drouard, « Le patrimoine pour tous. Étude d’une contribution de l’extrême droite au maintien des classes dominantes »
— Samuel Bouron, « Un militantisme à deux faces : stratégie de communication et politique de formation des Jeunesses identitaires »
— Sylvain Laurens, « Le Club de l’Horloge et la haute administration : promouvoir l’hostilité à l’immigration dans l’entre-soi mondain »
— Stéphanie Chauveau, « Au-delà du cas Soral : corruption de l’esprit public et postérité d’une nouvelle synthèse réactionnaire »
— Michel Vanoosthuyse, « Ernst Jünger, itinéraire d’un fasciste clean : dernières publications, derniers masques »
— Évelyne Pieiller, « Céline mis à nu par ses continuateurs, même »
— Thierry Discepolo, « À l’abri de la religion littéraire française. L’« affaire Millet » comme erreur d’ajustement d’un consensus hégémonique apolitique »
La leçon des choses
— « Alfred Döblin et la littérature comme activité politique. “État et écrivain” », textes traduits de l’allemand par Michel Vanoosthuyse et introduits par Marie Hermann

mardi 7 janvier 2014

Transnational Power Elites. The New Professionals of Governance, law and Security, Edited by Niilo Kauppi and Mikael Rask Madsen

Transnational Power Elites
The New Professionals of Governance
law and Security
Edited by Niilo Kauppi and Mikael Rask Madsen
Routledge
2013

Présentation de l'éditeur
This book argues that European Union institutional mechanics and the EU as a political unit cannot be properly understood without taking into account the elites that make the policy decisions.
Spurred by globalisation, technological and economic development has provided the backbone for social and political transformations that have changed the social structures that unite and differentiate individuals and groups in Europe and their interface with extra-European actors. These developments are not only exemplified by the rise of the EU, but also by the rise of a set of transnational European power elites evolving in and around the European construction.
This book maps out these EU and international interdependencies and provides a comprehensive picture of the European transnational power elites. Moving away from the majority of literature on European integration dominated by economics, law, IR and political science, the volume is written from a sociological perspective that takes into account the individuals that make the policy decisions, the formal and informal groups in which s/he is included, as well as the social conventions that regulate political and administrative activities in the EU.

Sommaire
1. Transnational Power Elites: The New Professionals of Governance, Law and Security, Niilo Kauppi and Mikael Rask Madsen Part I: Governance 2. The Triumph and Despair of Central Banking, Martin Marcussen 3.The Institutionalisation of the European Administrative Corps as a Transnational Elite, Didier Georgakakis 4. European Diplomats: State Nobility and the Invention of a New Social Group, Rebecca Adler-Nissen 5. Elite Transformations and Diffusion in Foreign Policy: A Socio-Historical Approach to the Emergence of European Power Elites, Karen Gram-Skjoldager and Ann-Christina L. Knudsen Part II: Law 6. The Genesis of Europe: Competing Elites and the Emergence of a European Field of Power, Antonin Cohen 7. Elite European lawyers? The Common Market as new Golden Age or Missed Opportunity, Yves Dezalay and Bryant Garth Part III: Security 8.The Transnational Field of Computerised Exchange of Information in Police Matters and its European Guilds, Didier Bigo 9.The European Military Elite, Frédéric Mérand and Patrick Barrette Postscript: Understanding Transnational Power Elites, Understanding Europe in the New World Order, Niilo Kauppi and Mikael Rask Madsen


Niilo Kauppi is Research Professor at the National Centre for Scientific Research (CNRS) at the University of Strasbourg.
Mikael Rask Madsen is Professor of European Law and Integration and Director of iCourts – Centre of Excellence for International Courts at the University of Copenhagen.


jeudi 11 juillet 2013

Hervé Joly, Diriger une grande entreprise au XXe siècle: L'élite industrielle française

Hervé Joly
Diriger une grande entreprise au XXe siècle
L'élite industrielle française
Préface de Patrick Fridenson
Presses universitaires François-Rabelais
2013

Présentation de l'éditeur
Qui sont les dirigeants des grandes entreprises industrielles françaises au XXe siècle ? Les historiens les ont plus étudiés au XIXe siècle et les sociologues à partir des années 1960. Quinze ans après une étude semblable sur les patrons allemands, les spécificités nationales — profil généraliste, élitisme scolaire, poids des filières administratives — sont soulignées. Les origines et les trajectoires de 194 dirigeants des 21 principaux groupes industriels privés de 1914 à 1966 sont décortiquées pour mettre en relation ce qu’ils sont et ce qu’ils font.
Qui sont les dirigeants des grandes entreprises industrielles françaises au XXe siècle ? On croit bien les connaître… à tort. Les historiens se sont penchés sur le patronat du XIXe siècle, tandis que les sociologues ont surtout étudié les élites industrielles à partir des années 1960. Ce livre s’intéresse au patronat de la période intermédiaire, celle qui marque la transition entre les entreprises familiales de la Révolution industrielle et les grandes bureaucraties façonnées par le pompidolisme industriel et les nationalisations. Tous les dirigeants ne peuvent se réduire à des concepts fourre-tout comme celui de « managers », qui mettrait plutôt l’accent sur les mérites professionnels, ou celui d’« héritiers » qui insisterait à l’inverse sur la reproduction du capital social ou scolaire si ce n’est économique. Il existe bien des profils différents, entre descendants de familles propriétaires ou cadres salariés sortis du rang, grands notables polyvalents ou professionnels des affaires, ingénieurs civils ou ingénieurs d’État. En comparaison de l’Allemagne, la France offre des spécificités bien marquées : profil généraliste, élitisme scolaire, poids des filières administratives.
Les origines et les trajectoires des titulaires de 194 fonctions, dans les 21 principaux groupes industriels privés de 1914 à 1966, sont décortiquées. De nombreuses archives aussi bien publiques que privées sont mobilisées pour mettre en relation ce qu’ils sont et ce qu’ils font.
Hervé Joly est directeur de recherche au laboratoire Triangle, UMR 5206, CNRS-Université de Lyon. Ses travaux portent sur l'histoire et la sociologie des élites dans l'époque contemporaine, en particulier dans le monde économique. Il a publié en 2010 aux Presses universitaires François-Rabelais, avec Sabine Effosse et Marc de Ferrière Le Vayer, Les entreprises de biens de consommation sous l'Occupation.



jeudi 14 février 2013

Pierre Moulinier, Les étudiants étrangers à Paris au XIXe siècle. Migrations et formation des élites


Pierre Moulinier
Les étudiants étrangers à Paris au XIXe siècle
Migrations et formation des élites
préface de Victor Karady
P.U.Rennes
2012

Table des matières (Fichier pdf, 689 Ko)

Présentation de l'éditeur
Qui sont ces étudiants et ces étudiantes venus d’ailleurs ? L’ouvrage s’attache à décrire leur origine, géographique, religieuse et sociale. L’évolution de leur nombre au long du XIXe siècle à Paris est décrite ainsi que leurs choix disciplinaires, les études qu’ils suivent, les diplômes qu’ils recherchent, leurs résultats scolaires et leur avenir professionnel. Enfin, le livre évoque leur vie quotidienne, matérielle et intellectuelle, leurs lieux de réunion, leurs activités politiques et sociales et les relations qu’ils peuvent nouer avec leurs compatriotes ou leurs camarades français.
Pierre Moulinier, ancien élève de l’École des Chartes, ancien conservateur à la Bibliothèque nationale de France et chargé d’études et recherche au ministère de la Culture, est membre du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants (GERME). Il est aussi correspondant du comité d’histoire du ministère de la Culture et a publié le « Que sais-je ? » sur Les politiques publiques de la culture en France, PUF, 5e éd., 2010.


mercredi 2 janvier 2013

en ligne: Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent

en ligne: Savoir/Agir n° 19, mars 2012, Comment les dominants dominent

Éditorial

La fin de la démocratie européenne ? par Frédéric Lebaron

Dossier

Comment les dominants dominent ?, présentation par Frédéric Lebaron et Hélène Michel
Sur la domination, par Gérard Mauger
Pourquoi « occuper la Défense » ?, par Olivier Godechot
L’art de domestiquer l’impôt, par Alexis Spire
L’avocat d’affaires : un professionnel de la classe dirigeante ?, par Antoine Vauchez
Quel pouvoir de « l’eurocratie » ?, par Didier Georgakakis
Les métamorphoses de la domination sociale, par Sylvie Tissot

Grand entretien avec Monique de Saint-Martin

Reconversions et reproduction, des stratégies ouvertes

Paroles

« Comme en famille », par Benoît Coquard

La rhétorique réactionnaire

Mondialisation, altermondialisme, démondialisation, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche

Présidentielle 2012 : bipolarisation et vote utile, par Louis Weber

Alterindicateurs

L’abstention est-elle une « pathologie sociale » ?, par Frédéric Lebaron

Europe

Vaclav Havel : portrait de l’homme politique en prophète, par Magdaléna Hadjiisky

Idées

Bourdieu et l’État, par Rémi Lenoir

vendredi 29 juin 2012

Boubacar Niane, ELITES PAR PROCURATION. Handicaps et ruses des dirigeants politico-administratifs sénégalais

Boubacar Niane
ELITES PAR PROCURATION
Handicaps et ruses des dirigeants politico-administratifs sénégalais
L'Harmattan
2012

Présentation de l'éditeur
Moins qu'une critique des trois premières générations (époque coloniale - années 90) de l'élite politico-administrative sénégalaise, l'ouvrage propose plutôt un décryptage, un éclairage de leurs handicaps substantiels, des effets de champ qui ne leur ont pas permis d'opérer des changements profonds, des mutations essentielles. Pour ce faire, sont analysés leurs statuts, profils et postures durant plusieurs séquences temporelles déterminantes dans l'histoire sociopolitique du Sénégal, en repérant notamment les éléments qui n'ont pas contribué à faire du national le lieu de pertinence stratégique de leurs investissements et anticipations. A l'ère de la globalisation, un tel comportement des segments sociaux concernés équivaudrait à un cosmopolitisme réducteur, récusant, pour une large part, toute posture identitaire nationale. 
Les pratiques et performances des dites élites dans l'espace du pouvoir étatique ainsi que les exigences des "méta- Etats" ont contribué, un tant soit peu, à renforcer certaines dépendances structurales, en même temps qu'elles sont au principe de mutations dans l'espace socioéconomique national. Et dans ce processus de "stagmutation", des acteurs "hérétiques", issus ou se prévalant du secteur dit de l'informel, apparaissent assez déterminants, avec des valeurs ajoutées socioéconomiques et culturelles préfigurant les "numéros un" de demain.
Boubacar Niane, Docteur d'Etat en sociologie, est enseignant- chercheur à la FASTEF de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a occupé des postes de responsabilité dans l'administration centrale sénégalaise et est membre de plusieurs réseaux de recherche. Comme analyste de l'orientation et de la gestion du développement de l'éducation, il a réalisé de nombreuses études sur la gouvernance des systèmes d'enseignement et de formation en Afrique, au Sénégal en particulier.
Il mène des recherches sur la production, la circulation, l'usage des savoirs et postures, notamment dans le secteur de l'Education. 

jeudi 22 mars 2012

séminaire « Penser l’Etat »: Manuel Alcantara, « Elites politiques en Amérique Latine », 27 mars 2012 + video Interview de Manuel Alcántara sur la démocratie et les partis politiques en Amérique latine

La sixième séance du séminaire du CSU « Penser l’Etat » se tiendra le
mardi 27 mars 2012 de 10h à 12h30.

Professeur de science politique à l'Université de Salamanque, Manuel
Alcántara fera une présentation intitulée : « Elites politiques en
Amérique Latine
».

La discussion sera animée par Franck Poupeau (CSU/CRESPPA) et Artemisa
Flores Espinola (CSU/CRESPPA) .

Ouvert à toutes et tous, le séminaire se déroule dans la salle de
conférence de l’UPS Pouchet, 59-61 rue Pouchet 75017 Paris. Métro ligne 13
Guy Mocquet ou Brochant.
Télécharger l’argumentaire du Séminaire du CSU 2011-2012 

+ Interview de Manuel Alcántara sur la démocratie et les partis politiques en Amérique latine, par Frédéric Louault, Gustavo Pastor et Aurélie Blanchet (en espagnol)